#PRAYFORPARIS

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 Lie to yourself until it's true. (w/Wes)

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MessageSujet: Lie to yourself until it's true. (w/Wes)   Jeu 2 Oct - 20:27

 
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Se vider la tête, ne plus penser à rien était l'objectif de Maeve pour aujourd'hui. Une journée de repos s'offrait à elle et la brune comptait bien en profiter pour ne plus penser à rien et juste se préoccuper d'elle même, ce qui ne lui était pas arrivée depuis bien longtemps. Pourquoi pas passer la journée dans un centre de spa, ou prendre sa voiture pour aller dans la ville la plus proche, même si ce n'était que pour quelques heures cela lui ferait un bien fou. Sa vie c'était compliquée rapidement, enfin sa vie amoureuse plutôt, elle qui détestait se prendre la tête sur ce genre de chose, elle qui voulait à tout prix éviter les drames sentimentaux, aujourd'hui elle y était en plein dedans. Le baiser de Wes l'avait conforter dans ses questions qu'elle se posait depuis un moment, elle n'arrivait désormais plus à penser à autre chose, elle avait du mal à voir Wes comme un simple ami et coloc aujourd'hui. Et cette vision lui compliquait la vie, la mettait dans tous ses états. Pourtant, elle n'a jamais été du genre à se poser autant de questions sur ses potentiels ou petits amis, si cela devenait trop prise de tête, elle partait. Elle préférait éviter les sentiments, elle ne voulait pas s'attacher car elle était persuadée que toutes les histoires d'amour finissaient mal. Ses expériences passées ne lui ont pas donné tort. Mais la fuite avec Wes n'était pas envisageable, peut être parce que justement elle était trop attachée au jeune homme, et elle ne voulait pas gâcher leur amitié, car elle ne supporterait pas de le perdre. Non c'était impossible pour Maeve de vivre sans Wes, ce qui était effrayant pour la paramedic à avouer, elle était dépendante de Wes à un point qu'elle n'aurait jamais imaginé. Et elle préférait rester une simple amie pour lui que de ne plus l'avoir dans sa vie. Si elle pensait que parler de ce qui s'était passé avec lui la semaine avant allait les aider, elle s'était bien trompée. Ils s'étaient disputés, elle lui avait avoué à demi mot qu'elle avait peut être plus que des sentiments amicaux pour lui et lui avait fait de même, enfin c'est ce qu'elle pensait mais lorsqu'elle lui demanda ce qu'il ferait si elle lui disait qu'elle voulait être plus qu'une simple amie, il avait prétexté une excuse bidon une nouvelle fois pour prendre la fuite. Elle s'était une fois de plus retrouvée comme une idiote au milieu du salon, sans comprendre, sans avoir de réponse de sa part. Elle ne savait plus quoi faire, quoi dire, comment se comporter avec lui... Wes était réellement un énigme quand il s'agissait de relation amoureuse. Elle avait eu l'idée d'aller parler à Maxyne, peut être qu'elle aurait un conseil à lui donner, puis elle se ravisa au dernier moment, ce n'était pas la peine d'embêter la jeune femme avec cette histoire, il était hors de question qu'elle en parle à Jaxson car elle connaissait déjà sa réaction. En réalité, elle essayait de trouver des excuses à tout le monde, car au fond elle n'avait pas réellement envie d'en parler à qui que ce soit, car cela reviendrait à admettre qu'elle avait un problème et cela reviendrait à admettre ses sentiments pour Wes. Cette situation n'en finirait jamais, ils étaient aussi têtus l'un que l'autre, ils étaient des handicapés sentimentaux... Maeve tenta de faire partir toutes ses pensées de sa tête, elle devait se concentrer sur sa respiration. Et rien d'autre. Sa respiration, sa course, sa musique sur les oreilles. Mais si elle arrivait à arrêter de penser pendant deux minutes, cela revenait rapidement. Elle avait cette impression que sa tête allait exploser, elle s'arrêta un instant, les mains posés sur ses genoux, elle était essoufflée. Elle se releva et posa ses mains sur ses hanches. « Vous allez bien mademoiselle? » un jeune homme venait de s'approcher d'elle en souriant, elle hocha la tête positivement « Oui oui tout vas bien, j'ai sans doute juste surestimer mes capacités pour ce jogging. » elle lui sourit à son tour, elle ne savait pas trop si elle devait continuer la conversation, partir sans rien ajouter mais le jeune blond ne semblait pas vouloir partir. « Il y a autre chose? » elle ne voulait pas paraître froide et impolie mais elle ne savait pas vraiment ce qu'elle pouvait dire d'autre. L'homme ne sembla pas vraiment apprécier sa question ou le ton employé et il partit. Elle leva les yeux au ciel et repris sa course en trottinant. Après quelques foulées de plus, son téléphone se mit à sonner, elle s'arrêta et regarda l'identité de l'appelant : Josh. Ce prénom lui arracha une grimace, elle hésitait à répondre, elle regardait son téléphone dans sa main et ne savait pas ce qu'elle allait faire. Les passants devaient vraiment se demander ce qu'elle faisait à fixer son téléphone, c'était comme si elle essayait de répondre simplement par la pensée. Elle soupira et remis le téléphone dans la poche de son short. Il était hors de question qu'elle se fasse avoir une nouvelle fois par cet individu plus que détestable à ses yeux, et ce n'était pas parce qu'il était attirant qu'elle devait lui pardonner quoi que ce soit. Non Josh était définitivement sortit de sa vie et elle comptait bien sur le fait que ça reste ainsi, elle devait déjà prendre sur elle lorsqu'elle le croisait dans le cadre de son travail. Une fois par semaine c'était déjà une fois de trop. Maeve détestait en réalité se retrouver seule, elle faisait toujours beaucoup de projet et au final au bout de quelques heures elle s'ennuyait. Mais aujourd'hui tout le monde travaillait, ou bien les personnes qui auraient pu lui tenir compagnie elle préférait les éviter pour l'instant. Quand on vous dit que les filles sont plus que compliquées, Maeve en est le parfait exemple, elle est contradictoire au possible et presque impossible à cerner. En levant la tête vers le nom de la rue, elle s’aperçut qu'elle n'était qu'à quelques pâtés de maison de Union Station, et qui dit Union Station dit centre commercial. Et rien que l'idée de prendre un excellent café dans cette magnifique gare et faire quelques achats lui remontait le moral. Achats qui seraient bien sûr compulsifs et qu'elle regretterait à la fin de la journée en réalisant qu'en réalité, elle n'en n'avait pas vraiment l'utilité. Mais cette endroit était tellement magnifique pour Maeve, elle aimait bien se poser sur les banc de la gare avec son café et observer les gens, elle tentait toujours de deviner ce qu'ils pouvaient faire, ou ils pouvaient aller... Imaginer leur vie lui faisait oublier la sienne, et c'était la seule façon qu'elle connaissait pour se vider l'esprit et ne penser à rien après le jogging, qui visiblement aujourd'hui n'était pas vraiment efficace. Encore de l'autre côté de la rue, elle s'arrêta un instant le temps d'envoyer un message à Jaxson, qui était aussi de repos, lui disant de la rejoindre prendre un café s'il n'était pas occupé. Et elle espérait que la réponse serait positive car elle avait besoin de lui, elle avait besoin qu'il lui remonte le moral et il était le mieux placé pour faire cela.  (...)  Maeva avait peine à ouvrir les yeux, elle entendait des sifflement dans ses oreilles, elle tenta d'attraper son téléphone portable qui vibrait dans sa poche, une grimace se dessina sur son visage « Allo.... » elle regarda autour d'elle et commençait à réaliser que quelque chose n'allait pas. Elle ne savait pas quoi, mais ce n'était pas normal. Lorsqu'elle s'était réveillée avec cette douleur à la tête, elle avait pensé qu'elle s'était évanouie car elle n'avait pas pris son petit déjeuner ce matin, mais au vu de ce qu'elle pouvait voir autour d'elle, c'était bien plus grave « Chef... (...) je suis déjà sur place. (...) non je vais bien je suis à l'extérieur. (...) apportez moi mes affaires. » elle raccrocha et prit une seconde pour réaliser ce que venait de lui dire son chef de caserne. Une bombe. Une bombe venait tout juste d'exploser à l'intérieur de la gare. Les gens encore sonnés se relevaient lentement, complètement hagards et perdus. La jeune paramedic regarda autour d'elle, son poignet lui faisait un peu mal mais ce n'était pas une douleur insupportable, puis elle entendit les sirènes des pompiers, des ambulances et des pompiers. Elle soupira soulagée de les entendre mais aussi soulagée soulagée qu'elle ne soit pas entrée dans la gare quelques minutes plus tôt. Tout en regardant autour d'elle, elle prenait conscience de ce qui se passait, des blessés mais pas de gros dégâts, du moins là où elle était car si c'était bien une bombe, les pertes humaines allaient être importantes. Elle aperçu le premier camion sur les lieux, c'était celui de Roman elle marcha d'un pas rapidement vers ses collègues en les rassurants rapidement sur son état et Carter lui fit passer un pantalon et sa veste d'intervention. « Maeve tu..... » elle regarda Jaxson qui venait d'arriver à ces côtés, il semblait soulagée de la voir sur ses deux jambes mais ne laissa rien paraître et elle non plus. Ils ne pouvaient pas se le permettre sur le terrain, ils ne pouvaient pas se permettre d'être sentimental lors d'une intervention. Et même si Maeve avait une envie irrépressible de se blottir dans ses bras, elle se retint. « Je vais bien, je vais bien. » elle enfila sa veste et afficha un sourire à son ami « Tu devrais aller faire soigner ton front, si le chef voit ça tu vas passer un sale quart d'heure Grayson. » elle posa ses doigts sur son front, et vit du sang sur sa main, elle ne sentait pourtant rien du tout et ne se souvenait pas s'être cognée la tête « Je vais... » le pompier lui coupa la parole et mis ses mains sur ses épaules « ... bien je sais, je te crois Mae. Mais ça ne change rien au fait que tu dois d'abord soigner ça avant d'aller sur le terrain. » le lieutenant venait de parler et elle savait très bien qu'il avait raison que c'était la procédure, elle soupira et tourna les talons pour se diriger vers l'ambulance la plus proche afin de faire poser un pansement sur cette fichu plaie. Mais tout le monde était occupé, alors elle prit du désinfectant et deux petits pansements dans l'ambulance d'une autre caserne et se mit devant le rétroviseur pour se soigner. Elle grimaça lorsqu'elle posa la compresse avec le désinfectant sur sa plaie. Elle se ressaisit rapidement, elle n'avait pas le temps de s'apitoyer sur sa douleur, elle devait se remettre au boulot au plus vite. Lorsqu'elle entendit une sirène de police, elle tourna immédiatement la tête, et retourna à ses occupations lorsqu'elle vit que ce n'était pas lui. Elle ne savait pas où il était, ce qu'il faisait... elle voulait juste savoir qu'il allait bien. Elle posa ses deux bandes de pansements sur son front et attrapa son téléphone pour voir si elle n'avait pas d'appel en absence ou un message de Wes. Elle savait que si elle ne le voyait pas ou ne l'entendait pas de suite, elle ne pourrait pas se concentrer sur son travail. Cela faisait deux jours qu'elle n'avait pas de nouvelles, soit parce que le jeune l'homme l'évitait ou bien parce qu'il travaillait, et il ne pouvait avoir aucun contact avec l'extérieur pendant ce temps. Même si Maeve prenait sur elle la plupart du temps, aujourd'hui, elle ne supportait plus ce silence radio. Elle avait peur qu'il soit sur cette affaire de bombe, car soyons réaliste cette bombe n'avait pas exploser sans menaces préalables. Elle cliqua sur ses messages et envoya un simple "donne moi un signe de vie stp" puis elle vit Phoenix de loin, la partenaire actuelle de Wes, mais elle ne le voyait pas à lui. Elle soupira et tenta de calmer son imagination, elle devait se ressaisir rapidement.

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MessageSujet: Re: Lie to yourself until it's true. (w/Wes)   Ven 3 Oct - 21:51

« Ca marche, à ce soir mec. » Cela fait une bonne vingtaine de minutes que Wes Oakley est pendu à son téléphone. A l’autre bout du fils, se tient Jason Dickens, l’un de ses plus vieux amis. Les deux jeunes hommes se sont rencontrés il y a plusieurs années, alors que Wes était à l’école pour entrer dans la police. Tous les deux étaient un peu les deux terreurs de la promotion, toujours à plaisanter, toujours à parler pour ne rien dire, à draguer les jolies recrues à longueur de journée et surtout à faire les quatre-cent coups à coup de plaisanteries pas toujours de très bon goût à leur coéquipiers. Et même s’ils n’avaient pas été affiliés à la même ville, Jason et Wes n’avaient pas pour autant perdu le contact. L’un rendait de manière générale visite à l’autre au moins une fois par mois. Et aujourd’hui, c’était au tour de Wes de se rendre dans la ville de son ami, non loin de là, à Baltimore. Il avait fait une demande de congé il y a quelques jours de cela afin de pouvoir s’évader un peu de la pression de son travail, pour voir son ami, mais aussi et surtout pour éviter un peu plus Maeve et penser à autre chose qu’aux récents évènements. Car oui, malgré le fait que Wes avait une fois encore fait preuve d’une lâcheté incroyable en prenant la fuite lors de sa dernière confrontation avec celle qu’il avait auparavant l’habitude de considérer comme sa meilleure amie, il fallait l’avouer, elle était perpétuellement omniprésente dans ses pensées. Il ne cessait de repasser en boucle ce qu’il s’était passé. Elle lui avait avoué à demi mot qu’elle ne ressentait à son égard bien plus qu’une simple amitié envers son colocataire. Et il avait faiblement avoué à son tour qu’il n’était guère indifférent à son charme. Mais une chose en entrainant une autre, elle avait fini par l’embrasser. Et malgré le fait qu’il avait ressentit tout une foule de sentiments qui lui étaient étrangement inconnus lors de ce baiser, il n’avait pas trouvé mieux que de prétexter une urgence au boulot pour s’éclipser et prendre la fuite. Wes était le roi de la fuite avec Maeve. En réalité, lorsqu’il sentait que les choses le dépassaient, c’était toujours ce qu’il faisait. Lorsqu’il devait s’ouvrir, parler de sentiments et avouer en quelque sorte qu’il pouvait, lui aussi tomber amoureux et avoir un point faible ; il paniquait et s’enfuyait à chaque fois. Il détestait ça. Jamais ô grand jamais il serait prêt à avouer qu’il était comme les autres mecs. Le genre milieux fou amoureux de leur copine, qui serait prêt à tout pour elle. Non. Il n’était pas de ce genre. Il s’amusait avec les filles, se fichait des sentiments et était clairement égoïste… Du moins c’est ce dont il tentait par tous les moyens de se convaincre. Hélas, s’il y parvenait parfois, lorsque le sujet Maeve revenait sur le tapis, il redevenait tout aussi faible que ces hommes qui le répugnaient pourtant. Et il sentait qu’il perdait pieds, puis il paniquait. Il ne voulait pas abandonner sa vie de célibataire endurci, il ne voulait pas se réserver pour une seule et unique femme, il ne voulait pas toujours avoir en face de lui la même personne, il ne voulait pas tomber amoureux. Mais finalement, tout ceci allait bien au delà de ce qu’il voulait réellement. Il était irrémédiablement et incontestablement fou amoureux de Maeve Grayson et ça le rendait fou. Et s’il tentait par tous les moyens de repousser ses sentiments envers sa colocataire, il savait qu’il ne pourrait pas faire cela indéfiniment. Il savait qu’au bout d’un certain temps, elle serait las de son comportement et ne voudrait probablement plus jamais le voir, plus jamais entendre parler de lui. Evidemment, ce n’était pas ce qu’il désirait. Bien au contraire. Malgré tout ce qu’il pouvait dire, Maeve était l’une des personnes comptant le plus pour lui. C’est pourquoi il ne pouvait décemment prendre le risque de la perdre. Il était perdu. Complètement perdu. Mais une chose était sûre, il était persuadé qu’un petit weekend avec Jason lui ferait le plus grand bien. Loin de toute la folie de Washington et surtout loin de Maeve, il pourrait s’adonner aux plaisirs simples de la vie : l’alcool à outrance et des filles, beaucoup de filles. Une fois qu’il eut raccroché, le jeune homme fourra son téléphone dans sa poche, attrapa une cigarette qu’il coinça entre ses lèvres et issa son sac de voyage sur son épaule. Puis il quitta l’appartement qu’il partageait avec Maeve, malgré les apparences trompeuses de ces derniers temps –puisqu’il faisait son maximum pour y passer le moins de temps possible et surtout ne pas croiser la jeune femme. Sur le chemin pour se rendre à la gare ferroviaire de Washington, où Wes devait prendre son train, il fit une halte au boulot, ne pouvant décidemment pas résister à l’idée de voir comment Phoenix, sa partenaire, se débrouillait sans lui. Il avait décidé de faire le chemin à pieds, histoire de ne pas avoir à payer le parking, et il était pour la première fois de sa vie, bien en avance. Il n’eut même pas le besoin d’entrer dans les locaux, puisqu’il reconnut immédiatement la voiture de fonction qu’il partageait avec Appleby. Un sourire parfaitement arrogant s’afficha sur son visage alors qu’il se baissa pour pouvoir passer son visage à travers la fenêtre et qu’il la vit. Il posa ses coudes sur l’espace que lui offrait la fenêtre baissée et contempla quelques secondes sa partenaire qui semblait très intéressée par son téléphone. « Alors qui est l’heureux élu pour le weekend ? » Phoenix sursauta immédiatement à l’entente de la voix de Wes, ce qui fit beaucoup rire ce dernier. Elle le fusilla du regard. « Qu’est-ce que tu fais là Oakley ? Tu n’es pas censé être en repos toi ? » Le ton de la jeune femme était quelque peu amère. Quand bien même ils avaient mis du temps conséquent à s’entendre, à s’apprivoiser et à s’apprécier, aujourd’hui, ils avaient bien du mal à travailler avec un autre binôme. C’est pourquoi Phoenix en voulait à Wes de la lâcher, même pour le weekend, car elle le savait, elle allait se retrouver avec un crétin fini, pire que Wes ne l’était. « Est-ce qu’il est plus sexy que moi ? » Savoir qu’il allait être remplacé pour le weekend auprès de Phoenix ne l’enchantait guère, car finalement il avait ses petites habitudes, mais il ne le montrait pas, préférant en plaisanter et faire comme si tout ceci ne le dérangeait absolument pas. En réalité, personne ne pourrait le croire, car de toute évidence, il n’avait pas pu s’empêcher de venir sur son jour de repos voir qui était son remplaçant. « C’est Thorne … » soupira la jolie blonde en posant son téléphone sur le tableau de bord. Cette nouvelle qui semblait difficile à avaler pour Phoenix, ravit pourtant Wes qui ne put s’empêcher d’afficher un large sourire. Thorne était nul, un empoté de première, approchant de la retraite. S’il avait probablement été un bon flic durant sa jeunesse, Phoenix et Wes ne l’avaient connu que bedonnant et bien trop paresseux pour être réellement utile. « Ah c’est bon, j’ai pas de quoi m’inquiéter qu’on me vole la vedette ! » Phoenix leva les yeux au ciel, malgré le fait qu’il n’avait de toute évidence pas réellement tort. « Je pars voir un pote à Baltimore, tu me déposes à la gare partenaire ? » Wes arborait un sourire parfait, le genre qui ferait fondre n’importe quelle femme. Mais les choses étaient différentes avec Phoenix, elle ne marchait pas au charme de Wes et ne tombait absolument pas dans le panneau, mais elle aimait de temps à autre lui faire croire le contraire. « C’est bien parce que c’est toi Oakley, monte ! » La blonde afficha un faible sourire alors qu’elle débloqua la portière pour que le jeune homme puisse monter. En réalité, emmener son coéquipier à la gare représentait pour elle une porte de sortie, un moyen de retarder le moment où elle allait devoir se retrouver en face de Thorne. Une bonne vingtaine de minutes plus tard, le duo arriva à la gare où la blonde déposa Wes. Le grand brun fit signe à sa collègue avant de pénétrer dans la gare, puis plus rien. (…) Sa tête lui fait affreusement mal, ses oreilles sifflent, tellement qu’il est obligé de poser ses deux mains contre ses dernières pour atténuer le son, tout le monde crie autour de lui. Il ne voit rien, une espèce fumée lui brouille la vue et commence à se glisser dans la gorge. Il tousse, suffoque presque. Il attrape non sans mal dans son sac un vêtement pour se couvrir le nez et la bouche. Il grimace, tous ses membres sont engourdis. Il ne peut pas bouger. Il n’arrive pas à entendre ce qu’il se passe, et il parvient à peine à y jeter un coup d’œil. Il a été propulsé et a perdu connaissance à la seconde où il est entré dans la gare. Il tente de s’extirper des décombres qui lui sont tombés dessus, et c’est à ce moment-ci qu’il se rend compte qu’il ne sent plus ses jambes. Si ses égratignures sur le visage et sa côte probablement cassée lui font un mal de chien, il ne ressent aucune douleur dans chacune de ses jambes. Plaqué contre un morceau de béton, il baisse les yeux vers le bas de son corps. Ses jambes sont coincées sous un énième décombre. Et sans qu’il ne s’en rende réellement compte, il commence à vaciller de nouveau. Il a envie de dormir. Il va tomber dans les pommes, il le sait, et ce, malgré le fait qu’il lutte contre l’inconscience. Et alors qu’un peu plus loin, Phoenix vient de trouver Maeve pour l’avertir de la présence de Wes dans la gare, le jeune homme semble à bout de force, à bout de souffle. Il tente dans un geste désespéré d’attraper son téléphone. Sans réellement savoir comment, il parvient à composer le seul numéro qu’il connaît par cœur. Maeve. « Maeve … » parvint-il à dire dans un léger souffle avant de finalement perdre conscience …

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MessageSujet: Re: Lie to yourself until it's true. (w/Wes)   Dim 5 Oct - 20:41

 
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Le chaos, la panique. La détresse sur le visage des gens autour d’elle. Jamais elle n’avait vécue une situation pareille, et pourtant elle avait vu beaucoup de chose durant ses cinq années à la caserne, mais tout semblait si irréel aujourd’hui.  Elle ne voulait pas croire qu’une explosion avait eu lieu dans sa ville. Elle attendait qu’on lui dise que tout cela n’était qu’un cauchemar. Mais l’appel de son chef de caserne lui avait fait prendre conscience que la situation était grave et que tout était bien réel. Elle se releva tout en grimaçant de douleur lorsqu’elle prit appuie sur son poignet, elle examina son corps rapidement aucune blessures apparentes, du moins pas de blessures qui pourraient l'empêcher de faire son travail. Et si elle était formée pour réagir de manière rationnelle à ce genre de catastrophe, elle était loin d’être calme et sereine. Au final, c’était bien plus simple à gérer en théorie, car tant que l’on n’est pas confronté à ce genre de situation on ne sait pas comment réagir. Maeve reprit ses esprits rapidement et tout en se dirigeant vers le camion de sa caserne qui venait tout juste d’arriver, elle évaluait les blessés qu’elle croisait. Dans une situation pareille, il fallait rapidement mettre en place un triage, savoir qui les médecins allaient pouvoir sauver ou non. Les pompiers, paramédics ou encore les médecins présents sur les lieux allaient décider quelle personne pouvaient recevoir des soins ou celles qui étaient déjà perdus. Mais avant de pouvoir faire son travail Maeve avait besoin d’être rassurée sur l’état de santé de certaines personnes, elle savait déjà que Roman et Jaxson allaient bien, que ses collègues n’étaient pas en danger quelques part sous les décombres de la gare.  Sa sœur, aussi venait d’arriver sur les lieux ce qui était une bonne chose. Mais elle était rassurée seulement à moitié, une seule personne occupait les pensées de Maeve à présent, et c’est cette même personne qui occupait ses pensées constamment ses derniers jours : Wes. Et n’ayant aucun moyen de le joindre, elle commençait à paniquer, son cœur commençait à s’emballer en même temps que son imagination. Ce qui n’était pas pour rassurer Maeve.  Sous les ordres de Jaxson, elle alla se soigner afin d’être prête à intervenir, mais elle n’avait pas envie qu’un médecin s’occupe d’elle, cela prendrait trop de temps et elle serait assigné à rester assise pendant un moment avant de pouvoir se rendre utile. Elle soigna ses blessures seule et retourna sur le terrain à la seconde d’après, ce n’était peut être pas judicieux, car elle était la première à savoir qu’une blessure à la tête même minime pouvait parfois être plus grave, mais elle ne pouvait pas rester à rien faire. C’était impossible. Phoenix venait tout juste de lui dire qu’elle venait de déposer Wes à la gare. Maeve avait sentit son cœur s’arrêter de battre lorsqu’elle lui avait dit cela, mais la jeune blonde la rassura en lui disant qu’il allait probablement bien et qu’elle allait le chercher et que Maeve serait la première personne à savoir quand elle le retrouverait. Elle aurait voulu lui dire qu’elle venait avec elle, qu’elle voulait partir à la recherche de Wesley mais un médecin l’interpella « Grayson bougez vous, et faite votre boulot. On n'est pas là pour prendre le thé.»  elle remercia la partenaire de Wes, et s'approcha sans broncher de la jeune femme et regarda rapidement ses blessures, mais il était impossible pour elle de se concentrer et de faire son travail correctement. Elle n'avait pas pour habitude de se laisser envahir par ces émotions, par sa peur, mais elle ne savait pas où était Wes et elle était totalement en panique. Elle fit un sourire qui se voulait rassurant à la jeune rousse en face d'elle, puis une infirmière passa à ses côtés et Maeve l'interpella en lui demandant de s'occuper de la jeune femme. Elle portait une étiquette bleu, ce qui voulait dire qu’elle allait très bien, en comparaison avec d’autres personnes, ces blessures n’étaient pas bien graves. Elle continua d’avancer dans le centre de triage qui avait été mis en place rapidement pour prodiguer les premiers soins et envoyer les plus critiques vers l’hôpital rapidement. Un paquet d’étiquette dans la main. Elle regardait avec attention chaque visage dans l’espoir de voir le sien, avec son sourire sur le visage, le sourire dont lui seul avait le secret, et elle imaginait déjà ses remarques sur le fait que Maeve c’était vraiment inquiété pour rien. Un pompier amena un autre blessé et Maeve se précipita vers eux pour examiner le jeune homme. Si elle avait espéré voir Wes, elle déchanta rapidement. Il devait avoir seulement une vingtaine d’année, et lorsque Maeve eut finit de regarder ses blessures, elle regarda le pompier. Ce dernier savait exactement ce que voulait dire ce regard et il soupira tout en enlevant son casque. Maeve sentit une boule dans sa gorge et sortit une étiquette noire. Celle que personne ne veut attribuer à un patient. Celle qui signifie qu’on ne peut plus rien faire pour lui. Elle regarda autour d’elle, et elle ne semblait pas voir la fin. Puis elle sentit son téléphone vibrait dans sa poche, elle ouvrit en quatrième vitesse sa veste et sourit en voyant le nom s‘afficher sur le cadran « Maeve... » la jeune brune sent ses jambes flancher à l'entente de sa voix. La jeune brune tenta de reprendre ses esprits rapidement, elle ne pouvait pas se permettre de paniquer comme tous ces gens autour d'elle, non elle était une professionnelle. Oui elle était une professionnelle, et sa mission était de retrouver Wes. Elle afficha un petit sourire sur son visage, certes elle ne savait rien de son état de santé mais elle avait entendu sa voix «Wes... Wes.... pitié parle moi.... » elle était en train de marcher vers la gare, mais dans quelle direction partir? Elle n’en avait aucune idée et elle n'avait aucune réponse à l'autre bout du fil. Elle soupira et prit une grande respiration tout en regardant autour d'elle, elle ferma les yeux, la fumée encore présente lui piquer les yeux.  « WES…. WES…. » mais aucune réponse, elle garda le téléphone à l’oreille mais elle n’entendait rien à l’autre bout. Elle essayait de pas s’effondrer au milieu des décombres et de hurler son nom. Elle ne pouvait pas. Elle devait être forte et efficaces.  Elle ne savait rien et c’était ça le plus insupportable pour elle. Elle aurait voulu partir à sa recherche mais n’ayant aucune indication sur l’endroit où il se trouvait cela ne l’aurait pas avancée, c’était comme avancer dans le noir. Lorsqu’elle aperçu Jaxson, elle avança d’un pas rapide vers lui, elle ne pouvait alors plus contenir ses larmes d'angoisse « Maeve qu'est ce qui se passe? » son ami posa ses mains sur ses épaules, habituellement cela avait un effet apaisant. Mais pas aujourd’hui, elle tenta tant bien que mal de lui dire ce qu’il se passait « Wes... il est...  je.... » Jaxson la prit dans ses bras et fit signe à d'autres pompiers de venir avec lui. La paramédic ne pouvait pas aligner deux mots correctement tellement elle était paniquée, mais Jaxson ne lui en demanda pas plus et au vue des larmes qui coulaient sur le visage de Maeve, il se doutait que Wes était en danger quelque part. Elle essuya ses larmes et mis les mains dans ses poches pour éviter que tout le monde la voit trembler comme une feuille. Pendant que le lieutenant et ses hommes faisaient leur travail, elle resta à la tente de triage mais trépignait d'impatience de voir Wes. Oui elle lui en voulait d'avoir fuit encore une fois, elle lui en voulait encore d'avoir tenté quelque chose avec Julia mais là elle ne voulait qu'une chose, le voir sain et sauf, touts les différents qu’ils avaient n’étaient pas important.  A l’instant présent elle se fichait qu’il est fuit une nouvelle fois, non cela n’avait plus d’importance. Elle voulait simplement entendre sa voix, elle voulait simplement l’entendre encore se plaindre. Elle aperçu ses collègues avec Wes sur une civière, elle dégagea rapidement une place devant elle se précipita vers lui « Wes... Wes s'il te plait ouvre les yeux. » Elle passa sa main dans ses cheveux, elle savait que ce geste n’allait pas le réveiller mais elle avait besoin de le toucher, de lui dire qu'elle était avec lui et que tout irait bien maintenant. Elle leva les yeux vers ses collègues et leur fit un sourire comme pour les remercier et sans rien dire ils repartirent aider d’autres personnes, et elle vit Jaxson arrivait avec l’aide de Jones, avant qu’elle ait pu parler son ami lui dit « Je vais bien occupe toi de lui. » puis elle reporta son attention sur Wes. « Parle moi, dit moi n’importe quoi, mais parle moi s’il te plait. » elle attrapa la trousse de secours à ses côtés et commença à soigner le visage du jeune homme pendant qu’un médecin examinait ses jambes, elle posa ses lèvres sur le front du jeune homme « Ne m’abandonne pas. Je peux pas vivre sans toi. » c’était la vérité, même s’il lui tapait parfois sur les nerfs, si elle ne supportait pas le fait qu’il ne sache pas ranger ses affaires, elle ne supportait pas non plus le fait qu’il ramène des filles différentes tous les soirs… mais malgré toutes ses petites choses, elle voyait aujourd’hui que les points positifs de l’avoir dans sa vie. Elle posa sa tête sur le torse du jeune homme, elle entendait son cœur battre ce qui la rassurait un peu. Elle en oubliait tout le reste, elle oubliait où elle était, à ce moment présent il n'y avait que Wes qui comptait. Elle commençait alors à réaliser que ses sentiments pour le jeune homme étaient bel et bien présent. Et c'était bien la première fois qu'elle se l'avouer à elle même, elle était en train de tomber amoureuse de Wesley Oakley.

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MessageSujet: Re: Lie to yourself until it's true. (w/Wes)   Jeu 9 Oct - 16:33

A peine avait-il eu le temps de s’exprimer que la main de Wes le lâcha et son téléphone vint s’écraser violemment contre plusieurs morceaux de bétons qui signèrent l’arrêt de mort de son téléphone dernier cri. Cependant, l’objet était à cette heure-ci le cadet des soucis de Wes qui était progressivement en train de sombrer. La douleur semblait si forte qu’elle lui en faisait tourner la tête. Il aurait crié de douleur s’il avait pu, mais il était trop faible pour cela et sa gorge continuait de le brûler inlassablement. A cet instant, il se maudissait. Il allait probablement mourir tout seul sous ces pierres, parce qu’il n’avait pas eu assez de force pour tenir son téléphone comme il faut. Il serra la mâchoire de colère. Il détestait être dans cet état. Il était faible et avait terriblement mal. Et ce n’était pas lui ça ! Il n’avait jamais mal nul part, s’interdisant presque d’aller chez le médecin, criant haut et fort de la manière la plus misogyne qu’il soit qu’un homme n’avait jamais mal. L’univers le rappelait ici clairement à l’ordre en lui prodiguant l’effet d’une véritable claque en pleine figure. Il n’était pas invincible. Il était humain, comme tous les autres. Il devait arrêter de se croire plus fort qu’il ne l’était. Il devait lâcher prise. Et il finit par lâcher prise… Ses yeux, après plusieurs oscillations finirent par se fermer et il perdit connaissance. Et puis plus rien de nouveau. Il respirait encore, mais la douleur semblait avoir raison de sa conscience. Il ne parvenait à rester éveillé dans de pareilles circonstances, malgré le fait qu’il luttait. Il luttait parce qu’il ne voulait pas mourir. Il ne voulait pas mourir seul ici et laisser Maxyne seule, et laisser Maeve seule. Bien sûre, il savait que Roman et Jaxson s’occuperaient probablement mieux qu’il ne le faisait lui-même des deux jeunes femmes, il savait qu’elles auraient toute l’attention qu’elles méritaient avec ces deux hommes mais il se refusait de les abandonner. Pas maintenant, il lui restait tellement de chose à faire, tellement de chose à leur dire, qu’il ne pouvait partir maintenant. Alors il luttait dans son inconscience pour ne pas mourir. Il ignorait si cela avait vraiment de l’effet, mais il avait l’impression que si. Il avait l’impression que son envie viscérale de se réveiller lui permettrait au moment opportun d’y parvenir. Il n’avait pas fini. Il n’avait pas dit à Maxyne qu’il l’aimait, il n’avait pas découvert qui avait tué ses parents, il n’avait jamais dit la vérité à Maeve. Non. On dit souvent que lorsqu’on frôle la mort, on voit sa vie défiler devant ses yeux. Ce n’était pas le cas de Wes. Il n’avait pas vu sa vie défiler. Il avait simplement vu le visage de Maeve, ce moment où elle s’était offusquée de sa collection de sous-vêtements féminins avant d’en rire comme une enfant. Leur rencontre. C’était terriblement cliché, mais c’était ce dans quoi Wes était actuellement plongé et ce qui l’aidait à se battre. Cela lui aurait probablement arraché un sourire si on ne venait probablement pas de l’extirper de son sommeil. En effet il se réveilla brusquement et se rappela immédiatement pourquoi il avait cédé et s’était évanoui. Il hurla de douleur. On venait de lui retirer l’énorme bloc de béton qui s’était logé et écrasait lourdement ses jambes. Et cette foi, il les sentit enfin, mais plus qu’il ne le fallait. Il le savait, elles devaient être dans un piteux état et il ne voulait pas penser au pire mais il craignait déjà ne plus pouvoir marcher. Cependant, la douleur l’empêchait à l’heure actuelle d’y penser. Un pompier l’attrapa et il le reconnut aussitôt. Jaxson Rhodes. Il détestait ce type, depuis à peu près toujours. Ils n’avaient absolument rien en commun, à part peut-être les mêmes goûts en matière de femme. Et c’était surement cela qui valait leur constant besoin de s’arracher les yeux à chacun de leur rencontre. C’était un combat de coq terriblement ridicule, mais aucun ne voulait céder face à l’autre. Cependant, aujourd’hui, Wes se fichait bien de cette rancœur qu’il avait contre cet homme, ni même de cette envie qu’il avait perpétuellement de jouer de son arrogance pour le rendre fou. Non, là, à cet instant, il n’avait qu’une envie, qu’il le sorte de là et qu’on lui ingurgite une dose de morphine assez conséquente pour le soulager. Il s’agrippa au bras de Jaxson, alors qu’il continuait d’hurler à chaque mouvement, puisque ses jambes venaient inlassablement lui rappeler dans quel état il se trouvait. Mais ceci ne dura que quelques minutes puisque rapidement, Wes perdit à nouveau conscience, avant de s’être promis intérieurement de mettre sa fierté de côté une fois que tout ceci serait terminé et d’aller remercier Jaxson comme il se doit. Il le savait, Jaxson était en train de lui sauver la vie. Et s’il avait perdu connaissance au beau milieu de son sauvetage, il savait tout de même pertinemment que l’homme qu’il avait pourtant l’habitude de détester était celui envers lequel il allait devoir être redevable toute sa vie, quand bien même ça lui arrachait le cœur. Wes ignorait combien de temps s’était écoulé entre le moment où il avait à nouveau perdu connaissance et celui où il entendit la voix insupportable de Maeve lui crier dessus. « Wes... Wes s'il te plait ouvre les yeux. » Il reprenait peu à peu conscience, mais n’étant pas encore persuadé qu’il était en train de revenir à lui ou bien toujours en train de rêver, le jeune homme ne fit le moindre geste. Et pour cause, ses jambes le faisaient moins souffrir. Il avait juste horriblement mal à la tête. Mais lorsqu’il sentit le contact de la paume de la main de Maeve venir se poser contre son front puis lui caresser presque maternellement les cheveux, il se sentit étrangement mieux. Ce qui lui fit comprendre qu’il n’était probablement pas mort ou en train de rêver fut le son de la voix de Jaxson. Car oui, il ne pouvait décemment être en train de rêver de Jaxson, ça n’était tout bonnement pas possible. « Parle moi, dis moi n’importe quoi, mais parle moi s’il te plait. » Wes tenta d’ouvrir les yeux, en vain. Il avait certes moins mal aux jambes, probablement parce qu’on lui avait enfin fait une piqure d’antidouleur, mais il en restait tout de même extrêmement faible. Il sentit des sensations de fraicheurs sur son visage. Maeve devait probablement soigner les égratignures qu’il avait accumulées sur le visage. Il n’était clairement pas beau à voir à l’heure actuelle. Mais une chose le rassurait, il sentait à nouveau ses jambes. Celles-ci n’avaient finalement pas été totalement brouillées et il pouvait nourrir l’espoir de pouvoir remarcher un jour. Et alors qu’il parvenait enfin à entrouvrir ses yeux il sentit les lèvres de Maeve se poser sur son front. Sans savoir comment ni pourquoi, un frisson lui parcouru la totalité de son corps à cet instant. « Ne m’abandonne pas. Je ne peux pas vivre sans toi. » Elle parvint à lui esquisser un léger sourire alors que ses yeux s’ouvraient progressivement. Il entrouvrit les lèvres alors qu’elle avait posé sa tête sur son torse. « Ne sois pas aussi dramatique Grayson ! » lâcha-t-il avec son habituelle arrogance malgré la faiblesse que l’on pouvait lire dans sa voix. Il toussa doucement mais il grimaça immédiatement pris pas une nouvelle douleur qu’il ignorait encore jusque là. Il se sentait pourtant apaisé bien que terriblement faible. Il ignorait ce que ce médecin qui semblait particulièrement intéressé par l’état de ses jambes avait fait, mais il se sentait déjà mieux. « Je savais que tu ne pourrais pas vivre sans moi Mae. » Un sourire vint s’installer aux creux de ses lèvres, et resta là un moment, alors qu’il leva avec une lenteur infinie le bras pour venir trouver la main de Maeve qu’il serra du plus qu’il put –c’est à dire quasiment pas. « T’allais pas te débarrasser de moi comme ça tu sais … » Il lui fit un clin d’œil. Wes pourrait être au bord du gouffre qu’il s’amuserait toujours à taquiner Maeve. C’était comme ça. Et même si ces derniers temps, les choses avaient été compliquées, là, allongé sur cette civière, blessé comme il n’avait probablement jamais été, leur conflit semblait bien loin. Il lui caressa doucement la main, alors qu’il tentait tant bien que mal de jeter un œil à ses jambes. « A quel point c’est mauvais ? » lui demanda-t-il en retrouvant tout à coup son sérieux. Il savait que c’était mauvais. La douleur avait été telle qu’il avait bien cru perdre l’usage de ses jambes. Et même si c’était finalement moins catastrophique que ce qu’il pensait, il savait qu’il allait probablement souffrir encore un bon moment, avoir de la rééducation et probablement être arrêté pendant un certain temps. Chose qui le rendait déjà nerveux. Cependant, Wes n’était pas le genre à transparaitre une quelconque inquiétude. Il préférait largement utiliser son arme favorite, l’humour. C’est pourquoi il afficha un nouveau sourire avant d’interroger Maeve du regard. « Est-ce que tu m’aimeras toujours si je n’ai plus de jambes ? » Il laissa échapper un léger rire alors qu’il ne put s’empêcher de tousser de nouveau. Mine de rien, en plus de toutes ses blessures, la poussière avait eu raison de sa gorge.

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MessageSujet: Re: Lie to yourself until it's true. (w/Wes)   Sam 11 Oct - 15:55

 
★★★
Sometimes, when you don't ask questions,
it's not because you are afraid that someone will lie to your face.
It's because you're afraid they'll tell you the truth

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Maeve n'a jamais été le genre de personne à paniquer, avec son métier elle a appris très tôt à rester calme devant n'importe quelle situation, du moins extérieurement. Elle devait se montrer calme, confiante devant les victimes dont elle devait prendre soin. Même si la victime était un enfant, vraiment mal en point, jamais elle ne s'est laissé submerger par ses émotions. Jamais. Mais aujourd'hui tout semblait différent, ce n'était pas n'importe quelle personne qui était coincée sous les décombres c'était Wes, il n'était pas un inconnu comme les autres ce qui déstabilisa complètement la paramédic. Elle était totalement déconcentrée et n'arrivait pas à s'occuper des autres victimes comme elle le devrait. C'est pourquoi elle tentait de se calmer mais aussi de voir des blessés légers car elle ne voulait pas faire d'erreur, elle ne pourrait jamais se le pardonner.  Mais aujourd'hui, c'était bien la première fois qu'elle ne pouvait pas faire son travail correctement, et elle se sentait affreusement coupable. Mais elle ne pouvait pas le contrôler, et elle savait qu'elle ne serait pas complètement apte à gérer des patients, administrer les premiers soins qui pourraient sauver ces personnes.  Lorsqu'elle aperçu ses collègues revenir avec Wes, elle se fichait de savoir si on avait besoin d'elle ailleurs, ou non. Elle ne comptait pas s'occuper d'une autre personne que de lui, ce qui n'était pas dans ses habitudes, étant paramédic elle ne devait pas faire de préférence pour une personne ou une autre. Mais là c'était impossible. Elle aurait fait la même chose s'il s'était agit de Roman, de Jaxson ou encore d'un de ses collègues. Tant pis si certaines personnes allaient la juger égoïste, elle était à des années de se soucier du regard des autres. Elle était soulagée de voir Wes devant elle, mais elle n'était pas rassurée pour autant, et lorsqu'elle aperçu Jaxon,elle se sentait coupable de ne pas l'aider  lorsqu'il revint à la tente de triage, cependant elle était consciente que son ami n'allait pas lui en vouloir, bien au contraire. Et même si elle n'était pas censée s'occuper de Wes, elle ne voulait pas que quelqu'un d'autre le fasse. Il ne lui tardait qu'une seule chose : qu'il ouvre les yeux. Et l'attente semblait interminable, après avoir soigner rapidement les blessures du jeune homme sur le visage, elle posa sa tête sur son torse, et elle prit une grande inspiration. Il fallait qu'elle retrouver son calme, elle ne pouvait pas aider Wes dans son état actuel. Et la seule façon pour elle de se calmer était de faire le vide dans son esprit, elle ferma les yeux et tenta de chasser toutes ses pensées négatives qui lui passaient par la tête. Elle se répétait que tout irait bien, oui tout irait bien. C'était Wes dont il était question. Ils avaient encore des choses à régler, alors il était impossible qu'il ne se réveille pas. « Ne sois pas aussi dramatique Grayson ! » lorsqu'elle entendit sa voix, elle releva la tête vers lui et afficha un sourire sincère et elle était soulagée. Elle étouffa un petit rire et leva les yeux au ciel, même blessé et souffrant il arrivait à être Wes. Ce qui était plutôt bon signe. Mais elle ne lui tiendrait rigueur de rien du tout. Elle était simplement heureuse de l'entendre, et même avec ce genre de remarques. Si cette attitude l'avait exaspérée les fois précédentes, c'était le contraire aujourd'hui  « Oh je m'entrainais juste pour avoir mon oscar, tu en penses quoi? » plaisanter était la meilleure solution pour Maeve pour éviter de pleurer, pas de tristesse mais de joie plutôt. Mais elle ne voulait pas craquer ici, pas devant tout le monde, pas devant Wes, elle plongea son regard dans le sien. « Je savais que tu ne pourrais pas vivre sans moi Mae. » à l'entente de ce surnom elle sourit, il était presque un des seuls à l'utiliser, et ça faisait un moment qu'elle ne l'avait pas entendu venant de lui. Le jeune homme leva sa main tout en cherchant celle de Maeve, la jeune brune prit sa main à son tour et essuya une larme avec l'autre main libre. Oui elle ne pouvait pas vivre sans lui même si dans leur dernière dispute elle avait évoqué le contraire. Elle ne pensait définitivement pas ce qu'elle avait pu lui dire. Wes avait changé sa vie, et même si c'était pour la compliquer en ce moment, elle ne regrettait en rien sa rencontre avec le jeune homme. Lorsqu'elle avait aménagé avec lui, elle n'aurait jamais imaginé rester aussi longtemps en réalité, elle pensait que cette situation serait simplement temporaire, le temps qu'elle se trouve un chez elle, mais plus elle vivait avec lui, plus elle se disait que vivre seule serait vraiment ennuyant. Alors elle avait décidé de rester plus longtemps, et après 4 ans elle était toujours dans ce même appartement « T’allais pas te débarrasser de moi comme ça tu sais … »  elle n'en n'avait pas l'intention, même si ce matin elle pensait à déménager, s'éloigner un peu de Wes pour réellement savoir ce qu'elle allait faire. Il était clair qu'il fallait qu'ils prennent du temps pour savoir où ils en étaient tous les deux, mais il fallait aussi qu'ils soient honnêtes l'un envers l'autre. Mais maintenant elle savait une chose : elle ne voulait plus partir. Elle en était certaine. Elle oubliait pourquoi elle lui en voulait, toutes leurs disputes n'avaient plus aucun sens à présent, elles étaient loin derrière. Ici et maintenant la seule chose qui comptait c'était que Wes était en vie. Le reste était juste détail. Elle ne pouvait pas lâcher sa main, ni son regard. Elle en avait oublié son mal de tête qui quelques secondes plus tôt la faisait souffrir. Elle n'y pensait plus car Wes était là, et peu importe quelle partie de son corps la faisait souffrir, elle allait beaucoup mieux  « Moi qui croyait que j'allais pouvoir avoir le canapé pour moi seule.» elle tentait de faire bonne figure mais jeter un œil au médecin qui examinait son ami, elle remarqua que Wes aussi s'inquiétait. Elle posa sa main libre dans ses cheveux avec un sourire doux, comme pour lui dire de ne pas s'inquiéter  « A quel point c’est mauvais ? » le médecin ne parlait pas et Maeve n'aimait pas ça, mais il n'avait pas non plus l'air paniqué donc c'était bon signe. Elle interrogea le médecin du regard qui semblait vouloir garder le suspens et si Maeve avait envie de le secouer pour qu'il leur parle, elle prit sur elle et se concentra sur Wes en tentant de la rassurer au maximum « Je crois que tu pourras encore draguer la voisine pendant votre jogging. » accompagné avec un clin d'œil, même si ce côté de la personnalité déplaisait à Maeve, elle ne souhaitait qu'une chose le revoir sur pied et même si cela voulait dire draguer toute la gente féminine de l'immeuble. Même si elle mourrait de jalousie à chaque fois. « Est-ce que tu m’aimeras toujours si je n’ai plus de jambes ? » elle allait répliquer comme à son habitude mais lorsqu'elle vit son ami tousser, elle ne pouvait pas le charrier, elle prit alors son ton le plus rassurant qu'elle connaissait, avec une voix douce et sûre d'elle, du moins autant qu'elle le pouvait car elle était a peu près dans le même état que lui, dans l'attente du diagnostique  « Wes tout va bien se passer. Tu vas être sur pied en un rien de temps. » en serrant la main du jeune homme un peu plus, et elle ajouta « Tu pourras pas te débarrasser de moi Wesley, on est unis pour la vie toi et moi, pour le pire tu le sais bien. » en souriant. Elle crevait d'envie de poser ses lèvres sur celle du jeune homme, mais elle ne le fit pas. Il ne pourrait pas fuir comme la fois précédente mais sa conscience lui rappela que ce n'était pas une bonne idée, elle avait déjà plus ou moins avoué ses sentiments, et elle devait arrêter de se faire des idées car visiblement Wes n'était pas dans le même état d'esprit. Mais elle était prête à accepter n'importe quoi venant de Wes, et si il fallait qu'elle soit une amie, juste une amie, elle le ferait. S'il lui demandait de le laisser tranquille, elle le ferait aussi. Oui même si cela ne lui plaisait pas, elle pourrait faire n'importe quoi pour lui. Il parait que quand on aime une personne, il faut la laisser partir parfois. Elle n'avait jamais compris cela mais aujourd'hui cela prenait du sens.« Je sais pas ce que j'aurais fait s'il t'étais arrivé quelque chose, ne refais plus jamais ça. Ne me refais plus jamais peur comme ça Oakley. » elle savait qu'il ne pourrait pas lui promettre une telle chose, car personne ne connait le futur mais elle avait juste besoin de lui dire, d'être rassurée à son tour, même si elle savait que cette promesse serait faite en l'air. Elle connaissait son métier et elle savait très bien que ce n'était pas la même chose que d'être derrière un bureau toute la journée. Aujourd'hui elle s'était rendue compte, elle se l'était enfin avoué à elle même, que Wes avait une place bien plus importante dans sa vie qu'elle ne voulait le dire. Le médecin se décida à parler, et indiqua qu'une opération serait nécessaire car Wes avait une fracture à la jambe droite mais que le reste allait se résoudre seul avec beaucoup de repos, mais qu'il pouvait se compter parmi les blessés chanceux aujourd'hui. Mais le mot repos ne semblait pas convenir au jeune agent du FBI. « Je le menotterais à son lit s'il le faut pour qu'il se repose. » elle le disait en riant, sur le ton de la plaisanterie mais elle se serait réellement capable, elle pourrait mettre tout en œuvre pour que Wes reste tranquille. Même si elle savait qu'il allait la rendre folle, encore plus que la dernière fois qu'il a dû resté une semaine chez eux en repos.  

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