#PRAYFORPARIS

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 You build me up and then I fall apart • Gilliam

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MessageSujet: You build me up and then I fall apart • Gilliam   Lun 29 Sep - 21:03

You build me up and then I fall apart
Gilliam Z. Monroe
feat.
Rebecca L. Carver


 

 



 

 

I never thought that you would be the one to hold my heart, but you came around and you knocked me off the ground from the start

Un frisson me parcourut l’épine dorsale au moment même où mes prunelles rencontrèrent mon reflet dans le miroir.  Je me demandais sérieusement comment j’allais faire pour cacher ces stigmates demain, lors de mon rendez-vous avec Genesis. Même sous une épaisse couche de maquillage, jamais je n’arriverais à cacher sur truc, pas à mon amie, elle était beaucoup trop observatrice pour cela. Et je me doutais que le mensonge de la chute dans l’escalier ne fonctionnerait pas avec elle. L’idéal était sans doute d’annuler, bien que j’aie reporté cette sortie déjà trois fois au court de la semaine. Elle finirait bien par croire que quelque chose clochait, que je lui en voulais encore de m’avoir caché la naissance de son fils ou pire encore. Qui savait exactement ce que pouvait créer le cerveau de mon amie devant ma manie de l’éviter. Il n’en restait pas moins que les ecchymoses étaient moins terribles et immondes de jour en jour, mais elles étaient bien là. La plaie sur ma joue, la peau assombrie au niveau de l’œil et de ma clavicule, la lèvre toujours enflée bien que la plaie s’était refermée d’elle-même. Je plissai le nez, alors que les souvenirs revenaient peu à peu, à travers mon esprit embrumé par le sommeil.  

Ce cinglé qui s’était pointé chez moi avec une raison bien valable et qui s’était révélé n’être là que pour se venger de je-ne-savais-quoi. Il n’avait rien dit de plus que le nécessaire, se contente d’annoncer vaguement la raison pour laquelle il s’acharnait sur moi. Les Sons of Anarchy. Si je n’étais pas plus surprise que cela d’apprendre que mon ex-petit ami avait quelques ennemis qui s’y connaissaient un peu trop bien en anatomie humaine. Pire quelqu’un qui savait mon lien avec les Sons alors que cela faisait plus de cinq ans que  je n’avais pas mit les pieds à Washington. Comment pouvait-il savoir mon lien avec le Petit Prince des motards alors que ce lien n’avait plus lieu d’être depuis un bon moment déjà? Non que je n’aie plus aucun sentiment pour le grand blond, c’était juste que les choses fussent plus complexes qu’elles ne l’étaient jadis. Tout ça faisait que je ne comprenais pas vraiment comment cet homme avait fait pour me retrouver, surtout que je n’avais eu qu’une seule rencontre avec Gilliam depuis mon retour et que c’était bien suffisant à mes yeux. Non que je n’aie pas envie de le revoir, mais je savais que chaque fois que je le croisais, ça me faisait un peu plus mal. Et je ne savais pas combien de temps je pourrais garder mes émotions sous contrôle. Après tout, je n’étais pas comme Genesis, je n’avais jamais été douée pour garder ce que je ressentais pour moi.

Je secouai doucement la tête de gauche à droit, tâchant d’éloigner ces pensées le plus loin possible tout en démêlant mes longs cheveux bruns encore détrempés par la douche. Je n’avais aucune envie de songer à la sensation des lèvres du beau blond sur les miennes ou encore au sentiment de vide qui m’avait suivi jusqu’à chez moi ce soir-là. Qui avait été encore plus vivide une fois dans ce lit trop grand pour une seule personne. Un gémissement se fit entendre à ma droite et je tournai la tête vers le gros chien blanc qui me fixait de ses grands yeux dorés, la tête inclinée sur le côté. «  Tu as raison mon gros, je pense trop » Ouais, comme s’il me comprenait.  Néanmoins, le chien me répondit avec un mouvement d’oreille qui m’arracha un sourire  douloureux. Je remontai mes cheveux mouillés en un chignon lorsque la sonnette se fit entendre. Mes yeux bleus tombèrent sur la montre que je portais au poignet. Vingt et une heures trente-quatre. Je fronçai les sourcils, me demandant qui cela pourrait être tout en sentant une pointe d’angoisse naître dans ma poitrine. Le chien décolla rapidement vers la porte d’entrée en aboyant. La sonnette se fit entendre une nouvelle fois plus insistante et je consentis finalement à  descendre l’escalier jusqu’au hall d’entrée dans l’obscurité le plus total.  

Me hissant sur la pointe des pieds, j’observai la figure qui osait venir chez moi à une heure pareille pour y découvrir la silhouette trop familière de mon ancien amant. Désarmant le système d’alarme et déverrouillant la porte, je lui fis finalement face, espérant que l’obscurité allait cacher les contusions sur ma peau. Qu’il n’allait pas rester très longtemps sur le pas de ma porte et encore mieux qu’il n’allait pas demander d’entrer. L’autre partie de mon cerveau ne désirait que l’inverse pourtant. Qu’il passe la nuit ici et qu’il étouffe mes angoisses et calme mes cauchemars. « Gilliam… Que me vaut cet honneur? » Malgré mon cœur qui battait à tout rompre dans ma poitrine, mon ton était doux et plat, comme si c’était normal de le voir ici à une heure pareille. Dans la pénombre, je tâchai de lui sourire doucement bien que ce sourire ne fut que raviver la douleur sur la portion gauche de mon visage. «  J’ai perdue l’habitude de te voir si tard sur le pas de ma porte, pardonne-moi, mes mauvaises manières. » Et c’était moi qui disais ça. Moi la petite fille de bonne famille à un garçon de la rue.

Je m’appuyai contre la porte, les bras croisés sur ma poitrine, jetant un coup d’œil nerveux dans la rue. Et si ce taré était encore là à m’observer? S’il savait que Gilliam passait chez moi? Un frisson me parcourut et sans vraiment réfléchir aux conséquences, je fis un signe de tête à mon invité surprise pour l’inviter à rentrer, verrouillant la porte dans son dos. Sans un mot de plus, je me dirigeai vers le salon, le chien sur les talons, sans me retourner vers l’homme que jamais avant d’avoir mis le sofa entre nous. «Que puis-je pour toi, Gil’?» Je fis volte-face pour l’observé. Son profil était éclairé par la lumière qui venait de l’extérieur et de l’étage. Il était toujours aussi beau, même lorsque je ne discernais pas très bien ses traits. Je sentis ma gorge se nouer, l’envie irrésistible de me blottir contre lui. Je me contentai de m’asseoir sur le bras d’un des fauteuils près du foyer, perdant mes doigts dans le pelage blanc de Drakar qui venait de s’asseoir à mon côté.

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MessageSujet: Re: You build me up and then I fall apart • Gilliam   Ven 3 Oct - 12:42



Mais elle connaissait la réponse, ils le savaient tous les deux. La perte de son enfant lui avait fait comprendre que le bonheur devait être saisi et que, une fois saisi, il fallait s'y accrocher des deux mains, parce qu'on ne sait jamais quand il peut nous être enlevé..▶ play


La cendre se consumait au rythme de ses battements cardiaques. La nouvelle lui avait fait l'effet d'une bombe à retardement et il ne savait que faire ou dire, tout lui semblait brouillon et désintéressant même les masses humaines qui se pavanaient chaudement les unes contres les autres. S'embrassant, se frôlant pudiquement et le blond revivait à cet instant le fil de sa vie, celui qu'il avait lui-même coupé nettement il y avait de cela quelques années. Assis sur sa moto, emmitouflé dans sa large veste en cuir, les cheveux humides, il se demandait ce qu'il faisait là à attendre. À espérer voir la lueur de sa silhouette traverser furtivement comme une ombre. Gilliam pensait comme l'idiot qu'il avait toujours été, depuis des années déjà on lui reprochait son laxisme, certains doutaient de ses compétences depuis la mort de son enfant, il n'était plus au club ce qu'il avait été jadis. Et pourtant beaucoup n'osaient le lui dire en face, par crainte tout simplement ou parce que le code d'honneur des bikers ne leur permettait pas réellement.

L'annonce de l'explosion allait certainement le mettre en premier suspect de la liste toutefois ce ne fut pas sa première inquiétude lorsqu'il avait entendu la triste nouvelle. Il s'était d'abord inquiété pour sa petite princesse, sa petite Cassie, son petit oiseau de pureté et il avait été soulagé de la voir dormir paisiblement chez lui. Les bikers s'étaient ensuite réunis pour mettre au point quelque petite chose et puis...il était parti roulant le cœur battant sur sa moto. Et il s'était retrouvé ici sans même se rendre compte de son geste et de l'importance que ce dernier avait. Aller frapper à cette porte pour soulager son inquiétude allait certainement le faire tomber à genou, il franchirait les dernières barrières et il finirait par le lui dire qu'il l'aimait comme un fou. Pourtant au milieu de toutes ces pensées brouillons, au milieu du charabia qui bourdonnait au milieu de sa cage thoracique ses jambes semblaient s'être incrustés dans le bitume humide. Le petit prince tira longuement sur sa cigarette le regard vague, dévisagé par les vieilles dames du quartier aisé dans lequel Rebecca s'était réfugié. Vivre ici, ne faisait que lui rappeler à quel point ils étaient tout deux différents, à quel point leur monde ne gravitait pas autour de la même chose et tout cela ne faisait que le rendre un peu plus impuissant. Du bout des doigts, le biker jeta le mégot laminé jusqu'au filtre. Le tube cancérigène voltigeait magnifiquement jusqu'aux pieds des passants, ces derniers l'écrasant tout en riant. Invisible comme il l'était lui-même depuis le retour de la belle, pourtant il avait essayé de se noyer dans son club, de se rapprocher de son meilleur ami, mais rien n'y faisait, rien ne voulait bien sortir de sa gorge si ce n'était des mots qui sonnaient bien faux.

Gilliam plongea ses deux grands et larges mains à l'intérieur de sa veste, penchant sa carrure massive en avant, il s'éloigna doucement de sa jolie moto, le bruit de ses pas résonnaient violemment contre ses tempes. Néanmoins, il continua son chemin jusqu'à la vaste demeure plutôt angoissante, grimpant les marches du perron deux par deux et lorsque enfin il fut à hauteur de la grande porte il eut la vague impression que cette dernière cherchait à avaler son âme. Ses doigts appuyèrent sur la petite sonnette, le regard vide d'inquiétude, il jouait avec le zippo qui trônait fièrement à l'intérieur de son cuir. Il entendit les petits bruits de pas qui s'approchèrent de lui, sentant à cet instant les battements de son cœur qui s'accéléraient au fur et à mesure que la proximité entre eux se raccourcissait. « Gilliam... Que me vaut cet honneur? » Il plissa ses paupières afin de mieux discerner la silhouette de la petite brune, la pénombre de cette maison l'empêchait de distinguer parfaitement le visage de la journaliste. Quant à la voix de la belle, il comprit qu'elle n'était pas aussi piquante qu'à son habitude. D'un geste fatigué il replongea sa main à l'intérieur de sa poche, comme un enfant qui attendait sa friandise, il surplombait cependant la brune de quelques têtes. « - Juste une visite comme ça. » Il n'avait pas réellement trouvé ses mots, pas réellement eu le cœur de lui dire tout ce qu'il avait en tête, il était tout simplement soulagé de la savoir en vie. Gilliam étudiait la situation sans ouvrir la bouche de peur de froisser la belle. « J'ai perdue l'habitude de te voir si tard sur le pas de ma porte, pardonne-moi, mes mauvaises manières. » Cette fois-ci le blond ne put s'empêcher de rire légèrement, un rire étouffé presque pudique tant il trouvait les mots de la belle douloureusement drôle. Comme avant. «- Chacun son tour de surprendre l'autre. » Fit-il avec douceur un sourire planté sur ses lèvres qui radoucissaient ses traits marqués par l'horreur. Il observait la brune qui semblait préoccupait et sans même s'en rendre compte il s'était lui-même mis à regarder derrière lui. Haussant les épaules lorsque Rebecca lui fit signe d'entrer. Sa large masse corporelle se glissait doucement à l'intérieur, toujours aussi peu de lumière, il vit le petit chien de la jeune femme qui jappait gentiment et ne pu s'empêcher de faire glisser ses doigts sur le museau de l'animal. .«Que puis-je pour toi, Gil'?» Gilliam releva son visage, le sérieux de l'homme tirait ses rides et lui donnait un air grave, presque mauvais selon la situation. Soucieux d'embêter la belle, il resta à une proximité assez distante pour ne plus revivre ce qu'il avait vécu dans ce garage il y avait de cela plusieurs semaines. «-Je suis venu voir si tu allais bien. Une bombe a explosé à la gare il y a peu de temps et je me demandais enfin...si par malheur tu y avais été....comme tu détestes la voiture.» La fin de sa phrase avait été prononcée dans un chuchotement, presque fautif de se souvenir encore de ce qu'elle aimait et ce qu'elle détestait. Gilliam essayait de plisser son regard afin de discerner le visage de la belle, mais cette-dernière semblait se complaire dans l'obscurité. «-Est-ce que ça va Rebecca ? » Cette fois-ci Gilliam ne put s'empêcher de prendre une voix grave, rauque d'inquiétude. «-T'as l'air bizarre depuis que tu as ouvert la porte. Je doute que ce soit ma visite qui te mette dans cet état et puis pourquoi il fait si sombre ici ? T'as un cadavre ou quoi? » Gilliam s'approcha de la belle, de quelques pas, sa main attrapa avec douceur le poignet de la jolie brune aux yeux azurs. Caressant du bout des doigts la peau de la belle, il la toisait avec des yeux brûlant de douceur, de regret et surtout d'inquiétude.





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MessageSujet: Re: You build me up and then I fall apart • Gilliam   Mar 7 Oct - 18:29

You build me up and then I fall apart
Gilliam Z. Monroe
feat.
Rebecca L. Carver


 

 



 

 

I never thought that you would be the one to hold my heart, but you came around and you knocked me off the ground from the start

Cette maison était les vestiges de mon enfance, une demeure dans laquelle je n’habitais plus depuis longtemps lorsque j’avais rencontré Gilliam pour la première fois, ayant déménagé dans la minuscule maison de ma grand-mère maternelle après le meurtre de ma mère. Bien que la maison me revienne de droit depuis ma majorité, je n’avais jamais songé à y vivre avant mon retour à Washington quelque temps plus tôt. Comme si je n’avais pas pu envisager l’idée de vivre dans la maison où c’était déroulé l’évènement le plus troublant de mon enfance. Il m’avait fallu de longues minutes pour pousser cette porte lorsque j’étais débarqué de l’avion. Certes, j’aurais pu toquer à la porte de Genesis et dormir chez elle le temps de me trouver un appartement, mais je ne l’avais pas fait. Encore heureuse, puisque j’ignorais exactement comment je pourrais réagir si je vivais continuellement avec un enfant en bas âge. Non que je n’aime pas Priam… disons simplement que je ne savais pas vraiment comment interagir avec lui et pour le moment ça faisait bien rire Jack. Il n’en restait pas moins que cette maison était tout le contraire de ce qu’avait toujours connu l’homme qui me faisait face. Gilliam n’avait rien d’un enfant des beaux quartiers, il n’avait sans doute jamais eu de jardin fleuri avec piscine, il n’avait sans doute pas eu tous ces cadeaux sous le sapin de Noël trop imposant. Et soudainement, je comprenais à quel point nous venions de deux mondes complètement différents. Je me mordillai la lèvre inférieure soudain mal à l’aise de le recevoir ici, comme si j’avais subitement honte du milieu duquel j’étais issu. J’étais presque soulagée que la maison fût plongée dans la pénombre, bien que cela m’empêchait de voir les traits de ce visage que j’appréciais tant.

Dakar m’abandonna pour aller se faire caresser par le grand blond, quémandant plus de caresses que nécessaire. Ça m’arracha un sourire. Des années plutôt, c’était ce que j’avais voulu pour lui et moi, une grande maison avec un jardin et un chien, avec des repas de famille les dimanches soirs et des réveillons de Noël animés. Au final, aucun d’entre nous n’avait ce genre de vie. Nous étions tout un chacun des âmes brisées par le silence et la solitude, le cœur brûlé par l’amour impitoyable et sans compassion. Je me souvenais sans mal du jour où j’avais croisé Anna au garage. La toxicomane pendue à son bras comme s’il était sa bouée de sauvetage, les yeux vides et la peau d’une teinte quasi grisâtre. Je m’étais demandé ce qu’il lui trouvait. Je m’étais demandé ce qu’elle avait que je n’avais pas, qu’est-ce qu’il y avait chez elle qui pourrait le rendre heureux? Je n’avais posé aucune question. Je m’étais contenté de tourner les talons et de prendre un appartement le plus loin possible. Ce n’avait sans doute pas été la meilleure décision à prendre, ce n’avait sans doute pas été réfléchi, mais j’avais survécu. Pendant cinq ans. J’avais été étonné de voir comment les choses étaient faciles là-bas. Comment c’était simple de réapprendre à vivre dans un nouvel environnement. Réapprendre à vivre, parce qu’au final, je n’avais pas réappris à aimer ou à rire. J’avais survécu, comme il le faisait depuis des années. Je n’avais relevé aucune de ses phrases jusqu’ici, comme trop choquée pour réellement comprendre ce qu’il me disait. Ce n’était pas vraiment le cas en réalité.  Disons simplement que j’avais eu hâte de fermer cette porte dans son dos, de faire comme si le monde extérieur n’existait plus. Ici, il n’y avait que lui, moi et ce gros chien blanc qui agitait la queue vigoureusement.

Dans la noirceur, je pouvais à peine distinguer ses traits, mais c’était suffisant pour y voir l’inquiétude. Quelque chose s’était produit, c’était certain, et pendant quelques minutes, je m’en voulus de ne pas avoir ouvert la télévision depuis des jours. D’avoir collectionné les journaux sans même en regarder la première page. «-Je suis venu voir si tu allais bien. Une bombe a explosé à la gare il y a peu de temps et je me demandais enfin...si par malheur tu y avais été....comme tu détestes la voiture.» Je fermai les yeux un instant. Son inquiétude vis-à-vis ma personne était douloureuse, comme le fait qu’il se souvenait toujours de ces détails qui ne devraient plus avoir d’importance dans sa vie.  « Je… je vais bien. Est-ce que Cassie…?  » Je ne terminai pas ma phrase, incapable d’imaginer la petite blonde coincée sous les débris, elle si fragile et délicate. Mais Gilliam semblait composé, ce qui signifiait que sa sœur était vivante, qu’elle était relativement en bonne santé, du moins, autant que possible, puisque Cassie n’avait jamais eu une bonne santé. Je m’étais rapidement pris d’affection pour la cadette de l’homme qui me faisait face. Je la considérais comme ma propre sœur, encore aujourd’hui, alors que je ne l’avais pas vu depuis des années. Étrangement, j’étais tombé sur Rickon avant Cassie. Ce n’avait pas été par choix en réalité. Il n’en restait pas moins que je n’avais pas osé contacter la petite blonde après ce qui s’était passé dans le garage quelques semaines plutôt.  

«-Est-ce que ça va Rebecca ? » Je relevai les yeux vers lui, réalisant que je les avais baissés sur le sol. Sa voix était maintenant rauque, déclenchant des frissons sur ma peau, faisant revenir des souvenirs à la surface. Des souvenirs où sa voix n’était pas rauque d’inquiétude, mais de désir. Je ne répondis pas cependant. Préférant l’observer dans l’obscurité sans dire un mot, n’osant pas lui mentir. «-T'as l'air bizarre depuis que tu as ouvert la porte. Je doute que ce soit ma visite qui te mette dans cet état et puis pourquoi il fait si sombre ici ? T'as un cadavre ou quoi? » Je le laissai venir à moi, plissant le nez de douleur lorsque ses doigts entrèrent en contact avec l’ecchymose de ma joue. Inspirant entre mes dents en un son caractéristique à la douleur. « Tu me promets de ne pas paniquer? » lançai-je d’un ton quasi implorant en plantant mon regard dans le sien, cherchant une réponse affirmative bien que je me doutais que ce ne serait pas le cas. Même s’il promettait il finirait par hurler, par se fâcher, par s’en vouloir. Je me défis de son emprise, m’éloignant de sa chaleur familière et rassurante pour aller activité l’interrupteur. En quelques secondes, la pièce fut éclairée d’une lumière vive et je dus cligner des yeux frénétiquement pour m’y faire.  Il me fallut plusieurs secondes pour me retourner vers lui, lui dévoilant mon visage abîmé. «C’est quand même moins terrible qu’un cadavre dans ma cuisine n’est-ce pas?» Tentais-je avec un ton faussement amusée avec un semblant de sourire. Je m’adossai au mur derrière moi, évitant son regard. J’observais plutôt la quantité phénoménale de papier qui traînait sur la table basse.

© Gasmask


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MessageSujet: Re: You build me up and then I fall apart • Gilliam   Ven 10 Oct - 16:55



Mais elle connaissait la réponse, ils le savaient tous les deux. La perte de son enfant lui avait fait comprendre que le bonheur devait être saisi et que, une fois saisi, il fallait s'y accrocher des deux mains, parce qu'on ne sait jamais quand il peut nous être enlevé..▶ play



Il avait aimé Rebecca comme il n'avait jamais aimé personne sur cette planète, il l'avait aimé avec passion, amour, tendresse et justesse. Il avait une confiance aveugle en cette femme et elle hantait chaque jour ses pensées, même lorsqu'elle se trouvait physiquement loin de lui, il l'avait toujours eu dans la peau, toujours à rêver de ses cheveux noirs corbeaux, à rêver de ses lèvres pulpeuses et teintent de rouge lorsqu'elle s'habillait. Il avait rêvé de ses courbes généreuses, il avait ri en pensant à cet air presque sombre lorsqu'elle écrivait sur son ordinateur. Il s'était souvent rappelé les soirées qu'ils passaient ensemble lorsqu'ils faisaient l'amour, lorsqu'il embrassait chaque partie de son corps, lorsqu'il s'enivrait de son parfum et lorsqu'ils passaient la nuit à rire et parler de projets d'avenirs. Il avait tant de regret, tant d'inquiétudes à son sujet et tant d'amour enfoui au fond de son coeur à lui offrir. Oui. Il aimait cette femme comme un drogué aimait sa drogue, il l'aimait à en crever et lorsqu'il fut au courant de l'explosion à la gare il n'avait pu s'empêcher de creuser l'angoisse à l'idée de la retrouver morte, de devoir identifier son corps et ainsi d'affronter sa plus grande peur, celle de perdre la femme qu'il aimait. Car pour le bikers, il n'avait jamais perdu Rebecca tant qu'elle respirait. Tant qu'elle pouvait rougir de colère contre lui, tant qu'elle pouvait rire à plein poumon et tant qu'elle pouvait continuer de cracher son venin sur son meilleur ami.

Gilliam l'observait dans la pénombre, il essayait de distinguer les traits sur son visage, de briser ce silence, car il le savait bientôt il devrait de nouveau faire son boulot sanglant et il cherchait à se rassurer auprès d'elle. Elle avait toujours eu ce pouvoir, cette façon de faire qui le rendait plus calme, plus serein et certainement meilleur d'une certaine façon. Il caressait sa peau avec douceur, toute celle qu'il avait en réserve car il avait toujours eu peur de briser la journaliste en deux lorsqu'il la touchait. Elle était cette femme que chaque homme sur terre pouvait espérer trouver un jour. Une femme qui vous rendait meilleur sous toutes les formes. Une femme avec une force telle qu'elle n'hésiterait pas à écraser celle ou celui qui se mettrait en travers de sa route. Oui, mais une femme aussi fragile qu'un oisillon qui venait de tomber de son nid. « Tu me promets de ne pas paniquer? » Le visage du petit prince s'était soudainement fermé, il serrait les dents, s'imaginait le pire, il laissa retomber sa main le long de son corps et ne fit que hocher son visage de haut en bas. Son coeur tambourinait de crainte, il tenta cependant de contrôler son souffle afin de ne pas se trahir lui-même. Elle lui avait tourné le dos, allant jusqu'à l'interrupteur dans une démarche peu assurée ce qui inquiétait d'autant plus le Bikers. Gilliam serra les poings et lorsque la lumière refléta sur le visage de la femme qu'il aimait il cru tomber dans les pommes et serra son poings jusqu'au sang. Ses dents grinçaient les unes contre les autres, sa mâchoire s'était contracté si fort que son visage semblait bien plus dur et plus rageur que ceux que Rebecca avait connu jusqu'ici. Il ne disait rien. Il savait que s'il ouvrait la bouche il finirait par détruire tout ce qui se trouvait dans cette maison.

Alors, le blond immobile ne bougea pas d'un pouce, contenant cette rage qui lui chatouillait les entrailles. «C'est quand même moins terrible qu'un cadavre dans ma cuisine n'est-ce pas?» Gilliam prit une grande inspiration, les yeux clos, desserrant ses poings, il était digne d'un animal en cage, d'un lion prêt à déchiqueter la première personne qui lui tendrait la main. «-Qui Becca ? Qui ? » Sa voix était tremblante de rage et impulsif comme il l'était son poing se logea dans le mur le plus proche de lui, le plâtre blanc s'était logé dans ses phalanges sanglantes et lorsqu'il tira sa large main, il restait rien d'autre qu'un trou béant représentant sa culpabilité. Celle de ne pas avoir réussi à la protéger. Et sa voix se fit plus forte, rageuse, colérique, ses pupilles azurs étaient entourés de vaisseaux rougeâtres. «-REPONDS REBECCA QUI A OSE TE TOUCHER!» Il fulminait de l'intérieur, s'approcha vivement de la jeune femme, attrapant son bras dans un geste brusque et l'attira contre lui. Il passa sa main dans les cheveux de la brune, serrant ses mèches à l'intérieur de son poing. Son coeur battait à tout rompre il avait l'impression de brûler de l'intérieur de se consumer sous le poids de la souffrance. Sa Rebecca avait subi les coups d'un monstre et qui que ce soit, Gilliam allait le trouver, lui faire payer, le torturer jusqu'à ce que cet enfoiré ne le supplie et il le découperait en morceau. «- Rebecca...s'il te plaît dis-moi qui c'est et pourquoi il ta fait ça, s'il te plaît Becca.» Son souffle cogner contre la jeune femme et il la serrait si fort qu'il eut l'impression un instant qu'il allait la briser en mille morceau. Il déposa ses lèvres sur la tempe de la jeune femme détachant son emprise serrant son poings droit, de sa main gauche il toucha son visage tuméfié avec douceur et lui embrassa chaque coup en serrant les dents de rage.

«- Rebecca...tu n'imagines pas l'importance que tu as pour moi, c'est pour ce genre de truc que je t'ai éloigné de moi, alors dis moi qui est ce type où je te jure je vais mettre la ville à sang et je le trouverais avec ou sans toi.» Elle savait, elle avait conscience que l'homme qui se trouvait en face d'elle n'était plus cet adolescent juvénile et insouciant, qu'il était à présent le roi d'un monde qui ne fonctionnait que pour et par la violence et quiconque touché à un proche devrait payer. Il posa son pouce sous le menton de la brune, lui relevant le visage afin de la toiser. Il avait ces images qui s'emboîtaient devant lui, celle de ce petit bout de femme rouée de coups par un taré. «- Rebecca.... » Silencieux, il tentait de garder son calme, ne pas l'abandonner seule ici en claquant la porte et d'aller retourner la ville à feu et à sang afin de dénicher ce type de son trou, de le faire brûler vivant.


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MessageSujet: Re: You build me up and then I fall apart • Gilliam   Lun 20 Oct - 19:41

You build me up and then I fall apart
Gilliam Z. Monroe
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I never thought that you would be the one to hold my heart, but you came around and you knocked me off the ground from the start

Je n’avais pas envisagé croiser la route du prince des Bikers avant que les séquelles de ma rencontre avec ce psychopathe ne soient plus que souvenir. C’était sans compter cette attentat criminel dont je ne connaissais pas l’existence dix minutes plutôt et qui avait emmené cet homme à porte. J’étais à la fois touchée et agacée par sa manie de toujours vouloir me protéger du monde extérieur, comme si j’étais une petite chose fragile et cassable qui risquait de tomber en miette au moindre mouvement brusque. Ce n’était pas le cas. Je n’étais certes pas aussi solide que lui ou que ma meilleure amie, il n’en restait pas moins que j’avais l’impression d’être sous-estimé. Contraste ardant avec ce sentiment qui me réchauffait le cœur peu à peu, qui me nouait la gorge. Il se souciait toujours de moi. Il s’inquiétait encore de mon bien être, se souvenait que je n’aimais pas les voitures ou encore conduire. Je me surpris à me demander combien d’autres petits détails insignifiants se souvenait-il? Se rappelait-il de mes fleurs préférées, de la date de notre premier baiser, de ma façon bien à moi de faire ce café infecte qu’il prétendait aimer? Je n’avais aucune réponse à ses questions et pourtant, je sentais mon cœur se serrer dans ma poitrine à l’idée d’une réponse positive. C’était puéril et enfantin, j’en étais bien consciente. J’avais l’impression d’être de nouveau une enfant qui rêve du prince charmant, cette gamine qui rêve de la perfection de ce premier baiser qui se fait attendre. Et pourtant, je n’avais rien d’une enfant ou d’une adolescente éperdument amoureuse de Jack Skellington ou de la rock star à la mode.

J’étais consciente que même s’il me promettait de ne pas réagir de façon excessive ou de ne pas hurler de colère, il le ferait quand même dès que j’ouvrirais les lumières. Comme je savais que je ne pourrai pas lui cacher pendant des heures et des heures, qu’éventuellement il irait lui-même ouvrir les lumières. Sans un mot, j’observai la couleur s’effacer du visage du motard, alors que sa mâchoire se crispait durement dans un mouvement de rage, de douleur, de quelque chose que je n’arrivais pas à définir. Je le connaissais suffisamment bien pour savoir qu’il s’en voulait, qu’il se jugeait coupable des ecchymoses qui marquaient ma peau alors qu’il n’y était pour rien. Comme il se sentait coupable chaque fois que Cassie se retrouvait à l’hôpital alors que ce n’était jamais de sa faute. Mon cœur se contracta à l’idée de la douleur que je pouvais lui faire et je déviais le regard vers le piano qui trônait en roi au fond de la pièce. Un piano qui était les vestiges de mon enfance, dont le lustre noir n’avait pas terni d’une miette malgré ces années de solitude sans personne faire courir ses doigts sur ses touches d’ébène et d’ivoire. Je fermai les yeux, inspirant profondément avant de regarder de nouveau le grand blond qui semblait toujours tétaniser par la rage.

Je sursautai violement lorsque j’entendis le bruit du plâtre qui s’effrite sous les jointures de Gilliam, posant mon regard horrifier sur son poing ensanglanté. Je n’aurais sans doute pas être aussi surprise par son geste, connaissait le côté impulsif de mon ex-petit ami et pourtant, j’en étais bouleversée. Mon premier réflexe fut de m’approcher de lui pour prendre sa main dans les miennes, réalisant bêtement à quel point mes propres mains semblaient minuscules à côté de la sienne. Je pris le temps d’examiné ses blessures, passant un doigt tendre sur la peau à vif tout en ignorant délibérément sa question, ne voulant pas répondre ou ne sachant pas exactement quoi répondre. «-REPONDS REBECCA QUI A OSE TE TOUCHER!» Nerveuse, je bondis de nouveau à l’éclat de sa voix, levant les yeux vers lui brièvement avant d’observer de nouveau sa main. « Viens. Il faut nettoyer ça. » Marmonnais-je en voulait le guider vers la salle de bain, mais je n’en eu pas l’occasion. Sa main m’échappa et entreprit de me rapprocher de lui, se refermant sur mes mèches brunes avec une violence contrôlée. Je me retrouvai coincé dans son étreinte, les mains à plats sur son torse, ne sachant si je devais me débattre contre cette envie de me nicher contre lui ou d’y céder. Et si je ne désirais que me laisser aller contre lui, je n’en fis rien. Je le laissai m’embrumer l’esprit avec sa proximité, avec ses gestes, avec son souffle contre ma peau. Je le laissai m’intoxiquer sans même oser répondre, sans savoir quoi répondre.

La dernière chose que je désirais était qu’il fasse un geste irréfléchie à cause de moi. Que demain matin, je doive couvrir le meurtre de ce type sans nom qui m’avait fait ça. Parce que je savais que c’était la raison pour laquelle l’homme qui me faisait face me posait cette question encore et encore. On ne touche pas à un cheveu des proches des Sons sans en subir les foudres. Mais voilà. Je n’étais pas un membre proche des Bikers depuis des années maintenant. Entre le président et moi, il n’y avait plus rien que douleur et souvenirs. Je n’étais cependant pas idiote au point de croire qu’il ne ressentait plus rien pour moi, qu’il avait passé à autre chose. Ça se voyait dans les regards qu’il posait sur moi, dans ses gestes doux lorsque j’étais face à lui. Les doigts et ses lèvres pansaient mes plaies avec douceur et je ne pu rien faire d’autre que me contenter de fermer les yeux, pour savourer chaque nouvelle caresse, comme s’il venait à ce moment précis de retirer toute la volonté que je pouvais encore avoir à ce moment précis. Comme s’il venait de m’arracher mon envie de me battre et de me montrer forte. Tout en sachant que je n’avais jamais réussis à être forte devant lui ou à me battre contre lui. «- Rebecca...tu n'imagines pas l'importance que tu as pour moi, c'est pour ce genre de truc que je t'ai éloigné de moi, alors dis moi qui est ce type où je te jure je vais mettre la ville à sang et je le trouverais avec ou sans toi.» Sa supplique me fit mal. Une brûlure cuisante sur ma chair abîmée.

Un soupire épuisée passa la barrière de mes lèvres avant que mon visage ne fut coincé entre ses grandes mains chaudes et il me fallut un moment pour prendre la parole, pesant les mots que j’allais prononcer, essayant au mieux de minimiser les dégâts. Je défis doucement l’emprise qu’il avait sur mon visage pour le guider vers la salle de bain, y allumant la lumière, avant de dénicher une trousse de premiers soins. J’entrepris, lentement, de nettoyer sa main blessée. « Je l’ignore. Je ne l’ai jamais vu avant ça et il n’a pas pris la peine de se présenter. » Lâchais-je, les yeux toujours rivés sur sa blessure, y retirant avec un plus de délicatesse que d’efficacité la poussière de plâtre coincé dans la plaie. « Il a simplement dit que le message devait passer, que tu avais besoin de savoir à qui tu avais affaire. » J’entrepris de bander sa main avec un bout de coton blanc avec une minutie exemplaire tout en continuant de répondre à ses questions d’une voix plate et calme. « Il n’en vaut pas la peine, Gilliam. La dernière chose que j’ai…. Que Cassie a besoin, c’est de t’avoir en prison à cause d’un idiot. » Je lissai le bandage avec un pouce, y déposant un baiser furtif avant de finalement relever le visage vers lui plantant le bleu de mes yeux dans les siens. « Et j’imagine très bien l’importance que j’ai pour toi » Il avait la même à mes yeux, même si je n’osais pas l’avouer, même si je préférais faire comme si j’étais capable d’être heureuse sans lui, ce qui était totalement faux et puéril. Je finis par m’éloignée de lui, faisant un pas en arrière et croisa mes bras sur ma poitrine. « Que comptes-tu faire à propos du trou dans le mur de mon salon, chéri? »


© Gasmask


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