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  i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.

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MessageSujet: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Sam 21 Juin - 10:44



“I wish you were in this room with me right now.
I wish I could put my arms around you.
I wish I could touch you.”

❋❋❋
« Je dois aller bosser, claque la porte en sortant, c’était sympa de te connaître. » De son ton les plus antipathiques –ou bien si l’on est médisant, de son ton habituellement froid- Miles s’adressa à cette blonde qui lézardait encore dans son lit. Il ne la connaissait pour ainsi dire pas du tout, ou bien au vu de leur soirée passée, que très peu. Car finalement, il avait partagé avec cette femme bien plus qu’avec d’autres personnes. En langage cru, on pourrait affirmer qu’il s’était envoyé en l’air avec elle toute la nuit. Il n’était pas spécialement le genre d’homme à agir de la sorte, il n’était pas de ceux qui trouvent une fille dans un bar, la ramènent chez eux, couchent avec et la quittent au petit matin. Non, il avait bien trop de respect pour les femmes pour agir ainsi, mais le fait est, qu’il cherchait ces temps-ci à prouver quelque chose. Et cela pouvait paraître idiot, mais c’était le seul moyen qu’il avait trouvé pour montrer qu’il n’était pas fou amoureux d’Heather Gabe, ni même un peu trop attaché à Sally Ashbury. Oui, c’était comme qui dirait le bazar dans la tête du jeune homme. Alors lorsqu’il avait rencontré Maggie, Maddie ou Mandy, sa mémoire lui faisait défaut sur le prénom de cette jolie blonde, hier soir alors qu’il rendait visite à sa sœur dans le bar dans lequel elle travaillait, il avait en quelque sorte trouvé une porte de sortie, un moyen de montrer au monde entier qu’il n’était pas un homme d’attache, qu’il n’était pas un garçon qui tombe amoureux et surtout pas d’une femme choisie par son père. Aujourd’hui, Miles décida de se rendre au boulot à pieds après avoir quitté son appartement, comme il le faisait finalement quasiment tous les jours, puisque le QG républicain ne se trouvait qu’à quelques mètres de son logement. Une petite brise matinale vint se heurter contre sa peau et lui procura finalement un bien fou alors qu’il marchait en direction du Hawk and Dove pour prendre son café matinal à emporter habituel. D’ordinaire, il demandait à Sally d’aller lui chercher, mais il avait ces derniers temps bien du mal à imposer quoi que ce soit à son assistante. C’est pourquoi il se décida à s’y rendre par lui-même. Il n’était d’ailleurs jamais entré dans ce bar avant ce jour. « Un café s’il vous plait, long et sans sucre. » Il n’avait finalement pas beaucoup dormi la nuit dernière et les bienfaits du café noir pourraient peut-être lui permettre de le tenir éveiller toute la journée. La serveuse, un sourire professionnel aux lèvres lui prépara sa commande et lui passa en main propre le café. Miles la remercia sans en faire trop, il n’était de toute évidence pas de très bonne humeur. C’était toujours ainsi lorsqu’il manquait de sommeil. Et les choses n’allaient pas s’arranger. En effet, alors que Miles fit volte-face après avoir récupéré l’objet de sa convoitise, il se retrouva nez à nez avec Heather. Son sourire, bien que très peu présent retomba aussitôt, laissant apparaître une mine surprise, presque effrayée. Il savait qu’aller chercher son café par lui-même ne lui attirerait que des ennuis. Il avait raison. « Je euh… » Aller savoir pourquoi mais, dès qu’il croisait son regard, il bégayait. Ça ne lui ressemblait pas et s’il le pouvait il se donnerait des claques rien que pour agir de la sorte. Il se trouvait idiot et complètement faible devant elle. Il était resté bloqué là, devant elle, la fixant comme s’il était incapable de faire quoi que ce soit, alors qu’en face, la serveuse attendait que Miles se pousse pour qu’elle puisse servir sa prochaine cliente, Heather. Mais c’était peine perdue, il était incapable de bouger pour le moment. « Heather. » réussit-il à souffler sans réellement savoir pourquoi il ressentait le besoin de dire son prénom à chaque fois qu’il la croisait. Il se sentait toujours si étrange lorsqu’elle était dans les parages et dès qu’il posait son regard sur les lèvres de la belle, il se rappelait leurs dernières rencontres où ces dernières étaient venues se heurter contre les siennes et ô combien il avait apprécié cela. Mais il n’avait pas le droit, il ne pouvait pas. Il secoua la tête, histoire de chasser toutes ces idées qui venaient constamment le hanter et obscurcir son jugement. « Désolé. » Il avait enfin réussit à se montrer un temps soit peu normal et poli avec elle. Il hocha la tête histoire de s’excuser d’avoir faillit la renverser et se décala sur la droite la laissant rejoindre le comptoir. Il rejoignit la sortie d’un pas lent, parce que finalement, inconsciemment, il rêvait qu’elle le rejoigne avant qu’il ne parte réellement…
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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Sam 21 Juin - 11:33


    « he is madness, sanity. he is hell and paradise »

    Les yeux rivés sur son écran d'ordinateur, Heather sent sa tête plus lourde que jamais. Elle a passé la nuit a travaillé sur un dossier qui posait problème au bureau, a tenté de trouver la petite faille qui n'allait pas. De manière générale elle adorait travailler, quand pour beaucoup il était difficile de ce lever le matin pour aller au bureau, ce n'était pas le cas de la jeune femme qui pouvait y passer plusieurs jours consécutifs et garder son sourire étincelant. Pourtant, là elle était plus fatiguée qu'autre chose « Tu sais, tu devrais aller prendre un café. » la voix de Jenny résonne dans sa tête, elle tourne la tête vers son amie qui lui sourit compatissante. Arrivée une heure auparavant pour lui prendre le relais, Heather a insister pour rester et l'aider à tout remettre en ordre. La faute ne venait d'aucune des deux jeunes filles, mais d'une stagiaire qui avait fait n'importe quoi et ce retrouvait aujourd'hui sans travail. « Je ne peux pas. » en fait elle le pouvait, elle le savait. D'ailleurs elle n'aurait pas eu à rester toute la nuit, ce n'était pas son travail mais la perfectionniste qu'elle était ne pouvait accepter que cela soit régler par quelqu'un d'autre, et si elle l'avait fait elle aurait passé autant de temps derrière a tout reprendre. Le léger rire de Jenny parvient à ses oreilles tandis que cette dernière lui enlève la souris des mains, Heather la regarde un instant quelque peu abasourdie. « Bien sûr que si, et d'ailleurs je ne te laisse pas le choix. » Bien qu'étant très douce et absolument gentille, le regard de Jenny trahissait qu'elle était tout à fait honnête. Heather la regarde un instant avant de lever les mains en l'air en signe de défaite. Jenny lui tire la langue avant d'enregistrer le travail et éteindre l'ordinateur, obligeant ainsi la jeune Gabe a ce lever de ce fauteuil de bureau qui lui avait donné un mal de dos insupportable. « Bon je vais chercher des cafés et de quoi manger, tu en veux ? » si elle n'est pas dans son propre bureau elle a tout de même ses affaires toutes présentes ici. Arrivée dans la nuit elle ne porte pas son costume formel et habituel, mais un simple jean avec un t-shirt blanc et des converses assorties. Elle attrape son sac à main tandis que Jenny lui répond  « Avant de sortir tu devrais arranger ton faciès, tu n'est pas très agréable à voir ! » Heather lève les yeux au ciel avant de lui indiquer qu'elle sera de retour dans peu de temps. Dans l'ascenseur elle capte son reflet et elle comprend ce que son amie voulait dire, ses cheveux son en bataille a force d'y avoir passé ses doigts elle attrape rapidement un élastique et en fait un chignon quand elle pénètre dans le hall d'entrée des bureaux. Elle n'est pas maquillée mais cela ne fait vraiment rien, elle s'en fiche après tout vu l'heure matinale elle ce doute que personne ne sera là pour lui dire que du fond de teint de lui aurait pas fait de mal. Tandis qu'elle s'engage dans le café, son téléphone vibre dans sa poche lui indiquant un nouveau mail, elle se faufile dans la queue avant de regarder le contenu de ce nouveau message Mademoiselle Gabe, je croyais vous avoir dit qu'aujourd'hui était un jour de repos, et la nuit comptait aussi. Elle soupira face au message de Mr Appleby, il lui avait dit hier soir de rentrer chez elle mais elle n'en avait fait qu'à sa tête. Elle est en train de lui répondre qu'elle va très bien quand vient son tour de passer, et la mauvaise surprise de la matinée s'afficher devant elle « Je euh… » Comme a chaque fois qu'elle le voit, tout son corps réagit automatiquement, soudainement prise de nausées et d'excitation particulière elle n'ose cligner des yeux, et ce maudit d'être aussi peu apprêté !! Si Miles ne semble pas savoir quoi dire, la jeune femme est aussi silencieuse que lui. Lorsqu'il prononce son prénom, elle semble défaillir un instant tandis qu'il finit par s'excuser et part. La vendeuse semble impatiente de prendre sa commande, et les clients derrière elle commence à râler tandis qu'elle reste immobile. « Heather ? » elle revient soudainement à la réalité en regardant la vendeuse habituée à la servir tout les jours. Elle sait qu'elle devrait prendre sa commande comme si rien ne l'avait perturbé, c'était elle la dernière fois qui avait prit ses distances avec lui. Pourtant elle s'excuse et le suit jusqu'à ce qu'il commence à ouvrir la porte. « Depuis quand Miles Appleby fait de simples taches comme aller chercher son propre café ? » c'était nul et idiot, comme a peu prés tout ce qu'elle disait quand elle était avec lui, mais elle ne voulait pas qu'il parte et n'importe quoi aurait fait l'affaire.

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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Dim 22 Juin - 21:36



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Quand bien même Miles avait passé une nuit courte et plutôt agitée, il était hors de question pour lui de se rendre au travail en laissant transparaitre quoi que ce soit. Si son visage et surtout ses cernes traduisaient de la fatigue couplée d’une mauvaise humeur presque habituelle, il était vestimentairement parlant toujours impeccable. Sa cravate était parfaitement nouée, sa chemise bien ajustée et il tenait sa veste sans le moindre pli sur son bras droit accompagné de quelques dossiers qu’il avait amené la veille chez lui pour les consulter à tête reposée. C’était probablement des restes de son éducation, mais Miles mettait toujours un point d’honneur à paraître clean et élégant. C’était en quelque sorte sa marque de fabrique, comme cela pouvait aussi être celle de son géniteur. Quand bien même il était parfaitement apprêté, il sentait que cette journée s’annonçait mauvaise. Il sentait qu’il allait se torturer l’esprit avec ses dossiers au boulot, que Sally serait de mauvaise humeur, qu’il renverserait quelque chose sur sa chemise impeccable. Il le pressentait, cette journée n’allait pas être bonne. Mais si on lui avait dit qu’il croiserait Heather au café se trouvant en face de son bureau, il n’y aurait pas cru. Honnêtement, il n’avait pas l’habitude de se rendre ici. C’était une première pour lui. Il peina d’ailleurs à trouver de la monnaie lorsqu’il se retrouva devant la serveuse. Celle-ci semblait presque s’impatienter d’ailleurs. Il faut dire qu’il semblait y avoir une bonne dizaine de personnes derrière lui. Mais il n’en avait que faire. Le client est roi n’est-ce pas ? Bref, après avoir dégotté un billet dont il ignorait l’existence dans son portefeuille, il tourna les talons. Et c’est à ce moment-ci qu’il se retrouva face à Heather. Ce fut les secondes les plus longues de sa vie. Il sentit des frissons lui parcourir tout son corps, des frissons qui virent le paralyser devant elle. Il se sentait idiot à bafouiller, à sentir son café lui glisser des mains, à avoir les battements du cœur s’accélérer et à ne pas réussir à s’exprimer. C’est pourquoi une fois sorti quelques mots parfaitement inintéressants histoire de faire preuve d’un minimum de politesse, le jeune homme s’écarta pour laisser place à Heather qui devait probablement vouloir prendre commande à son tour et prit le chemin de la sortie. Avant de prendre la porte, il jeta un regard par dessus son épaule vers Heather. Il ne put s’empêcher de remarquer qu’elle était différente de d’habitude. Elle n’était pas celle qu’il avait l’habitude de voir lors des soirées mondaines, elle n’était pas tirée à quatre épingles et elle n’avait même pas prit la peine de se maquiller. Avait-elle passé la nuit avec quelqu’un d’autre, avec un autre homme lui volant ce temps qu’elle utilisait d’ordinaire pour parfaire son visage de porcelaine qui restait tout de même proche de la perfection, même sans le moindre artifice ? Il l’ignorait et il n’avait pas envie de se poser ce genre de question, pour la simple et bonne raison qu’il crevait au fond de lui de jalousie rien qu’à cette idée. Il secoua à nouveau la tête avant d’enfin sortir du café. Mais juste devant l’enceinte de l’établissement il fut contraint de s’arrêter. Un léger sourire se forma sur son visage lorsqu’il entendit la voix d’Heather. Oui, jamais il ne l’avouerait, mais il avait espéré qu’elle le retiendrait, quelque en soit la façon. « Depuis quand Miles Appleby fait de simples taches comme aller chercher son propre café ? » La remarque de la jeune femme le fit sourire dans son fort intérieur. Elle n’avait pas tord. Il ne faisait jamais ce genre de chose. Il détestait ça et puis, pour ainsi dire il avait l’habitude depuis son enfance d’être constamment servit par les autres. Cependant, les choses étaient bien trop compliquées avec Sally en ce moment alors il prenait soin de l’éviter. Mais bien sûre, il ne pouvait dire cela à Heather. Parce que finalement ils n’étaient pas amis et donc, se confier à elle relevait presque de l’absurde, mais aussi parce et surtout, qu’elle était bien trop impliquée dans cette histoire pour qu’il puisse lui en parler. Il pivota enfin, afin de se retrouver face à la jeune femme. Il la regardait de haut en bas, décidément il ignorait ce qu’elle avait fait la nuit dernière mais elle ne devait probablement pas avoir beaucoup dormi… La jalousie le piqua de nouveau au vif. Le jeune homme finit par hausser les épaules avant de l’attaquer à son tour, prenant soin de changer de sujet. « Depuis quand Heather Gabe sort sans maquillage et qui plus est, en ressemblant à un zombie ? »  Il afficha un léger sourire, parfaitement faux. Miles avait une bonne répartie et un talent certain pour éviter les questions qui fâchent.
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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Dim 22 Juin - 22:20


« he is madness, sanity. he is hell and paradise »

Elle avait besoin de caféine, c'était un fait, elle ne pouvait décemment pas rester éveiller sans avaler le doux liquide qui lui donnerait un peu plus de force pour continuer à avancer dans la journée. Toute personne normalement constituée serait en ce moment même en train de rentrer chez elle, penser à son lit douillet et à ses heures de sommeil qui allaient être rattrapées. Mais Heather n'était pas ce genre de personne, et c'était mal la connaître de penser le contraire. Il était évident qu'elle n'allait pas rentrer chez elle pour dormir, et ceci même si on lui ordonnait de le faire car commencer quelque chose et le reléguer à quelqu'un n'était pas du tout le genre de chose qu'elle faisait, jamais. Elle était celle qui participait à toute les étapes, qui attendait que ce soit parfait avant de déclarer que c'était finit et c'était ce qui faisait qu'on la respectait. Elle avait donc besoin de caféine pour pouvoir avancer, pour pouvoir terminer dans les délais, et ceci même si son patron lui avait demandé de rentrer chez elle. car elle allait finir ce qu'elle avait commencé c'était obligé. Seulement elle savait qu'elle avait encore le temps d'aller ce chercher un café, et de ce changer avant que tout le monde n'arrive au bureau, elle avait ses vêtements pendu dans l'armoire de son bureau accompagnés de sa trousse de maquillage et ses talons vertigineux, ils étaient toujours là pour des cas comme celui-ci ou elle devait ce rendre au bureau au milieu de la nuit et n'aurait pas le temps de rentrer chez elle pour ce changer. Seulement elle c'était royalement fichu de savoir comment elle était habillée pour aller chercher ce café, car sans café elle n'aurait peut être pas été capable de tracer comme il se doit son trait de liner. Le café était important, le café était primordial, et pourtant ... Une fois de plus, Miles Appleby venait de tout chambouler. A croire que c'était la seule chose qu'il savait faire, foutre le bordel dans sa tête au moment ou elle s'y attendait le moins, et tout à coup être vêtue comme elle est lui semble ridicule, tout à coup elle ce rend compte qu'elle doit ressembler à une pouilleuse et cela la met mal à l'aise. Son café se trouve à deux centimètres d'elle, la promesse de quelques heures de réactivité gagnée est là si proche tandis que Miles s'éloigne et tandis que la raison lui souffle de ce jeter sur le café comme une droguée en manque, elle laisse ses pas la guider de l'autre côté, s'éloignant de son amour premier : la caféine. Pourtant elle ne ce sent plus autant fatiguée, elle sent une nouvelle force la pousser, et prendre une certaine assurance. « Depuis quand Heather Gabe sort sans maquillage et qui plus est, en ressemblant à un zombie ? » La réflexion aurait pu la piquer au vif, elle aurait pu être blessée qu'il la traite de zombie mais bizarrement elle ne l'était pas. Il était en costume, parfaitement coiffé, rien dans sa tenue allait de travers, il était parfait, il était beau comme à son habitude. Alors elle ce rend compte qu'elle l'a toujours vu de cette façon, jamais une seule fois elle ne l'a vu porter un jean ou un t-shirt ou bien encore porter des chaussures moins conventionnelles. Cela la fait sourire, car il l'a toujours vu de la même façon, a chacune de leurs rencontres elle était apprêtée, maquillée et parfaite sous tout rapport comme elle l'avait l'habitude de toujours l'être et finalement c'était ainsi que la plupart des personnes la connaissait. Car le milieu dans lequel l'un et l'autre travaillaient exigeait beaucoup en matière de style et de classe, il était impensable de penser ce présente à un débat en jean c'était évident. Elle comptait les personnes l'ayant déjà vu dans cet accoutrement fort simple sur les doigts de sa main gauche, car sa famille ne comptait pas, et finalement au bureau Jenny était peut être la seule a l'avoir vu ainsi pour s'être plusieurs fois rencontrées l'une et l'autre au beau milieu de la nuit. C'était donc la première fois que Miles la voyait ainsi, la première fois qu'il pouvait remarquer que sans ses douze centimètres de Louboutins elle était bien plus petite que lui, la première fois qu'il voyait ses cheveux lâchés sur ses épaules et non savamment coiffés, la première fois qu'il découvrait la simplicité dont elle pouvait faire preuve, et si cela l'avait tout d'abord mise très mal à l'aise elle ce rendait compte que c'était idiot. Car même ainsi habillée, lorsqu'il avait croisé son regard en se tournant vers elle quelques instants plus tôt elle avait sentit qu'elle l'avait quand même perturbé, et cela était une petite victoire pour elle. Elle soulève les épaules n'oubliant pas de sourire avant de passer une main dans ses cheveux « On m'a gardé éveillée toute la nuit, je n'ai pas encore eu le temps d'enfiler ma parure désolée de vous décevoir monsieur. » confie t-elle sur le ton de l'amusement. Elle ce fiche de ce qu'il va penser, peut être comprendra t-il tout de suite qu'elle avait travaillé toute la nuit, ou peut être imaginera t-il qu'elle avait passé sa nuit à faire bien d'autres choses. A vrai dire elle voulait penser qu'elle ce fichait de la première conclusion qu'il ce ferait et pourtant elle ne pouvait s'empêcher de se dire qu'elle voulait qu'il pense à la deuxième directement. Son téléphone vibre à nouveau dans sa poche, C'est un ordre Heather, je ne veux pas vous revoir au bureau avant demain! elle lève les yeux au ciel avant d'hésiter à répondre et finalement l'éteindre et le glisser dans la poche arrière de son jean. Elle reporte son attention sur le jeune homme en face d'elle, et attrape un regard qui était en train de l'étudier un instant elle espère ne pas être en train de rougir. Histoire de changer de conversation elle pointe le café de Miles du doigt « Qu'est-il arrivé à Sally ? » Elle ne savait pas vraiment qui était cette fille, elle avait eu l'occasion de la croiser plusieurs fois sans pour autant la connaître beaucoup, mais savait qu'il s'agissait de son assistante. Mais elle savait surtout qu'elle n'aimait pas cette fille, elle était dans un sens un autre problème dans l'équation compliquée qu'elle partageait avec Miles, et aussi source d'un sentiment de jalousie qu'elle n'aimait pas trop. Elle mettait à cet instant présent les pieds dans le plat, elle le savait parfaitement. Ils allaient peut être finir par s'engueuler elle n'en savait rien, mais c'était toujours mieux que de vouloir s'enfuir rapidement avec lui quelque part et enfin retrouver ses lèvres contre les siennes. Il éveillait en elle des sentiments qu'elle ne pouvait contrôler et cela la rendait folle, alors elle espérait pouvoir contrôler le reste en s'engageant sur un chemin qui les éloigneraient peut être assez pour ne pas avoir envie de ce jeter à son coup pour l'embrasser mais bel et bien pour l'étrangler. C'était idiot, car c'était elle qui l'avait suivit alors qu'elle aurait pu être en train de récupérer son café et reprendre son chemin vers les bureaux. C'était elle qui n'avait pas eu envie de le laisser partir ...

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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Jeu 26 Juin - 10:11



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A croire que le sort se jouait des deux jeunes adultes. A croire que le sort souhaitait qu’ils se retrouvent, à chaque fois. Ils ne fréquentaient d’ordinaire pas les mêmes endroits, hormis les cérémonies et galas en tout genre. De toute manière, Miles évitait le plus possible d’aller dans les endroits simples et quotidiens de la vie de chaque individu. Après tout, il avait une assistante pour faire cela ou bien, il passait par internet. Il n’était aucunement hautain – quoi que- mais il ne souhaitait pas se mélanger à la population lambda. Il n’aimait pas les foules indisciplinées, il n’aimait pas faire la queue pour avoir quelque chose et encore moins devoir agir comme les autres. C’était finalement ce qu’il avait toujours voulu, se différencier des autres. Finalement, on pouvait le dire, Miles était clairement hautain et avait tendance à se considérer supérieur à la majorité des gens. C’était dû à son éducation ça, et il en restait encore des traces aujourd’hui. Malgré ses réticences à devoir se mêler au ‘’peuple’’, le jeune homme s’était finalement rendu dans un café, sans oublier de s’apprêter de la façon la plus habillée possible. Marque de fabrique. Et si on lui avait dit que se rendre dans ce café au coin de la rue, non loin de son bureau, lui permettrait de se retrouver devant Heather, il aurait inconsciemment voulu se mêler plus souvent à ces gens. Bien sûre, jamais il ne l’avouerait mais la voir aujourd’hui, en face de lui, dans ce café provoqua en lui une sensation inexplicable qu’il ne ressentait qu’en sa présence. Il avait tout à coup très chaud, un sourire en coin constant qu’on n’avait pas forcément l’habitude de voir sur son visage, et des frissons le parcourrait à chaque fois qu’ils s’effleuraient par accident, ou bien que leur lèvres en venaient à se rencontrer, car finalement, c’était ainsi que les choses se terminaient à chaque fois entre eux, sans qu’ils n’aient vraiment leur mot à dire. Miles jouait les hommes indifférents, le genre d’homme qui n’a rien à faire d’une fille et de celle-ci en particulier, qui la déteste même du fait d’avoir été choisie par son père et d’en être d’ailleurs un peu trop proche à son goût. Mais en réalité, il était loin d’être indifférent. Et hélas, beaucoup de choses le trahissaient et montraient que finalement, il n’était clairement pas insensible à son charme. Cependant, il avait toujours espoir que cela ne se voit pas trop. Et dès qu’il sentait qu’il montrait trop d’intérêt pour la jeune femme, il se montrait froid, distant et parfois même un brin méchant. Oui, ce n’était pas une attitude simple et claire, il le savait, il battait le chaud et le froid en permanence. Et s’il se retrouvait complètement perdu face à son propre comportement, il l’était aussi face à celui d’Heather. Il ignorait ce qu’elle ressentait. Mais un jour elle l’embrassait, et le lendemain elle se montrait glaciale envers lui. Oui les deux jeunes adultes se ressemblaient plus qu’il n’y paraissait. En face d’elle, aujourd’hui, les choses semblaient hésitantes, froides certes, combattant leur feu intérieur qui leur dictait de se sauter littéralement dessus. Miles avait les yeux rivés vers elle. Il ne l’avait jamais vu ainsi. Il ne l’avait jamais vu sans maquillage, sans robe de cocktail, sans les cheveux parfaitement coiffés et sans talons vertigineux. Il remarqua d’ailleurs qu’elle était plus petite que ce qu’il avait toujours cru. Mais ce n’était pas ce qui lui plaisait le plus en elle à ce moment là. C’est la première fois qu’il la voyait les cheveux lâchés, un brin sauvage, de la sorte et même sans maquillage et vêtements de grande occasion, il n’arrivait à être déçue. Elle était magnifique. Ceci le marqua. Il était rare qu’une femme soit aussi belle avec du maquillage que sans. Heather était définitivement d’une perfection rare, Miles en était intérieurement conscient. Mais il était hors de question qu’il ne lui montre quoi que ce soit. Alors il se contenta de la regarder dans le plus grand silence. « On m'a gardé éveillée toute la nuit, je n'ai pas encore eu le temps d'enfiler ma parure désolée de vous décevoir monsieur. » Cette remarque le piqua au vif et pour le coup, il y bien dû mal à le cacher. Il resta aussi stoïque qu’il put, mais, il était clairement déstabilisé d’apprendre qu’Heather pouvait passer ses nuits avec un autre homme. Il aimait penser égoïstement qu’elle ne vivait que pour lui, comme la plupart des femmes qu’il côtoyait. Oui, il aimait finalement être le centre du monde, ce n’était un secret pour personne. Il déglutit de manière presque inaudible, visiblement touché alors que finalement, il n’en avait absolument pas le droit. Après tout, il avait bien passé la nuit avec une fille lui. Certes, elle ne représentait absolument rien pour lui, mais il l’avait tout de même fait. Il se pinça les lèvres, alors qu’un sourire apparue sur ses lèvres. Il était temps pour lui qui joue à nouveau son rôle d’homme absolument détaché. « J’imagine que certains ont plus de faciliter à assumer les nuits agitées. » dit-il en haussant les épaules, espérant qu’elle comprenne que sa propre nuit n’avait pas été non plus de tout repos et qu’elle soit finalement aussi touché qu’il ne l’avait été. Il posa son regard sur son café avant de lui tendre. « Tiens, je pense que tu en auras plus besoin que moi. » lâcha-t-il avec un clin d’œil parfaitement provocateur. Et alors qu’il attendait qu’elle ne saisisse le café, la jeune femme aborda un sujet de conversation qu’il n’avait absolument pas envie d’aborder. Pas maintenant, pas avec elle, jamais. Sally. « Qu'est-il arrivé à Sally ? » Il ignorait totalement où se trouvait Sally, peut-être était-elle déjà au bureau à gérer la paperasse et autre information importante. Miles jeta un œil à sa montre, il était déjà en retard, mais il ne parvenait à quitter Heather, c’était un fait. Il nota d’ailleurs qu’elle venait de regarder son téléphone, peut-être était-elle elle aussi en retard ? Et puis finalement, à part Sally, personne ne remarquerait réellement son absence aujourd’hui, beaucoup avait pris quelques jours de congés pour profiter des beaux jours. Si Miles ne l’avait pas fait, c’était simplement parce qu’il n’avait personne avec qui partager ses congés. Sa situation était bien trop compliquée pour qu’il ne pense partir en vacance avec qui que se soit. Il aurait très bien pu prendre du repos au côté de Marilyn, sa meilleure amie, mais cette dernière était bien trop occupée par son boulot et surtout par cet homme dont Miles avait déjà beaucoup entendu parlé. Alors, il posa son regard sur Heather et haussa les épaules. « Probablement déjà au bureau. » Aussitôt avait-il dit ces mots qu’il le regretta. Il avait dit cela d’une voix plate, sans le moindre relief, comme si l’endroit où Sally se trouvait l’importait peu. Erreur. C’est pourquoi il ajouta une petite phrase qui permettrait, il l’espérait, d’éveiller quelque chose en Heather. « Elle aussi a eu une nuit agitée, si tu vois ce que je veux dire. » Oui sa phrase était lourde de sens, mais c’était parfaitement calculé. En réalité, Miles évitait Sally autant qu’il évitait Heather, mais ça, la jeune femme n’avait pas besoin de le savoir. Elle n’avait pas besoin de savoir qu’il mentait ni même qu’il était complètement perdu face à tout ce flot de sentiments. Il sentit dans la poche de sa veste, son téléphone vibrer. Ce devait être Sally qui s’impatientait au bureau. Il décida de l’ignorer. Il était face à une personne qu’il n’était pas encore prêt à quitter. « Oh et pour ta gouverne, je ne suis absolument pas déçu… » Lâcha-t-il avec un mince sourire. Il faisait là référence à ce qu’elle lui avait dit quelques minutes plus tôt, au sujet de cette absence de maquillage, de coiffure disciplinée et de vêtements appropriés. A croire qu’il aimait encore plus le naturel d’Heather. Il la voyait pour ainsi dire différemment et cela lui permettait de l’éloigner un temps soit peu de l’univers qui le rattachait à son père.
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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Sam 28 Juin - 15:54


« he is madness, sanity. he is hell and paradise »

Qui était Miles Appleby après tout ? Il était ce type qui lui avait fichu une honte mémorable devant toute la haute société de Washington. Tout le monde connaissait leur histoire, ou tout du moins tout le monde savait qu'il avait refusé de l'épouser. En soit cela n'était pas vraiment un problème majeur, elle ne voulait pas l'épouser non plus, son père avait toujours eu du mal à comprendre que c'était son boulot qui la préoccupait plus que de savoir si elle allait épouser un riche héritier ou non. Son père voulait qu'elle épouse le fils aîné de son meilleur ami sans même lui en parler, et sincèrement elle était prête à faire un scandale elle aussi car il était hors de question qu'on lui dicte sa vie. Mais Miles avait agit seul, sans penser qu'il était ingénieux de la consulter, sans penser une seule seconde qu'elle ne voulait pas de cela non plus. Elle avait toujours entendu dire qu'il était arrogant, mais son arrogance avait été à son paroxysme quand il n'avait pas prit une seconde pour ce dire que non, elle ne voulait pas l'épouser. Si bien des filles auraient voulu de lui comme mari elle devait être l'exception a la règle, mais il n'avait pas voulu en savoir plus sur ça il s'en fichait royalement et cela l'avait mise en furie. Le pire c'était qu'elle était passée pour une idiote, pendant des mois on l'avait regardé avec compassion pour être celle qui c'était pris le plus gros des vents de l'année, celle à qui on avait promis monts et merveilles et qui aujourd'hui devait pleurer à chaudes larmes dans son lit. Sauf que ça n'avait pas été le cas, elle avait nourrit une haine démesurée à l'envers du jeune homme, et si les années avaient passé effaçant peu à peu cette étiquette de son visage il n'empêchait qu'elle portait toujours cette haine en elle. Elle ne supportait pas les hommes comme lui, elle ne supportait pas qu'on puisse ce sentir plus important que n'importe qui, qu'on ce fiche de l'avis des autres elle n'était pas comme ça bien au contraire. Et tandis qu'elle avait passé les dernières années à ce dire que le jour ou elle le verrait elle l'enverrait promener sur les roses, le voir à ce débat télévisé l'avait plus chamboulée qu'elle ne le pensait. Sa haine c'était muée en quelque chose qu'elle ne pouvait décrire, elle c'était sentie différence de ce qu'elle avait pensé, et sa curiosité l'avait amené jusqu'à la loge du jeune homme. Elle n'aurait jamais du faire ça, car les choses étaient maintenant bien plus compliquées qu'elles ne l'étaient avant ... « J’imagine que certains ont plus de faciliter à assumer les nuits agitées. » Elle arque un sourcil, ce type devant-elle est-il vraiment sérieux ? Elle inspire pour calmer sa rage et son envie soudaine de ce jeter à son coup. Un instant pour faire de son visage charmeur une bouillie, l'instant d'après pour glisser ses mains dans la chevelure brune du jeune homme et frôler ses lèvres. Elle ce donne une claque mentale tentant d'éloigner au loin les images qui lui viennent à l'esprit. « Tiens, je pense que tu en auras plus besoin que moi. » Elle regarde un instant ce café qu'il lui tend, si ça avait été n'importe qui d'autre elle ce serait jetée sur le dit liquide, son corps était en manque elle le sentait et une goutte de café réglerait tout cela. Pourtant elle regarde un instant le gobelet ainsi tendu, et tandis qu'elle lâche la bombe qu'elle préparait elle ce rend compte que ce n'est pas le café qui lui manque et qui agit sur son être, mais bel et bien quelqu'un d'autre. Elle est fière d'elle d'avoir évoqué Sally. Bien entendu elle ne connaissait pas grand chose de la jeune femme si ce n'est qu'il semblait entretenir avec elle une relation plus que professionnelle, elle agissait là maintenant de façon détachée comme si elle était heureuse d'avoir touché une corde sensible mais en réalité elle ressentait tout autre chose. Elle n'aimait pas ça, elle n'aimait pas cette fille, et n'importe quel relation qu'il pouvait entretenir avec elle. C'était idiot de sa part, il ne lui devait rien et elle non plus, mais elle était jalouse, inconditionnellement jalouse et elle détestait ça. Elle n'avait aucune raison valable de l'être, ils n'avaient fait que jouer avec le feu l'un et l'autre, rien ne les unissait si ce n'était cette haine palpable à l'instant présent dans l'air. « Probablement déjà au bureau. » Cette remarque et le ton qu'il utilise la ravisse. Elle sourit, peut être un peu trop d'ailleurs, l'espace d'un instant. Mais ce sourire ne durera pas bien longtemps, elle ce ravise assez rapidement pour qu'il ne l'interprète pas de la mauvaise façon, enfin son interprétation sera bonne mais elle ne veux pas qu'il le sache. Elle n'arrive pas à contenir ses émotions et la fatigue en est une des causes. « Elle aussi a eu une nuit agitée, si tu vois ce que je veux dire. » La remarque la frappe en pleine face, elle ne perd pourtant pas son sourire voulant montrer un air détaché. Pourtant ce n'est pas le cas, elle le déteste à nouveau pour ce qu'il vient de dire, elle le déteste vraiment, elle voudrait le frapper de toute ses forces et s'enfuir en courant. Et pourtant à cet instant ce n'est pas lui qu'elle déteste le plus, c'est elle qu'elle a envie de gifler. Pourquoi est-ce qu'elle est comme ça avec lui ? Pourquoi faut-il que ses faits et gestes aient tant d'impact à ses yeux. Elle ne veux pas être ce genre de fille qui souffre pour un homme qui n'en à rien à faire, elle ne veux pas changer comme ça et pourtant c'est déjà ce qui est en train de lui arriver. « Tant mieux pour elle. » elle a répondu un peu trop sèchement, les imaginer tout les deux la dégoutte sincèrement. Que fait-elle là bon sang ? Elle voudrait partir tout de suite maintenant, mais le planter de cette façon lui montrerait qu'elle y attache trop d'importance. Elle inspire finalement pour ce donner de la contenance, faire transparaitre que cette conversation l'ennuie. Elle va partir, elle ne sait pas encore comment le laisser là comme un idiot, mais elle souhaite partir et créer une statue vaudou à son effigie qu'elle ferait certainement bruler avec plaisir. « Oh et pour ta gouverne, je ne suis absolument pas déçu… » Son sourire la frappe en plein coeur. De quoi n'est-il pas déçu ? De la nuit qu'il a passé avec son assistante ? Quel idiot ! Elle serre les poings un instant, si bien que ses ongles s'enfoncent dans sa peau. Quel idiote elle fait elle aussi ... Et puis alors une étincelle, elle c'est excusée de le décevoir, peut être était-ce à cause de cela qu'il avait parlé ainsi. Non ce n'était pas possible, elle en était certaine il était en train de ce vanter d'avoir passé une nuit extraordinaire avec Sally tandis qu'elle avait passé une nuit accablante avec son ordinateur. Elle passe une main dans ses cheveux pour arrêter de ce faire mal aux paumes et finit par lâcher. « Vas donc rejoindre ton assistante Miles, les grandes personnes ont du travail. » Elle était en colère, c'était idiot. Elle vient de le fusiller du regard, espérant ne pas laisser transparaitre une once de tristesse qu'elle pouvait ressentir à cet instant. Elle lui avait dit qu'il ne pouvait pas jouer avec deux femmes à la fois, elle c'était promis de ne plus lui parler après cela et de ne plus le laisser avoir une quelconque importance. Hors c'était tout le contraire qu'elle faisait là. « Monsieur Appleby. » Elle penche sa tête sur le côté, signe qu'elle ne veux plus être là avec lui, elle lui tourne finalement le dos et sort de cette endroit retrouvant les bruits entêtant de la rue, elle avance sur le trottoir cherchant a attraper un taxis, elle ne va pas revenir au bureau ainsi elle doit passer chez elle et trouver de quoi ce calmer, rapidement. Seulement aucun taxis ne semble vouloir s'arrêter et elle maudit chacun d'entre eux avant de chercher a nouveau son téléphone dans sa poche pour téléphoner au chauffeur de son père.

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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Sam 28 Juin - 18:03



“I wish you were in this room with me right now.
I wish I could put my arms around you.
I wish I could touch you.”

❋❋❋

Miles ne savait pas vraiment où il allait avec Heather, ni même pourquoi il s’évertuait à constamment revenir vers elle. Il tentait pourtant par tous les moyens de penser à autre chose, et surtout à quelqu’un d’autre. Mais malgré tous les efforts qu’il faisait, il n’y avait rien à faire, il était irrémédiablement attiré par elle, comme pouvait l’être un aimant. Il ignorait ce qui lui plaisait en elle. Il ignorait même pourquoi il n’arrivait pas à construire une relation avec n’importe quelle autre fille, peut-être plus jolie, peut-être plus républicaine. Non il l’ignorait. Mais tout ce qu’il savait, c’est qu’il ne pouvait être attiré par elle de la sorte. Il ne pouvait laisser la victoire à son père. C’était presque triste de voir que Miles résumait la relation un tantinet compliquée qu’il entretenait avec Heather, à un combat d’égo avec son géniteur. Plusieurs fois, il s’était imaginé avoir accepté ce stupide mariage. Il savait qu’il aurait fini par tomber amoureux d’Heather, comme Griffith était tombé amoureux de Gabrielle, sa mère. Mais, il ne pouvait se résoudre à penser que leur mariage aurait été heureux. Il le savait, il ne voulait que personne ne lui dicte sa vie et surtout pas son père. C’est pourquoi il avait littéralement pété les plombs à l’annonce de cette idée saugrenue de mariage. Mais à quoi jouait-il ? Ils étaient déjà en conflit permanent sur à peu près tout, cette histoire de mariage n’avait fait que déborder la coupe déjà pleine. Alors il avait tout quitté, il s’était levé contre l’autorité de son père sans penser une seule seconde qu’en face, sa promise pouvait être dans la même position que lui. Non, pour ainsi dire, il était si obnubilé par sa guéguerre avec son père, que plus rien ni personne autour ne comptait. C’était d’ailleurs l’une des raisons qui l’ont poussé à tout quitter, à ne plus adresser la parole ni à son père, ni à ses sœurs, ni même à sa mère –chose qu’il regrettera par la suite amèrement. Il était stupide, il le savait. Il agissait sous le coup de la colère pour son propre intérêt et franchissait toutes les limites infranchissables, le mettant dans une position où un retour en arrière n’était plus possible. S’il ne regrettait pas d’avoir prit sa vie en main, s’opposant à la tyrannie de son père, il regrettait sans réellement l’avouer, la manière dont il l’avait fait. Miles était hautain, prétentieux et un parfait crétin de gosse de riche, certes. Mais il n’était pas le genre à jouer avec les sentiments. Il n’était pas le genre à se jouer de ses proches, dans le but unique de les faire souffrir. C’était pourtant ce qu’il avait fait. Il avait d’abord pensé à sa personne, sans se préoccuper le moins du monde de ce que pouvait ressentir Heather. Cette fille qui avait pourtant l’air de quelqu’un de bien. Il regrettait la manière dont il s’était comporté avec elle. Il avait pu observer les regards que les gens avaient sur elle. Ils la considéraient tous comme une pauvre petite chose abandonnée par un garçon ambitieux, goujat certes, mais d’abord ambitieux. C’est ce que les gens de la haute société avaient retenu de lui. Il ne s’en plaignait pas, il n’était pas touché par les foudres de la population mais finalement il aurait dû. Et il se sentait presque mal d’avoir été épargné. C’est pourquoi lorsqu’il l’avait revu, il avait laissé son regard se poser sur elle plusieurs secondes. Il avait eu envie d’aller à sa rencontre histoire de s’excuser, mais le mal était fait. Et aujourd’hui, tout était trop tard, elle le détestait. Et si lui, détestait la personne qu’elle représentait, il ne détestait pas foncièrement Heather, bien au contraire. Il ne l’avouerait jamais, mais toute cette faiblesse, ce flot de sentiments, ces mains moites, son cœur dont les battements s’accéléraient, traduisaient à l’évidence bien plus qu’une quelconque haine ou un quelconque remord envers elle. Non, il y avait bien plus que ça, il le savait, mais il n’était pas question pour lui de l’avouer. Ni à lui, ni à elle, et encore moins à son père. Alors il l’avait embrassé, à plusieurs reprises, histoire de le lui faire comprendre implicitement mais l’information ne passait décidemment pas. Ceci parce qu’il continuait de combattre ses sentiments et à jouer au parfait goujat avec elle. Tout était absolument confus dans son esprit. Il était dépassé, totalement dépassé par les évènements, par les sentiments et par leurs stupides familles aux traditions ancestrales. Aujourd’hui encore, Miles avait fait n’importe quoi. Il avait passé la nuit avec une femme dont il ne se souvenait guère le prénom et dont les baisers n’avaient absolument rien de comparables avec ceux qu’il avait échangé avec Heather. Miles et Heather n’avaient fait que s’embrasser. Ils n’ont jamais été plus loin, mais cela n’empêchait absolument pas l’attache… Et maintenant qu’il se retrouvait en face d’elle, son café tendu en sa direction, sans qu’elle ne daigne le prendre, il continuait d’agir comme un crétin. Il haussa les épaules, abandonnant qu’elle prenne ledit café. Tant pis, il en avait lui aussi grand besoin. Miles décida ensuite de lui faire gober une énième stupidité. Il venait de faire croire qu’il avait passé la nuit avec Sally et qu’il avait aimé cela. Bien sûre, Heather l’avait cru et le sourire qu’elle arborait quelques secondes plus tôt s’effaça quelque peu. « Tant mieux pour elle. » Quand bien même elle tentait de le cacher, Miles sentit une certaine amertume dans la voix de la jeune femme. Un léger sourire se forma sur ses lèvres. Il aimait voir qu’il n’était pas le seul à perdre pied face à elle. C’est pourquoi il ne jugea pas utile de préciser que tout ceci n’était qu’un mensonge. Qu’il avait bien passé la nuit avec une femme, mais qu’il ne se souvenait guère de son prénom, qu’il n’avait pas été spécialement performant et comblé, et que d’ici deux semaines, il l’aurait probablement déjà effacée cette nuit de sa mémoire. Et alors qu’il croyait là, tenir une victoire, ce n’était sans compter sur le répondant toujours plus piquant d’Heather. « Vas donc rejoindre ton assistante Miles, les grandes personnes ont du travail. » S’il y avait bien une chose que Miles ne supportait pas, c’était ce genre de phrases. Il avait toujours détesté être dans l’ombre de son père, n’être que le fils du grand Appleby, qu’on le prenne pour un gamin incapable de faire quoi que ce soit de ses dix doigts, de ne pas être capable d’avoir un poste à responsabilité ni même de faire son propre chemin sans l’aide de papa. C’est pourquoi la remarque d’Heather le piqua au vif. Littéralement vexé, le jeune homme serra la mâchoire. Non mais pour qui se prenait-elle ? Il étouffa un rire jaune. « C’est plutôt amusant de voir que tu te croies plus importante que moi Gabe, dois-je te rappeler que tu n’es qu’une assistante ? » Miles avait un égo plutôt surdimensionné, comme chacun des membres de la famille Appleby, et le réduire à un gamin sans le moindre poids le rendit immédiatement agressif. Il pouvait être lui aussi vexant lorsqu’on l’attaquait. Et alors qu’il s’attendait à une nouvelle remarque cinglante d’Heather, celle-ci mis fin à la conversation. « Monsieur Appleby. » C’était encore pire que ses remarques assassines, elle était carrément en train de l’ignorer, presque de le prendre de haut, faire comme s’il n’avait pas le moindre intérêt, la moindre importance pour elle. Comme s’il n’était finalement qu’un étranger à ses yeux. Miles ne put s’empêcher de grimacer malgré lui. Ces deux petits mots eurent un effet sur lui qu’il n’aurait pu imaginer. La haine ne le dérangeait pas, l’indifférence beaucoup plus. Et alors que la jeune femme s’échappait, afin de rejoindre un taxi et de le quitter complètement, Miles resta là, béat, sans parvenir à bouger durant plusieurs secondes. Cependant, il sentit qu’elle était en train de lui échapper, qu’elle allait partir, et finalement, il ne veut pas qu’elle parte. Il finit par reprendre possession de ses moyens et se dirigea précipitamment vers elle. « Monsieur Appleby, sérieusement ? » Miles emploie clairement un ton de reproche, un ton qu’il n’a pas forcément l’habitude d’employer avec Heather. Mais il est si touché par son indifférence qu’il ne parvient à s’en empêcher. Sans même avoir bu son café, il le jette dans la poubelle, de toute manière, il doit probablement être froid et il a besoin de se libérer d’une main pour attraper le bras d’Heather afin qu’elle lui fasse à nouveau face. « Je te complimente, je t’avoue que je te trouve sublime en tout circonstance, même sans ta panoplie de la femme parfaite, et c’est tout ce que tu trouves à me dire ? » Il laisse échapper un rire. Quand bien même il est surement le garçon le plus complexe qu’il soit en matière de relation amoureuse, Heather n’est pas en reste et il a bien du mal à la suivre. « Décidemment Gabe, il n’y a rien qui marche avec toi. Pas les compliments, ni même les baisers langoureux dans un couloir d’un gala sans importance à l’abri des regards. » Il affiche un léger sourire, et voilà qu’il recommence à être arrogant. Car oui, elle venait de le blesser dans son égo par son indifférence et sa meilleure attaque était toujours l’arrogance et les remarques assassines. C’était ce qu’il avait l’habitude de faire dans la politique et qu’il faisait encore plus dans sa vie personnelle. Il finit par hocher la tête. « Navré de t’avoir dérangé. J’imagine que tu vas retrouver celui qui t’a occupé toute la nuit. » Lâcha-t-il quelque peu amer. « Mademoiselle Gabe. » Il emploie le même ton qu’elle venait d’employer quelques secondes plus tôt, accompagné d’un hochement de tête parfaitement hypocrite avant d’à son tour retrousser chemin, en espérant secrètement, que cette fois-ci, c’est elle qui va revenir à sa rencontre.
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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Sam 28 Juin - 18:50


« he is madness, sanity. he is hell and paradise »

Elle était perdue, complètement perdue et elle détestait ça. Heather était connue pour tout contrôler avec une main de fer, sa soeur ce moquait souvent d'elle à cause de ça et son frère disait que c'était l'un des traits qu'il détestait chez elle, son frère en était fière tout comme sa mère. Jamais rien ne passait sous sa surveillance et c'était aussi ce qui faisait qu'elle était redoutable au boulot. Griffith faisait souvent appel à elle pour re-vérifier des discours ou bien les choses qui pouvaient parvenir à ses oreilles, c'était aussi pour ça qu'elle n'avait pas facilement abandonné cette nuit quand elle avait du retaper un dossier en entier. Elle était toujours en contrôle, aucune folies n'étaient permises dans sa vie, en tout cas pas tant qu'elles n'étaient pas contrôlées. C'était un trait que l'on trouvait agaçant, mais c'était comme ça qu'elle avait réussit à ce rebâtir une réputation, exit la gamine qui c'était faîte lourder par Miles Appleby. Des relations amoureuses elle n'en avait pas eu beaucoup, ou tout du moins aucune qui n'avait vraiment compté en dehors de Tristan, avant que celui-ci n'apprenne toute l'histoire avec Miles et lui fasse vivre un enfer avant de la quitter et de ne plus jamais vouloir entendre parler d'elle. Elle avait toujours eu l'habitude d'être gentille et obéissante, mais ça c'était arrêté ce jour là, elle avait changé du tout au tout, ce qui plaisait à certains et moins à d'autre. Le contrôle était souverain dans sa vie, et une fois de plus Miles venait chambouler tout ça ! Il l'avait fait à trois reprises, les deux premières fois par surprise totale et la dernière c'était elle qui l'avait mise en place. Quand elle était avec lui elle perdait tout contrôle sur ses émotions et elle ne pouvait ce le permettre. C'était à la fois un enfer et une certaine note de paradis, elle n'arrivait pas à dissocier l'un et l'autre ... « C’est plutôt amusant de voir que tu te croies plus importante que moi Gabe, dois-je te rappeler que tu n’es qu’une assistante ? » elle l'avait vu, elle l'avait touché en plein coeur. C'était impressionnant de voir à quel point sans pour autant ce connaître elle savait ou appuyer fort et inversement. A la différence qu'elle ne prenait pas mal la réplique de Miles, car si elle n'était certes qu'une assistante selon lui, elle avait bien plus de facettes qu'il ne pouvait le penser. Qui envoyait son assistante aux débats télévisés à sa place ? Pas lui en tout cas, étonnamment elle imaginait cette Sally en train de lui faire des photocopies, lui apporter son café et bien d'autres choses qu'elle ne faisait pas pour son père. « Dit moi Miles, enverrais-tu Sally faire des débats télévisés à ta place ? » A bien des égards elle ne ce considérait pas comme le même genre d'assistante que cette femme qu'elle ne connaissait pas. Griffith semblait avoir assez confiance en elle pour lui donner plus de responsabilités. « Tu connais ton père, il ne fait pas les choses à la légère. » Combien de fois elle avait prit parole lors de conférences de presse, combien de fois lui avait-elle donné son avis sur certains dossiers, combien de fois l'avait-elle accompagné pour aller voir le président, elle ne les comptaient plus. Elle ne voulais plus parler avec lui, elle ne voulait plus être autour de lui car imaginer sa relation avec Sally la dégoutait au plus haut point, lui donnait envie de vomir. Finalement elle n'irait pas travailler, elle rentrerait directement chez elle et viendrait plus tard au boulot car elle n'était absolument pas prête maintenant. Elle le quitte alors et l'appeler Monsieur Appleby ne lui semble pas bien ni normal, elle ne sait pas pourquoi elle à dit ça vraiment mais peu importe elle part maintenant, loin de lui et loin de cette tornade de sentiments. Pourtant ce n'était sans compter sur le jeune homme qui ce lance à sa poursuite, a croire que les rôles s'inversent il l'a fuit deux minutes avant et elle l'a rattrapée incapable de ce dire qu'il allait partir comme ça. Et maintenant c'était lui qui ne voulait pas la laisser partir et ce n'était pas bon, sa carapace n'était pas la mieux ficelé, elle manquait de sommeil et ce sentait bien trop faible pour continuer a jouer le jeu plus longtemps. « Monsieur Appleby, sérieusement ? » Elle ferme les yeux en l'entendant arriver derrière elle. Elle n'entends que lui tandis que la rue est déjà bondée, pourtant il semble qu'ils ne sont que tout les deux sur ce trottoir. Elle sent alors la main du jeune homme sur son bras et cela agit sur elle comme un électro choc, elle frissonne de toute part et ce contact semble être la fin pour elle, elle n'a plus de barrières elle le sait maintenant. Ses yeux rencontrent à nouveaux ceux du républicain et son coeur bat a nouveau la chamade « Je te complimente, je t’avoue que je te trouve sublime en tout circonstance, même sans ta panoplie de la femme parfaite, et c’est tout ce que tu trouves à me dire ? » Elle reste silencieuse, surprise ... Alors c'était vraiment ça ? Il n'était pas en train de ce vanter d'avoir passer la nuit avec son assistante et ne pas en avoir été déçu, il ne vient pas d'être le con mémorable qu'elle pensait ? Elle reste idiote, tandis qu'il la lâche. « Décidemment Gabe, il n’y a rien qui marche avec toi. Pas les compliments, ni même les baisers langoureux dans un couloir d’un gala sans importance à l’abri des regards. » Elle ferme les yeux, est-il sérieux ? Rien ne marche avec elle ? Bon sang elle n'en peux plus de tout ça, c'est trop. Elle ne sait plus quoi penser ni même sur quel pied danser. Ce sourire ... Même ce sourire la ferait craquer, ce magnifique sourire qui l'avait charmé la première fois qu'elle l'avait vu, sans histoires sans savoir qui il était. « Navré de t’avoir dérangé. J’imagine que tu vas retrouver celui qui t’a occupé toute la nuit. » le ton qu'il emploie lui coupe les jambes, vraiment il joue a l'homme amer maintenant ? Alors qu'elle n'a fait ni plus ni moins la même chose que lui. La vérité c'est que n'importe quel homme qui puisse partager sa nuit aucun ne lui reste en mémoire car aucun d'entre eux n'est lui, aucun de leur baiser n'arrive à lui procurer les mêmes étincelles que ceux qu'elle a partager avec Miles et cela la rend folle. Car elle le sait que les sentiments dépassent la haine, qu'elle n'arrive pas a poser de mot sur ce qui lui arrive et qu'elle déteste ça presque autant qu'elle ce déteste de ne pas les reconnaître clairement. « Mademoiselle Gabe. » elle ne pouvait pas le croire il venait de lui piquer sa réplique, et le pire c'était qu'elle avait l'impression qu'elle entendait le père du jeune homme lui parler à ce moment là. L'un et l'autre ce ressemblaient plus qu'il ne voulait l'admettre et il ne pouvait plus jamais l'appeler ainsi, c'était trop bizarre. Elle le regarda partir pantelante, jeta un coup d'oeil à son téléphone ou apparrassait le numéro de Ted, le chauffeur, et pris quelques secondes pour peser le pour et le contre. Ils ne pouvaient pas continuer comme ça, elle le suivit alors pendant un instant et quand elle sentit qu'elle était assez proche de lui elle le poussa dans une ruelle débouchant sur des sorties d'appartement et apparemment déserte. Il sembla surpris, par sa force mais aussi parce qu'à l'instant même elle pointe son index sur le torse du jeune homme. « Il faut que tu arrête. » elle le regarde dans les yeux, elle tente de dissimuler toutes émotions qui se battent entre elle à l'instant présent. « Je croyais que tu n'étais pas déçu d'avoir passé la nuit avec elle, pas que tu me faisais de compliments. » elle ce rend compte alors qu'elle est bien trop proche de lui et s'écarte passant à nouveau les mains dans ses cheveux. « Ne me parle pas de tes conquêtes Miles, ne me dit pas que je suis sublime comme ça ... » Et alors quoi ? Elle va ce mettre a pleurer comme une gamine parce qu'elle n'arrive pas a gérer, parce qu'elle n'arrive pas ce contenir. Elle qui pensait qu'elle valait mieux que ça. « Ne dit pas qu'il n'y a rien qui marche avec moi, parce que ce n'est pas vrai. » A cet instant présent elle ne sait plus qui elle est, elle est loin d'être Heather Gabe, l'assistante du procureur général des Etats Unis, elle à des milles lieux de cette fille là, elle est seulement une jeune femme accablée par ses sentiments.

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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Dim 29 Juin - 10:37



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Miles avait l’habitude d’être attaquée de front de la sorte. Cela faisait partie de son métier finalement et lors des débats télévisés, ou même à la radio, il n’était pas rare que des adversaires tentent de l’atteindre en mettant sa vie privée ô combien compliquée sur le tapis. S’il parvenait toujours à se sortir de multiples situations gênantes en contrattaquant avec finesse, il n’était absolument pas habitué à ce qu’Heather l’attaque ainsi. Certes, ils s’envoyaient constamment des remarques assassines depuis qu’ils avaient succombé tous deux aux lèvres de l’autre, mais jamais ô grand jamais, elle ne venait appuyer ainsi sur ses faiblesses. Certes, celles-ci étaient voyantes, peu nombreuses mais très voyantes et n’importe qui auraient pu venir appuyer là où ça fait mal, mais le fait que ce soit Heather qui le fasse, provoqua une douleur encore plus intense en lui. Cependant, cela ne voulait pas dire qu’il était prêt à capituler et à avouer sa défaite et encore moins ses faiblesses. Oh non, pas le moins du monde, jamais il ne s’avouerait vaincu et surtout pas par elle. Mais il avait, cependant, bien du mal à cacher à ce moment-ci qu’elle avait appuyé un peu trop fort là où ça fait mal. En face de la jeune femme, il ne put s’empêcher de contrattaquer car finalement, c’était ce qu’il faisait à chaque fois que quelqu’un le cherchait d’un peu trop prêt. Et même s’il s’agissait d’Heather, il n’était pas décidé à prendre la moindre pincette avec elle. C’était aussi ce qui l’avait attiré vers elle. Elle était forte, elle avait du répondant et en tout circonstance elle pouvait réduire en poussière toute personne qui s’en prenait à elle, et ce rien qu’avec des mots. Ce genre de femme lui avait toujours plu. Cependant, lorsqu’on s’en prenait à son statut, il n’était pas en reste. Mais elle non plus à l’évidence. « Dit moi Miles, enverrais-tu Sally faire des débats télévisés à ta place ? » Miles ne put s’empêcher de rire. C’était un rire clairement hypocrite, qui traduisait un certain agacement du fait de ces quelques mots, mais un rire tout de même. Il n’avait songé à envoyer Sally à sa place, pour la simple et bonne raison qu’il n’envoyait absolument personne à sa place, pas même la personne la plus compétente du parti républicain. Il avait l’habitude de tout faire par lui-même et il ne souhaitait guère déléguer ce genre de tache. C’était surement pour cela qu’il avait longtemps réduit Sally à une assistante de bas étage, bonne à aller chercher le café et à trier les dossiers. Mais ça, c’était avant. Leur relation avait bien évolué et elle n’était plus qu’une simple assistante à ses yeux. Le jeune homme serra à nouveau la mâchoire, maintenant, elle s’en prenait à Sally. Il détestait qu’on s’en prenne à Sally. Il détestait qu’on s’en prenne aux personnes auxquels il tenait. « Tu connais ton père, il ne fait pas les choses à la légère. » continua-t-elle avant qu’il n’ait le temps de lui répondre. En tant normal, il ne supportait pas qu’on lui parle de son père, pas même Sally. Mais venant d’Heather, c’était encore pire. Il secoua frénétiquement la tête, visiblement agacé. « Bien sûre que j’enverrais Sally à ma place, elle connaît certain dossier bien mieux que moi. Ne te crois pas plus intelligente qu’elle ne l’est ! » Si Heather voulait jouer sur ce terrain, il pouvait parfaitement y arriver. Sally était probablement l’assistante dont rêverait n’importe quelle personne. Il ne l’avouerait surement jamais mais sans elle, il serait probablement perdu et aurait coulé sous tous ces dossiers. Miles n’avait jamais envoyé Sally à un débat télévisé parce que son égo surdimensionné ne lui permettait pas de le faire, mais elle était plus que qualifiée pour. Le jeune homme plissa légèrement les yeux, en lançant un regard féroce vers Heather. « Et sache, pour ta gouverne, que mon père t’a envoyé à sa place uniquement pour m’atteindre ! » Miles ne remettait aucunement les compétences d’Heather en question, mais il savait pertinemment que sa présence devant lui à ce débat était dans l’unique but de le déstabiliser. Griffith Appleby connaissait son fils par cœur et il savait que mettre Heather en face de lui le rendrait fou. C’était bien entendu ce qu’il s’était passé. Miles venait donc en quelque sorte d’avouer que sa présence le déstabilisait. Dans la rue, personne ne semblait se préoccuper d’eux. Les journalistes en mal de potins ne semblaient pas être présents. Dommage, ils loupaient la scène de ménage de l’année. Car oui, si Heather se faisait un malin plaisir à le mettre à bout de nerf, il n’était pas en reste et savait lui aussi déceler en elle ses faiblesses. Il savait qu’elle n’allait pas digérer le fait qu’il insinue que son travail et ses compétences n’avaient absolument rien à voir avec le boulot qu’elle avait obtenu auprès de Griffith Appleby. Encore une fois, il ramenait tout à lui et lui faisait implicitement comprendre que si elle en était là où elle en était aujourd’hui, c’était grâce à lui. Au fond, il savait qu’il exagérait. Que si elle faisait du mauvais travail, son père l’aurait viré il y a bien longtemps, mais elle l’avait attaqué, alors il avait été obligé de répondre encore plus fort. Une fraction de seconde plus tard, la jeune femme coupa court à la conversation. Peut-être était-ce trop pour elle. Elle venait de lui balancer toute son indifférence à la figure, ce que Miles ne supporta guère. En effet, il la suivit de prêt pour lui faire comprendre la signification de ses paroles précédentes, celles lui avouant qu’il venait de lui faire un compliment. Il n’était pas avare de compliment, alors lorsqu’il en faisait, ceux-ci étaient souvent implicites voir carrément cachés. Il était clairement parfois difficile de le suivre. Et à l’évidence Gabe n’avait rien compris. Elle l’avait agressé, pensant qu’il mettait en avant sa fausse nuit de folie avec Sally. C’est pourquoi il décida de revenir vers elle et de mettre les choses au clair. Il ignorait pourquoi, mais il avait envie qu’elle sache, qu’elle comprenne qu’il la trouvait tout aussi parfaite sans le moindre artifice. Il ajouta pour la forme quelques mots qui allaient être lourds de conséquence, puis il la congédia à son tour, lui volant sa réplique, encore une fois pour l’agacer. Tournant les talons, le jeune homme prit le chemin qui le menait à son bureau. Et alors qu’il pensait en avoir enfin terminé avec la belle, il sentit des mains s’appuyer lourdement sur son dos et le pousser violemment dans cette ruelle déserte. Surpris, il se laissa entraîner, ne s’y attendant pas le moins du monde. « Quoi, mais qu’est-ce que tu fais Gabe ? ça ne va pas ! » Hurla-t-il alors en se tournant vers elle. Il avait les sourcils froncés et la totalité de ses dossiers faillirent se retrouver en intégralité dans cette flaque d’eau qui se trouvait à ses pieds. Il remit ses dossiers en place et lorsqu’il releva les yeux vers la jeune femme, celle-ci s’était approchée de lui à une distance peu recommandable et pointait un doigt menaçant sur son torse. « Il faut que tu arrêtes. » Il joua l’homme innocent, l’interrogeant du regard. Il faisait comme s’il n’avait rien dit de spécialement condamnable. Il recula d’un pas, mais il sentit le mur derrière son dos, il était coincé. « Je croyais que tu n'étais pas déçu d'avoir passé la nuit avec elle, pas que tu me faisais de compliments. » Le jeune homme fronce les sourcils, comprenant qu’elle avait absolument tout compris de travers. Décidemment, elle ne comprendrait jamais le sens caché de ses phrases, quand bien même celui-ci pouvait être réellement bien dissimulé. Il la laissa continuer sur sa lancée, dans le plus grand silence. « Ne me parle pas de tes conquêtes Miles, ne me dit pas que je suis sublime comme ça ... » La voir dans cet état l’amusa. Elle venait de se reculer et de glisser nerveusement ses mains dans ses cheveux. Miles, lui, n’avait pas bougé. Un léger sourire à mi-chemin entre la moquerie et le bonheur de voir qu’elle semblait troublée par ses mots, s’était affiché sur ses lèvres charnues. Il haussa alors les épaules, l’air de rien. « Ce n’est pas de ma faute si tu n’es pas capable de comprendre ce que je te dis ! » lâcha-t-il comme si, finalement, ce n’était rien, comme s’il n’avait pas lâché une nouvelle bombe il y a quelques minutes. Il posa ses yeux dans les siens et lorsqu’il comprit qu’elle était bien plus touchée par cette situation qu’elle ne voulait l’admettre il soupira. « Je n’ai pas couché avec Sally, je n’ai jamais couché avec elle ! » Miles venait d’avouer qu’il l’avait mené en bateau, la laissant croire qu’il avait passé la nuit avec son assistante. Cependant, quand bien même il s’était montré honnête sur ce point, il n’était pas question pour lui d’avouer avoir tout de même passé la nuit avec une parfaite étrangère, histoire de se prouver qu’il n’avait le moindre sentiment pour elle. Le jeune homme croisa les bras face à elle, arborant une moue boudeuse. « Et j’arrêterais de parler de mes conquêtes quand tu arrêteras de me parler des tiennes ! » De toute évidence il n’avait pas encore digéré le fait qu’elle ait été occupée toute la nuit avec un autre homme qui ne la méritait probablement pas. Il s’échappa de son regard à ce moment-ci, ne souhaitant plus lui faire face. Il jeta quelques regards furtifs à droite, puis à gauche, la rue était déserte. « Ne dit pas qu'il n'y a rien qui marche avec moi, parce que ce n'est pas vrai. » Derechef, un sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme. Elle venait en quelque sorte d’avouer qu’elle n’était pas totalement indifférente à lui. Ceci l’interpella. Tant qu’il reposa ses yeux dans les siens et se redressa, décollant son dos du mur. « Qu’est-ce qui marche sur toi alors ? » Il fit quelques pas vers elle. Elle recula en même temps, mais bientôt, elle se retrouva collée au mur d’en face. C’était à son tour d’être coincée, à son tour de se retrouver en position de faiblesse. « Est-ce que ça, ça marche ? » Il arborait un regard mêlant défit et charme couplé d’un parfait sourire narquois. Il s’était approché si prêt d’elle qu’il pouvait entendre les battements de son cœur et son souffle se heurter contre son torse, pourtant recouvert d’une élégante chemise. « Non ? » Il l’interrogea du regard devant le silence de celle-ci. « Et ça alors ? » Il posa sa main droite, celle qui ne tenait pas ses dossiers sur le mur en face, à quelques centimètres du profil gauche de la belle et approcha sur son visage du sien. Il s’arrêta à une distance peu recommandée de ses lèvres. Il ne lui aurait fallut qu’un simple petit effort pour coller ses lèvres aux siennes. Il pouvait presque les effleurer. Puis avant qu’il ne succombe lui-même à la tentation, il se décala et vint trouver l’oreille de la jeune femme, lui glissant quelques mots à voix basse. « Tu vois, il n’y a rien qui marche. » Il jouait à cet instant avec elle, tout en sachant pertinemment qu’il jouait un jeu dangereux et qu’il pourrait très rapidement être pris à son propre piège.
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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Lun 30 Juin - 22:34


    « he is madness, sanity. he is hell and paradise »

    L’humiliation … Voilà ce qui lui était resté en travers de la gorge, l’humiliation qu’elle avait subit, et ceci à plusieurs reprises. Elle avait naïvement cru que Griffith Appleby avait fait appel à elle à cause de ses capacités, parce qu’il savait qu’elle était la meilleure et qu’elle serait parfaite pour le boulot qu’il attendait d’elle. Pendant longtemps elle avait vécut dans cette illusion ridicule, quand tout le monde autour d’elle voyait et savait la vérité, que Griffith avait eu honte du comportement de son fils et tentait de ce racheter, ce qui l’avait fait haïr Miles deux fois plus encore. C’était idiot dans un sens de le haïr de la sorte alors qu’elle ne le connaissait pas en réalité, elle ne savait pas grand chose de lui si ce n’est qu’il était bien trop arrogant. Elle avait entendu parler de lui à quelques reprises par la suite, notamment dans les couloirs mais aussi parfois dans les magazines et autres journaux, on le présentait souvent comme le fils rebelle de la famille Appleby, celui qui avait mal tourné comparé aux autres. Il n’avait pas fait les choses à moitiés en effet, non seulement il avait tourné le dos à sa famille, mais avait aussi rejoint le partit adverse à celui que dirigeait son père. Etait-ce donc si horrible pour lui de penser à l’épouser elle ? Il avait tout fait en tout cas pour que ce ne soit pas chose établie, elle ne voyait clairement pas ce qu’il aurait pu faire de plus. En dix années elle ne l’avait pas revu et s’en portait très bien, il lui avait laissé une si mauvaise impression, et lui avait fait tellement de tort en choisissant un moment peu opportun pour ce rebeller qu’elle ne tenait pas vraiment à le revoir. Pourtant l’apercevoir a une soirée l’avait plus chamboulée qu’elle ne le pensait, c’était inattendu et cela lui avait coupé l’herbe sous les pieds, elle était restée comme une idiote un instant avant de rejoindre le monde réel. Plusieurs fois elle aurait pu le croiser, travaillant non seulement dans le même quartier et fréquentant le même monde, et pourtant … Elle c’était dit qu’elle le giflerait, qu’elle l’achèverait sur place le jour ou elle le verrait de nouveau et pourtant elle avait été incapable de faire ce qu’elle avait prévu, elle avait ressentit tellement de sentiments différents qu’elle était restée clouée sur place. Et les choses n’étaient pas allées en s’arrangeant, la première fois ou ils ce sont parlés c’est passé a la télévision, et c’est ce jour là qu’elle a décidé de lui mettre dans la figure la moitié de ce qu’il lui avait fait, et peu contente de l’avoir ratatiné sur le plateau télévise elle avait prit la liberté de le retrouver dans sa loge pour achever le travail. Seulement rien ne c’était passé comme prévu, et depuis plus rien n’allait. Il ne ce passait pas un moment sans qu’elle ne pense à lui, à ses baisers qu’ils avaient échangés plus d’une fois maintenant, et elle détestait ça. Elle détestait savoir qu’elle pensait aussi souvent à lui, sans avoir de mots a poser dessus. Cependant a chaque fois qu’elle se trouvait à lui elle faisait tout pour garder la face, et surtout ne pas le laisser gagner, elle s’étonnait elle même de garder la tête haute de cette manière mais c’était la réaction a adopter elle savait. Elle devait répondre aussi sèchement que lui, entrer dans son jeu et quand il touchait là ça faisait mal, rendre la pareille et si possible en pire. Et si souvent la raison lui disait de courir dans l’autre sens, son corps lui ne pouvait bouger et voulait rester ici auprès de Miles, ce qu’elle détestait par dessus tout. Elle avait sous entendu qu’elle travaillait plus et mieux que lui, le touchant ainsi dans son amour propre et il lui avait balancer qu’elle n’était qu’une assistante en retour, un juste renvoie de l’appareil qui ne manqua pas de la gifler avec cruauté. Chose pour laquelle il avait totalement tort elle le savait, et lui aussi. Car elle faisait beaucoup plus de choses pour Griffith que simplement faire des photocopies, prendre des rendez vous et apporter des cafés, d’ailleurs elle ne faisait que rarement cela puisque d’autres personnes étaient là pour le faire. Ils travaillaient de concert sur leurs dossiers, et bien d’autres choses. Quand elle lui fit remarquer cela il ce mit à rire d’une façon qu’elle n’appréciait pas, elle savait que lui ne ferrait pas cela avec sa propre assistante et même si elle sentait qu’il allait dire le contraire, elle croyait le connaître assez pour savoir qu’il ne le ferrait peut être jamais « Bien sûre que j’enverrais Sally à ma place, elle connaît certain dossier bien mieux que moi. Ne te crois pas plus intelligente qu’elle ne l’est ! » Elle avait a nouveau touché un point apparemment sensible et cela l’agaça, le problème n’était pas de l’avoir touché au contraire, mais bien que ce soit le fait de parler de Sally qui le faisait réagir. Cette fille avait visiblement une certaine importance à ses yeux et elle n’aimait pas ça, et elle n’aimait pas de ne pas aimer ça non plus. Ce type lui faisait ressentir tellement de choses contradictoires qu’elle finissait par ce perdre elle même. « Et sache, pour ta gouverne, que mon père t’a envoyé à sa place uniquement pour m’atteindre ! » cette affirmation la laissa sans voix. Leurs éclats de voix ne semblaient gêner personne, et a vrai dire cela ne la dérangeait pas bien au contraire car elle ne doutait pas que de l’extérieur on aurait pu croire à un couple ce chamaillant pour une quelconque histoire alors que c’était loin d’être le cas. Comme souvent elle ne vit d’abord que le côté négatif de la révélation du jeune homme, comment osait-il penser que son père l’avait envoyé comme vulgaire distraction ? Ne la pensait-il pas capable de tenir un débat de cet ampleur ? Rapidement elle eu envie de lui rappeler que c’était elle qui avait eu la main tout au long de l’émission, et qu’elle lui avait bien fait fermer sa bouche à plusieurs reprises. Comme souvent quand il s’agissait de Miles elle réagissait au quart de tour, mais rapidement la raison sonna l’alerte. L’atteindre ? Qu’entendait-il par là ? Il parlait à la fois trop et pas assez et elle n’en pouvait plus de ce jeu là qui commençait à la fatiguer. Elle avait été claire la dernière fois, s’en était fini de tout ça mais apparemment ni l’un ni l’autre n’arrivait vraiment à ce détacher de cette relation. Elle ne savait pas vraiment ce que cela signifiait mais en tout cas elle savait qu’ils ne pouvaient pas continuer comme ça, et si sa fierté lui disait de le laisser partir et rentrer chez elle ruminer, elle ne pouvait décidément pas continuer comme ça. Elle le suivit, le poussa dans une ruelle tandis qu’elle l’entendit protester, risquant de faire tomber au passage la moitié des affaires du jeune homme. On aurait pu croire à une agression, lui habillé en trois pièces et elle vêtu de son jean troué et les cheveux en bataille. Mais ce n’était pas ça, non elle avait besoin de vider son sac une bonne fois pour toute, et au fur et mesure de ses paroles elle vit les expressions de Miles évoluer. Il la regarda d’abord sans comprendre ou plutôt prétextant qu’il ne comprenait pas alors qu’elle le savait assez intelligent pour ce rendre compte lui aussi que cette situation n’était plus possible. Il fronça les sourcils, laissa un sourire agrémenter son visage, et malgré tout la laissa parler. Cette situation ne lui plaisait guère, elle était clairement à ce moment là en position de faiblesse chose dont elle n’avait pas l’habitude, mais il fallait parfois faire des sacrifices elle le savait parfaitement. Et il continuait de sourire, ce fichu sourire qui la faisait craquer comme une adolescente, il ne bougea pas d’un poil tandis qu’elle avait fini par prendre une certaine distance « Ce n’est pas de ma faute si tu n’es pas capable de comprendre ce que je te dis ! ! » A son tour elle lui lança un regard noir tandis qu’il haussait les épaules. Bon sang ce qu’il l’agaçait … Rapidement il attrapa son regard, et elle ne pu s’en détacher, une erreur fatale car elle savait qu’elle n’était pas au meilleur de sa forme pour dissimuler quoi que ce soit. Elle blâmait déjà son manque de sommeil et son idiotie de refuser le café qu’il lui avait proposé quelques minutes plus tôt, car à cause de tout cela à cet instant précis elle ne pouvait ce dérober au regard noisette du jeune homme qui semblait la mettre à jour. « Je n’ai pas couché avec Sally, je n’ai jamais couché avec elle ! » Cette déclaration causa en elle bien plus de soulagement qu’elle n’aurait voulu, elle sentit comme un poids la libérée tout à coup et pria pour que ce ne soit pas une chose que l’on pouvait voir. Elle ne voulait pas qu’il croit que cela lui faisait un bien fou de l’entendre dire ça, même si c’était évidement le cas. Elle le vit croiser les bras, le vit adopter une moue qu’elle ne lui connaissait pas « Et j’arrêterais de parler de mes conquêtes quand tu arrêteras de me parler des tiennes ! » De ses conquêtes ? La remarque la fit rire, d’un rire cristallin qu’elle ne ce connaissait pas. Elle le regarda en souriant de nouveau, pourquoi souriait-elle ainsi ? Elle ne voulait pas trop le savoir, peut être parce qu’elle sentait dans ses paroles une jalousie totalement palpable. Elle leva les yeux aux ciel avant de déclarer « Je te disais simplement que j’avais travaillé toute la nuit. » elle le laisse un temps assimiler l’information avant de lever les épaules à son tour et de finalement déclarer avec finesse. « Ce n’est pas de ma faute si tu n’es pas capable de comprendre ce que je te dis … » Elle le citait mots pour mots, et cela la faisait rire dans une situation qui n’avait pourtant rien de comique. Elle était dans le caca, dans la panade, dans de beaux draps … C’était la catastrophe, car elle appréciait ce qui était en train de ce passer, elle appréciait qu’il lui avoue qu’il n’avait pas passé la nuit avec Sally, elle appréciait qu’il ai comprit qu’elle avait passé la nuit avec un autre et que cela ne lui plaise pas. Il avait plus d’influence sur elle qu’il ne le pensait et qu’elle ne lui laissait croire c’était certain. Elle tombait dans le panneau à chaque fois, à chacun de ses numéros et ceci même si il ne s’en rendait pas compte la plupart du temps. Lui confier cela était peut être une erreur, mais elle n’en fit pas cas sur le moment. Cela sembla le réveiller, rapidement leurs pupilles ce rencontrèrent à nouveau mais avec plus d’électricité qu’auparavant cette fois. Elle le vit ce décoller du mur, comme si tout à coup il avait trouvé une raison de bouger « Qu’est-ce qui marche sur toi alors ? » Il s’avança dangereusement, la faisant reculer à son tour. Elle aurait voulu pouvoir ce dérober mais c’était impossible, un mur l’arrêta rapidement et leurs situations ce trouvèrent alors inversées. Cela ne présageait rien de bon, car la dernière fois qu’ils c’étaient retrouvés dans cette situation ils savaient parfaitement ce qui c’était passé. « Est-ce que ça, ça marche ? » Son regard et son sourire marchait clairement sur elle, en fait à dire vrai tout marchait sur elle. Elle ce sentait idiote d’arriver à cette conclusion, elle ce sentait comme une pauvre chose à sa mercis, bien loin de la femme qu’elle avait l’habitude d’être. Il était prêt, beaucoup trop près, rapidement elle sentit le souffle du jeune homme ce heurter près de son coup et cette proximité soudaine la faisait frissonner. Elle se trouva obligée de lever la tête vers lui, et commença à sentir son coeur battre un peu trop vite « Non ? » Pour toute réponse elle posa ses deux mains contre le torse de Miles, frôlant ainsi le doux tissus de sa chemise blanche. Il ne lui fut pas bien difficile de sentir la peau du jeune homme dessous, ainsi que les battements de son coeur qui battait presque aussi rapidement que le siens. Si elle était à cet instant précis totalement à sa mercis, elle devina qu’il en était de même pour lui, et qu’il prenait un peu trop de joie à tout cela. « Et ça alors ? » Sa main droite frôla son visage pour ce poser près d’elle, au même moment ou il approchait assez le sien pour qu’elle puisse détailler les moindres détails de ses yeux. Elle pouvait lire en lui la même envie et les mêmes besoins qu’il pouvait lire dans les yeux de la jeune femme. Rapidement leurs souffles ce mélangèrent, elle ce rendit alors compte qu’ils s’accordaient parfaitement, elle pensa qu’il allait l’embrasser, qu’elle allait enfin retrouver la douceur de ses lèvres mais rapidement ses dernières disparurent de son champs de vision. Le souffle du jeune homme caressa son cou avant de finalement effleurer son oreille « Tu vois, il n’y a rien qui marche. » lui murmura la voix grave de Miles. Elle ferma les yeux un instant, savait-il ô combien il avait tort à cet instant précis ? Tout marchait, absolument tout, elle ne savait pas qui elle était et pourquoi elle mettait tant d’efforts à lui résister. Tandis que la bouche de Miles se trouvait encore à quelques centimètres de son oreille elle bougea son visage de quelques centimètres à peine, laissant leur joues s’effleurer rapidement, laissant la douceur de sa joue rencontrer la barbe fraichement rasée du jeune homme. Elle ne mit pas longtemps à remonter sa main droite le long de son torse tandis que sa main gauche resta immobile, elle glissa l’autre dans le cou du jeune homme effleurant ses cheveux un instant. Il voulait jouer ? Il ne serait pas le seul ! Elle prit une inspiration avant de rencontrer à nouveau son regard « Qu’est ce qui marche sur toi ? » Elle ne le lâcha pas des yeux avant d’humidifier ses lèvres. Cette situation ne lui était pas du tout habituelle, elle n’aspirait qu’a une chose attirer le visage de Miles contre le sien et retrouver le plaisir de ses lèvres. Seulement elle savait qu’en faisant cela elle lui donnait beaucoup trop de crédit, beaucoup trop de fierté. Elle ne serait pas la première a craquer. Si elle ne bougea pas d’un millimètre elle continua a faire parcourir sa main droite dans le cou du jeune homme avait que celle ci ne rejoigne la joue esseulée. Elle fait a nouveau tourner son visage, afin de déposer ses propres lèvres à la commissures de celle de Miles, y déposant un rapide et léger baiser, elle y prend plaisir c’est sur mais ne touche pas une seule fois les lèvres du jeune homme, non elle ne serait pas la première à le faire. « Alors Appleby ? » Elle récupère l’usage de sa main gauche qui se balade maintenant sur le torse du porta parole républicain, s’accrochant à présent à sa cravate. Rapidement son nez vient frôler celui du beau brun et tandis qu’elle ne le quitte pas des yeux, leurs lèvres se trouvent à quelques centimètres l’une de l’autre tandis qu’elle murmure à son tour « Je crois que rien ne marche sur toi non plus. » C’était faux elle le savait, la tension était plus que palpable à cet instant présent. L’un et l’autre n’étaient pas en reste, car ils avaient beau ce jouer de l’autre, ils étaient tout les deux dans la même situation c’était une évidence. Si elle avait pour cette fois réellement passé la nuit dernière au boulot, elle avait plus d’une fois tenter de ressentir un dixième de ce qu’elle ressentait en ce moment avec d’autre, sans jamais y parvenir. Miles Appleby était un sombre crétin, Miles Appleby était le fils de son patron, Miles Appleby était celui qui lui avait fait vivre une honte qu’elle avait eu du mal a surmonter, Miles Appleby était républicain. Mais personne ne lui arrivait à la cheville.

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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Dim 6 Juil - 21:26



“I wish you were in this room with me right now.
I wish I could put my arms around you.
I wish I could touch you.”

❋❋❋

C’était étrange. Miles s’était battu toute sa vie contre ça. Il avait renié sa famille et été à l’encontre de bon nombre des principes que les Appleby s’évertuaient à enseigner de générations en générations, tout ça pour être libre, pour pouvoir être maître de sa vie et faire ce que bon lui semblait. Et pourtant, aujourd’hui, il ressentait tout un tas de sentiments contradictoires pour la jeune femme qui se tenait devant lui. Cette femme que son géniteur avait choisi pour lui et qu’il avait rejetée comme une moins que rien. Pas parce qu’elle ne lui plaisait pas. Bien au contraire, c’était une femme magnifique, il en avait été conscient à la seconde où il l’avait aperçu dans cette salle de réception, seule, cherchant à s’enfuir de ce dîner bien trop guindé. Non, c’était simplement parce qu’elle n’était pas son propre choix et qu’il s’était toujours battu contre cela, afin de faire de sa vie ce dont il souhaitait, et non ce que revendiquait les Appleby et leurs stupides traditions ancestrales. Aujourd’hui, face à elle, dans cette rue à l’abri des regards, il n’avait qu’une envie, succomber à cette tentation qui le rongeait de l’intérieur, venir trouver ses lèvres, ses bras et ne plus jamais s’en déroger. Mais que lui arrivait-il ? C’était comme si son cœur voulait écouter son père, comme si Griffith Appleby guidait ses propres sentiments, à distance sans que Miles ne puisse rien faire. Peut-être qu’il avait raison depuis le début après tout ? Peut-être était-il fait pour Heather Gabe. Non, impossible. Miles secoua la tête. Non. Il n’avait pas le droit. Il ne pouvait pas. Et pourtant, à chaque fois qu’il la croisait, leurs échanges se ressemblaient. Ils se criaient dessus, s’envoyaient dans la figure tout le mal qu’ils pensaient l’un de l’autre, toute la haine qu’ils attisaient envers l’autre depuis tant de temps. Et leurs peaux finissaient par s’effleurer et c’était fini. Il y avait une tension permanente entre eux, une électricité qui, quand bien même elle pouvait faire des ravages en blessant l’un et l’autre, en venait toujours au même résultat. Ils s’attiraient l’un à l’autre comme l’électricité à l’eau. Certes leur rapprochement faisait des dégâts, mais c’était inévitable. Ils ne pouvaient lutter. A chaque fois, c’était pareil. Et aujourd’hui ne faisait pas défaut. Heather et Miles avaient commencé par se crier dessus, au beau milieu d’une rue bondée de travailleurs et autres habitants pressés de Washington DC, se reprochant tout un tas de choses, des paroles et des actes datant parfois de dix ans, ou même de quelques jours. Tout y passait. Les reproches, les règlements de compte, la jalousie, les rires hypocrites, puis la magie opérait et leur dispute se transformait en un flirt certes spécial mais bel et bien présent. Des sujets plus que sensibles venaient pourtant d’être abordés : Sally, son père, leur mariage arrangé, le comportement arrogant et détestable de Miles envers elle. Oui, ils s’étaient criés dessus un bon moment, mais une fois à l’abri des regards, dans cette petite ruelle un brin sombre, seuls, le ton de la conversation s’était apaisé et quelque peu transformé. Ceci était peut-être dû à cette phrase que Miles avait lancée quelques minutes auparavant. Oui, croyant la blesser en lui affirmant que son père ne l’avait engagé uniquement pour l’atteindre lui, le toucher, et non pour ses talents, Miles ne remarqua pas qu’il venait implicitement d’avouer que le fait de se retrouver face à elle ce jour-ci, que son père lui apporte de l’importance le touchait, le troublait même. Qu’elle avait donc toute son importance pour lui… Mais elle ne le releva pas cet aveu involontaire, au plus grand soulagement du jeune homme. Cependant, elle n’avait pour autant dit son dernier mot. Dans cette rue déserte, elle commença par protester bruyamment. Mais elle ne se rendait pas compte qu’à son tour, elle avouait en quelque sorte qu’elle n’était pas indifférente à lui non plus. Ce qui fit immédiatement sourire le jeune homme. Il arborait ce sourire qu’elle semblait à la fois détester et apprécier. Parce que c’était souvent le départ d’une dispute qui se terminait par un baiser langoureux et passionné. Au fur et à mesure que la conversation avançait, les langues se déliaient. Il avoua même n’avoir jamais couché avec elle Sally. Miles ne put s’empêcher d’interpréter un certain soulagement de sa part, sans même en être persuadé, mais celui-ci se confirma lorsqu’elle avoua à son tour l’avoir en quelque sorte mené en bateau sur le sujet. « Je te disais simplement que j’avais travaillé toute la nuit. » Elle riait, d’un rire que Miles ne lui connaissait guère. Le jeune homme fronça les sourcils à l’écoute de ce rictus avant de percuter ce qu’elle venait de lui dire. Alors elle n’avait pas passé la nuit avec un autre homme ? Si elle semblait si fatiguée et habillée de cette façon si particulière, cela n’avait absolument rien à voir avec une nuit de folie avec un abruti de mec dont il s’était surpris à être jaloux. Miles entrouvrit la bouche, sans pour autant réussir à sortir le moindre son. Voilà qu’il se sentait idiot. Idiot d’avoir été jaloux d’un homme imaginaire, idiot d’avoir été jaloux tout simplement. « Ce n’est pas de ma faute si tu n’es pas capable de comprendre ce que je te dis … » Elle souriait, elle semblait amusée parce qu’elle venait de laisser Miles sans voix, presque idiot. Mais si elle pensait avoir définitivement battu le jeune homme, elle se trompait lourdement. « Avoue que ça ne t’a absolument pas dérangé que je crois que ton activité aussi prenante de cette nuit n’était en aucun cas dû à ton travail ! » dit-il un brin accusateur. Oui il était un peu vexé d’avoir été dupé de la sorte et aussi facilement. Une fois encore son égo parlait pour lui. Heather devait commencer à en avoir l’habitude. « Et ne réutilise pas mes phrases à ton profit Gabe, tu l’as fait exprès pour … » Il marqua une pause au beau milieu de sa phrase, sachant pertinemment que la suite n’était pas bonne à dire. En effet, il n’était pas encore prêt à lui avouer autant. Et surtout pas qu’il avait ressentit une once de jalousie pour cet homme pourtant imaginaire. « Tu sais. » finit-il par dire, quelque peu nerveux, pensant peut-être qu’elle se contenterait de cela. « Et le pire c’est que ça marcherait presque » Avoua-t-il finalement après quelques secondes de silence. Voilà qui était dit. Derechef, il se dévoilait à elle, alors qu’il s’était juré de ne plus jamais le faire. Il était si faible face à elle. Il se détestait pour ça. Il lâchait des informations qui venait immédiatement le trahir sans réellement s’en rendre compte et immédiatement il regrettait. Alors il tentait de se reprendre et de l’agacer comme il le faisait à l’accoutumer. Parce que c’était sa manière de montrer qu’il ne ressentait rien pour elle. Son comportement était clairement contradictoire parce qu’il se battait continuellement contre ce qu’il ressentait. Miles décida donc que c’était à son tour de jouer avec elle, et de montrer qu’elle pouvait elle aussi être faible devant lui et parvenir avec beaucoup de difficulté à lui résister. Il entreprit une opération séduction pour la faire craquer en se rapprochant d’elle aussi prêt qu’il le put. Il sentit le cœur de belle battre la chamade et ceci provoqua un sourire aux coins de ses lèvres. Il continua son entreprise, car il sentait que les choses commençaient à porter ses fruits. Heather posa ses mains sur son torse et il ne put s’empêcher de frissonner, espérant qu’elle ne ressente rien de cela. Mais il savait pertinemment que les battements de son cœur un brin rapides allaient le trahir sous peu, ou peut-être même la chaleur inhabituelle de sa peau. Il décida donc de jouer davantage avec ses nerfs pour la distraire, en s’approchant si près de ses lèvres que leurs souffles se mélangèrent presque avant de faire marche arrière et de venir lui glisser quelques mots à l’oreille. Il la sentait clairement déstabilisée et il n’était finalement pas peu fier de ce qu’il venait d’entreprendre. Il voulait la faire craquer et il était proche de son but. Hélas, il avait lésé le talent de la jeune femme en la matière. Elle venait de prendre des choses en main sans que Miles ait eu le temps de riposter. En effet, elle fit glisser ses mains le long de son torse, venant trouver son cou, puis ses cheveux. Leur peau se frôle et il frémit. « Qu’est ce qui marche sur toi ? » Le jeu s’est totalement inversé et il en est conscient. Il pourrait se battre, mais il se contente de subir. Elle a tant d’effet sur lui qu’il n’en a pas la force. Il plisse les lèvres. Il est nerveux. Et ça se voit. Les choses ne s’arrangent pas quand elle vient trouver la commissure de ses lèvres. Elle joue avec lui, elle veut le faire craquer. Et il est malheureusement sur le point de le faire. Il ne veut pourtant pas faiblir, il ne veut pas s’avouer vaincu, il ne veut pas être celui qui se révèle trop faible pour lui résister, celui qui lui accorde plus d’importance qu’il ne le voudrait. Il avala difficilement sa salive, l’angoisse le gagnait clairement. « Alors Appleby ? » Il sent que son souffle devient court, presque autant que s’il venait de faire un footing de plusieurs kilomètres. Elle a définitivement des vertus sur lui qu’il n’aurait pu imaginer. Lorsqu’elle glisse la main le long de son torse, il sent qu’il va craquer, qu’il est au bord de la rupture. Alors il vient trouver les doigts de la belle et la retire doucement. Il ne s’avoue pas vaincu, mais il montre clairement que s’il la laisse encore faire, il risque de ne plus pouvoir résister encore longtemps. « Je crois que rien ne marche sur toi non plus. » finit-elle par lui dire, lui volant ses répliques. Le jeune homme laisse échapper un léger rire, un brin tremblant. Tous deux savent très bien, quand bien même ils ne daignent le dire, que cette phrase est complètement fausse. « Si tu savais … » chuchote-t-il si bas qu’il n’est pas certain qu’elle l’ait entendu, sans parvenir à la regarder. « Tu m’énerves Heather. » Un léger sourire timide orne ses lèvres alors qu’il commence peu à peu à battre en retraite. « Tu m’as toujours énervé. » Il fait enfin un pas en arrière, presque à contre cœur. Il n’a pas envie de mettre de la distance entre eux, mais c’est finalement pour mieux rebondir. En effet, il fait glisser ses doigts entre ceux d’Heather, puis il jette un regard aux environs. Personne ne semble emprunter cette rue, ils sont seuls. Aucun curieux ne viendra donc répéter ce qui s’apprête à se passer, ce que Miles s’apprête à lui dire. « Mais tu me rends fou. » Voilà qui est dit. Il refait un pas vers elle, qui n’a pas eu le temps de se décoller du mur. Il glisse alors sa main libre au creux de son cou, repoussant quelque peu ses cheveux sauvagement coiffés. « Et si je te disais que j’en avais assez de ce jeu entre nous ? » S’il sait que leur relation n’a probablement aucun avenir car jamais ô grand jamais il ne pourrait avouer à la terre entière avoir perdu contre son père ; lorsqu’il se retrouve juste avec elle, qu’ils sont seuls contre tous, il a l’impression qu’il peut tout faire en sa présence, qu’il peut tout lui donner et surtout il peut rattraper les erreurs qu’il a faite par le passé et il peut faire ce dont il rêve toutes les nuits, venir à son contact.
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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Mer 9 Juil - 12:37


    « he is madness, sanity. he is hell and paradise »

    Tout ce qui ce passait maintenant était incertain, un sentiment qui lui semblait plus familier qu’elle ne l’aurait penser. A bien y penser l’incertude avait fait doucement sa place quelques années auparavant lorsqu’elle avait pour la première fois croisé le regard du jeune homme. Comment pouvait-elle oublier ce jour là ? Elle n’avait eu aucune envie d’assister à ce repas, non seulement parce qu’il avait créer une énième dispute avec son petit ami mais aussi parce qu’elle aurait largement préféré rester avec lui plutôt que de côtoyer toutes ses personnes de la haute société. Etrangement elle était froide et sarcastique avec la plupart des personnes qu’elle rencontrait, elle savait aussi comment les charmer. C’était un monde qu’elle côtoyait depuis son enfance mais qui avait aussi parfois le don de l’agacer. Pourtant dans cette journée qui semblait devenir plus lourde que jamais, il était apparu, semblant comprendre directement tout ce qu’elle pensait à l’instant même. Etrangement il était venu illuminer ce moment là, et même si elle avait clairement fait comprendre qu’elle n’était pas intéressé elle savait qu’elle mentait. C’était impossible a comprendre, comment pouvait-ele trouver ce type qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, attirant alors que son petit ami l’attendait surement en faisant les cents pas dans son appartement ? Rapidement sa sœur l’avait rejointe, et il avait disparu. Si cela l’avait soulagé un instant, elle avait rapidement sentit le besoin de le revoir. Voilà ce qu’il lui faisait, elle devenait totalement idiote en sa présence, c’était plus fort qu’elle et elle détestait ça. Et malgré toute les épreuves qu’elle avait du traverser pas sa faute, elle se trouvait toujours irrésistiblement attiré par lui et si au début elle ce blâmait maintenant elle faisait l’inverse. C’était lui qui l’avait embrassé, c’était lui qui avait brisé cette barrière invisible qui se tenait entre eux. Elle ne savait pas ce que cela avait voulu dire pour lui, elle n’était pas restée assez longtemps pour le découvrir. Elle c’était torturé l’esprit à maintes reprises en ce demandant pourquoi il avait bien pu faire ça, après tout ils ce détestaient l’un et l’autre c’était évident comme le nez au milieu de la figure mais cela ne semblait pas clair pour lui, ou ni même pour son corps et son cœur qui en redemandait encore. Elle avait ressentit la même chose le soir de son anniversaire -de leur anniversaire - quand il l’avait attiré dehors et qu’il étaient restés tout les deux, elle avait eu l’impression que le monde autour n’existait plus, que plus rien ne comptait jusqu’à ce que la réalité les rattrapes. Les mots d’Holland continuaient de résonner dans sa tête, elle n’était pas idiote elle comprenait parfaitement ce qu’ils voulaient dire et la fièvre que cela provoquait chez elle n’avait annoncé rien de bon, elle était jalouse, elle était blessée. Elle pensa d’abord qu’il s’agissait de son égo, celui ci était assez haut parfois et ce dire que Miles en embrassait d’autre ne faisait pas de bien à son égo. Mais elle avait du se rendre à l’évidence, il s’agissait de toute autre chose. Aussi quelques semaines auparavant elle avait décidé de mettre fin à cette mascarade, elle en était sortit la tête haute, persuadée que c’était la meilleure des décisions et surtout que cela ne lui ferait absolument rien. Il s’agissait simplement de quelque chose de bizarre, mais pas de quoi que ce soit de sérieux, elle le détestait et ça s’arrêtait là. Mais aujourd’hui venait de nouveau changer la donne, est-ce que ça allait toujours être ainsi ? Le même manège opérait à chaque fois, le premier regard lui laissait des frissons dans toute l’échine et quelques perles de sueur dans le dos, son vente se nouait et après avoir échangé quelques civilités ils entraient généralement dans le vif du sujet. C’était toujours ainsi, ils ne manquaient pas de franchise tout les deux et cela pouvait créer des étincelles, ils étaient francs voir méchants, et quand l’un blessait l’autre en premier la riposte arrivait rapidement. Et puis ils ne savaient plus comment s’en sortir, partaient, se rattrapaient incapable d’accepter la distance qui allaient les séparaient, et ils se retrouvaient. Ils était idiots tout les deux, ils ce croyaient intelligents mais il n’en était rien en réalité, rien du tout. Ils étaient deux jeune arrogants complètement idiots. La situation dans cette ruelle venait de changer, elle riait ce qui n'était pas monnaie courante quand elle était avec lui, mais cette fois-ci la situation donnait matière a rire, il était sans voix et cela était il fallait bien l'avouer assez drôle a regarder « Avoue que ça ne t’a absolument pas dérangé que je crois que ton activité aussi prenante de cette nuit n’était en aucun cas dû à ton travail ! » Elle sourit toujours, il sait parfaitement que cela ne l'a pas dérangé puisqu'il en à fait de même. Cette façon qu'ils ont d'êtres à la fois similaires et différents est assez perturbante elle doit bien l'avouer. Il était vexé et cette moue sur son visage était adorable, oui oui, adorable. Cela lui donnait presque envie de le prendre dans ses bras et de l'embrasser, mais elle ne le ferait pas. « Et ne réutilise pas mes phrases à ton profit Gabe, tu l’as fait exprès pour … » Il faut bien l'avouer elle est assez fière d'elle sur ce coup là, la pression qu'elle ressentait n'est plus, elle a disparu au moment ou il à dit qu'il n'avait pas couché avec Sally et elle préférait ne pas penser à cela maintenant. Elle savait ce que cela signifiait, elle été jalouse voir même en colère de l'imaginer en colère et ce n'était pas un sentiment qu'elle avait le droit d'éprouver. Miles avait un égo à fleur de peau, et c'était de ce fait assez facile de jouer avec lui, elle savait ou appuyer et comment le rendre fou et cela lui plaisait. « Tu sais. » En effet elle savait pourquoi elle l'avait laissé sous entendre qu'elle avait été occupée par un homme toute la nuit, enfin elle savait qu'elle l'avait fait exprès, elle savait qu'elle avait voulu jouer sur le même tableau que lui, et elle ce cachait qu'elle l'avait fait en espérant qu'il serait jaloux. Elle perd un peu de son sourire, il avait été jaloux c'était évident, presque autant qu'elle l'avait été de Sally, et cela ne donnait rien de bon. Ils jouaient l'un et l'autre, pensant que tout leur jeu était innocent alors qu'en réalité il était en train de créer des dégâts qu'ils découvraient au fur et a mesure. « Et le pire c’est que ça marcherait presque » l'entendre dit ça lui donne des frissons dans le corps, comment ce mec peut-il avoir autant d'effet sur lui ? Pourquoi devrait-il être jaloux, il était odieux avec elle et l'avait toujours été, pourquoi cela avait-il changé ? C'était lui qui avait pris l'initiative de l'embrasser, et elle ne c'était pas battue, elle c'était laissé faire comme une idiote qu'elle est. A plusieurs reprises elle c'était demandé pourquoi il avait fait ça, mais jamais elle n'avait été capable de s'avouer que c'était surement parce qu'il était exactement dans la même position que la sienne : il était perdu. Perdu dans cet océan de sentiments contradictoires, peut être était-il autant attiré par elle qu'elle ne l'était par lui, peut être ce battait-il sans cesse pour ne pas penser à elle comme elle ce battait pour ne pas penser à lui. Jamais elle n'avait ressentit ça, c'était nouveau et inconnu pour elle et cela lui faisait peur. Rapidement les choses changèrent et la chaleur monta, elle ne pouvait pas résister si il se trouvait si près d'elle et il le savait, il ce jouait d'elle à nouveau. A croire que c'était constamment ainsi entre eux, qu'aucun autre mode de fonctionnement soit possible, passer de la haine à l'envie était une valse qu'ils connaissaient à la perfection. Il jouait avec elle pensant qu'il la tenait à sa mercis, avant qu'elle ne réplique à son tour. C'était un piège qui se refermait sur eux, car si elle était celle qui avait le dessus à présent ce n'était pas sans risque, elle ne savait plus vraiment ou donner de la tête et elle savait que c'était lui qui avait cet effet sur elle. Située à quelques centimètres de son visage elle pourrait céder à la tentation, elle pourrait à cet instant même attraper les lèvres charnues du républicain comme elle à eu envie dès l'instant ou elle avait croisé son regard, mais elle ne le devait pas et cela relevait du miracle qu'elle arrive à résister. Il ce mit à rire, une fois de plus elle lui piquait ses répliques, à croire que c'était devenu une de ses manières de contre attaquer. Quand il lui avait dit que rien ne marchait sur elle il savait que c'était faux, il suffisait d'écouter son souffle pour comprendre qu'il s'agissait de tout le contraire. Et il en était de même pour lui, elle savait qu'à chaque fois qu'elle posait un doigt sur la peau du jeune homme il voulait autant qu'elle briser la distance qui les séparaient, ils étaient tout les deux à bout de souffle dans un état presque second ce battant pour garder un peu d'esprit. Ils étaient foutus, dans le même bateau. Lorsqu'il attrape ses mains, le contact de leurs peaux l'électrise complètement et elle ne veux plus qu'il les lâches. « Si tu savais … » Ce simple murmure suffirait presque à laisser tomber les dernières limites qu'elle tente de garder en vie avec grande difficulté. Leurs corps sont si proches, leurs soufflent ne font plus qu'un. Il ne la regarde pas dans les yeux, et dans un sens c'est peut être pas plus mal comme ça car c'est évident qu'elle aurait fondu sur lui directement, un simple regard et tout était réduit à néant elle le savait. « Tu m’énerves Heather. » cette réflexion aurait pu la faire rire, d'un rire doux car c'était la même chose qu'elle ressentait pour lui. Mais c'est la panique qui fait place, il ce desserre d'elle doucement et ça elle n'est pas d'accord, il ne peux pas partir. Malgré ce léger sourire la fait craquer à nouveau, elle est chamboulée et ceci pour la première fois de sa vie. « Tu m’as toujours énervé. » Elle le regarde interdite, qu'est-ce qu'il fait ? Il la repousse totalement ou bien ? Elle le regarde faire un pas en arrière sous le choc, elle ne voulait pas qu'il s'écarte et si il n'est pas si loin que ça elle a l'impression qu'il est en train de créer un fossé entre eux. Alors quand les doigts de Miles viennent ce glisser à nouveau dans les siens cela la prend au dépourvu, elle le voit regarder si ils sont bien seuls dans cette rue et pendant un instant elle le sait elle ne respire plus. « Mais tu me rends fou. » Est-ce que vous vous souvenez le jour ou vos parents vous ont dit que vous alliez avoir ce vélo dont vous réviez ? Cette joie profonde, ce sentiment qu'il s'agit du meilleur moment de votre vie ? Heather en est à ce point là, elle cherche le regard du jeune homme pour être certaine qu'il ne se moque pas d'elle, et ce qu'elle y lit lui rend le coeur plus léger. Elle resserre sa main dans celle de Miles, tandis qu'il revient vers elle retrouvant immédiatement cette proximité qui lui avait manqué l'espace de quelques secondes, et elle ne perd pas les yeux du jeune homme car elle ne veux plus jamais les perdre. Tandis qu'il passe sa main dans le coup de la démocrate elle ce laisse faire, sentant l'emprise qu'il à sur lui par ce simple geste elle suit le mouvement presque sans le commander. Elle n'osera peut être jamais l'avouer, mais ses mots elle à plus d'une fois rêver de les entendre ne pensant pas qu'un jour ce serait possible. « Et si je te disais que j’en avais assez de ce jeu entre nous ? » Des mots, elle est incapable d'en prononcer, elle ne peux pas le quitter des yeux une seule seconde, elle est hypnotisée et transportée par ses paroles. Sa main libre quitte la fraîcheur du mur en brique se trouvant derrière elle pour retrouver la peau quelque peu rugueuse du jeune homme, elle sait qu'il est sérieux, elle sait qu'il ne ce joue pas d'elle, alors elle sait ce qu'elle doit faire. Elle abrége la distance qui les séparent, dans un mouvement aussi soudain qu'attendu elle rejoint le visage de Miles afin de déposer ses lèvres contre les siennes, et si jusqu'à présent leurs contacts étaient plus fougueux qu'autre chose cette fois-ci la douceur qui ce dégage de ce baiser semble irréel, et de courte durée. Rapidement elle passe ses deux mains dans les cou du jeune homme tandis que ses mains se posent sur ses hanches, elle ne manque pas d'air au contraire elle à l'impression qu'elle respire presque. Parce que cela semble normal finalement, parce que c'est là ou elle doit être, elle le sait maintenant. Quand elle se recule a contre-coeur, son front est toujours collé a celui du jeune homme, elle sourit avant de parler pour la première fois « Tu m'énerve aussi Miles. » cette réflexion la fait rire elle même, il semble plutôt évident à l'instant qu'il la rend folle aussi. Mais cette légèreté qu'elle éprouve n'est que de courte durée elle ouvre les yeux pour rencontrer ceux du jeune homme, elle dépose a nouveau un baiser sur ses lèvres et ce détache à nouveau, ce rendant compte qu'elle a presque sauté dans ses bras et ce retrouvant à présent plus petite que lui. « Je ne veux plus jouer à ça non plus, tu me rend folle, avec toi je perd mes moyens a chaque fois ... » Elle ferme les yeux un instant, prenant une grande inspiration. Ses mains reviennent vers elle lâchant Miles, elle le fait à contre coeur car dieux sait ce qu'elle voudrait faire avec lui à l'instant présent ... « Mais toi comme moi, nous savons que c'est impossible. » Et cela lui brise le coeur de parler ainsi. Malheureusement elle le connaît bien, c'est toujours assez bizarre de ce dire ça car au final ils ne ce sont pas beaucoup fréquentés pour ressentir de tel sentiments et comprendre l'autre ainsi. Mais elle n'est pas idiote il l'a vu faire avec Sally, elle sait qu'il y'a plus la dessous qu'il ne veux bien lui dire et elle refuse de faire partit de quelque chose comme ça. Mais au delas de Sally bien d'autres facteurs entrent en jeux non seulement leurs places respective dans la politique actuel, n'est-il pas censé être l'ennemi juré de la jeune femme ? « Ce jour là, à la réception tu m'a totalement rejetée, comme si j'étais une idiote qui ne comprenait rien. Mais je comprenais, et tu n'a pas cherché à savoir ça. Tu à pris ta décision tout seul, tu a décidé de sortir ta tête de l'eau sans penser au fait que tu allais me noyer. » Elle ne ce rend pas compte de la douleur qui perce dans ses paroles, si beaucoup de personnes avaient semble t-il oublié aujourd'hui ce qui c'était passé une dizaine d'années plus tôt, ce n'est pas son cas. Non seulement parce qu'a l'époque elle n'était qu'une adolescente et prendre ça dans la figure lui avait fait un mal de chien, mais ce n'était rien comparé a ce qui s'en était suivit. Elle avait été trainée dans la boue par les tabloïds, présentés comme la fille rejeté qui n'arriverait jamais à surmonter cela, on la connaissait plus pour cet histoire que pour ses aptitudes. Et quand Griffith l'avait prise à ses côtés elle avait du travailler dur pendant des années pour gagner le respect de ses collègues dans le milieu très fermé qu'était la politique. Aujourd'hui les choses avaient peut être changées, elle avait une place que beaucoup aurait aimé avoir, elle était respecté et son avis comptait beaucoup auprès de celui qu'elle considérait comme son maître. Mais cette souffrance, ce sentiment de rejet ne l'avait pas quitté en dépit des apparences, et il en était le responsable. Elle voulait ce perdre en lui, elle voulait tout lui donner parce que c'était l'effet qu'il faisait sur elle mais elle savait que pour toutes ses raisons c'était impossible. Elle soupire finalement passant une main dans ses cheveux, et le regarde à nouveau « Je sais, je sais pour Sally tu sais il faudrait être aveugle pour ne pas savoir. Je ne veux pas faire partit de ça, je ne veux pas avoir a me sentir rejetée à nouveau. » Pour la première fois depuis longtemps elle ouvrait son coeur complètement, c'était une chose qu'elle ne faisait jamais avec personne parce qu'elle savait que ça impliquait d'être blessée au plus profond. « Et puis il y'a ton père ... Tu est têtu, malgré tout ce que tu pourra dire je sais que tu ne voudra jamais lui donner raison. » Elle n'était pas une midinette, une fille qui aurait tout perdu sans faire attention au fait qu'elle soit blessé a la fin, car contrairement à la plupart des filles que Miles devait surement fréquenter, elle ne voulait pas être blessée à nouveau. Elle voulait pouvoir lui appartenir, car si elle n'arrivait pas à mettre de sentiments clairs et précis sur ce qu'ils étaient l'un et l'autre, il était évident qu'elle ne voulait pas être éloignée de lui mais à quel prix ?

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    HELLO FROM THE OTHER SIDE ≈
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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Mer 9 Juil - 22:08



“I wish you were in this room with me right now.
I wish I could put my arms around you.
I wish I could touch you.”

❋❋❋

Toute cette situation virait au grand n’importe quoi. Miles ignorait le jour où leur relation avait prit une telle tournure, dans de telles proportions. Ils se détestaient. S’étaient toujours détestés pour la simple et bonne raison que, pour Miles, tout ce qui avait trait à son père et ses décisions unilatérales sur sa personne lui donnait la nausée. Il n’avait pas sacrifié la totalité de ses relations familiales pour retomber dix ans plus tard dans cet engrenage. Mais pouvait-il s’en empêcher ? Là était la question. Et si au fond de lui, il avait déjà la réponse, il continuait à vouloir aller à l’encontre. Il ne savait plus ce qu’il faisait. Il faisait n’importe quoi, c’était certain. Il n’était vraiment plus maître de ses faits et gestes lorsqu’il s’agissait d’Heather. S’il s’était juré de ne jamais ô grand jamais se rapprocher de cette fille, il s’était montré irrémédiablement faible à la seconde où il l’avait revu. Elle lui faisait tourner la tête comme jamais une femme le lui avait faite tourner. C’était étrange, car finalement, ils ne se connaissaient pas plus que ça et pourtant Miles avait l’impression de l’avoir toujours connu, de la comprendre en permanence, d’être relié à elle. Peut-être était-ce dû à leur première rencontre, à cet énième événement mondain. Il l’avait vu, désespérant de devoir être présente, en ayant probablement préféré se trouver ailleurs. Il l’avait lu dans ses yeux et ils s’étaient retrouvés sur ce point. Il n’avait pu s’empêcher de se joindre à elle, pour la simple raison que certes, il ne détestait pas ce genre d’événement, mais à la longue, ceux-ci pouvaient être difficiles à supporter, surtout lorsque l’on se retrouve forcé et complètement seul. Alors quitte à être seuls séparément, Miles avait préféré être seuls à deux, avec Heather. La solitude disparue, il n’avait fait qu’apprécier sa compagnie. En rentrant, le soir-même, le jeune homme avait même glissé à Phoenix ô combien il avait apprécié cette soirée, alors qu’il rechignait pourtant à s’y rendre. Sa grande sœur avait immédiatement compris qu’Heather n’était pas étrangère à sa joie et c’est peut-être parce qu’elle avait vu la réaction de son frère face à la belle qu’elle avait tenté de le raisonner sur cette histoire de mariage. Parce qu’elle pensait qu’il pouvait être heureux avec elle. A cette pensée, Miles se sentit presque idiot d’en vouloir encore à Phoenix, qui avait toujours œuvré dans son intérêt. Il ferma quelques secondes les yeux, histoire de faire évacuer ce genre de pensée de son esprit. C’était un autre problème, problème qu’il ne pouvait régler pour le moment. Parce que, en effet, pour l’heure, il se trouvait bel et bien en face Heather Gabe et devant une situation encore plus délicate. Il savait qu’il risquait gros en agissant de la sorte avec elle, en jouant ce jeu dangereux qui n’allait pas tarder à lui brûler les ailes. Car, il le sentait, il le savait, il ne suffirait que d’un mince effort pour qu’il ne craque et ne lui avoue tout, lui confesse tout ce qu’il a toujours eu envie de lui dire et qu’il a gardé pour lui pendant toute ces années et dont ces derniers temps, commençait à foncièrement le ronger de l’intérieur. Toute cette situation était de sa faute. S’il ne l’avait pas embrassé ce jour là, alors ce débat où il avait probablement reçu la pire humiliation de sa vie par une novice de la politique, ils n’en seraient pas là. A croire qu’il avait aimé ça puisqu’il n’avait pu s’empêcher, dans cette loge de se jeter sur elle. Ce n’était cependant pas faute d’avoir résisté. Mais la faiblesse avait parlé et s’était emparée de lui à la seconde où il avait croisé son regard. Il n’était d’ordinaire pas faible, jamais. Il ne se laissait jamais marcher sur les pieds, était même parfois trop dure, trop froid, trop cinglant. Mais avec elle, tout était différent. Il se souciait de tout. Chacun de ses mots pesaient deux fois plus, chacun de ses gestes étaient assimilés et analysés et surtout, chacun de leur contact le faisait chavirer. Et s’il parvenait, tant bien que mal à garder la tête froide, feignant de ne rien ressentir, il avait de plus en plus de mal à le cacher. Aujourd’hui, cela se voyait clairement, il était au bord de la rupture. C’était idiot car en face, Heather était dans le même état. Ils étaient fous l’un de l’autre, mais s’évertuaient à se repousser continuellement. Oui ils étaient de sombres idiots. Pendant que certains cherchaient désespérément leur moitié, pensant ne jamais trouver la bonne personne ; eux s’étaient trouvés mais refusaient de se l’avouer. Ils le savaient tous deux, mais préféraient se crier dessus et se dire au combien ils se détestaient. Foutaises absurdes. C’est donc parce qu’ils se détestaient cordialement qu’ils s’évertuaient à rendre jaloux l’autre, bien sûre. Tout était paradoxale : leur relation, leur jalousie, leur haine, leur attirance. On dit souvent qu’entre la haine et l’amour, il n’y a qu’un pas qu’il est aisé de franchir. Heather et Miles illustraient à la perfection cette phrase. Miles venait d’être piqué au vif par le rire d’Heather, elle n’était pas peu fière de voir cette jalousie en lui émerger et s’exprimer sans la moindre ambiguïté. Il détestait la savoir avec un autre homme, quand bien même il savait que beaucoup devait la courtiser et qu’il n’était pas le seul homme dans sa vie. Il aurait aimé que ce soit le cas. Mais quand bien même il tente de garder la tête haute, il laisse apparaître un soulagement plus qu’évident lorsqu’elle lui affirme avoir passé la nuit à travailler. C’est fou ce qu’il ne parvenait à cacher ses émotions avec elle. Encore une fois, c’était étrange car ça ne lui ressemblait guère. Lui qui était du genre à ne jamais rien transparaitre, à toujours se montrer exécrable avec bon nombre de personne, à toujours garder la tête froide et sur les épaules. Il n’avait rien d’un homme faible devant une femme, quelle qu’elle soit. Il se fichait des femmes d’ailleurs. Il pouvait passer une soirée avec une parfaite inconnue et ne ressentir la moindre honte à écourter leur nuit d’ébats pour rentrer chez lui. Il se fichait de ce que pouvaient penser toutes ces femmes de lui. Oui, l’opinion des autres ne lui importait guère sur ce point. Mais étrangement, quand il s’agissait d’Heather et du regard qu’elle portait sur lui, les choses étaient différentes. Et sans vraiment s’y attendre lui même, Miles se montra un peu trop honnête avec la jeune femme. Il a abandonné ses dossiers, les déposant sur le rebord d’une fenêtre juste à côté d’eux. Il a besoin de ses deux mains. Ses mains qu’il laisse parcourir entre les doigts de la jeune femme, puis au creux de son cou, lui pressant avec douceur la nuque. Il n’y avait à ce moment, plus de jeu. Il avait laissé tombé toute barrière à la seconde où il lui avait avoué implicitement être jaloux de cet homme qui n’existait finalement pas. Il se laissait simplement guider par son instinct, oubliant toutes les contraintes, tout ce qu’il ne devait pas faire, toutes ses bonnes résolutions… Les choses s’empirèrent lorsque la jeune femme décida de se prendre au jeu et de se jouer de lui. Mais les barrières venaient d’être abattues et il ne parvenait plus à se battre contre ses propres sentiments. Il n’en pouvait plus. Il n’arrivait plus à résister, c’était trop dure, bien plus que ce qui les attendait probablement s’ils se laissaient aller. De toute manière, maintenant, c’était trop tard, le mal était fait, ils ne pouvaient plus reculer. Miles ne le souhaitait de tout manière guère. Bien au contraire. Il voulait avancer, et réduire conséquemment cet espace entre eux. Cependant, il tente une dernière fois de résister. Il fait un pas en arrière et lui rabâche qu’il ne la supporte pas, en sachant pertinemment que ce n’est pas vrai. Il jette des regards aux environs, il ne veut pas être vu parce que ce qu’il s’apprête à faire va à l’encontre de tous ses principes. Il oublie la raison. Il laisse suivre son cœur, comme il ne l’a finalement jamais fait. Il ne sait guère ce qui lui prend mais il revient vers elle et lui dit ces quelques mots qu’il sait lourd de sens. Il trouve immédiatement le regard d’Heather. Il ne sourit plus, il veut qu’elle sache ô combien il est sérieux dans ses propos. Il ne joue plus et ça, il souhaite qu’elle le sache. Le message semble être passé, elle resserre sa main dans la sienne. Il est fatigué de ce jeu entre eux, quand bien même il sait que cela courra à leur propre perte. Il finit même par le lui dire. Il ne s’est rarement montré aussi honnête avec elle. L’espace d’un instant elle ne répond pas, elle ne dit le moindre mot. Cela l’angoisse immédiatement. Et si finalement, elle ne partageait pas ce qu’il ressentait pour elle ? Mais alors qu’une boule au ventre commence à se former dans son estomac, il trouve rapidement réponse à sa question. En effet, sans qu’il ne s’y attende le moins du monde, elle vient trouver en guise de réponse, ses lèvres formant une douce caresse. Miles a l’impression de retrouver un plaisir d’autrefois, qu’il attendait depuis si longtemps. Et s’il s’exalte de retrouver le goût de ses lèvres, il ne peut s’empêcher de noter la différence dans leur baiser. Il n’a rien à voir avec ceux qu’ils ont échangé auparavant. Et s’il avait apprécié chacun d’eux, il chérit encore plus celui-ci. Il est doux, tendre, et remplis de sens. En une fraction de seconde, leur relation a conséquemment évolué sans qu’ils ne s’en rendent réellement compte. Elle se détache malheureusement trop rapidement. Il a l’impression que l’on vient de lui arracher une partie de lui. Le souffle court il semble perdu loin des lèvres de la jeune femme. La bouche entrouverte, il ne parvient tout de même à détacher son front de celui d’Heather. « Tu m'énerves aussi Miles. » Le jeune homme ne peut s’empêcher de sourire, car il sait qu’au fond, cette phrase n’a pas vraiment de sens, surtout après un baiser tel que celui qu’ils viennent d’échanger. Il se contente de sourire, sans le moindre mot, pour la première fois, il n’a pas saisi l’occasion d’exprimer l’une de ses moqueries douteuses dont lui seul a le secret. Il se contente de retrouver avec joie les lèvres de la jeune femme lorsque celle-ci s’approche à nouveau de lui. Mais encore une fois, le baiser est bien trop court. Il aimerait que ceux-ci durent une éternité, toujours. « Je ne veux plus jouer à ça non plus, tu me rends folle, avec toi je perd mes moyens à chaque fois ... ». Un mince sourire tente de percer aux coins de ses lèvres. Il ne peut s’empêcher de se réjouir qu’elle semble à nouveau sur la même longueur d’onde qu’il ne l’est. C’est exactement ce qu’il ressent lui aussi. Il passe une main, telle une caresse, le long de sa joue et vient remettre une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille. Il semble être apaisé là, auprès d’elle. Mais ce n’est que pour une courte durée puisque le visage de la jeune femme prend une toute autre expression. Elle prend une longue inspiration qui intrigue immédiatement Miles. Elle va tout gâcher, il le sent. Elle se sépare de lui et ses doutes se confirment. « Mais toi comme moi, nous savons que c'est impossible. » Il a aussitôt l’impression de recevoir une immense gifle dans la figure. Il reste stoïque face à elle, sans transparaitre aucune émotion, malgré toute la déception qu’il ressent à ce moment-ci. Il sait parfaitement que c’est elle qui a raison, qu’ils ne pourront probablement jamais être ensemble mais, l’espace d’un instant, il avait naïvement cru que ce moment pourrait durer une éternité sans que personne ne s’en soucis. Mais c’était bien ça le problème, les autres. Sally, son père, les républicains, les démocrates, et même les tabloïds avides de potins insignifiants. Tout jouait contre eux et contre un potentiel avenir. Il le savait, mais lorsqu’il se retrouvait seul avec elle, il oubliait tout ce qui se trouvait autour. Il baissa légèrement les yeux, affronter son regard était bien trop difficile à ce moment-ci. C’est alors qu’elle reprit la parole, afin d’achever totalement ce beau moment. « Ce jour là, à la réception tu m'as totalement rejeté, comme si j'étais une idiote qui ne comprenait rien. Mais je comprenais, et tu n'as pas cherché à savoir ça. Tu as pris ta décision tout seul, tu as décidé de sortir ta tête de l'eau sans penser au fait que tu allais me noyer. » Miles a souvent repensé à ce qu’il avait fait par le passé. Il a souvent pensé à ce qu’aurait été sa vie s’il avait suivit les indications de son père et s’était contenté d’obéir sagement. Et la peinture qu’il y voyait en y pensant ne lui plaisait guère. Certes il aurait été accompagné d’Heather, mais il aurait continué de suivre chacun des projets que son père avait pour lui, il ne serait jamais entré au parti républicain, ne serait jamais devenu ce qu’il est aujourd’hui. Il aurait été enfermé dans une prison dorée et il le savait, il ne l’aurait pas supporté. Il serait devenu fou. Cependant, s’il ne regrettait en aucun cas d’avoir mis fin à toute cette mascarade, il se sentait plus qu’idiot quant à la manière dont il s’y était prit. Il ferma les yeux quelques instants, s’humidifiant les lèvres. Et finalement, il laissa échapper un léger soupire, avant de relever les yeux vers Heather. « Écoute Heather je suis vraiment désolé pour ça. » Il ne s’était jamais réellement excusé auprès d’elle pour tout ce qu’il lui avait fait subir alors qu’elle n’avait pour ainsi dire rien à voir avec sa famille. Elle avait été celle qui avait tout pris dans la figure, celle qui avait dû encaisser toute la haine et le désaccord qui régnait dans cette famille sans même en faire partie. Il la fixait du regard, il voulait qu’elle comprenne ô combien il était sincère dans ce qu’il avançait. « Je me suis comporté comme un crétin je le sais, je regrette vraiment de t’avoir blessé ce jour là. » Ce n’était finalement pas voulu. Il n’avait pas réfléchi. Il l’avait terrassée sur place sans prendre le temps de s’arrêter pour l’aider. Il se fichait des autres, il ne voyait que sa relation conflictuelle avec son père. Il voulait que cela cesse, quitte à blesser bon nombre de personne sur son passage. Il soupira de nouveau avant d’avaler difficilement sa salive. Présenter des excuses n’était vraiment pas quelque chose de facile pour lui. « Je n’étais qu’un gosse, et mon père me rendait la vie impossible. J’ai peut-être suréagit mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour m’en sortir… » Il tentait de se justifier de son comportement tout en sachant que peu importe ce qu’il pourrait dire, il était en tord et que c’était aujourd’hui trop tard, le mal était fait. « Je n’ai pas pensé que tu pouvais ressentir la même chose sur le moment, je n’ai pas réfléchi… » Ca, Heather l’avait bien vu, il ne pouvait le nier. Il baissa à nouveau les yeux avant de reculer quelque peu, il avait besoin d’air au plus vite. « Et puis… » Ces pieds semblaient bien plus l’intéresser qu’Heather à ce moment précis. Il avait bien du mal à lui faire face. « J’aurais pu me marier avec toi, vraiment. » C’était la première fois que Miles avouait à quelqu’un avoir envisagé un avenir avec elle. Il ne l’avait jamais dit, pas même à Marilyn qui était pourtant sa meilleure amie. Il n’arrivait pas à en parler, pour la simple et bonne raison qu’il tentait de se convaincre lui-même qu’il ne ressentait et ne ressentirait jamais rien pour Heather. Ce qui était, hélas complètement faux. « A la seconde où je t’ai vu, j’ai senti quelque chose que je n’avais jamais ressenti. » Avouer toutes ces choses à Heather, de cette façon si honnête et calme ne ressemblait en rien aux échanges habituels des deux jeunes adultes. Bien au contraire, lorsqu’ils se balançaient leurs quatre vérités en face, celles-ci n’avaient rien à voir avec des confidences posées et adultes. Ils criaient et vociféraient ô combien ils se détestaient mais jamais ils ne parlaient calmement de ce qu’ils pouvait ressentir l’un et l’autre. Miles laissa passer quelques secondes de silence avant d’enfin lever les yeux vers elle. Faire des aveux étaient bien plus facile lorsqu’il ne lui faisait pas face mais, il était grand temps qu’il prenne enfin ses responsabilités. « Mais j’avais besoin de faire mes propres choix, alors j’ai fais ce que j’ai fais, mais sache que je regrette vraiment de t’avoir traiter de la sorte. » Il afficha un mince sourire de seulement quelques secondes, histoire de donner du poids à ses excuses, avant de finir. « Je n’ai aucun regret dans ma vie, ni d’avoir abandonné ma famille, ni même d’avoir rejoint le camp d’adverse de celui des Appleby depuis plusieurs générations. La seule chose que je regrette c’est t’avoir blessé ce jour là…» En réalité, un second regret venait se coupler à celui d’avoir heurté Heather, celui de n’avoir pu dire au revoir à sa mère comme il se doit. Oui, il regrettait d’avoir coupé totalement les ponds, de ne même pas se souvenir des derniers mots échangés avec sa propre mère avant qu’elle ne parte. Et il regrettait même ne pas avoir prit la parole à son enterrement simplement par fierté mal placée. Mais cette blessure qui restera probablement gravée à vie en lui, n’était guère quelque chose dont il avait envie de parler, ni à Heather, ni à personne. Il voulait le mettre dans un coin de sa tête et l’oublier à jamais. Miles baissa à nouveau les yeux à cette pensée et s’il croyait que ses excuses auraient du poids, il n’avait pas anticipé le fait qu’un énième sujet de discorde vienne se mettre entre eux. « Je sais, je sais pour Sally tu sais il faudrait être aveugle pour ne pas savoir. Je ne veux pas faire partie de ça, je ne veux pas avoir à me sentir rejetée à nouveau. » Devant la sincérité de son interlocutrice, Miles ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Il n’était pas sûr de bien comprendre ce qu’elle lui disait, où elle voulait en venir. Que savait-elle ? Qu’il tenait à elle ? Qu’il l’avait embrassé ? Ne venait-il pas de lui dire qu’il n’avait guère été plus loin avec elle ? Cependant, ceci n’avait pas l’air de lui suffire. En effet, la jeune femme lui reprochait clairement de jongler entre les deux sans le moindre scrupule. Mais ce qu’Heather devait à l’évidence ignorer, c’est que la seule raison pour laquelle Miles s’était rapproché de Sally, était parce qu’il ne pouvait pas l’avoir elle. « Tu sais, j’aime beaucoup Sally mais elle ne me fait pas même un dixième de l’effet que tu me fais. » lâcha-t-il simplement en haussant les épaules. Il n’était pas sûr que cette justification parviendrait à éradiquer cette conversation, qui si elle continuait de la sorte pourrait être dévastatrice. Parler de Sally et du fait qu’il joue, sans réellement le vouloir sur deux tableaux, n’allait clairement pas aller en sa faveur. « Et puis il y'a ton père ... Tu es têtu, malgré tout ce que tu pourras dire je sais que tu ne voudras jamais lui donner raison. » C’était finalement ça leur plus gros problème, son père. La relation qu’il entretenait avec son géniteur était bien trop compliquée pour être réglée aussi facilement. Il était hors de question pour lui d’abdiquer, d’avouer à son géniteur qu’il avait raison, depuis le début au sujet d’Heather. Il était clairement têtu et surtout borné. Il préférait tout perdre plutôt que de donner raison à son père. Car finalement, c’était le combat de sa vie et tout reposait en quelque sorte là-dessus. Le jeune homme secoua doucement la tête, les lèvres plissées. Il ne savait pas vraiment comment il devait réagir. Il savait que c’était elle qui avait raison mais … « Certes … » finit-il par souffler doucement regardant partout, sauf en direction d’Heather. Elle avait raison. Mais cela voulait-il dire que tout ceci devait s’arrêter ? Il ne le souhaitait pas. S’il n’était pas prêt à faire valoir l’opinion de son père en avouant qu’il pouvait avoir raison sur le sujet, il ne voulait pas pour autant couper les ponts avec Heather. Il savait que de toute manière, il n’y parviendrait pas. C’était trop difficile, voir inenvisageable pour lui. Il ne voulait pas la perdre. Il se sentait déjà affreusement mal lorsqu’elle quittait ses lèvres. Est-ce possible pour lui d’envisager de la perdre complètement ? D’abandonner ? Non. Le jeune homme prit une inspiration et fit quelques pas vers la jeune femme, réduisant le si peu d’écart qui était revenu entre eux. Il attrapa à nouveau sa nuque, faisant glisser son pouce le long de sa joue rosie. Et il plongea ses yeux dans les siens et immédiatement il s’y perdit. « Est-il vraiment obligé de le savoir ? » Car oui, finalement c’était pour cela aussi qu’il s’était battu, pour pouvoir faire ce qu’il souhaitait de sa vie, sans l’autorisation, sans l’aval de son père. Et surtout sans que tout le quartier soit au courant et ne le juge en permanence. Il voulait de la liberté, il voulait faire ce qu’il voulait quand bon lui semblait. Mais était-ce ce qu’Heather souhaitait ? Rien n’était moins sûr. « Est-ce que les gens sont obligés de savoir ce qu’il se passe entre nous finalement ? Est-ce que tout ceci ne nous regarderait pas juste nous, et personne d’autre ? » Cette question pouvait paraitre égoïste aux yeux de certains. En effet, Miles demandait implicitement à Heather de garder leur histoire cachée, de n’en parler à personne et surtout pas à son patron. Oui c’était ce qu’il voulait dire par là, mais finalement, ça n’était pas foncièrement égoïste. Il ne voulait pas s’être battue une bonne partie de sa vie en vain. Il ne voulait pas que son père obtienne gain de cause, mais il ne voulait pas se séparer d’Heather. Miles en demandait beaucoup trop, il en était conscient. « Je sais que ce genre de phrase pourrait te faire fuir mais, en dix ans, j’ai eu un nombre incalculable de relations, avec des filles totalement différentes les unes que les autres. Mais aucune n’est parvenue à me faire oublier ton visage. » Il marqua une pause, un léger sourire aux lèvres alors qu’il venait doucement trouver à l’aide de son pouce les lèvres de la jeune femme qu’il effleure légèrement. « Ton sourire. » Il ignore si ces mots auront du sens pour Heather, mais il n’a jamais été aussi sincère. « Je suis un crétin Heather, je n’aurais jamais dû laisser passer ma chance … Je sais que j’ai tout gâché maintenant. » Il avait fait bien trop d’erreur certes, mais il ne pouvait se résoudre à s’avouer vaincu, à lui rendre en quelque sorte sa liberté, quand bien même entre eux, les choses n’ont jamais pu être officielles. « Je sais que c’est trop tard. Mais j’en ai assez de me battre contre quelque chose qui me ronge littéralement de l’intérieur… » Il parle à voix basse, peut-être de peur que le monde entier puisse entendre qu’il a finalement un cœur et que celui-ci bat pour Heather depuis des années. Et quand bien même il a tenté de tout son être de se convaincre du contraire, il sait que c’est impossible et il sent qu’il est temps pour lui de se laisser aller à la véracité de ses sentiments…
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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Jeu 10 Juil - 17:32


    « he is madness, sanity. he is hell and paradise »

    On ne peux pas dire qu’Heather ai eu beaucoup de petits amis au court des dernières années, en réalité il à toujours s’agit d’histoire sans grand importance voir même sans lendemain. Après ce qui c’était passé avec Tristan elle n’avait pas voulu s’engager, et puis aucun des hommes qu’elle avait fréquenter ne pouvait comprendre son dévouement à son boulot lui demandant parfois de choisir, et ils n’étaient clairement pas assez importants pour qu’elle pense à lâcher un temps soit peu le boulot. Sa mère ce désolait de ne pas la voir prendre sa vie en main, et son père lui l’encourageait a aller plus loin dans ce qu’elle aimait.  Elle faisait partit de ce genre de femmes qui dans la vie n’a rien de plus important que son travail, elle est une passionnée voilà tout. En même temps cela ne l’intéressait pas de ce lancer dans une nouvelle relation, après tout celle qu’elle avait vécu avec Tristan était de longue haleine, elle avait du maintes fois se battre avec lui pour lui faire comprendre qu’elle ce fichait de leurs différences, qu’elle ce fichait qu’on ne le trouve pas assez bien pour lui, cela n’avait aucune importance à ses yeux mais lui n’arrivait pas a passer outre cela. Il passait son temps a flipper, chacune des soirées auxquels elle assistait il lui demandait de ne pas s’y rendre, et a chaque fois elle se lançait dans une guerre sans fin avec son père afin de pouvoir amener le jeune homme avec elle. L’annonce d’un mariage arrangé avait signé la fin de tout cela, elle était fatiguée de se battre avec le jeune homme et malgré la forte présence de sentiments elle ne voulait plus continuer ainsi. Cela lui avait brisé le cœur, elle avait pourtant était celle qui avait tout arrêté mais elle avait eu beaucoup de mal à s’en remettre, ajoutons à cela tout ce qui lui tombait sur la tête a cause de Miles. Elle aurait pu baisser les bras ce jour là, mais ça n’a jamais été son genre, alors elle a prit son courage et son initiative dans la main et a décidé que cela l’aiderais à devenir la meilleure dans le domaine qu’elle avait choisit. Alors oui le boulot était devenu sa seule et unique relation, les hommes passaient mais repartaient vite tandis qu’elle continuait à gravir les échelons, ce confortant dans l’idée qu’elle faisait le bon choix en sacrifiant tout le reste pour sa passion. Lily se moquait d’elle souvent, lorsqu’elles sortaient elle tentait de la mettre avec un tel ou un autre, sans que cela ne marche, et quand ça marchait, le lendemain tout était fini. Son patron lui avait lui aussi parlé de plusieurs partis intéressant, il tentait d’enjoliver la chose, de le passer secrètement peut être pensait-il réussir mais elle n’était pas dupe. Elle imaginait parfaitement sa mère faire appel à Griffith dans son désespoir et elle n’en revenait toujours pas qu’il l’ai fait, bien sûr cela faisait toujours mieux qu’elle soit amoureuse, voir fiancée ça aurait peut être mieux diffusé un message montrant qu’elle était parfaite sous tout points, mais à croire qu’elle ne l’était pas. Malgré tout Miles est toujours resté dans un coin de son esprit, elle a toujours pensé a lui et la plupart du temps c’était pour dire du mal de lui et s’appliquer à le haïr. Plus d’une fois alors qu’elle était assise sur son canapé un verre de vin rouge à la main, elle ne pouvait s’empêcher de repasser dans sa tête le moment ou il c’était énervé tout seul, clamant qu’il ne pouvait pas l’épouser. Si elle avait cru au fonctionnement miraculeux des poupées vaudous elle en aurait déjà une à son effigie depuis bien longtemps ! Elle le détestait de tout son être et de toute son âme, sa sœur en était témoin, plus d’une fois elle lui avait rabâché les oreilles sur lui, et elle se renseignait en secret sur tout ce qu’il faisait, c’était officiellement pour Monsieur Appleby qu’elle faisait ça, histoire de pouvoir gérer le plus rapidement possible les conneries qu’il pouvait bien faire. Comme par exemple lorsqu’il avait décidé de changer de partit, du jour au lendemain … Ou encore lorsqu’il n’était pas venu à l’enterrement de sa mère, elle avait du trouver une excuse bidon mais qui tienne la route pour justifier son absence et ne pas le faire passer pour un fils ingrat. Car malgré tout son père faisait toujours en sortes que l’on ne dénigre pas totalement son fils, et elle était souvent celle qui devait redorer l’image de l’enfant diable qui avait osé tourner le dos à sa famille. Malgré tout leurs chemins étaient liés, c’était idiot de voir à quel point malgré leurs différends et leurs caractères explosifs il ne ce passait pas un jour sans qu’on ne lui parle de lui, ou qu’elle ne pense à lui et les choses c’étaient empirées ses derniers jours. Plus d’une fois Lily lui avait demandé si elle allait bien, et plus d’une fois elle avait éludé la question avec une rapidité qui ne laissait pas place à la discussion. Il la hantait, littéralement, elle le savait ils étaient tout les deux en ce moment même en train de travailler sur le même dossier, ils étaient les deux partis prêts à entrer en guerre verbale. Alors pourquoi diable ce sentait-elle attiré vers lui ainsi ? Les choses étaient en train de prendre une tournure différente, techniquement ils ce connaissaient depuis dix ans maintenant, mais n’avaient passé ensembles que peu de temps. Ils n’étaient pas amis, et selon ses parents ils avaient joués plusieurs fois enfants mais ne c’était plus vu par la suite, notamment lorsque sa sœur aînée avait été enlevée. Le fait est qu’elle ne ce souvenait pas même de cela, aucun souvenirs, zéro. Alors comment diable pouvait-elle avoir l’impression de le connaître à ce point ? Etrangement elle ce sentait plus à l’aise quand elle était à ses côtés qu’elle ne voulait bien l’avouer, elle ce sentait différente quand il posait ses yeux sur elle cherchant parfois son regard, elle aimait tout ça. Dans cette ruelle, comme seuls au monde au petit matin leur histoire est en train de prendre un nouveau virage. Elle le sait, ils s’avouent bien trop de choses, franchissent des limites qu’ils ne c’étaient jamais permis de franchir auparavant. Lui avouer à quel point il l’avait blessé et lui avait fait du mal était révéler une de ses faiblesses, ce qu’Heather ne faisait jamais. Elle était toujours bien attentive à ne rien laisser passer, parce que cela pouvait être utilisé bien trop facilement par d’autres pour la mettre dans la boue. Et voilà qu’elle était là, a jouer la carte de la sincérité avec lui, confier la souffrance qu’elle avait connu. Bien sûr elle le savait, il y’avait des souffrances bien plus graves, mais cela ne pouvait pas empêcher ce qu’il avait fait. Si l’embrasser semblait irréel auparavant, lorsqu’elle pose ses lèvres sur celles du jeune homme elle trouverait presque ça normal, comme si elle n’avait nulle autre place ou être qu’à celle-ci. Elle sait que c’est impossible, elle sait que c’est voué à l’échec et elle le lui dit, car si elle est tout aussi fatiguée que lui par ce jeu qu’ils engagent sans cesse, elle reste cependant réaliste. Trop de choses les séparent, trop de facteurs jouent contre eux. Elle aurait pu rester comme ils avaient été pendant quelques secondes, dans un autre monde, et des plus agréables qui plus est, mais elle ne voulait pas ce bercer d’illusions. Elle ne savait ce qu’il voulait vraiment, si il pariait sur l’avenir ou non, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas voir d’avenir. Comment l’aurait-elle pu ? Elle avait comprit son comportement dix ans auparavant, diable elle aurait été prête a l’aider, mais cela ne changeait rien au fait que cela avait changé sa vie. Elle revoyait le moment ou il c’était emporté contre elle, restée seule dans le couloir elle l’avait regardé partir sous le choc. Il avait sauvé sa peau, il avait eu le courage de s’élever contre son père et c’était admirable, mais il l’avait ratatinée au passage. Elle à les yeux embués, elle sait qu’elle ne vas pas pleurer mais il est difficiles pour elle d’oublier les larmes qu’elle a verser alors, il ferme les yeux peut être n’est-il pas capable d’affronter son regard. Il baisse les yeux vers elle après avoir pousser un soupir, un soupir qui aurait pu lui briser le cœur.
    « Écoute Heather je suis vraiment désolé pour ça. » Sur le moment elle ne sait pas vraiment si elle doit le croire ou non, elle a tellement toujours voulu entendre cette phrase que cela semble impossible à croire. Si elle avait été d’une bonne volonté pendant toute ses années elle aurait pu comprendre, après tout ils n’étaient encore que des enfants à l’époque, ils ne comprenaient pas l’enjeu des choses qui étaient en train de ce dérouler. Mais elle avait été de mauvaise fois pendant toute ses années, ne cherchant pas du tout à l’excuser mais plutôt a l’incriminer. Elle n’arrive pas à le regarder en face, elle n’y arrive vraiment pas. « Je me suis comporté comme un crétin je le sais, je regrette vraiment de t’avoir blessé ce jour là. » et quand finalement elle s’autorise à le regarder elle comprend. Elle comprend qu’il est sincère, après tout elle sait qu’il n’est pas du genre a s’excuser mais plutôt a continuer de dire que ce qu’il fait est bien, qu’il n’a pas tort jamais, et si cela arrive, il campe ses positions. Être désolé n’existe pas dans son langage et elle ne l’a jamais entendu dire de tels mots jusqu’à présent. Elle le voit faire, cela lui demande des efforts considérables. « Je n’étais qu’un gosse, et mon père me rendait la vie impossible. J’ai peut-être suréagit mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour m’en sortir… »  Elle connaissait Griffith Appleby, elle l’avait idolâtrer une grande partie de sa vie et si aujourd’hui elle était son employée, elle avait l’impression de parfois être un peu plus que ça. Pesant surement dans la balance le fait qu’elle soit la fille de son meilleur ami, mais c’était cette position et cette relation qui faisait qu’elle ne comprenait pas le point de vue de Miles. Elle ne comprenait pas comment les choses avaient pu virer au drame de cette façon, et n’était de toute évidence pas en mesure de s’en mêler. Cependant elle n’avait pas une seule fois blâmer le procureur des USA, non car les décisions c’était Miles qui les avaient prise et personne d’autre. « Je n’ai pas pensé que tu pouvais ressentir la même chose sur le moment, je n’ai pas réfléchi… » la détresse qu’elle semble entendre dans sa voix la touche en plein cœur, elle le sait maintenant il ne voulait pas la blesser, vraiment pas. Il c’était laissé emporté sans imaginer les conséquences direct que cela aurait pu avoir sur elle. Dans un sens elle le comprend, si elle c’était retrouvé dans une situation similaire, elle aurait peut être agit de cette façon, blessant des personnes sur son passage. Elle le voit baisser les yeux et reculer à nouveau, elle tend sa main pour attraper celle du jeune homme et s’arrête en chemin, coupée par ses mots « Et puis… » Il ne regarde plus que ses pieds, comme gêné de ce qu’il s’apprête à lui dire et elle ne comprends pas ou il veux en venir. « J’aurais pu me marier avec toi, vraiment. » Et en l’espace d’une seconde la surprise ce peint sur le visage de la jeune démocrate. Vient-il d’affirmer qu’il aurait pu ce marier avec elle ? Elle n’avait pas écarté cette possibilité, elle c’était imaginé comment auraient étés les choses si ils c’étaient mariés, et elle avait eu la surprise pendant les premières visions imaginaires de voir qu’ils auraient été heureux. Finalement elle comprend, ils sont sur la même longueur d’onde. Car a l’instant ou elle avait comprit que les choses étaient en train de changer elle n’avait pu s’empêcher de se projeter dans le futur, d’envisager un avenir avec lui et il l’avait fait lui aussi, auparavant. Elle ne sait pas quoi lui dire, le cœur partagé entre la joie d’entendre ses mots et la douleur de savoir que l’un comme l’autre avait souffert pendant tout ce temps. Elle ramène ses mains vers elle les passants sur son visage, la fatigue semble l’avoir frappée d’un coup, elle regrette vraiment de ne pas avoir pris son café. Tout s’embrouille dans sa tête et elle sait qu’elle n’a définitivement pas la force de résister à quoi que ce soit, elle sait qu’ils ne seront peut être jamais aussi sincères l’un envers l’autre. « A la seconde où je t’ai vu, j’ai senti quelque chose que je n’avais jamais ressenti.. » Elle ne peux plus le lâcher des yeux, elle sait qu’une larme est surement en train de couler le long de sa joue mais elle s’en fiche. Ils ne ce sont jamais parlés de cette façon, en général leurs dialogues étaient ponctués de cris et si ils avaient pu ils ce seraient peut être frappés, à l’exception d’une fois. La fois ou ils c’étaient rencontrés, lorsqu’elle avait posé ses yeux sur lui elle c’état sentie attirée vers lui. A l’époque elle n’était pas seule, elle était venue accompagnée de sa sœur et lui avait promis de la rejoindre mais une fois qu’il c’était retrouvé à ses côtés plus rien n’avait compté. Personne ne lui a jamais ouvert son cœur de cette façon, et jamais elle ne c’est ouverte à qui que ce soit. Dans leur milieu on apprend toujours a jouer sur les apparences, jamais sur la sincérité. Quand il lève ses yeux et rencontre son regard elle ne sait plus ou ce mettre, elle mord ses lèvres prête à prendre la parole avant de ce faire devancé a nouveau « Mais j’avais besoin de faire mes propres choix, alors j’ai fais ce que j’ai fais, mais sache que je regrette vraiment de t’avoir traiter de la sorte... » Elle lui renvoi son sourire, à cet instant elle voudrait pouvoir ce réfugier dans ses bras. C’est une chose qu’ils n’ont jamais faites, ils ce sont embrassé avec fougue, envie et passion, ils ce sont traités de tout les noms, ce sont haïts mais jamais il ne l’a prise dans ses bras et à cet instant un manque ce fait sentir. Elle voudrait pouvoir le prendre dans ses bras lui dire qu’elle comprends, qu’elle ne lui en tient plus pour compte mais les choses ne sont jamais bien simples. « Je n’ai aucun regret dans ma vie, ni d’avoir abandonné ma famille, ni même d’avoir rejoint le camp d’adverse de celui des Appleby depuis plusieurs générations. La seule chose que je regrette c’est t’avoir blessé ce jour là… » La faiblesse c’est quoi ? Heather n’avait que très peu connu les effets de la faiblesse, elle a toujours été forte dans toute les situations, et quand elle a craqué jamais personne ne l’a vu faire. Non il a toujours été hors de question qu’on la perce a jour, sans sa carapace elle n’était rien elle le savait. Pourtant à cette instant tandis qu’elle lâche le mur qui l’aidait à se maintenir debout jusqu’à présent, elle laisse place à la faiblesse. Elle avance de quelques pas réduisant la distance qu’il avait mis entre eux. « Je comprends. » murmure t-elle, et sans y être invitée elle glisse ses bras autour du jeune homme avant de déposer sa tête sur sa poitrine. Elle attend une seconde qu’il réagisse mais étrangement elle n’a pas peur de sa réaction. Toujours dans ses bras elle continue de parler calmement, tentant de calmer ses sentiments et rester totalement en maitrise d’elle même « Je n’ai peut être pas la même relation avec mes parents, mais je comprends. Je ne voulais pas qu’on me dicte ma vie, je ne voulais pas qu’on me dise qui épouser. »  Finalement c’est peut être plus simple de rester ici, dans ses bras, elle n’a pas a avoir la peur d’affronter son regard. Elle l’avait trouvé extrêmement courageux de lui révéler ce qu’il avait sur le cœur en gardant sa contenance, elle n’était pas sur d’en être capable à son tour. « Je pensais qu’on aurait pu se liguer contre eux, ensembles. » elle a baissé la voix sur ce mot, au fond elle lui en voulait d’avoir quitter le front de bataille. Elle avait comprit qu’ils auraient été forts à deux à l’instant ou elle avait comprit qu’on parlait de mariage arrangé. Elle ferme les yeux en soupirant, au final ils avaient étés idiots tout les deux. On pouvait dire qu’ils n’étaient encore que des enfants pour comprendre ce qui c’était vraiment passer, mais aujourd’hui avec le recul elle ce rendait compte du gâchis que ça avait été. « Je t’ai mentit quand j’ai dis que je ne voulais pas t’épouser, enfin je n’aurais pas voulu t’épouser dans ses conditions là. » D’un œil extérieur toute cette scène semblait incroyable, comme tirée d’un autre monde. Etait-ce vraiment eux ? Heather Gabe et Miles Appleby, connus de tous pour ce crêper le chignon comme des chiffonnières, pour semer la zizanie sur leur passage. Toujours sur le ton de la confidence elle continue « J’avais un petit ami, mais t’es apparu dans ma vie et ça a tout changé. » Elle avait juste était trop têtue pour voir que c’était lui qui avait changé la donne. Elle aurait pu rester ainsi pendant des heures mais ils n’en avaient pas autant devant eux, et ils étaient loin d’en avoir finit. Elle ce sentit obligée de ramener Sally sur le tapis, c’était impossible de ne pas en parler. Quitter ses bras et son étreinte relevait presque de l’impossible mais elle n’avait pas d’autres choix elle le savait. Il fronce directement les sourcils quand elle lui dit la vérité, elle sait pour Sally. En soit elle ne sait pas beaucoup de choses sur la relation qui les unis autre que professionnelle, mais elle les a vu agir ensembles et a directement capté le regard que la jeune femme lançait à Miles. Elle avait automatiquement ressentit de la jalousie, et même une envie imperceptible d’étrangler la jolie blonde qu’elle ne connaissait pourtant ni d’Adam ni d’Eve ! Holland avait été claire il jouait sur les deux tableaux et il n’avait pas été bien compliqué de comprendre qu’elle parlait de Sally. D’ailleurs la petite sœur de Miles était sa principale source d’information, elle ne le faisait surement pas en connaissance de cause d’ailleurs mais Heather restait toujours attentive à tout ce que la cadette pouvait dire qui avait un rapport de près ou de loin avec son frère. « Tu sais, j’aime beaucoup Sally mais elle ne me fait pas même un dixième de l’effet que tu me fais » Cette affirmation la calme et soulage, malgré tout elle sait que ce n’est pas tout. Seulement qui est-elle pour lui dire que Sally ne doit pas avoir le même point de vue que lui ? Jamais elle n’a été comme ça aussi jalouse, aussi effrayée. Elle ne comprend pas dans quoi ils sont mais elle sait qu’ils y sont jusqu’au cou ! Elle sourit malgré elle d’un sourire satisfait. Elle c’était apprêté à lui dire qu’il avait un choix en faire entre elle deux, qu’il ne pouvait pas continuer à jouer de cette façon mais dans un sens elle savait qu’il avait bien comprit. Et il avait clairement répondu à cette question silencieuse, et une fois de plus elle ne comprenait pas comment il était possible qu’ils se comprennent autant. N’ayant plus le mauvais souvenir de la réception, ni même Sally en travers de leur chemin semé d’embuche il restait pourtant un problème de taille. Son père. Elle savait parfaitement pourquoi il avait fait tout ce qu’il avait fait, et le comprenait mieux maintenant qu’il lui avait expliqué ses agissements. Et peu importait les sentiments qu’elle avait à son égard, peu importait le reste car le plus gros obstacle était encore là. Elle était le bras droit de Griffith, depuis des années elle l’avait considéré comme un second père parfois, plus d’une fois il avait eu à son égard un comportement affectif qui lui avait fait du bien dans les moments difficiles, ils étaient tout deux des alliés de taille qui réussissaient plutôt bien. Et de l’autre côté il y’avait Miles, qui avait tourné le dos à son père pour jouir de liberté qu’il n’avait pas auparavant, et qui refusait par quelques moyens d’avoir affaire à lui. La situation qui se présentait à eux aujourd’hui était clairement mal venue. Elle lui fit comprends qu’elle savait qu’accepter une quelconque relation ensembles venait à montrer à Griffith qu’il avait raison et si cela ne lui posait pas de problèmes, il en serait autrement pour Miles. Et il était têtu, presque aussi têtue qu’elle ne pouvait l’être, pourtant cette fois-ci elle comprenait et ne voulait pas qu’il change ses convictions. S’éloigner de la pression familiale pesant sur les Appleby semblait lui avoir fait un bien fou, il aurait fallut être aveugle ou ignorante pour ne pas le remarquer et elle ne voulait pas qu’il change quoi que ce soit. « Certes … » répond t-il simplement dans un souffle en prenant soin de ne pas la regarder. Qui était-elle pour lui balancer tout ça à la figure ? Il était celui qui avait fait le premier pas qui lui avait dit ce qu’il avait sur le cœur, prêt à passer à une autre étape mais elle continuait de lui lancer dans la figure ce qui n’allait pas le faire. « Je ne veux pas que tu lui donne raison. Tu t’es trop battu pour ce que tu à aujourd’hui, pour qui tu est … »  Et elle savait ce que ça allait impliquer, elle savait que cela voudrait dire qu’elle devrait taire tout ce qui venait de ce passer, retourner dans un monde ou l’un et l’autre devraient s’ignorer, tout laisser tomber. Et ce n’était pas ce qu’elle voulait non plus. Pourtant son choix était fait, elle ne voulait pas que Miles renonce à quoi que ce soit, alors ce serait à elle de le faire. Clairement elle voyait déjà ce qu’allait être le reste de sa journée : larmes et vodka. Un programme merveilleux … Au final elle ce fichait bien qu’il soit têtu, parfois imbu de sa personne, qu’il veuille toujours avoir le dernier mot, qu’il la nargue sans arrêt, qu’il soit républicain, qu’il lui fasse tourner la tête, elle acceptait tout cela volontiers mais elle n’acceptait pas qu’il change ses convictions. Ce n’était pas la meilleure des solutions mais c’était la seule qu’elle avait sous la main. Il ne lui était pas difficile de voir à quel point ce serait difficile, il n’y avait qu’a voir comment elle avait éré comme un zombie ses dernières semaines et combien elle c’était sentit revivre à ses côtés, combien ils avaient pu êtres francs l’un envers l’autre. Elle ne voulait pas qu’il parte, elle ne voulait pas le quitter, plus jamais d’ailleurs. Mais c’était une autre option qui ce dessinait devant eux, et aucun autre choix n’était possible. En face d’elle Miles semble confronter aux mêmes problèmes, et semble les éluder plus rapidement puisqu’il s’avance d’elle réduisant considérablement le moindre espace qui aurait pu les séparer, et elle sent son cœur battre plus vite encore. Il attrape sa nuque de nouveau et ce contact aussi soudain qu’apprécié la fait frissonner de toute part, il effleure ses cheveux et elle ne peut s’empêcher de sourire sous ses tendresses. Ses yeux verts rencontre immédiatement ceux du jeune homme, et ils semblent déterminés. « Est-il vraiment obligé de le savoir ? » Un hoquet de surprise échappe à l’aînée des Gabe.  Elle le regarde interdite soutenant son regard pour tenter d’y voir à travers « Qu’est tu en train de dire ? » Elle a comprit, elle a très bien comprit ce qu’il sous entend. Mais elle veux être certaine de ne pas avoir mal interprété ses paroles sous le coup de la surprise. « Est-ce que les gens sont obligés de savoir ce qu’il se passe entre nous finalement ? Est-ce que tout ceci ne nous regarderait pas juste nous, et personne d’autre ? » Non personne n’était obligé de savoir, cela ne regardait qu’eux, personne d’autre. Elle humidifie ses lèvres pas certaines de savoir quoi penser, et pourtant elle sent l’adrénaline monter en elle  « Tu est fou Miles, comment on- » elle s’arrête au milieu de sa phrase car elle vient de comprendre, c’était une idée merveilleuse. Elle c’était résigné faiblement a le laisser lui échapper, elle n’en avait pas envie loin de là et il en était venu à une autre conclusion. Elle attrape le visage du jeune homme dans ses mains, caressant avec délicatesse sa joue avec son pouce. « Je sais que ce genre de phrase pourrait te faire fuir mais, en dix ans, j’ai eu un nombre incalculable de relations, avec des filles totalement différentes les unes que les autres. Mais aucune n’est parvenue à me faire oublier ton visage » Elle sourit a la fois émerveillée par cet homme qui ce tient devant elle, a la fois réjouie de ce rendre compte qu’elle ne va pas le perdre, pas maintenant. Il passe son doigt sur ses lèvres et elle ferme les yeux à ce contact « Ton sourire. » Elle se met à sourire de plus belle, « Je suis un crétin Heather, je n’aurais jamais dû laisser passer ma chance … Je sais que j’ai tout gâché maintenant. » Elle colle son front à celui du jeune homme avec tendresse, en continuant de sourire mais elle secoue la tête « On est deux dans l’histoire » Elle était aussi responsable de tout cela qu’il ne l’avait été, trop têtu pour s’avouer à elle même qu’il avait plus d’importance qu’elle ne voulait bien le dire. Elle ne voulait pas le voir s’éloigner à nouveau, elle ne voulait pas qu’il parte, ce n’était même pas envisageable. « Je sais que c’est trop tard. Mais j’en ai assez de me battre contre quelque chose qui me ronge littéralement de l’intérieur… » Elle ne le laisse pas continuer, déposant ses lèvres contre celle du jeune homme elle murmure finalement « Chut. » Elle dépose un baiser contre sa joue « C’est le bon moment. » Des risques elle n’en prend jamais, elle calcul toujours tout, ne laissant pas de place aux incertitudes. Mais à ce moment précis elle n’en à rien à faire, elle ce fiche des risques, elle ce fiche de tout. Car depuis trop longtemps maintenant il lui manque quelque chose, et elle sait maintenant qu’elle vient de le retrouver. « Je serais jalouse tu sais, je serais surement une plaie, on criera surement beaucoup … » Et l’inverse était tout aussi vrai, ça ne promettait pas d’être facile mais elle était prête à prendre le risque. Elle glisse ses lèvres vers les oreilles du jeune homme avant de chuchoter « Embrase moi Miles Appleby … »




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    HELLO FROM THE OTHER SIDE ≈
    You close your eyes to the chaos around you as you crash into the stone cold wall of your own personal hell, and you ask yourself, ‘Why am I not the only one who has to suffer?' ~ i know i'll lose you 
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MessageSujet: Re: i'm afraid cause i know i can't fight forever ~ w/gabe.   Ven 11 Juil - 13:39



“I wish you were in this room with me right now.
I wish I could put my arms around you.
I wish I could touch you.”

❋❋❋

C’était fou, complètement fou ce qui était actuellement en train de se passer dans cette petite ruelle peu fréquentée du Capitol Hill. Si l’on avait affirmé qu’une telle chose aurait lieu ici, à ce moment précis et dans ces conditions, quelques jours auparavant à Miles, il vous aurait probablement ris au nez, clamant haut et fort que jamais ô grand jamais il se montrerait aussi faible devant une femme, jamais il n’abaisserait sa garde, jamais il laisserait parler son cœur, abandonnant toute notion de raison. Et encore moins pour Heather Gabe. Mais alors, que lui arrivait-il ? Qu’était-il en train de faire ? Était-il vraiment conscient de ce que cela allait engendrer ? Non, vraiment pas. Tout ce qui les entourait semblait tellement loin, tellement flou, comme si Heather et lui ne faisait qu’un, seuls contre tous, seuls contre le monde entier. Il avait l’impression d’être dans une bulle de sentiment qui prenait son envol oubliant les tracas du quotidien, leurs responsabilités respectives, leurs contraintes … Tout semblait alors beaucoup plus accessible, beaucoup plus simple et atteignable. Si l’on omettait le fait qu’ils appartenaient tous deux, aux deux partis radicalement opposés de la politique américaine, qu’elle était le bras droit de son père qu’il haïssait plus que tout, qu’elle était jadis sa promise choisie par son père, qu’il avait abandonné quelques années auparavant comme une moins que rien, parce qu’il refusait de se laisser guider par son père, qu’il avait flirté en même temps qu’avec elle, avec Sally son assistante ; oui, si l’on omettait tous ces éléments pour le moins contraignants, tout pourrait être simple entre Heather et Miles. Car oui, ce n’était pas l’attirance et les sentiments qui manquaient entre eux. C’était d’ailleurs étrange de voir à quel point ils pouvaient être attachés l’un à l’autre. Et s’ils avaient mis un point d’honneur pendant ces dix dernières années à se détester, ce n’était qu’une façon de mieux s’aimer. Car oui, au fond d’eux, ils savaient. Ils savaient pertinemment que, quand bien même ils ne s’étaient mariés ensemble pour des raisons extérieures, ils n’en étaient pas moins irrémédiablement attirés l’un par l’autre. Beaucoup vous diront qu’ils sont fait l’un pour l’autre. C’est ce que répétait souvent Holland d’ailleurs, car elle était celle qui connaissait le mieux Miles, celle qui arrivait à lire en lui comme dans un livre ouvert. Elle avait observé ses réactions en présence d’Heather, elle avait même assisté à certains de leur échange, elle savait, elle savait qu’il se tramait quelque chose entre eux. Et même si Miles lui répétait sans cesse qu’il détestait Heather, qu’elle l’insupportait et qu’elle n’était clairement pas son style de fille, elle savait qu’il mentait. Si Miles était un très bon menteur aux yeux de bon nombre de journalistes et politiciens, il en était un piètre pour Holland. Elle connaissait bien trop son frère pour savoir qu’il était rongé par les remords et par les sentiments interdits qu’il ressentait depuis près de dix ans pour Heather. Et c’est bien connu, quand on désire très fort quelque chose qui ne vient jamais, cela attise encore plus notre volonté à l’atteindre. Du moins c’est ce qu’il s’était passé dans la tête de Miles depuis ces dernières années. Et ceci n’avait fait que s’accentuer lorsqu’il l’avait revu à cette cérémonie, puis à ce débat. Il se souvenait de leur premier baiser comme si c’était hier. Si vous lui posez la question, il haussera probablement les épaules, affirmant que c’était un baiser pas trop mal, satisfaisant. Mais en réalité, il s’était à ce moment précis sentit revivre au contact de ses lèvres. Comme si durant près de dix années, il était mort de l’intérieur, comme si on lui avait volé son cœur et qu’on l’avait enfermé dans une boîte pendant toute ces années et qu’à travers ce baiser, Heather lui avait rendu cette partie de lui, cette faculté d’aimer à nouveau … Miles n’était pas romantique, pas le moins du monde. C’était pour lui une perte de temps. Mais étrangement, lorsqu’il s’imaginait aux côtés d’Heather, il se voyait dans les bras l’un de l’autre, étendu devant une vue spectaculaire au sommet d’une falaise, il s’imaginait faire un discours devant un public, une salle bondée en remerciant tout ce qui l’avait soutenu et ô combien il n’aurait pu en arriver où il en est aujourd’hui sans Heather à ses côtés. Oui dans ses rêves les plus fous, il devenait président des États-Unis d’Amérique où il travaillerait main dans la main avec la première dame, accessoirement secrétaire générale –dans ses rêves les plus fous il avait tendance à omettre le fait qu’elle était démocrate… Miles rêvait parfois un peu trop. Il voulait croire que tout était possible. Il voulait croire que ses rêves pouvaient se réaliser. Seulement ceux-ci portaient bien leur nom. Ils n’étaient que des rêves et en resteraient probablement à ce stade ci… Car Miles oubliait bon nombre de facteur, notamment son père. Une fois encore, c’était leur plus gros problème. Alors, après tout ce qu’il avait fait pour que l’influence de Griffith Appleby cesse de peser constamment sur lui, voilà qu’il venait encore mettre indirectement son grain de sel dans sa vie. Ce n’était pas possible, ce n’était pas croyable. Comment pouvait-il constamment être derrière son dos alors qu’il avait rompu tout lien avec lui ? C’était une question à laquelle Miles ne pouvait répondre, ne voulait répondre et tentait d’oublier par tous les moyens. Il préférait mettre son père dans un coin de sa tête et ne pas y penser. Il ne voulait pas, il voulait simplement profiter du moment présent et oublier tout ce qui l’entourait. Il voulait être avec Heather. Voilà qui était dit. Il avait rencontré tellement de femme dans sa vie, toutes plus belles les unes que les autres. Certaines étaient même républicaines (la plupart d’ailleurs puisqu’il se refusait de coucher avec une démocrate- un brin psychorigide certes). Parfois, elles étaient intéressantes, originales et dans d’autres circonstances il aurait très bien pu se projeter avec elles. Mais aucune d’entre elles n’étaient Heather. Aucune ne lui arrivait ne serait-ce qu’à la cheville. Et aujourd’hui, en face d’elle, alors qu’il se dévoilait peu à peu, tout prenait un sens. Il avait enfin compris pourquoi il ne parvenait à trouver chaussure à son pied. Ce n’était finalement pas qu’un problème d’engagement dû aux retombées de sa vie d’antan où on l’obligeait à s’engager dès son plus jeune âge. Non, ce n’était finalement pas ça le problème. En réalité, c’était bien plus simple que cela. Il avait déjà trouvé la bonne personne, l’avait blessé, avait tout gâché et ne parvenait aujourd’hui à l’oublier. Il était idiot. Il avait suivit ses convictions personnelles avant de penser au reste du monde et même à ses propres sentiments. Car en combattant son père, il avait aussi combattu ce qu’il ressentait pour Heather. Et s’il ne regrettait pas le moins du monde d’avoir vaincu son père, d’avoir en quelque sorte trahis la fratrie, il regrettait amèrement d’avoir perdu ce qu’il aurait pu appeler un jour l’amour de sa vie. Mais il avait fait passer ses convictions avant. C’était finalement ce qu’il faisait à chaque fois. Sur ce point, Heather et Miles pouvaient se ressembler. En effet, Miles faisait toujours passer son travail avant le reste. Il était ambitieux et l’avait toujours été. S’il ne supportait que très mal que son père lui impose quelque chose, il n’avait pas émit beaucoup de réticence envers les études de droit, car il le savait, il était fait pour ça. Il voulait devenir un grand homme, un grand politicien, il voulait changer les choses. L’ambition faisait parti intégrante de sa personnalité, il ne se voyait nul part ailleurs qu’au poste où il se trouvait actuellement. Bien sûre, il souhaitait gravir les échelons progressivement mais être le premier porte-parole du parti républicain à seulement vingt-huit ans était déjà un exploit dont il était fier. Mais hélas, son ambition pouvait parfois lui revenir en pleine face et lui causer préjudice. C’est ce que ça faisait actuellement. Miles avait quitté sa famille par ambition personnelle et voilà qu’aujourd’hui, l’univers lui rappelait que le travail n’était pas la chose la plus importante dans une vie, et qu’il avait gâché quelque chose qui aurait pu être beau. Mais les sentiments qu’il avait pour Heather auraient-ils été les mêmes s’il l’avait épousé dix ans plus tôt ? Il savait que non. Il savait qu’il aurait fini par la haïr d’avoir participé à rendre sa vie plate et sans la moindre décision prise par lui-même ou sans l’aval de son père. Il aurait été malheureux, il le sait. Alors il ne peut s’empêcher de voir le bon côté des choses, il ne peut s’empêcher de voir un avenir heureux se dessiner, quand bien même le vent semble souffler en sens contraire de la marche qu’il est en train d’entreprendre. Il est prêt à se battre car finalement, dans cette ruelle, si proche d’elle, il sent son souffle se heurter contre sa peau, il sent qu’elle frissonne à son touché, il apprécie le contact de sa peau contre la sienne, il se sent bien. Il a l’impression que tout à coup, un vide vient d’être comblé, un vide qu’il avait laissé se creuser petit à petit ces dix dernières années. Et il le lui fait comprendre. Il lui avoue tout, il est sincère avec elle, comme il ne l’a finalement jamais été. Il n’a plus envie de se séparer d’elle et n’a plus envie de se battre, il veut tout lâcher, il veut s’abandonner auprès d’elle, il veut l’embrasser encore et encore, il veut passer ses nuits à ses côtés, il la veut elle, tout simplement. Alors il lui présente ses excuses. Il lui dit tout ce qu’il avait gardé pour lui durant toutes ces années par fierté. Aujourd’hui, cela lui semblait nécessaire, voir vital de lui dire toutes ces choses. A chacune de ses phrases, Miles observe les réactions de la jeune femme. Elle commence par le fuir du regard, elle n’est pas certaine de le croire. Et s’il comprend qu’elle émette bien des doutes sur sa personne, il sait aussi qu’elle l’a longtemps détesté. Lui aussi d’ailleurs, mais toute cette rancoeur semble l’avoir quitté. Et il tente de faire disparaitre celle d’Heather car c’est ce qu’il souhaite le plus au monde à ce moment précis. Alors il continue et reprend la parole et ses excuses. Petit à petit, elle semble le comprendre. Elle a enfin trouvé son regard et elle s’y accroche. Il sent qu’elle partage enfin ce qu’il ressent. Elle sait tout. Et même si elle ne sait guère ce que cela représente d’être un enfant Appleby, et qui plus est le seul garçon de la fratrie, elle semble faire l’effort d’essayer de se mettre à sa place un instant. Ceci réchauffe le cœur du jeune homme, quand bien même il continue de s’exprimer et de lui faire partager tout ce qu’il a pu ressentir durant toutes ces années et ce qu’il ressent aujourd’hui. Il finit même par lui dire qu’il aurait été prêt à se marier avec elle, dans d’autres circonstances. En effet, la seule chose qui l’avait fait hésiter à ne pas mettre le feu à ce mariage, avant de prendre sa décision finale, était finalement qu’il s’agissait d’Heather et qu’il avait été attiré par elle dès le premier regard. Il aurait aimé la connaître dans d’autres circonstances, il aurait aimé qu’elle ne fasse pas partie de ce milieu si fermé, il aurait aimé la rencontrer par lui-même et non qu’elle lui soit imposée par son père. Car oui, son père avait en l’espace de quelques secondes tout gâché. Qui sait, peut-être que si Griffith avait laissé le temps au temps, Heather et Miles seraient venus d’eux-mêmes à la rencontre de leurs parents respectifs pour proposer un mariage, qui sait ? En face, Heather semble partagée entre la confusion de ses propos et une once de joie difficilement perceptible mais que Miles parvint tout de même à cerner. Cela le fait presque sourire. Et à mesure qu’il s’exprime, il voit le visage d’Heather s’adoucir, se laissant guider par les émotions que lui procurent les mots du jeune homme. Il décèle une fine larme qui perle le long de sa joue. Il ne peut s’empêcher de faire un pas vers elle et de lui sécher avec douceur cette larme qui faisait tache sur son visage de poupée. Il lui fait un mince sourire, pour la rassurer, pour lui faire comprendre que la voir pleurer, là en face de lui, pourrait l’atteindre plus qu’il ne veut l’admettre et qu’il a besoin de la voir sourire. Puis il reprend son explication, se livrant à elle comme il ne l’a jamais fait à auparavant. Ni à elle, ni à personne. Miles n’est clairement pas le genre d’homme qui fait dans les sentiments. Il est parfois dure, rude dans ses paroles et ne prend quasiment jamais de gants. Il aime que les choses soient claires et définies. Et c’est finalement ce trait de sa personnalité qui s’illustre ici, mais de manière beaucoup plus douce. Il n’est pas devant n’importe qui. Il est devant Heather et ne souhaite plus jamais l’atteindre comme il a stupidement pu le faire autrefois. Et lorsqu’il termine enfin son monologue, quelques secondes de silence planent. Il observe Heather sans le moindre bruit. « Je comprends. » Murmure-t-elle en se détachant du mur et en réduisant l’écart qui s’était à nouveau formé entre eux. Miles ne peut s’en empêcher, il laisse échapper un soupire de soulagement. Il se sent étrangement plus léger d’un coup. Elle comprend. Cela veut-il dire qu’elle ne lui en tient plus rigueur, qu’elle lui pardonne ? Miles n’est pas sûre que cela atteigne cet effet bien qu’il l’espère de tout son être. En attendant, la jeune femme vient se blottir contre lui. Il semble dans un premier temps étonné de l’initiative de la jeune femme. Il la laisse faire, écartant ses bras afin de la laisser venir plus facilement vers lui ; mais il laisse quelques secondes s’écouler avant de resserrer son étreinte. Et pour cause, ils n’ont jamais fait une chose une pareille. Il ne s’est jamais montré affectueux avec elle. Leurs rencontres étaient fougueuses, guidées par des pulsions, presque animales mais elles ne ressemblaient guère à ça. Il ne l’avait jamais prise dans ses bras. Et quand il resserre ses derniers autour de la jeune femme, il ne se sent pas mal à l’aise ; bien au contraire, il se sent à sa place, comme si c’était finalement totalement naturel. Comme s’il avait fait ça toute sa vie. Et pourtant, c’est la première fois qu’ils font une chose pareille. Leur histoire est à ce moment-ci réellement en train de prendre un nouveau tournant. Elle a déposé son profil droit contre son torse et reprend la parole peu après : « Je n’ai peut-être pas la même relation avec mes parents, mais je comprends. Je ne voulais pas qu’on me dicte ma vie, je ne voulais pas qu’on me dise qui épouser. » Ces mots le rassurent à nouveau. Il passe une main sur les cheveux de la jeune femme, qu’il caresse doucement, profitant de ce moment presque irréel. « Je pensais qu’on aurait pu se liguer contre eux, ensembles. » Miles s’en veut presque de ne pas avoir pensé à cela. Mais comme d’habitude, il a laissé sa personnalité un tantinet individualiste s’exprimer. Il sait que ça n’était pas la réaction la plus intelligente et surtout la plus saine et diplomate mais c’est ainsi que ça a été fait et il est malheureusement trop tard pour revenir là-dessus. Il laisse donc agir le silence et quelques gestes tendres envers la jeune femme, espérant qu’elle comprenne ô combien il regrette la tournure qu’avaient pris les évènements par sa faute. « Je t’ai mentit quand j’ai dis que je ne voulais pas t’épouser, enfin je n’aurais pas voulu t’épouser dans ses conditions là. » Il sourit, heureux qu’elle joue le jeu et se montre à son tour sincère. Cet échange lui plait, quand bien même cela relève de l’inconnue pour lui. C’est la première fois qu’il agit de la sorte avec quelqu’un et surement la première fois que cette personne le fait en retour. C’est nouveau mais avec Heather, tout lui semble dorénavant facile. « J’avais un petit ami, mais t’es apparu dans ma vie et ça a tout changé. » C’est la première fois qu’elle mentionne le fait qu’à leur rencontre Heather était en couple. Alors avait-il tout chambouler entre eux ? Était-elle heureuse avec cet homme et était-il venu tout gâcher ? Il se surprenait à ressentir une once de jalousie envers cet homme qui avait été le petit ami d’Heather autrefois, et ce même si cette histoire remontait à dix longues années. Il s’écarte un peu d’Heather sans pour autant se retirer de son étreinte. Il la cherche des yeux et quand elle finit par son regard vers lui, il l’interroge. « Et maintenant ? » demande-t-il simplement un léger sourire aux lèvres. « As-tu un petit ami Heather Gabe, ou la place est-elle encore vacante ? » C’est étrange comme en quelques secondes tout pouvait basculer. Il y a encore une bonne vingtaine de minutes, ils se hurlaient dessus et voilà que maintenant, il envisageait de partager sa vie. Mais tout ceci lui semblait tellement naturel qu’il n’avait pas hésité une seule seconde à poser cette question. Mais hélas, ce beau moment, l’un dans les bras de l’autre finit par s’achever. C’est Heather qui s’extirpe de ses bras. Il a l’impression qu’elle lui échappe à ce moment-ci et encore plus lorsqu’elle amène sur le tapis Sally. Il tente de la rassurer comme il le peut, quand bien même il le sait, la situation est beaucoup plus compliquée qu’il ne lui laisse penser. Mais c’est une conversation qu’il n’a pas envie d’avoir pour l’heure. Il ne veut plus parler des choses qui fâchent, il ne veut plus se préoccuper des embuches dressées sur leur chemin. Mais pourtant, ils le doivent et ce n’est pas Heather qui dira le contraire car à peine un sujet réglé, qu’elle vient en amener un autre : son père. Probablement le pire des obstacles qui pouvaient se trouver sur leur passage. Miles ne le montrait guère, mais il avait bien dû mal à se dire qu’en quelque sorte, Heather avait pris la place qui lui était pourtant réservée auprès de son père. Ca aurait dû être lui, le bras droit de son père. Ca aurait dû être lui à ses côtés lors des débats et diverses conférences de presse. Il se surprend à s’imaginer à la place d’Heather et il ne lui faut qu’une poignée de secondes pour comprendre qu’il aurait détesté ça, être constamment dans l’ombre de son père. Il préfère largement sa place actuelle, quand bien même il a perdu gros pour l’avoir. Et c’est pourquoi il ne voudrait pour rien au monde retrouver sa vie d’antan, devoir refaire face à son père, devoir lui obéir et constamment s’inquiéter de ce qu’il pense de lui. Il était loin de tout ça dorénavant et avouer à son père qu’il avait raison depuis le départ était absolument hors de question, inenvisageable, représentait une réelle régression pour lui. Il avait fait bien trop de chemin pour envisager un tel retournement de situation. Il était bien moins sous pression qu’il avait été, bien plus libre, il pouvait souffler, respirer. Il était bien plus heureux et tout le monde avait pu l’observer quand bien même il n’était pas l’homme le plus démonstratif qu’il soit. Mais ça, comme à de multiples reprises, Heather semblait l’avoir compris. « Je ne veux pas que tu lui donnes raison. Tu t’es trop battu pour ce que tu as aujourd’hui, pour qui tu es … » Un large sourire vient immédiatement s’immiscer sur les lèvres du jeune homme. Il n’aurait jamais cru un jour pouvoir tomber sur quelqu’un comme elle. Elle le comprend sans qu’il n’ait eu le temps de dire quoi que ce soit. Elle ne le juge pas, elle se contente de le pousser à continuer à se battre pour ce qu’il s’est toujours battu. Il ne peut s’empêcher de glisser ses doigts dans les siens à ce moment là. Il ne veut plus la lâcher, il ne veut pas la perdre, non, plus jamais. Il avait trouvé en elle, la perfection incarnée. Elle était prête à tout abandonner, à retourner à sa vie normale pour qu’il puisse poursuivre ses convictions. Mais comment avait-il fait pour ne pas se rendre compte plus tôt à quel point cette femme pouvait être celle qui lui fallait. Il ne lui lâche pas la main, s’amusant avec les doigts de la jeune femme. Et si elle semble à ce moment-ci abattu par la rupture évidente qui les attend, Miles lui semble heureux. Pas heureux d’un quelconque éloignement non, ce n’est pas ce qu’il veut. En effet, il est heureux pour une autre raison, parce qu’il ne pense pas une seule seconde à tout abandonner. Il n’est pas prêt à cela. Non, il songe à une tout autre tournure. Qu’il ne tarde pas à lui faire partager car, s’il n’est pas prêt à abandonner ses convictions et à capituler devant son père, il n’est pas pour autant prêt à abandonner Heather pour autant. Il s’est rapproché d’elle, pour donner plus de poids à sa proposition et surtout parce qu’il aime être à son contact. Et si leur relation ne restait qu’entre eux ? Et si personne n’était au courant à part eux, n’en vivraient-ils pas mieux ? « Qu’es-tu en train de dire ? » Elle est surprise, il le sent et surtout il le remarque du fait de ce petit hoquet qui se veut pourtant discret. Il poursuit, lui expliquant en quelque sorte cette relation secrète. « Tu es fou Miles, comment on- » Elle s’arrête au beau milieu de sa phrase, elle a compris, enfin. Et lorsqu’il voit un sourire s’afficher sur les lèvres de la jeune femme, il ne peut s’empêcher d’en faire autant. Elle partage son idée. Lui qui avait peur de trop lui en demander semble rassurer de découvrir qu’elle est prête à se cacher, à continuer à jouer les célibataires endurcis pour pouvoir vivre son histoire avec Miles, en secret. Il sait qu’elle est sur la même longueur d’onde que lui à ce moment-ci et le fait qu’elle vienne trouver à l’aide de ses mains son visage ne fait que le conforter. Mais il veut l’entendre, il veut qu’elle lui dise à voix haute. C’est pourquoi il continue à jouer la carte de l’homme qui pense que tout est foutu par sa faute, quand bien même il sait que ce n’est pas le cas. Mais à peine a-t-il pris la parole qu’elle vient le faire taire en déposant ses lèvres sur les siennes. Il s’y accroche, ce contact lui procure tellement de bien qu’il ne voudrait que jamais il ne s’arrête. « C’est le bon moment. » Il ne peut qu’être d’accord avec elle. Il sait que malgré tout ce qu’ils ont traversé, tout ce qu’ils ont vécu et fait vivre l’un à l’autre, c’est le bon moment. Il sait que les choses auraient été différentes s’ils s’étaient mis ensemble des années auparavant et qu’elles n’auraient probablement pas été aussi belles. Il acquiesce simplement alors qu’il passe doucement sa main gauche sur le haut de la hanche de la jeune femme. « Je serais jalouse tu sais, je serais surement une plaie, on criera surement beaucoup … » Cette fois, il ne peut s’empêcher d’étouffer un rire. Il se fiche de toutes ces choses, la seule chose qu’il veut, c’est elle, par dessus tout. « Et je serais probablement très souvent de mauvaise humeur, je dénigrerais ton patron en permanence et j’oublierais assurément de baisser la lunette des toilettes. » plaisanta-t-il en attirant Heather spontanément vers lui en l’attrapant au bas de son dos. Il sourit, il est heureux. Il ignore s’il a déjà été heureux de la sorte mais en tout cas, il semble dans un autre monde, sur un nuage, qu’il n’est pas prêt d’abandonner de si tôt. « Embrasse moi Miles Appleby … » Elle semble dans le même état que lui. Et à ces mots, Miles en a la confirmation. Il sourit avant de s’exécuter sans rechigner, il ne comptait de toute manière par rester bien longtemps éloigné de ses lèvres. Il vient immédiatement trouver ces dernières et fait cette fois-ci durer le baiser bien plus qu’Heather ne l’avait fait auparavant. Il se sent si bien là, pendu à ses lèvres. Il aimerait que ce moment dure une éternité. Malheureusement, tout bonheur a une fin. Au beau milieu de ce beau moment où Miles avait enfin l’impression d’être entier, son téléphone se mit à sonner. Il glissa d’abord un petit grognement, faisant comprendre à Heather qu’il n’était pas question pour lui de répondre mais l’insistance de l’appel le fait capituler. Il soupire et s’éloigne des lèvres de la belle, à contre-coeur. Puis il sort son téléphone, soigneusement rangé dans la poche intérieur de sa veste. C’est Sally. Il jette un regard furtif vers Heather et incline son téléphone, il n’a aucune envie que cet appel vienne gâcher tout ce qu’ils venaient de se dire. C’est pourquoi il décide de le lui cacher. Il fait quelques pas en arrière et décroche enfin en se massant nerveusement la nuque. La conversation ne dure que quelques secondes et Miles parle le moins possible. « J’arrive dans cinq minutes. » lâcha-t-il avant de raccrocher. Puis il revient vers Heather, un léger sourire aux lèvres. « Le devoir m’appelle. » lui dit-il en montrant son téléphone. En effet, il est bien en retard pour le boulot et une longue journée l’attend. Sally commençait à s’impatienter et même à s’inquiéter car finalement Miles a toujours mis un point d’honneur à être ponctuel. Mais pour le coup, pendu aux lèvres d’Heather, il a complètement perdu la notion du temps. Il s’approche un peu plus d’elle et s’arrête, quelques centimètres avant d’atteindre ses lèvres. « J’ai plus d’une heure de retard par ta faute Gabe, mais le jeu en valait la chandelle. » Il lui sourit avant d’enfin venir trouver ses lèvres furtivement, comme le ferait à l’évidence un couple. Parce que finalement c’est ce qu’ils étaient devenus en l’espace de cette petite heure. Il attrape ses dossiers qu’il a laissé sur le rebord de la fenêtre juste à côté d’eux avant de s’adresser une dernière fois à Heather. « Passe chez moi à l’occasion. » Cette invitation est suivie d’un des clins d’œil charmeur dont seul le jeune Appleby a le secret. Il ignore si Heather sait où il vit, ni même si elle a son numéro de téléphone mais sa place dans la société et surtout dans la vie de Griffith Appleby allait lui permettre de trouver toutes les informations utiles sur Miles. Puis il s’éloigna d’un pas franc. S’il était a priori mort de fatigue de la nuit qu’il venait de passer, il avait retrouvé en l’espace d’une heure à peine, toute sa vigueur et semblait prêt à affronter cette journée de travail et toutes les autres qui suivraient. Il se sentait bien, il se sentait vivant…
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