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 #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur

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MessageSujet: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Dim 12 Oct - 12:45

Les mots sont comme des pierres dans mon coeur ✩
Finn & Charlie
Les soirées de gala ne m’intéressaient pas. Ne m’avaient, d’ailleurs, jamais vraiment intéressée. Je ne pouvais pas nier le fait que l’ambiance que l’on pouvait y trouver était parfois bien étrange. Et je ne voulais pas avoir à me prendre la tête avec toute cette histoire. C’était étrange, de me retrouver dans ce genre d’événements, je n’y étais pas familière et je ne m’y habituais pas. Les robes trop chères, les robes qui coutaient un bras et ce genre de chose, c’était sincèrement en train de me bouffer, sans que je ne sois en mesure de savoir pourquoi. Mais mes mères adoraient l’idée que je puisse me rendre dans des endroits aussi huppés. Certes, c’était au bras d’un garçon qu’elles n’appréciaient pas vraiment, mais je commençais à me demandais si, pour ma part, je n’allais pas un jour finir par l’apprécier, malgré tout. J’avais beau faire ce que je voulais, je ne parvenais pas à me comporter autrement. Je me sentais ridicule, et j’avais beau dire ce que je voulais, ça ne semblait pas aller en s’arrangeant. Je ne comprenais pas mon propre comportement et parfois, cela avait tendance à me rendre folle. Surtout que je ne pouvais pas prétendre qu’il me facilitait vraiment la vie, il pouvait être si insupportable par moment que je ne savais plus quoi lui dire, pour que les choses s’arrangent, au moins un peu. C’était perturbant à souhait. Et cela me brûlait de l’intérieur. Sans doute faudrait-il que je sois capable de comprendre, un jour ou l’autre, mais quand ? Je n’étais même pas capable de le savoir, malgré tout.

Devant le miroir, chez lui, je me demandais si j’avais réellement opté pour la bonne robe, incapable de vraiment le savoir, de toute manière. Et je ne voulais pas le brusquer, cela n’aurait pas servi à grand-chose, de toute manière. Mais cela m’amusait, quoique je puisse bien en dire. Ma robe n’était peut-être pas adaptée pour un gala, mais je n’en savais rien et je la trouvais adorable. En plus du reste, c’était Maman Claire qui me l’avait prêtée, assurant que j’allais être fabuleuse dans celle-ci. Et ce n’était certainement pas moi qui m’en serais formalisée, de toute façon. Je me sentais bien, le tissu était fluide et glissait sur ma peau comme une simple caresse. Elle m’arrivait juste au-dessus du genou, et je ne savais même pas si c’était approprié ou pas.

Derrière moi, Finn tentait d’accrocher sa cravate. Lui qui était pourtant censé être plus ou moins habitué à ce milieu, voilà que je le voyais galérer. Je ne savais pas vraiment comment il se débrouillait mais j’imaginais alors que c’était quelqu’un d’autre qui s’occupait de ce genre de broutille. Ce n’était pas la fin du monde bien sûr, mais je persistais à trouver cela étrange, qu’il n’en soit pas capable. Touchant et mignon, mais étrange tout de même. Je n’en avais pas l’habitude. Cela me perturbait légèrement, malgré tout ce que je pouvais en dire.

« Tu sais, vu ton mignon, il est tout de même désespérant de voir que tu n’as toujours pas compris comment mettre une cravate »

Je levais lourdement les yeux au ciel, m’avançant alors vers lui pour tenter de lui filer un coup de main. Les cravates, je n’y étais pas franchement habituée bien sûr. J’avais deux mères, j’étais fille unique. Disons-le, je n’avais pas forcément côtoyé beaucoup d’homme au cours de ma vie. Et cela ne me dérangeait pas plus que ça, quand on voyait comment cela avait pu finir, avec les seuls que je j’avais fréquenté. Mais bon, j’avais déjà aidé certains membres de la police de ce côté-là. Du coup, cela ne fut pas bien compliqué, même si mes mains tremblaient légèrement, pour une raison qui m’échappait légèrement.
electric bird.
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Dim 12 Oct - 15:29


Remember those walls I built? Well, baby they're tumbling down. And they didn't even put up a fight. They didn't even make up a sound. Everywhere I'm looking now, I'm surrounded by your embrace. Baby I can see your halo, you know you're my saving grace. Baby I can feel your halo pray it won't fade away. Hit me like a ray of sun, burning through my darkest night. You're the only one that I want, think I'm addicted to your light. I swore I'd never fall again but this don't even feel like falling. Gravity can't forget to pull me back to the ground again...

Finn avait envie de tout sauf de sortir. Toutefois, le brun avait promis d’apparaître au gala dont son père était l’un des organisateurs. De plus, il avait promis d’y aller accompagner du fardeau qui lui servait de fausse petite amie. Ce qui rendait la tache encore plus incommodante pour le jeune Harker qui aurait préféré se rouler en boule dans son divan en écoutant de la musique avec une bouteille de vin fraichement ouverte. Il avait été obligé d’inviter Charlie à passer par chez lui pour ensuite arriver ensemble à la soirée, ce qui signifiait se retrouver à deux, seulement à deux, dans son appartement le temps qu’ils s’habillent avant de prendre la route encore ensemble et finalement sortir le grand jeu une fois arrivé au gala. Même s’il n’en montrait rien, le brun était terrifié à l’idée d’avoir la Trager sous son toit et de se retrouver seul à seul avec cette dernière. Il n’y avait personne pour se mettre entre eux deux, personne pour leur poser des questions gênantes sur leur faux couple et permettre au silence d’être moins pesant. Tout ce qu’il y avait, c’était la brune en train de scruter les moindres détails de l’endroit où il vivait avant de se changer dans la pièce à côté. Un mur, bien trop fin au goût de Finn, les séparait alors qu’ils s’habillaient dans des pièces différentes. L’urgentiste ne comprenait pas ce qui lui arrivait, le léger tremblement qu’il ressentait dans son bas ventre et pourquoi ses mains, habituellement si précise, se retrouvaient incapable d’attacher un fichu bouton. Lorsque la porte de la salle de bain s’ouvrit, le jeune homme fit de son mieux pour ne pas observer sa cavalière sous toutes les coutures. Le reflet de la belle qu’il pouvait observer dans la glace était bien suffisant pour témoigner de sa beauté et de sa grâce dans cette robe de soirée élégante et à la fois très moderne. Finn savait que seul un idiot pourrait résister à une fille de l’étoffe de la Trager. Un idiot incapable de voir l’évidence, de percevoir sa beauté, son intelligence et tout ce qui pouvait se cacher derrière ses remarques parfois un peu chancelante, parfois un peu blessante. Secouant légèrement sa tête afin de se remettre les idées en place, Finn défit sa cravate pour la troisième fois en quelques minutes en se jurant de rester concentrer cette fois. Cherchant à se remémorer ce que son ancienne fiancée lui avait rappelé à de nombreuses reprises, le brun tenta de suivre les instructions qu’il connaissait par cœur sans pourtant obtenir le résultat désiré. Commençant à rouspéter à mi-voix, espérant ainsi ne pas attirer l’attention de sa cavalière, le Harker ne pu que soupirer en entendant la voix de Charlie s’élever. « Tu sais, vu ton milieu, il est tout de même désespérant de voir que tu n’as toujours pas compris comment mettre une cravate. » Posant son regard déconcerté sur la jeune femme, le brun était offusqué qu’elle lui fasse une pareille remarque. Comme il avait l’air offusqué à chaque fois qu’elle lui faisait une remarque, aussi infime celle-ci pu être. Néanmoins, lorsque Charlie attrapa la cravate, exécutant les gestes que le Harker s’acharnait à faire depuis de bien trop nombreuses minutes désormais, le brun ne pu s’empêcher de fixer les mains de sa cavalière. Bien que les mains de la Trager furent tremblante, Finn n’eu aucun mal à imaginer les mains d’une autre femme, à une autre époque, bien plus affirmées, certaines de ce qu’elle faisait. Le brun ne l’avait jamais avoué, mais la seule raison pour laquelle il ne savait pas nouer sa cravate c’était car il aimait voir sa fiancée le faire à sa place. Il adorait voir le sourire amusé que cette dernière arborait avant de le taquiner sur le sujet. Il adorait voir ses mains tremblantes s’affairer sans assurance à nouer la cravate qu’il avait alors autour du cou, il aimait la voir aussi proche, pouvoir sentir son parfum sans pour autant outrepasser les limites qui existaient entre eux. C’est alors que ça le frappa, il n’était plus en train de penser à Maxine, l’image de cette dernière s’effaçant pour laisser place à la jeune femme lui faisant alors face. Réagissant comme s’il venait de recevoir un électrochoc, le brun recula tout serrant le nœud que la belle venait de finir. Il ressemblait à un animal prêt sur le fait, un loup sauvage qui s’était laissé caresser entre les oreilles avant de se rendre compte du potentiel danger que représentait l’autre. « Au lieu de ma cravate tu devrais t’occuper de ta robe ! A ta place c’est ce que je ferais. » Souffla t’il comme un adolescent cherchant à répliquer à une remarque déplaisante avec un temps de retard. La robe de Charlie n’avait rien, aucun problème, bien au contraire sa robe était magnifique, elle épousait ses formes avec grâce et élégance. Elle n’avait rien de provocateur et en laissait voir juste assez. Cependant, les pensées qui germaient dans l’esprit du brun étaient tentatrices, indésirable et douloureuse. Il aurait voulu repousser ces images d’un battement de paupière, mais déjà cachées sous ses paupières se trouvaient les affabulations de son imagination. Finn refusait d’y penser, refusait que le visage de Charlie imprègne ses rétines même dans l’obscurité. Il était pourtant incapable de lutter, obliger de couiner comme un adolescent pour se donner l’impression qu’il se tenait à distance. Néanmoins, ce n’était pas quelque chamaillerie infantile qui allait réussir à les garder éloigner bien longtemps. « On ne peut vraiment pas se permettre d’être en retard, enfiles tes talons et on y va… j’espère que tu as pris des talons avec ta robe. » Posant ses yeux sur la jeune femme qui tentait surement de comprendre ce qui se passait dans l’esprit du Harker, ce dernier la détailla de long en large avant de poser ses yeux sur les pieds de cette dernière espérant la voir chaussée de talons.


Dernière édition par Finn Harker le Lun 13 Oct - 18:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Dim 12 Oct - 16:45

Les mots sont comme des pierres dans mon coeur ✩
Finn & Charlie
Oui, peut être que j’aurais pu me montrer un peu plus délicate. Il y avait un peu trop de moment où je ne me montrais pas douée sur certaines choses. Et cela pouvait aisément me rendre dingue, par moment. Quoique je puisse en dire. Il allait vraiment falloir que le courant se mette à un peu mieux passer, si on voulait vraiment se détendre deux minutes. Mais ce n’était absolument pas gagné, puisque je ne pouvais m’empêcher de lui dire quand quelque chose n’allait pas et il en était de même pour lui, c’était insupportable sur les bords, mais je faisais de mon mieux, quoi que je puisse bien en dire. Et si mes mains tremblaient, je ne savais même pas vraiment pourquoi c’était en train de se passer. Je n’avais pas de raison d’être stressée en plus, c’était bizarre comme situation, et je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir perturbée sur les bords. Mais il était vrai que nous n’avions pas forcément l’habitude de nous retrouver tous les deux, en tête à tête comme ça. C’était perturbant à souhait. Au moins, d’ordinaire, il y avait toujours des gens pour nous séparer et cela me facilitait le moral et la conversation coulait un peu plus. Au moins, quand il y avait des gens, on pouvait rester maître de nos moyens, mais là, c’était une histoire totalement compliquée, en réalité. Et il allait vraiment falloir que l’on se reprenne en main, que cela soit simple ou pas. Mais ça ne l’était jamais, en fin de compte.

Pourtant, alors que j’étais en train d’attacher sa cravate, il se mit à sursauter et à reculer, comme si je venais de le brûler. J’écarquillais les yeux, tentant de comprendre ce qu’il venait de se passer. Mais il était comme ça, Finn était un personnage et je ne comprenais pas grand-chose en lui, la plupart du temps. Sans doute aurait-il fallu que quelqu’un facilite les choses mais là, pour le coup, il n’y avait pas de mode d’emploi traînant pour m’expliquer ce qu’il s’était passé. Il n’y avait rien à faire du tout, et c’était énervant à souhait. Et voilà qu’en plus, il se mettait à critiquer ma robe. Je ne voyais pas ce qu’il lui reprochait. J’étais suffisamment stressée par la soirée pour ne pas avoir, en plus, à m’attarder sur ma robe et à me dire qu’elle n’allait pas convenir ! Bordel, fallait-il vraiment qu’il me dise un truc pareil ? Pourquoi voulait-il toujours se montrer insupportable ? C’était éreintant.

« Quoi ?! Je veux dire, tu lui trouves quoi à ma robe ? Je la trouve très bien moi hein ! »

Je n’y comprenais rien. Et j’avais beau me regarder dans le miroir, je voyais difficilement ce qu’il pouvait ne pas aimer dans ma tenue. Et je n’allais certainement pas passer tout mon temps à lui demander ce qu’il y avait. J’étais, en plus du reste, totalement persuadée qu’il disait simplement ça pour me mettre mal à l’aise, pour me faire croire que je n’étais pas faite pour aller à cette soirée ou quelque chose du genre. Je n’avais absolument pas envie d’y aller, de base. Je faisais ça pour lui, d’une certaine manière, puisque c’était ce que mon père m’avait demandé. Ce n’était donc pas le moment pour lui de me prendre la tête. C’était n’importe quoi.

« Tu me prends pour quoi ? Bien sûr que j’ai pris mes talons ! »

Je levais les yeux au ciel, fatiguée d’avance pour cette soirée qui promettait d’être chiante à mourir. Mais il était absolument hors de question pour moi de me faire avoir par ce genre de comportement, je ne pouvais pas le supporter. C’était même carrément impossible, en fin de compte.

« Ce que tu peux être con.. »

Il me fatiguait. Bordel.


electric bird.
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Dim 12 Oct - 18:00


Remember those walls I built? Well, baby they're tumbling down. And they didn't even put up a fight. They didn't even make up a sound. Everywhere I'm looking now, I'm surrounded by your embrace. Baby I can see your halo, you know you're my saving grace. Baby I can feel your halo pray it won't fade away. Hit me like a ray of sun, burning through my darkest night. You're the only one that I want, think I'm addicted to your light. I swore I'd never fall again but this don't even feel like falling. Gravity can't forget to pull me back to the ground again...

Finn était injustement méchant avec Charlie la majeure partie du temps. Il croyait stupidement que s’il arrivait à la garder à distance, il n’aurait aucun problème. Il espérait que les sentiments qui menaçaient de naître en lui allaient disparaître s’il arrivait à rester éloigné de la belle. De toute évidence, son plan ne fonctionnait pas car l’image de la Trager arrivait presque à supplanter celle de la femme qu’il avait pourtant aimé pour la majeure partie de sa courte vie. Une évidence qui effraya le jeune homme, ce dernier agissant comme un animal se rendant compte des menaces l’entourant. Il n’aimait pas être seul avec Charlie. Il n’aimait pas être à portée de cette dernière et lui offrir l’opportunité de voir à quel point il pouvait être dérangé, à quel point elle pouvait être loin du compte lorsqu’il s’agissait des troubles dont il souffrait et de sa personnalité. C’est pourquoi il était bêtement méchant, inutilement acerbe et mauvais avec la brune. Il agissait comme un parfait con, c’était sa manière à lui de se protéger, s’assurer qu’il n’aurait pas à subir une autre souffrance majeure dans sa vie déjà bien ébranlée par le trauma envahissant qu’était son accident de voiture et la mort de Maxine. Mais ce n’était pas la faute de Charlie, ça n’était pas la faute de ses parents, ni celle des gens qui cherchaient à le connaître. Ca n’était pas leur faute si le monde pouvait se montrer profondément injuste et que la vie n’était pas un conte de fée. Ca n’était même pas sa faute à lui, le conducteur de la voiture lors de l’accident. Il n’aurait rien pu faire, les secouristes n’auraient rien pu faire. Il devait passer à autre chose, cependant les années ne l’avaient pas aidée à le faire. « Quoi ?! Je veux dire, tu lui trouves quoi à ma robe ? Je la trouve très bien moi hein ! » Ses deux mains posées sur le nœud de sa cravate qu’il retouchait, Finn ne pu s’empêcher d’arborer un léger sourire amuser en voyant Charlie s’observer dans le miroir à la recherche de l’erreur. Mais non, elle n’avait pas faite de faute de bon goût, sa robe était parfaite et ça tuait le brun d’avoir à l’admettre. Il préféra garder le silence alors qu’elle le fusillait du regard. C’était toujours mieux que de devoir trouver une excuse bidon à lui donner, le genre d’excuses qui ne tiennent pas la route. Désireux d’avoir le dernier mot, dans ce jeu tordu qu’il semblait toujours mettre en place lorsqu’elle avait le malheur d’esquisser un geste trop gentil à son égard, le Harker la relança sur ses chaussures, insinuant qu’il ne la pensait pas capable d’avoir pensé aux talons nécessaire à compléter sa tenue. C’était complètement idiot, pas du tout du niveau du brun, néanmoins, ce dernier n’agissait jamais normalement en la présence de Charlie. Elle était une véritable plaie. Elle était entrée dans sa vie comme une voiture entre en collision avec un autre véhicule. Il avait pu sentir le choc cataclysmique qui avait ébranlé sa vie tranquille, bien rangée et fade. Cette vie aseptisée qu’il avait mis des années à développer. Elle était arrivée avec ses grands sabots et avait tout dérangé ce soir où bourré il avait tenté de l’embrasser. C’était de sa faute à elle. Elle n’avait qu’à pas être si séduisante, elle n’avait qu’à pas avoir l’air si exceptionnelle, elle n’avait qu’à pas être si désespérément attirante. « Tu me prends pour quoi ? Bien sûr que j’ai pris mes talons ! » « Je ne suis pas dans ta tête, je peux pas savoir si t’as pensé à tout ou pas. » Poussant un long soupire, il se dirigea vers sa pièce à vivre pour s’asseoir sur son divan en attendant qu’elle ne lui disent qu’ils pouvaient partir. Néanmoins, la brune n’était certainement pas prête à se laisser faire par son faux petit ami.  « Ce que tu peux être con.. » Posant ses yeux sur la jeune femme, l’espace d’une seconde Finn eu l’air profondément blessé avant que ce sentiment ne soit remplacé par ce qui ressemblait à de l’agacement. Il retira sa veste de costume nonchalamant en répliquant : « Et toi tu es imbuvable ma parole ! » Récupérant son paquet de clope dans la poche de son pantalon, il ouvrit la fenêtre de son salon tout en prenant une cigarette et se l’allumant avec dextérité. Il n’avait définitivement plus envie d’aller à ce gala organisé par son père. Il trouverait une excuse satisfaisante pour lui et sa cavalière, car il en avait plus qu’assez de devoir la supporter. Comme un chien et un chat, les deux ne semblaient pouvoir trouver de repos qu’après avoir énervé l’autre au possible. Tirant sur sa clope, le brun regarda l’heure affichée sur le cadran de sa montre. S’ils voulaient être à l’heure, ils auraient déjà du se trouver dans la voiture à cet instant.


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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Dim 12 Oct - 20:32

Les mots sont comme des pierres dans mon coeur ✩
Finn & Charlie
Non, il était évident qu’il n’était pas dans sa tête et de ce fait, ce n’était certainement pas à lui de me dire ce qu’il fallait que je fasse ou ce qu’il fallait que je dise. J’étais clairement libre de prendre les décisions que je voulais, et ce n’était certainement pas lui de me dire ce qu’il fallait que je fasse. Qu’il le veuille ou non, la situation ne changeait pas, et il était hors de question pour moi de me prendre la tête avec toute cette histoire. Cela n’aurait pas vraiment servi à grand-chose, de toute manière. Mais cela m’allait très bien, bordel, ce que les choses pouvaient être étranges parfois.. Mais je préférais ne pas lui demander s’il avait toujours été con, ou si c’était arrivé d’un seul coup. Pour l’heure, j’avais uniquement l’impression qu’il faisait tout ça dans le seul et unique but de me prendre la tête. Félicitation, Finn, tu y arrives très bien ! Je soupirais à nouveau, roulant des yeux, tant il me gonflait. Je l’écoutais soupirer alors qu’il quittait la pièce. La soirée promettait d’être longue, mais j’espérais qu’il ne me forcerait pas à rester avec lui, j’espérais simplement qu’il serait sympa et me permettrait d’aller voir d’autres personnes. Tout le monde serait plus aimable que lui, de toute façon, alors je préférais ne pas avoir à bavarder avec lui, puisque cela aurait sans doute été le meilleur moyen pour moi de craquer. Et… Bordel, je n’avais absolument pas besoin de ça, à l’heure actuelle, ma situation était bien assez perturbée, de base, la situation était déjà perturbante. Alors je ne voulais pas avoir à penser à plus qu’à ça. C’était déjà bien assez. Il n’y avait rien de plus à dire.

« Exactement. Tu n’es pas dans ma tête. Et pour cette raison, je te demanderais de ne pas insinuer que tu sais mieux les choses que moi »

Ce qu’il pouvait être pompeux et insupportable parfois.. Pour le coup, je ne savais même pas quoi faire pour qu’il arrête de me prendre la tête. Il semblait être plus fort que moi, dans tous les cas, et de ce fait, ça pouvait sincèrement s’avérer énervant, quoique je puisse en dire, d’ailleurs. Et je me foutais bien de savoir ce qu’il allait faire, je me moquais bien de savoir qu’il devait sûrement avoir allumé une cigarette. Comme s’il n’avait pas encore assez de vice, tiens.

Certes, j’avais été trop loin, en lui disant qu’il était profondément con. Ce n’était pas faux, mais il n’était pourtant pas vraiment nécessaire de le dire à voix haute, là, je retombais à son niveau et cela n’avait strictement rien de très intelligent. Dans cette histoire, j’étais tout de même censée me montrer meilleure que lui et au final, je redevenais la débile des deux. C’était toujours ce qui arrivait à son contact et c’était justement pour cette raison que je n’aimais pas son contact, je préférais rester dans l’ombre la plupart du temps et surtout, rester loin de lui. Parce que cela finissait toujours par me rendre toute chose. Et surtout, cela me rendait folle.

« Imbuvable ? Je n’en doute pas oui. Avec quelqu’un comme toi, on ne peut pas être agréable, de toute façon. »

Et voilà, il allumait une cigarette. En plus, il avait retiré sa veste. Et dire qu’il y a quelques minutes, il s’était permis de dire que j’allais, moi, nous retarder. C’était une blague. Est-ce que j’avais le droit de lui arracher les yeux ?

« Tu fais quoi là, exactement ? Tu... Abandonnes la soirée ? Si c’est ça, dis le tout de suite que je rentre chez moi »

Ah bah il était drôle lui et j’allais clairement finir par péter un câble. N’avais-je donc pas le droit de prendre la route ? Non mais parce que là, cette histoire ne rimait vraiment à rien, et je n’en pouvais juste plus.
electric bird.
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Lun 13 Oct - 20:55


Remember those walls I built? Well, baby they're tumbling down. And they didn't even put up a fight. They didn't even make up a sound. Everywhere I'm looking now, I'm surrounded by your embrace. Baby I can see your halo, you know you're my saving grace. Baby I can feel your halo pray it won't fade away. Hit me like a ray of sun, burning through my darkest night. You're the only one that I want, think I'm addicted to your light. I swore I'd never fall again but this don't even feel like falling. Gravity can't forget to pull me back to the ground again...

Finn n’avait jamais voulu aller à cette soirée. Plus que tout, il ne voulait pas avoir à porter un masque toute la soirée, se balader dans son costume parfaitement ajusté qui lui semblait trop grand telle une marionnette dont son père tiendrait les fils. Le brun n’aimait pas devoir agir comme on voulait qu’il agisse. Il n’aimait pas avoir à rendre des comptes. Pourquoi ? Parce qu’il était une épave. Un bateau voguant suite à un naufrage à la recherche de son équipage. Cela faisait longtemps que le brun avait perdu le nord. Longtemps qu’il avait abandonné l’idée d’un jour à retrouver un sens à sa vie autre que celui de se racheter une conscience. Alors, lorsqu’il quitta la pièce pour fuir Charlie, ce n’était pas tant elle qu’il fuyait, mais bien ce qui se cachait sous son crâne. Les pensées, les images mentales qu’il se faisait en pensant à la séduisante brune trop proche de lui. Comment était-il censé rester de marbre une soirée entière alors qu’il avait la Trager comme cavalière ? Son père s’amusait il de voir son fils se pavaner avec cette fille à son bras, persuadé que son fils finirait par craquer ? Ce dernier s’interrogeait. Il en avait marre, plus que marre de devoir jouer à ce jeu sans sens, lutter contre lui même pour garder la tête hors de l’eau pendant qu’il perdait la face. « Exactement. Tu n’es pas dans ma tête. Et pour cette raison, je te demanderais de ne pas insinuer que tu sais mieux les choses que moi. » Même s’il n’en laissait rien voir, Finn aurait aimé tendre un drapeau blanc, sonner la reddition et pour ce soir seulement arrêter ce petit jeu dans lequel il était en train de se rompre les os. Toutefois, les deux parlaient sans réfléchir, se lançant des remarques cinglantes comme s’il s’agissait de couteau spécialement aiguisés pour l’occasion. Ils se blessaient afin de ne pas ressentir, afin d’occulter ce qui les déchirait de l’intérieur de part et d’autre du mur les séparant. Il niait car il ne pouvait admettre ce qu’il savait déjà. Donc, il haussait la voix, grommelait qu’elle était imbuvable, car elle l’était lorsqu’elle était en sa présence. Il lui disait ça car il aurait aimé qu’elle parte, qu’elle le laisse à sa solitude, lui offre un échappatoire avant que ses barières ne cèdent, que ses défenses ne s’effilochent. Il ne voulait pas perdre la face, mais c’était trop tard. « Imbuvable ? Je n’en doute pas oui. Avec quelqu’un comme toi, on ne peut pas être agréable, de toute façon. » Agrippé à sa cigarette comme un naufragé à sa bouée de sauvetage, il tirait sur cette dernière comme si elle lui donnait l’oxygène nécessaire à sa survie. Il avait besoin de sa bouffée de nicotine, de cette fumée nocive dans ses poumons n’importe quoi pour faire taire les battements erratiques et insensés de son cœur fatigué. Elle l’irritait, elle le secouait, il détestait ça. Pourtant, c’était lui qui, légèrement penché à la fenêtre pour ne pas enfumer son appartement, qui ruminait ce qu’elle pouvait lui dire. C’était lui qui lui cédait du terrain et partait se réfugier lorsque l’affrontement se faisait trop dur. Charlie ne s’en rendait surement même pas compte, mais dans cette histoire il était le plus fragile des deux. « Tu fais quoi là, exactement ? Tu... Abandonnes la soirée ? Si c’est ça, dis le tout de suite que je rentre chez moi. » Ses yeux toujours posés sur la route en contrebas, le brun ne prit pas la peine de se retourner vers sa cavalière qu’il savait somptueuse. Trop belle pour être vrai. Il ne voulait pas la voir, pas la regarder, il voulait juste qu’elle l’abandonne là afin qu’il puisse ouvrir une bouteille, se griller le foie et fumer trop de cigarettes pour sa santé. Son père n’allait pas apprécier ça, mais c’était ce qu’il désirait au plus profond de lui-même. Il voulait juste rester chez lui, profiter d’une soirée normal, même sans bouteille, même sans sa peine, juste lui devant un film ou une série télévisée. N’importe quoi. Se sentir normal l’espace d’un nuit, pas comme un pauvre con à l’étroit dans un costard qu’il détestait. Pas comme un alcoolique incapable de se passer de la bouteille sans se noyer dans ses regrets. Néanmoins, il ne pouvait pas être autre chose que ce qu’il était. Finn ne pouvait pas se déguiser en gars normal l’espace d’une soirée. Passant une main lasse sur ses paupières closes, il porta sa cigarette à ses lèvres en exhalant une longue bouffée de tabac. « Laisse moi juste deux minutes… s’il te plait. » Sa voix n’avait plus rien de cassant ou méprisant. Au contraire, elle sonnait étrangement neutre, suppliante presque. Une fois qu’il eu fini sa cigarette, le brun regarda sa montre pour voir qu’ils étaient déjà en retard et que le temps qu’il se rende à la salle ils auraient déjà une bonne demi-heure de retard sur l’heure à laquelle ils étaient attendus. Néanmoins, Finn ne se pressa pas le moins du monde, tentant de remettre le col de sa chemise pour que celui-ci et sa cravate ne le gêne plus. Malgré lui, il remarqua le regard de Charlie qui s’était attardé sur la cravate qu’elle avait nouée. Un mince sourire désolé aux lèvres, le brun souffla gêné : « Je… Tu sais… Je suis désolé d’agir comme un…con. » Baissant les yeux, il rangea son paquet de cigarette dans sa poche avant de récupérer sa veste et de l’enfiler. « Si tu ne veux pas y aller, tu peux rentrer chez toi, je dirais que tu es malade. Je n’ai pas vraiment envie d’y aller, mais je n’ai pas vraiment le choix. Ce n’est pas parce que je viens de ce milieu que je m’y sens bien. Mais… tu… tu es très belle dans ta robe. » Les mots du brun avaient eu du mal à s’échapper de la prison de ses lèvres. Admettre la chose était horriblement compliqué pour le jeune homme qui était mortifié à l’idée de trouver la Trager aussi attirante. Il était aussi horriblement gêné à l’idée que l’attirance qu’il ressentait pour elle n’était pas partagée, ce qui ne l’aurait pas étonné, mais il n’était pas pour autant le con qu’elle s’imaginait. Malheureusement, il ne le montrait pas aisément.
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Dim 19 Oct - 15:39

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Finn & Charlie
Je ne comprenais rien chez lui et pour être tout à fait honnête, je n’étais même pas certain de vouloir comprendre. C’était une grosse galère, et tout ce bordel.. Disons que cela ne rimait à rien et je refusais d’avoir à y songer, cela n’aurait pas été en s’arrangeant. Je ne voulais pas avoir à y penser. Disons que je sentais, dans chacune de ses actions, qu’il avait su être maladroit et à côté de la plaque. J’avais fait de mon mieux pour aller dans le bon sens, mais ça ne l’était jamais. C’était toujours une grosse galère, quoique je puisse bien en dire, d’ailleurs. Mais les choses étaient compliqués et parfois, ne l’étaient pas. C’était une grosse galère, en tout cas, et c’était la seule chose à laquelle j’étais à même de penser. Je voulais comprendre ce qui l’avait rendu comme ça, mais je sentais bien qu’il ne voulait rien en savoir, je sentais qu’il ne voulait pas m’en parler et je ne parvenais pas à comprendre pourquoi. Cela m’échappait. Bordel… Mais pour une raison plus incroyable encore, je persistais à poser des questions. Lorsqu’il reprit la parole pour me demander deux minutes, je fus assez soufflée par la situation. Son ton n’était plus cassant. Je n’allais pas prétendre qu’elle était agréable, mais il me parla dans un souffle pour me demander de lui laisser deux minutes. Je ne m’y attendais pas et que cela me surprenne ou non, cela ne changeait rien du tout. Je ne savais tout bonnement plus où donner de la tête. C’était étrange, tellement étrange, en plus de ça.

« Euh oui, bien sûr »

Je ne savais même pas quoi lui dire, tant son ton presque suppliant me surprenait. Je n’allais pas prétendre que j’étais habituée à sa mauvaise humeur bien sûr mais en même temps, je ne pouvais absolument pas nier que cela n’avait absolument rien de simple. Alors je n’ajoutai rien, le regardant de loin alors que je tentais de comprendre. Je n’osais même plus broncher, tant je ne voulais pas dire de connerie, ou le blesser. D’un seul coup, il était passé du statut d’abruti à celui de chose fragile. Et je ne savais même pas pourquoi c’était arrivé, ni comment, en fin de compte. Mais je trouvais tout de même incroyable. J’avais voulu lui arracher les yeux et maintenant, j’avais envie de lui faire un câlin. C’était à ce point, que la situation était étrange. Mais cela m’amusait, quoi que je puisse en dire. Mon regard s’attarda sur sa cravate, me rappelant cette petite scène qu’il y avait eu. Ce truc si étrange, qu’il avait pu se passer entre nous. Il dut capter mon regard, parce qu’il s’excusa. Et ça, il ne l’avait pas fait depuis une éternité. Je n’étais même pas certaine qu’il l’ait un jour fait, en fin de compte. J’allais lui répondre, et lui parler lorsqu’il reprit la parole, me disant que si je ne voulais pas y aller, je n’y étais pas obligée. Ce qui n’était pas plus mal, bien sûr, mais je ne pouvais pas vraiment nier que cela me dérangeait vraiment. Maintenant qu’il s’était calmé, il avait réussi à me calmer, moi aussi. Et grâce à ça, j’en venais sincèrement à vouloir y aller, avec lui. Peut-être que la soirée serait chiante, mais ça, il semblait le penser lui aussi. Je rougis, en tout cas, lorsqu’il me fit un compliment. Je ne pouvais pas vraiment prétendre que cela ne me paraissait pas étrange. Au contraire, d’ailleurs, cela me faisait plaisir, quoi que je puisse bien en dire. Il disait que j’étais jolie, après tout. Et cela me touchait. Sans doute plus que je n’aurais pu le vouloir.

« Euh… Merci. On pourrait dire que je suis malade et que tu t’es occupé de moi aussi. Je n’ai pas l’impression que tu aies vraiment envie d’y aller. »

Je m’avançais alors doucement vers lui alors que je trouvais la situation réellement amusante, malgré moi. Nous n’étions pas capables de rester dans la même pièce sans nous prendre plus ou moins la tête. Et voilà que d’un seul coup, tout semblait être différent. Et sans que je ne sois en mesure de comprendre, je ne pouvais pas nier que cela me plaisait. Je ne savais encore que trop peu de choses à propos de lui, et je trouvais réellement ça dommage.

« On pourrait… Je ne sais pas du tout, en fait, trouver un truc ahah… »

Je ne m’étais sans doute jamais sentie aussi mal à l’aise. Et pourtant, pour une fois, rester avec lui ne me dérangeait pas. Peut être que j’allais le regretter, mais pour une moment, ça allait.
electric bird.
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Dim 19 Oct - 21:33


Remember those walls I built? Well, baby they're tumbling down. And they didn't even put up a fight. They didn't even make up a sound. Everywhere I'm looking now, I'm surrounded by your embrace. Baby I can see your halo, you know you're my saving grace. Baby I can feel your halo pray it won't fade away. Hit me like a ray of sun, burning through my darkest night. You're the only one that I want, think I'm addicted to your light. I swore I'd never fall again but this don't even feel like falling. Gravity can't forget to pull me back to the ground again...

Il existait deux versions totalement différentes du jeune Harker. Le garçon sensible, celui qui avait pris la vie comme elle venait. Mais il existait aussi le jeune homme qui en avait trop vu, celui qui n’en pouvait plus et attendait que son cœur usé ne batte plus. Les deux garçons étaient entièrement dissemblable et pourtant, ces derniers cohabitaient sous le crâne du brun. Certains jours, Finn étaient de bonne humeur. Certains jours, c’était comme si le monde avait tout à lui offrir, comme si la vie était une course qu’il allait pouvoir gagner. Certes, il avait trébuché, il s’était écrasé à plusieurs reprises, mais il pouvait toujours se relever, partir au combat un jour de plus. Et certains jours, c’était comme si le soleil ne se levait pas au dessus de la tête de l’ambulancier. C’était comme s’il vivait un crépuscule éternel, attendant de la vie un signe, un coup de pouce, rien qu’un rayon de lumière pour l’arracher aux ténèbres s’abattant sur lui. En présence de la jeune Trager, Finn avait l’impression de se faire bousculer, comme si quelqu’un cherchait à l’arracher de cette obscurité engloutissant tout sur son passage. Il avait l’impression d’être un animal en train d’hiberner qu’on voulait réveiller avant l’heure. Il en devenait ronchon, irritant et irritable, imbuvable et bien trop détestable. Le Harker trouvait sa normal, il avait l’impression de serrer les poings devant son visage pour se protéger d’une nouvelle claque de la vie. Comme si cette facette insoutenable de sa personnalité s’apparentait à un bouclier qu’il brandissait devant lui pour traverser cette vie. Jamais auparavant il n’avait autant eu besoin de ce bouclier. Jamais auparavant il ne s’était comporté de la sorte. Cependant, depuis Charlie, c’était comme s’il ne pouvait s’en empêcher. Il ne se sentait pas prêt. Pas prêt à se laisser aller, pas prêt à passer à autre chose. Une part de lui était persuadé que laisser ses yeux s’égarer sur une jolie fille était assimilable à de la trahison pour sa fiancée décédée. Comme si le fait de vivre sa vie, trouver quelqu’un était un crime. Il refusait, se renfrognait, faisait de son mieux pour garder à distance la seule femme qui arrivait à troubler son rythme cardiaque, faire fonctionner l’organe palpitant dans sa poitrine. C’est pourquoi il avait tant de mal. C’était l’unique raison qui le rendait fébrile rien qu’à lui souffler un compliment. Il n’était pas prêt à ce qu’elle entre dans sa vie. Pourtant, la brune était apparue comme un ouragan, elle l’avait saccagée de l’intérieur, sans même se douter du chaos qu’elle avait pu créer sous le crâne de Finn. « Euh… Merci. On pourrait dire que je suis malade et que tu t’es occupé de moi aussi. Je n’ai pas l’impression que tu aies vraiment envie d’y aller. » Un mince sourire étira les lèvres du Harker sans que ce dernier ne puisse s’en empêcher. Bien qu’il tentait d’accabler la belle de tous les défauts possibles et imaginables, malgré son caractère, la jeune femme était agréable. Il ne pouvait l’admettre à voix haute, mais déjà accepter que l’image tordu qu’il se faisait de sa fausse compagne n’était qu’une barrière de défense formée par son esprit, c’était un progrès. Portant ses mains à son col, le brun desserra le nœud de sa cravate tout en mimant à l’aide de ses lèvres un merci timide. Il déboutonna ensuite les premiers boutons de sa chemise avant de retirer sa veste, statuant par ses gestes que tout deux acceptaient le plan que venait d’exposer Charlie. « On pourrait… Je ne sais pas du tout, en fait, trouver un truc ahah… » Passant une main dans ses cheveux qu’il avait pris peu de soin à coiffer, le brun hocha la tête amusé par l’air gêné que la Trager affichait ingénument. La pression avait baissée d’un cran entre les deux. Sans les jérémiades de Finn, la discussion était plus fluide, moins véhémente aussi. Malgré le malaise planant entre eux, ils étaient bien plus détendus qu’à leur habitude. Sans s’en rendre compte, le jeune homme dévoilait une autre partie de sa personnalité, plus atteignable, plus tangible et désirable. « On pourrait trouver quelque chose à manger dans les armoires pour commencer, je meurs de faim. Ensuite… » Une grimace de réflexion apparu sur le visage du Harker qui déposa sa veste de costume sur une chaise en se dirigeant vers la cuisine à la recherche de quoi grignoter. Ses talents dans l’art culinaire étant inexistant les deux allaient pouvoir racler les fonds de tiroir afin de manger. S’affairant à sortir tout ce qu’il avait à manger de ses armoires et du frigo, le brun ouvrit un paquet de chips avant de commencer à les dévorer. La bouche à moitié pleine, un air juvénile dans les traits, il souffla entre deux bouchées : « J’ai des jeux vidéos, des séries et des films si tu veux regarder un truc. Après, ça dépend de tes goûts, je sais pas vraiment ce qui t’intéresse. » Sans s’en rendre compte, Finn venait d’offrir la perche dont Charlie avait besoin pour en apprendre plus sur lui. Quel était son genre de films, de bouquins, est-ce qu’il aimait la lecture, pourquoi il était devenu urgentiste. Dans cette innocence retrouvée, le brun était tellement naif qu’il avait cessé de penser à protéger son cœur meurtri. Il ne voulait plus y penser, il voulait juste ne pas se retrouver seul. C'était dur à admettre, mais il voulait qu'elle reste avec lui, aussi longtemps que ça prendrait pour chasser l'obscurité qui tourmentait ses songes. Aussi longtemps que ça prendrait pour qu'il accepte de laisser quelqu'un s'approcher, pour qu'il accepte de la laisser s'approcher.
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Mar 21 Oct - 13:38

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Le sourire qui se dessina sur ses lèvres ne tarda pas à en attirer un chez moi aussi. Je trouvais ça amusant, et touchant aussi. Et je réalisais par là qu’il n’était absolument pas contre l’idée que l’on puisse passer un peu de temps ensemble. Bien sûr, ce n’était certainement pas à moi de prétendre le contraire, ou quelque chose de ce genre mais je continuais à trouver ça relativement amusant, malgré tout. Et cela me touchait, d’ailleurs, qu’il puisse tout faire pour me donner un coup de main. J’en avais tout simplement besoin, et de ce fait, ce n’était certainement pas moi qui me serais mise à prétendre le contraire. Mais j’étais réellement contente là, pour le coup. Ce n’était pas simple et cela continuait à me sembler étrange, mais ce n’était certainement pas moi qui me serais mise à agir comme si cela me déplaisait, même pour jouer une certaine comédie, cela n’aurait vraiment pas servi à grand-chose. Je ne voulais pas jouer de jeu, je ne voulais pas prétendre être quelqu’un d’autre non plus. Et il m’était impossible de le faire avec lui, de toute manière. Il finissait toujours par réussir à me pousser à bout. Pour une raison qui continuait à m’échapper, il finissait toujours par faire de moi n’importe quoi. Soit j’explosais et je devenais parfaitement désagréable soit, comme en cet instant, il finissait par me rendre toute joyeuse. Je passais par toutes les émotions avec lui non loin, et c’était sans doute pour cette raison que je m’étais mise à me poser tout un tas de question. Pour une raison qui m’échappait, il m’avait retourné le cerveau, en réalité. Et j’avais fini par m’attacher à lui. J’avais fini par beaucoup trop m’attacher à lui en plus de ça. Et ça n’avait rien de sain, puisque nous ne parvenions pas à nous mettre réellement d’accord l’un avec l’autre. En tout cas, il desserra sa cravate et je pus aisément comprendre par là qu’il ne voulait tout simplement plus y aller, qu’il était résigné. Il ne me restait plus qu’à essayer de comprendre la situation maintenant, il allait vraiment falloir que je fasse le point pour ne pas sombrer. Après tout, la soirée pouvait très bien se passer, tout comme les choses pouvaient mal tourner, sans raison apparente. C’était toujours comme ça entre nous, chaotique et compliqué.

« J’avoue avoir faim moi aussi. Nous allons devoir en parler ensemble, ça nous fera du bien, je n’en doute pas. Et avec le ventre rempli, nos idées se feront plus claires »

Un sourire sur les lèvres, je retirai doucement mes talons hauts. Finalement, je n’allais clairement pas avoir l’occasion de les porter. On ne pouvait pas vraiment dire que cela me déplaisait tant que ça en plus. Au contraire, en plus, puisque je n’aimais pas me tenir sur de pareilles échasses. Disons juste que j’étais un peu triste de ne pas avoir pris une tenue un peu décontractée avec moi. Mais je n’avais pas vraiment prévu une soirée décontractée, à la base. Non que je ne me sente pas bien, là tout de suite, dans cette tenue mais… Bon. ‘Heureusement qu’il ne s’agissait pas d’une robe trop moulante, j’aurais réellement vite fini par me sentir mal à l’aise.

« Ou alors, on pourrait se faire livrer quelque chose non ? Je veux dire… Je ne sais pas toi, mais pour ma part, je ne me sens pas vraiment l’envie de cuisiner »

Il proposa tout ce qu’il avait sous la main et j’étais alors persuadée que nous allions passer un agréable moment. Et pourtant, l’agréable et son prénom n’avaient jamais réellement fonctionné ensemble. C’était à ce point que la situation était étrange. Cela ne me déplaisait plus autant, et pourtant, en arrivant ici, j’avais fini par me dire que j’allais passer une soirée horrible. C’était pour dire.

« Et bien… Nous avons la soirée devant nous alors j’imagine que l’on pourrait commencer par regarder un film, tranquillement et peut être que l’on pourra jouer ensemble à quelque chose ensuite ! Mais attention, je suis une mauvaise perdante ! Les gens me font gagner en fait, souvent »

Et je me mis à rire, comme si les tensions qu’il avait pu y avoir entre nous par le passé avaient d’un seul coup pu s’envoler, pour une raison qui persistait à m’échapper.

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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Mer 22 Oct - 21:32


Remember those walls I built? Well, baby they're tumbling down. And they didn't even put up a fight. They didn't even make up a sound. Everywhere I'm looking now, I'm surrounded by your embrace. Baby I can see your halo, you know you're my saving grace. Baby I can feel your halo pray it won't fade away. Hit me like a ray of sun, burning through my darkest night. You're the only one that I want, think I'm addicted to your light. I swore I'd never fall again but this don't even feel like falling. Gravity can't forget to pull me back to the ground again...

Finn avait passé sa vie d’une manière carrée. Il savait ce qu’il devait faire, quelle était sa place, comment il devait obéir à ses parents et qu’est-ce qui lui était permis entant que jeune adulte. Le brun avait eu une vie bien rangée, en rencontrant Maxine, le mariage était rapidement devenu une possibilité, puis une évidence pour le jeune homme qui s’enfonçait sur une voie toute tracée pour lui. Aujourd’hui, alors qu’il faisait face à Charlie, tout était profondément différent. Avec elle, il ne savait pas. Avec elle, il ne savait jamais réellement ce qu’il voulait, ce qu’il faisait. La jeune femme le mettait dans tous ses états et ce dernier était bien incapable de comprendre comment elle faisait pour faire ressortir les plus sombres parties de son être. Il n’avait jamais compris comment d’un regard, d’un sourire parfois, la brune arrivait à faire ressortir le garçon effrayé et blessé qu’il était au plus profond de lui-même. Ce gamin irritant qui se plaignait de tout et qui fuyait l’affrontement une fois que tout devenait bien trop compliqué à son goût. Finn ne comprenait pas bien ce qui se passait, il ne savait pas si la Trager imaginait seulement l’effet qu’elle pouvait avoir sur lui. Il ne se doutait pas non plus de l’effet qu’il avait sur elle. Le faux couple ressemblait à deux aimants pressés l’un contre l’autre, se repoussant du mieux qu’il pouvait jusqu’à ce qu’un des deux ne change de position se retrouvant irrémédiablement attiré par l’autre. Parce que la brune attirait le Harker à cet instant, comme à de nombreuses reprises depuis qu’il était obligé de partager un peu de sa vie avec cette dernière. « J’avoue avoir faim moi aussi. Nous allons devoir en parler ensemble, ça nous fera du bien, je n’en doute pas. Et avec le ventre rempli, nos idées se feront plus claires » Hochant la tête, Finn commença à fouiller ses tiroirs à la recherche de quoique ce soit qu’ils ourraient se mettre sous la dent. Entre son boulot et les soirées passées en compagnie de sa famille, le brun trouvait rarement le temps de se préparer quoique ce soit à manger ou même d’aller faire des courses pour avoir des ingrédients de bases pour n’importe quelle recette. Certes, il avait bien quelques plats tout fait caché dans le fond de son frigo, mais le jeune homme se refusait à proposer ça à Charlie. Alors même qu’il faisait de son mieux pour qu’elle le déteste, s’assurant ainsi qu’elle ne voudra jamais s’intéresser à sa personne, il ne pouvait s’empêcher de craindre le jugement dans son regard. Jetant un coup d’œil à la brune, le Harker se retourna vivement lorsqu’il senti le rouge lui monter au joue. Plus il prenait la peine de la regarder, plus Finn se rendait compte à quel point elle était belle ; Non, pas belle. Elle était magnifique. Incroyablement attirante. Somptueuse dans sa robe. Si le brun écoutait le sang battre à ses tempes, son cœur s’affoler dangereusement dans sa cage thoracique, il aurait pu lui arracher sa robe sur le champ avant de la presser vers sa chambre. Bien qu’il luttait de toute ses forces, Finn se retrouvait bien incapable de lutter contre ces pensées parasites qui s’invitaient de manière impromptue sous sa boite crânienne. Plus il y pensait et plus ses joues rosissaient alors qu’il attrapait un paquet de chips, se retrouvant bien vite la bouche pleine en espérant que le nœud dans sa gorge ne s’évapore. « Ou alors, on pourrait se faire livrer quelque chose non ? Je veux dire… Je ne sais pas toi, mais pour ma part, je ne me sens pas vraiment l’envie de cuisiner » Hochant la tête, le brun attrapa de sa main droite un petit tas de dépliant appartenant aux restaurants qui faisaient des plats à emportés dans le coin. Il y en avait pour tous les goûts, tant l’urgentiste avait l’habitude de se faire livrer des plats. « Pour ma part, je suis juste incapable de cuisiner. Choisis ce que tu veux, je prendrais la même chose. » Le fait qu’il ne sache pas cuisiner semblait évident vue les dépliants usées à cause des nombreuses fois où le Harker les avait feuilletés à la recherche d’un repas. Continuant à manger compulsivement des chips, le brun tendit le paquet à Charlie à plusieurs reprises pour qu’elle puisse se servir, bien qu’il était évident qu’il était en train de manger les trois quart du paquet à lui tout seul. C’est alors qu’il lui parla, la bouche pleine, de ce qu’ils allaient bien pouvoir faire durant cette soirée un peu étrange. Un peu surprenante aussi, surtout pour Finn qui ne savait pas très bien comment agir. Il voulait tellement resté éloigné de la Trager qu’il avait mis énormément d’énergie à apparaitre comme une personne qu’il n’était pas. Toutefois, il était fatigué de jouer la comédie, auprès de ses parents, auprès des gens autour, auprès de Charlie. Néanmoins, malgré son envie de se verser un verre d’alcool afin de se détendre, il se refusait à le faire devant sa prétendue compagne. Quelque chose le retenait, comme si la présence de cette dernière devait, d’une manière incompréhensible, lui permettre de tenir ne serait-ce qu’un soir. Il avait honte, c’était un fait, mais, étrangement, il avait encore plus honte d’afficher ses faiblesses devant la brune. Même s’il se refuserait à jamais de l’admettre à cette dernière, l’avis de Charlie comptait énormément pour lui. Plus que ça n’aurait du. « Et bien… Nous avons la soirée devant nous alors j’imagine que l’on pourrait commencer par regarder un film, tranquillement et peut être que l’on pourra jouer ensemble à quelque chose ensuite ! Mais attention, je suis une mauvaise perdante ! Les gens me font gagner en fait, souvent » Subjugué par les éclats cristallins de rire qui s’échappèrent de la gorge de la Trager, Finn la fixa intensément du regard quelques secondes. Penaud, le brun semblait hagard, comme si une révélation venait de le frapper, comme s’il se retrouvait face à un chef-d’œuvre et ne savait pas comment gérer toutes les émotions qu’il ressentait. Il était transpercé par la simplicité de ces quelques éclats de rire. Ne comprenait pas comment tant de simplicité et de détachement, tant de pureté inconcevable pour le jeune homme qui se considérait comme défaillant, pouvait sortir de la gorge de Charlie. Comme si de rien était. Comme si c’était normal entre eux. Comme s’ils n’étaient pas deux comédiens faisant de leur mieux pour rentrer dans des costumes trop étroit pour eux. Malgré lui, Finn se sentait penaud, déconcerté et un peu pris de court face à cette boule d’émotion qui descendait le long de son oeusophage. Comment était-il censé filtrer toutes les choses qu’elle lui faisait ressentir ? Le bon, puis le mauvais, l’envie, le désir, la colère et la frustration ? Lorsqu’il se rendit compte du regard de la belle posé sur lui, le Harker se reprit en souriant légèrement avant de dire en se grattant la base de la nuque : « Je suis plutôt mauvais perdant aussi, ce n’est pas moi qui vais te faire de cadeau. » Se dirigeant vers le fauteuil du salon, Finn posa le paquet de chips déjà à moitié vide sur la table basse avant d’allumer la télévision et d’entrer dans le menu de son disque dur externe toujours branché à l’écran. Sans gêne, il afficha la sélection de films qu’ils avaient à disposition avant de prendre son téléphone fixe pour le donner à Charlie. Malgré lui, son regard s’attarda plus que de raison sur les vêtements de la belle et son esprit plus encore sur ce que ces vêtements cachaient à sa vie. « Choisis le film, commande ce que tu veux. Je vais rapidement me changer, je ne suis pas un grand fan des costumes, trop tiré à quatre épingles pour moi. Si tu veux, je peux te prêter des vêtements pour que tu sois plus à l’aise. » Tachant de sourire légèrement, essayant par la même occasion de cacher l’évidence qu’il ne saurait tenir une soirée complète en présence de Charlie si elle parait si désirable dans sa tenue de soirée. Déjà là, il luttait tant bien que mal contre les pensées parasites qui revenaient sans cesse à son esprit. Il offrit un léger sourire, bien que gêné, à la belle avant d’aller enfiler un pantalon de jogging et un t-shirt légèrement déformé dans sa chambre.
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Jeu 23 Oct - 16:16

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Je le surpris à me regarder, à plusieurs reprises, bien que je fus parfaitement incapable de savoir ce qu’il pouvait bien y avoir chez moi pour qu’il se sente obligé de me regarder de la sorte. Je n’allais pas prétendre que cela me dérangeait mais disons que je ne savais jamais où donner de la tête, avec lui. De ce fait, quand il me regardait, je ne parvenais pas à savoir pourquoi il le faisait. Etait-ce parce qu’il avait quelque chose de mauvaise à me dire ? Ou de gentil ? Cela n’arrivait pas souvent mais ce soir semblait être lej our des premières pour tout. Ca semblait fou en réalité, il semblait réellement dingue de voir que les choses pouvaient aller dans un sens ou dans l’autre. J’avais beau faire de mon mieux pour comprendre, ça ne voulait pourtant pas dire que c’était si évident que ça. Au contraire, en plus, puisque c’était à moi de faire de mon mieux, à moi d’aller de l’avant, que cela soit évident ou non. Et malgré toutes les interrogations, je ne pouvais pas nier que j’aimais sentir son regard sur le mien, j’avais cette envie folle de croire qu’il me dévorait des yeux parfois. Je savais que c’était dingue mais j’aurais tout donné pour qu’il se jette sur moi et qu’il m’embrasse. Pourtant, je n’arrivais même pas à comprendre pourquoi j’avais besoin de ça. Mais ça m’amusait, intérieurement. Physiquement, je réalisais plutôt que mes joues étaient vraiment chaudes, comme les siennes alors que nos pensées devaient très clairement divergées. Peut être avait-il seulement honte pour tout à l’heure ou quelque chose ? Je n’imaginais pas une seule seconde que je puisse lui plaire. J’imaginais plus de la haine, ou de la pitié.. Cela pouvait semblait dingue et peut être que je me trompais, bien sûr, mais je n’y pouvais rien, disons que je ne pensais pas toujours dans le bon sens.

Je souris en tout cas, lorsqu’il évoqua le fait qu’il n’était pas capable de cuisiner. Cela pouvait sembler dingue, mais je commençais seulement à en apprendre un peu plus sur lui. C’était étrange et en même temps, on ne pouvait pas me reprocher quelque chose comme ça, ça me touchait, et je me demandais aussi pourquoi est-ce qu’il avait d’un seul coup décidé de se confier. Pourtant, j’avais l’impression qu’il voulait une nouvelle fois s’éloigner de moi. Ca pouvait semblait étrange mais j’avais vraiment beaucoup de difficultés pour comprendre comment il fonctionnait. J’avais beau faire de mon mieux pour me montrer délicate et douce, je réalisais pourtant qu’il restait distant, et il l’était encore plus, maintenant. Je ne savais pas ce que je faisais pour cela mais... Je n’y comprenais absolument rien en tout cas. Je faisais de mon mieux et quand il s’approchait, ilr eculait encore plus vite.

« Euh d’accord »

Je ne trouvais rien de plus à dire et en fouillant un peu, je décidais de commander chinois. Ce n’était pas extraordinaire mais j’étais persuadée que ça pourrait faire l’affaire. De toute façon, comme il le disait si bien, il s’en moquait. Je détestais, d’ailleurs, les gens qui agissaient comme ça, qui ne s’intéressaient pas vraiment à ce que l’on disait, à ce que l’on proposait. J’avais juste l’impression de l’ennuyer et cela me fit soupirer et détourner le regard.

« Non merci, je ne veux pas de chips »

Peut être que mon ton avait été un peu plus désagréable que je ne l’aurais voulu mais il fallait quand même bien comprendre qu’il était insupportable à souhait. Un coup tendre et mignon et l’instant suivant, parfaitement insupportable. Je ne comprenais rien chez lui. Dire qu’il y avait à peine quelques minutes, je l’avais imaginé retirer mes vêtements... Je me sentais bien sotte, maintenant.

Aussi bizarre que cela puisse paraître, lorsque je me mis à rire, il sembla perdu ou perplexe. Je fus incapable de savoir. Il semblait perdu et je ne savais absolument pas à quoi cela pouvait bien être dû. Je n’y comprenais pas gran chose et j’avais envie de comprendre, ne serait-ce qu’un peu. Ce n’était pasévident, mais j’avais envie de comprendre et cette fois, je me refusai à me taire.

« Quoi ? J’ai dit quelque chose ? »

Mon ton n’était pas froid, au contraire, il était timide. Je passai une main dans mes cheveux, baissant les yeux en me sentant légèrement intimidée, sans même comprendre pourquoi. Mais je trouvais ça mignon, quoi que je puisse bien le dire. Bordel... En fait, j’allais surtout finir par lui trouver des excuses à tout et ce n’était certainement pas ça qui allait jouer en ma faveur.

Je le regardais se diriger vers la télévision et bidouiller, avant de me tendre le téléphone. Il voulait que je choisisse un film, que je commande à manger pendant que lui il allait se changer. Je n’étais pas d’accord, s’il ne voulait pas passer la soirée avec moi, il pouvait me le dire.

« Tu sais, je ne t’oblige vraiment pas à passer la soirée avec moi. Si tu ne veux pas, tu n’as qu’à me le dire et je rentrerais chez moi. Je n’ai pas que ça à faire. Je veux dire... Passer la soirée avec toi ne me dérange pas, mais j’ai vraiment l’impression de t’ennuyer et cela commence à m’irriter légèrement. Tu me demandes de tout faire pendant que tu manges des chips ou que tu t’éloignes de moi comme si j’allais te brûler. Je n’y comprends rien et ça m’énerve un peu.... »

Je baissai alors la tête. Oui, finalement, rentrer, c’était peut être le mieux.

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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Jeu 23 Oct - 23:57


Remember those walls I built? Well, baby they're tumbling down. And they didn't even put up a fight. They didn't even make up a sound. Everywhere I'm looking now, I'm surrounded by your embrace. Baby I can see your halo, you know you're my saving grace. Baby I can feel your halo pray it won't fade away. Hit me like a ray of sun, burning through my darkest night. You're the only one that I want, think I'm addicted to your light. I swore I'd never fall again but this don't even feel like falling. Gravity can't forget to pull me back to the ground again...

Finn faisait de son mieux pour agir normalement, ne pas avoir l’air étrange. Cependant, il était bien incapable de ne pas avoir l’air bizarre. Effrayé par la jeune femme se tenant dans son appartement, le brun ne savait pas quoi faire pour dissoudre le malaise qui habitait son thorax. Il ne pouvait garder ses yeux éloignés de Charlie. Il ne pouvait détourner le regard où cesser de penser à la sensation que leurs lèvres s’unissant pourraient lui procurer. Il faisait son mieux, sincèrement, pour éloigner les images qui s’imposaient à sa conscience, tentait tant bien que mal de ne pas rougir face à ses pensées. Pourtant, l’un comme l’autre, ils rougissaient légèrement, aussi mal à l’aise face à cette situation inextricable dans laquelle ils se trouvaient. Malgré la légère fatigue qu’il ressentait après sa semaine au boulot, le Harker ne cessait de s’agiter, cherchant des choses, se goinfrant de chips, réfléchissant à ce qu’ils pourraient bien faire. Tout dans son comportement témoignait d’une urgence inexistante. A croire que son appartement était en feu ou bien qu’il était attendu à l’autre bout de la ville. Ca n’était pas entièrement faux, bien qu’il avait abandonné l’idée de rejoindre sa famille. « Non merci, je ne veux pas de chips » Le ton de sa voix était étrange et même si Finn prenait tout particulièrement soin de ne pas apprendre à connaître la Trager, il n’eu aucun mal à détecter ce détail. Finn était tellement obnubilé par le train de ses pensées qu’il ne se rendait même pas compte de ce qu’il faisait. Il n’avait aucunement l’impression d’agir à nouveau sur la défensive, de rejeter la jeune femme ou même de faire de son mieux pour rester à une distance de sécurité de cette dernière. Bien au contraire, il croyait naïvement avoir légèrement baissé sa garde involontairement et s’apprêtait à tout moment à retourner se cacher derrière sa carapace de salop imbuvable. Le brun n’avait pas idée de la manière dont il agissait. Ce n’était rien d’autres que de vieux réflexes, la certitude que s’il ne faisait pas attention ce dernier allait se laisser à faire une vraie bourde qu’il ne pourrait rattraper. L’embrasser, par exemple. Ou encore, se laisser stupidement aller à lui raconter sa vie. Lorsqu’elle se mit à rire, Finn fut pareil à un homme frappé par un éclair. Cloué sur place, il était incapable de faire quoique ce soit. Continuer à réfléchir, bouger, se débattre… Le brun semblait perdu, comme un enfant incapable de se rappeler le chemin supposé le ramener chez lui. Il aurait aimé l’entendre rire plus longuement, mais il ne pouvait décemment commencer à se laisser apprivoiser par Charlie. C’était quelque chose d’inconcevable, il pouvait tout aussi bien se tirer une balle dans le pied pour imaginer la douleur que ça lui fera. C’était ce qu’il pensait en tout cas. « Quoi ? J’ai dit quelque chose ? » Son ton était moins étrange. Moins irrité aussi. Plus doux et timide surement. Même s’il ne souhaitait pas se laisser attendrir, une partie du brun fondait face à la jeune femme… C’était le début des ennuis. Il attendit qu’elle relève les yeux avant d’hocher négativement la tête et embrayer sur le dernier sujet qu’elle avait cité. Même s’il se laissait attendrir, le Harker n’était pas près à avouer ce qu’elle pouvait lui faire ressentir. Ce dernier avait bien trop d’égo, il était bien trop peureux surtout. Peut-être est-ce pour cela qu’il tenta aussi rapidement de se retrancher dans sa chambre, ne serait-ce qu’un instant. Il avait besoin de respirer un bon coup, se vider l’esprit et reprendre pieds avant de retourner auprès de Charlie. Elle n’avait beau se douter de rien, la brune était la raison des tourments du pauvre Finn qui ne savait plus que faire pour épargner son cœur usé. Il était pareil à un naufragé s’accrochant désespérément à une bouée de sauvetage. Cela faisait des années. Et voila que la brune était arrivée comme un ouragan. Elle s’était mise à souffler sur la vie du Harker, mettant tout sans dessus dessous, avant de le laisser doucement en proie aux eaux troubles prête à l’avaler. Il pouvait sentir le poids de l’océan prêt à l’engloutir sans seconde pensée. Et elle, elle ne savait même pas. Elle n’avait pas idée de ce qu’il ressentait, elle ne se doutait pas de ce qu’il cachait. Elle était arrivée, sans se rendre compte de son effet sur lui, sans se douter un instant du chaos qu’elle sèmerait dans sa vie. Alors, peut-être cherchait il à la fuir, peut-être faisait il de son mieux pour rester à distance, mais n’était il pas en droit de se protéger ? Finn n’était pas sur que quoique ce soit de bon sortirait du désir volatile d’un papillon aussi faible que lui désireux de se bruler les ailes auprès d’une lumière aussi éblouissante que la belle. Lorsque la voix irritée de Charlie lui parvint, il n’avait pas même eu le temps d’atteindre sa chambre. Frappé par les mots de la jeune femme, il se retourna pour lui faire face, accusant les coups comme un boxeur ne pouvant fuir l’affrontement. « Tu sais, je ne t’oblige vraiment pas à passer la soirée avec moi. Si tu ne veux pas, tu n’as qu’à me le dire et je rentrerais chez moi. Je n’ai pas que ça à faire. Je veux dire... Passer la soirée avec toi ne me dérange pas, mais j’ai vraiment l’impression de t’ennuyer et cela commence à m’irriter légèrement. Tu me demandes de tout faire pendant que tu manges des chips ou que tu t’éloignes de moi comme si j’allais te brûler. Je n’y comprends rien et ça m’énerve un peu.... » Fronçant les sourcils, Finn la toisa un moment du regard. La Trager l’irritait. Il n’y avait pas d’autres mots pour le dire. Elle avait le don pour chercher des problèmes là où il n’y en avait pas. Ou en tout cas, pour souligner les travers du jeune homme alors qu’il refusait lui-même de les voir. Respirant plus lourdement, le propriétaire des lieux semblait aux prises avec ses démons. Le regard absent et pourtant brûlant posé sur la jeune femme, il l’observait sans savoir quoi dire et ça le tuait. Il aurait aimé offrir une réponse aisée. Il aurait aimé être le genre de personne à pouvoir offrir un simple sourire en faisant taire les doutes de la jeune femme. Cependant, il n’était pas une de ces personnes. Cependant, il était incapable de faire ça. Avant. Avant tout le mal et les erreurs et la honte et la douleur. Avant, il aurait pu. Mais avant, ça remontait à trop longtemps. Il n’était plus le même qu’avant. Contrôlant mal les fluctuations de sa voix, sa respiration lourde et saccadées, Finn paraissait aussi perturbé et perdu qu’il l’était véritablement. Peut-être pour la première fois, le brun semblait montrer ce qu’il était réellement. « Je-je-… je ne me sens pas obligé ! Excuse-moi de prendre de ton temps iné-inéstimable. J-j’aurais du me douter que ton temps est précieux et que tu n’en as surement pas à perdre avec un ga-ga-gars com-comme moi. » Jetant ses derniers mots presque au visage de Charlie, le Harker pouvait sentir ses mains légèrement trembler alors que son cœur s’emballait et que ses mots trébuchaient au fond de sa gorge. Habitué à se mettre dans tous ses états lors de ses éclats de colère, même s’il était bien incapable de se calmer, il avait appris à ne plus avoir peur, attendre que ça passe. Cependant, l’oppression au niveau de sa cage thoracique, toutes les remarques ravalées, tous les mots coincés dans sa gorge, tout ça le consumait. Il se sentait ronger de l’intérieur alors qu’il passait une main tremblante sur son visage en cherchant à retrouver un semble de calme. Sauf qu’il n’y arrivait pas. Il n’était rien d’autre qu’un noyer à la mer, un corps sans vie attendant un choc pour laisser l’air entrer une nouvelle fois dans ses poumons. Son regard était mourant, l’océan de ses prunelles semblait éteint, ses traits étaient tirés alors que son corps entier semblait prit de soubresaut. L’air se frayait un chemin difficile dans ses poumons, alors que le cerveau de Finn ravivait à sa mémoire des souvenirs dont il ne voulait pas se rappeler. Ca en était trop pour lui. Il n’avait jamais demandé à vivre ça. Jamais demandé à laisser quelqu’un comme Charlie entrer dans sa vie. Il voulait qu’on le laisse seul. Il voulait passer le restant de ses jours en pilote automatique, voir défiler sous ses yeux sa vie comme s’il n’était que spectateur passif d’une histoire qui n’était pas la sienne. Cependant, il n’avait pas le choix. Pas le choix de ce qu’il devait faire. Pas le choix de qui il devait être. Il n’avait pas même le choix des personnes qu’il devait fréquenter. Malgré lui, malgré le malaise qui lui nouait la gorge et les larmes qu’il avait si longuement ravalée et qui menaçaient de tomber, le brun ouvrit la bouche pour parler. Son cerveau avait été court-circuité, comme si ses paroles étaient directement menées à ses lèvres. Comme si son cœur s’étalait devant lui, battant fébrilement pour laisser lui échapper les mots de trop.« Il n’y a-a-a rien à comprendre ! Je suis ju-juste le fils d’un homme que tu considère su-surement comme une enflure. Un al-al-alcoolique dans les bras du-duquel on t’a poussé. Un accidenté de la-la-la route… Le-le-le ga-gars qui-qui a survécu, mais-mais pas-pas sa fiancée… » Baissant les yeux, Finn posa une main sur le mur le plus proche tout en cherchant son air. Hyper ventilant de plus en plus lourdement, le jeune homme cherchait un échappatoire, une pièce dans laquelle s’enfermée le temps que sa crise ne passe. Une pièce où se cacher toute sa vie et se noyer sous sa honte et ses regrets. Une pièce pour se cacher de la Trager à jamais.
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Ven 24 Oct - 8:57

Les mots sont comme des pierres dans mon coeur ✩
Finn & Charlie
Il y avait une manière de dire les choses, une façon de les comprendre mais également une manière pour s’excuser. Je n’avais pas à lui dire les choses de cette manière. Je n’avais pas à le juger mais en même temps, il était toujours difficile de comprendre où il voulait en venir, tant il pouvait être agréable et insupportable en même temps. Je ne lui avais rien demandé, dans le fond, je ne l’avais pas non plus supplié pour qu’il accepte de passer la soirée avec moi et j’estimais de ce fait que ce n’était pas à moi d’endurer sa mauvaise humeur. Mais je n’avais absolument pas le droit de lui dire que j’avais mieux à faire. Ce n’était pas vrai. Passer du temps avec lui, c’était une chose qui m’aurait réellement fait plaisir. On aurait pu apprendre à se connaître, apprendre à se découvrir et il était grand temps pour que cela arrive. Pourtant, en même temps, je n’allais certainement pas me mettre à genoux pour le pousser à passer du temps avec moi. Je ne savais pas ce que j’avais fait, je ne savais pas ce que je devais faire non plus, mais il était évident qu’il avait un peu de mal à rester avec moi. Et je ne pouvais pas l’y forcer mais dans ce cas, il n’avait qu’à me le dire, je ne l’obligeais à rien. Je voulais comprendre, comprendre sa façon d’agir, sa façon de se comporter et tout ça. Mais je n’osais pas poser les bonnes quesitons, puisque cela aurait été le meilleur moyen pour lui faire du mal. Je sentais qu’il cachait un truc, un truc sombre mais je n’osais pas. Je n’étais pas comme ça, je n’étais pas curieuse au point de harceler ceux qui ne veulent pas parler, au point de harceler ceux qui n’osent pas trouvver les mots pour se confier. Et qui étais-je, de toute manière, pour qu’il se décide à se confier à moi ? Je n’étais personne et de ce fait, je ne méritais aucune de ses confidences. Je n’étais même pas capable de me calmer quand il m’irritait. Et quand il ne le fallait pas, je l’imaginais en train de m’embrasser, comme si ça pouvait être la solution, ça.

Lorsqu’il parla de lui comme d’un « gars comme lui », je baissais les yeux. Je ne savais pas ce qu’il prétendait, mais ça me faisait de la peine, et ça me blessait. Je n’étais ni superficielle ni quelqu’un de mauvais. Si j’avais un problème en sa compagnie, ce n’était pas à cause de son histoire, de son passé et tout ça, mais uniquement de ce que je savas de lui, de sa façon de me parler ou de s’en prendre à moi.

« Ce n’est pas ce que je voulais dire. Je perds mon temps parce que tu n’es pas avec moi. Tu es distant, tu me repousses, j’ai l’impression de te déranger... »

Mon ton était déjà plus doux et me forçait à détourner les yeux, rouge. Je ne savais jamais trouver les mots et je persistais à croire que je me montrais désagréable sans le vouloir. Je comprenais très bien qu’il puisse mal prendre ma façon de lui parler mais ça ne voulait pas non plus dire que c’était aussi évident que ça. Je ne voulais pas lui faire de mal, mais je savais que je lui en faisais. Je ne le faisais pas exprès mais, pour le coup, ça me faisait mal.

Et la confidence se fit. Douce, et pourtant, destructrice. Il semblait étouffé, au bord de l’évanouissement alors que sa main se poser sur le mur et qu’il ne semblait plus trouver d’air. Ma main s’était portée à ma bouche, sous la surprise. Il avait perdu sa fiancée dans un accident de voiture et c’était lui qui roulait, lui, qui avait un coup dans le nez. Je comprenais tout, ou presque. Et j’étais tellement désolée... Je me sentais stupide, de m’acharner sur lui alors qu’il était sans doute la personne qui se détestait le plus... Je m’avançais vers lui, posant une main sur son épaule. La pitié n’avait pas sa place ici et pourtant, j’avais envie de le prendre dans mes bras. Je me retins, mon geste aurait été mal interprêtée, il aurait pensé que ce n’était que de la pitié... Là, il fallait surtout qu’il reprenne son souffle.

« Viens, on va dehors, l’air frais devrait te faire du bien et t’aider à reprendre ton souffle »

Je n’attendis pas vraiment de réponse de sa part, attrapant sa main et le tirant vers l’extérieur. Je n’étais pas convaincue à 100%, bien sûr, je ne connaissais que les corps sans vie. Au passage, j’attrapais un sac en papier qui traînait dans un coin et une fois dehors, je le lui tendis doucement.

« Respires là dedans, doucement et détends-toi hein. Il faut que tu reprennes ton calme »

L’hyperventilation d’abord, mes excuses ensuite. Je me sentais stupide et pourtant, ma main n’avait pas quitté la sienne...
electric bird.


Dernière édition par Charlie Trager le Sam 25 Oct - 20:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Ven 24 Oct - 22:34


Remember those walls I built? Well, baby they're tumbling down. And they didn't even put up a fight. They didn't even make up a sound. Everywhere I'm looking now, I'm surrounded by your embrace. Baby I can see your halo, you know you're my saving grace. Baby I can feel your halo pray it won't fade away. Hit me like a ray of sun, burning through my darkest night. You're the only one that I want, think I'm addicted to your light. I swore I'd never fall again but this don't even feel like falling. Gravity can't forget to pull me back to the ground again...

Finn se sentait sombrer, pris par une obscurité qu’il ne connaissait que trop bien. Inconsciemment, il avait cherché son téléphone dans la poche de son pantalon, mais ce dernier ne se trouvait pas là. Il aurait aimé pouvoir composer le numéro de Sloane. Il aurait aimé entendre sa voix rassurante à l’autre bout du fil alors qu’elle aurait fait de son mieux pour lui permettre de passer à travers cet orage sans difficultés. Sauf qu’il ne pouvait pas, il n’avait pas son téléphone. Il n’avait que Charlie et les grands yeux de cette dernière pour le scruter alors qu’il se sentait de plus en plus mal, sa respiration de moins en moins régulière. « Ce n’est pas ce que je voulais dire. Je perds mon temps parce que tu n’es pas avec moi. Tu es distant, tu me repousses, j’ai l’impression de te déranger... » Mais elle le dérangeait ! Chaque fibre de sa personne le dérangeait ! Son sourire idiot. Son foutu sourire complètement stupide qui lui donnait pourtant envie de disparaître alors qu’il le voyait. Ses cheveux toujours magnifiques, même lorsqu’elle n’avait pourtant pas pris le temps de se coiffer. Son regard qui semblait vibrer comme il n’avait jamais vu quelque chose vibrer jusqu’alors. Ses manières, ses petites habitudes qu’il détestait tant. Tout en la jeune femme dérangeait le brun. Il avait l’impression de ne jamais parfaitement pouvoir reprendre son souffle en sa présence, comme s’il se retrouvait obligé à faire un marathon sans fin. Tous les sentiments, tous les souvenirs que le jeune homme vivait ne l’aidait clairement pas à y voir clair. Il ne savait plus ce qu’il disait, plus ce qu’il faisait. Ses poumons avaient décidé de cesser de fonctionnement une fois que les mots cessèrent de s’échapper de sa bouche. S’agrippant au mur autant qu’il le pouvait sans avoir l’être d’une pauvre chose fragile, Finn s’attendait à ce qu’elle le laisse là. Non. Il aurait aimé qu’elle le laisse là, comme s’il s’agissait d’une punition, comme si le monde s’occupait enfin de son cas. Elle n’en fit rien. Bien évidemment, Charlie n’en fit rien. Il sentit la main de cette dernière se poser délicatement sur son épaule, comme une main tendue au cœur d’un océan trouble. Il aurait voulu se fondre dans ses bras. Qu’avec force elle le serre contre elle-même pressant suffisamment ses fragments éparses pour qu’à nouveau il puisse se sentir entier. Elle n’en fit rien et, malgré lui, le brun regretta la froideur que l’absence des bras de la belle autour de lui lui provoqua. Il voulait que quelqu’un répare les rouages usées de sa mécanique du cœur, qu’un horloger remonte sa pendule pour qu’il puisse à nouveau être en phase avec le monde. Elle n’en fit rien et Finn pu sentir les premières brises d’hiver s’emparer de ses os. « Viens, on va dehors, l’air frais devrait te faire du bien et t’aider à reprendre ton souffle» Hochant la tête en deux inhalations irrégulières, le brun se laissa faire comme un enfant suivant les conseils de ses parents. Les doigts de Charlie étaient presque brulants autour des siens. Le contraste entre son contact brûlant et la fraicheur du monde extérieur frappa le brun alors que sa main serrait un peu plus fort les doigts de la belle, se refusant à les lâcher. Ses jambes étaient en coton, elles le portaient tant bien que mal, mais Finn ne savait pas comment il arrivait encore à tenir sur ses jambes. Tachant de calmer son souffle court, il voulait naturellement se recroquevillé sur lui-même, comme un animal blessé se mettant en boule afin d’oublier le monde, cependant sa main refusait de lâcher celle de la Trager. Le Harker ne voulait pas qu’elle puisse voir à quel point il était pitoyable, il était déjà surement tombé assez bas à cet instant que pour tomber encore plus bas. « Respires là dedans, doucement et détends-toi hein. Il faut que tu reprennes ton calme » Attrapant le sachet que Charlie lui tendit, le brun savait clairement ce qu’il devait faire avec. A l’aide de sa main libre, il couvrit sa bouche à l’aide du sachet en essayant de reprendre sa respiration grâce à ce dernier. Finn savait clairement le processus qui était en train de se produire dans son corps. Il savait comment son taux d’oxygène pure avait augmenté et comment l’hyperventilation entrainait une réaction en chaine. Il devait se calmer, il devait arrêter de penser. Il devait se déconnecter. Déconnecter son cerveau, déconnecter son cœur qui n’était pas foutu de battre calmement. Il devait se calmer et arrêter de penser à cette soirée, aux mots qui lui avaient échappés, à Maxine… à Charlie. Sa respiration se fit encore plus courte et rapide l’espace d’une seconde avant qu’elle ne se stabilise progressivement, le sachet se remplissant et se vidant d’air de moins en moins rapidement. Une fois qu’il eu l’impression qu’il n’avait plus besoin de ce dernier, malgré sa respiration encore un peu trouble, le brun cessa de respirer à l’aide du sachet. Il laissa alors une grande bouffée d’air frais glacé emplir ses poumons, fermant un instant les yeux pour lutter contre l’humidité qui s’était installée sous ses prunelles. Les yeux clos, sa respiration de moins en moins trouble, au bout d’un moment sans bouge, sa main fermement agrippée à celle de Charlie, il ouvrit simplement la bouche. « Je voulais pas… » Un croassement rauque s’échappa de la gorge du brun qui lui paraissait terriblement sèche. Bien que le jeune homme commençait progressivement à ce calmer, ce dernier ressentait toujours ce besoin pressant de se fondre dans les bras de la jeune femme à côté de lui. Il voulait toujours disparaître un instant dans son étreinte, se demandait si elle ne pouvait pas porter le poids qu’il avait sur les épaules rien qu’un instant. Rien qu’une seconde partagée cette charge, juste le temps de se remettre sur pieds. Le temps de remettre son costume de parfait enfoiré distant. Le temps qu’il puisse retrouver sa place et le temps qu’elle en face de même, abandonnant la pitié, la sympathie qu’elle pouvait éprouver à cet instant. Il ne voulait pas qu’elle soit douce, ni qu’elle soit gentille. Il savait que si elle commençait à être douce il allait se laisser aller à sa folie, sombrer rien qu’un instant en oubliant qu’il faisait de son mieux pour la repousser. Il ne pouvait pas se permettre cela et pourtant, ses doigts étaient toujours autour de ceux de la belle, tant il était incapable de la lâcher. Il avait besoin d’une ancre, une bouée de sauvetage ou un phare pour le ramener au port. Quelque chose de plus fort qu’une bougie, un rayon de soleil pour transpercer les nuages et faire disparaître cette nuit noir qui s’était abattue sur sa vie des années plus tôt. « Je… on… ça ne change rien… tu ne dois pas me traiter différemment par-parce que tu sais maintenant. » C’était sans nulle doute la pire chose que la brune aurait pu lui faire. Lui offrir une espèce de traitement de faveur à cause de cet aveu qu’il avait soufflé bien malgré lui. Essuyant ses yeux encore humide du revers de sa manche de chemise, Finn posa ses yeux sur leurs mains unies comme s’il s’agissait d’un pont faisant la connexion entre elle et lui. Une chose qu’il n’aurait certainement pas crue possible. S’attardant plus que de raison sur leurs doigts entrelacés, le Harker faisait de relever la tête, reposer son regard sur la jeune femme qui l’observait. Tout comme il refusait l’idée qu’elle lâche sa main. Même si elle venait à essayer, il n’aurait céder ce mince brin de réconfort pour rien au monde.
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Sam 25 Oct - 20:07

Les mots sont comme des pierres dans mon coeur ✩
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Sa confession changeait certaines choses, et ce n’était pas moi qui allait me permettre de prétendre le contraire. Je ne jouais pas de rôle, je ne me permettais pas de laisser croire que je devenais quelqu’un d’autre juste par rapport à ce qu’il me disait. Certes, c’était horrible et tout ça, et je n’avais pas le droit de me mettre à dire que je n’étais pas touchée par tout ça, cela aurait été un mensonge. Pourtant, je n’allais pas non plus prétendre que cela expliquait tout. J’en souffrais. Que cela me plaise ou non, je ne pouvais imaginer que cela lui donner le droit de se montrer insupportable et froid avec moi. Alors oui, il faudrait sans doute un peu de temps pour que je digère ça. Et lui, même si je ne savais pas depuis combien de temps les choses étaient ainsi, j’imaginais très bien que ça n’allait pas aller en s’arrangeant. C’était même un gros bordel. Insupportable et étouffant, mais le bordel, dans tous les cas. J’avais envie de le prendre dans mes bras, mais je savais que si ça venait à arriver, il allait croire que je ne le prenais que par pitié. Et ce n’était pas la solution. Je ne voulais pas faire plus de mal que de bien. Je ne voulais pas le blesser. Je sentais, par contre, que ma main était parfaitement à sa place dans la sienne, je n’avais pas envie de l’enlever et j’avais bêtement l’impression que cela lui faisait du bien. Ce n’était pas à moi de me leurrer mais je ne parvenais pas à m’en empêcher. Cette sensation me plaisait. Cela me faisait du bien, en réalité. Non pas à cause de ce qu’il venait de me dire, parce que dans le fond, j’en avais envie bien avant. Mais ça, aujourd’hui, cela pouvait facilement mal passer et je ne voulais pas le pousser à croire que les choses allaient mal se passer. Elles étaient déjà maladroites, aujourd’hui, et pourtant, les choses étaient comme elles étaient. Cette envie de l’embrasser ne me quittait toujours pas. Que pouvais-je bien faire, maintenant ?

« Te confier à moi ? Je vois... Je comprends aussi. On ne se connaît même pas encore vraiment. Je comprends que les choses puissent être un peu compliquées et que tu puisses ne pas vouloir te confier. Mais tu sais, même si on se prend régulièrement la tête, on pourrait se parler. On se cotoie alors peut être que l’on pourrait en apprendre un peu plus l’un sur l’autre »

Ma proposition pouvait sembler maladroite et surtout, complètement nulle, je n’aurais pu que comprendre, s’il se mettait à me rire au nez. Cela aurait été désagréable de sa part, mais il n’y avait rien à faire, les choses n’allaient pas s’arranger si on ne décidait pas, nous, de les arranger. Et c’était ce qui était censé nous frapper, là, maintenant. Ce n’était pas facile et ça pouvait en gonfler plus d’un, mais c’était comme ça. La relation qui nous liait n’avait absolument rien d’évidente. Et même si je voulais que cela s’arrange, je ne pouvais garantir une réussite totale. Surtout s’il ne me parlait pas et s’il restait continuellement sur la défensive avec moi. Je ne prétendais pas ne pas comprendre son comportement, je voyais bien que j’étais le principal problème de toute cette histoire. Alors non, cela ne changeait rien et je n’allais pas me montrer différente avec lui. Ce n’était certainement pas l’aider, que de me montrer douce, d’un seul coup. Son regard glissa vers nos mains enlacés, et cela aurait sans doute dû me pousser à le lâcher, mais je n’en fis rien. J’avais envie de le toucher, depuis déjà quelque temps.

« Les choses ne dépendent presque que de toi. Je suis souvent désagréable à cause de toi. Avant même que tu ne te confies à moi, je ne peux pas nier que j’avais irrésistiblement envie de te prendre dans mes bras. Et maintenant, j’en ai tout autant envie mais ce serait mal vu,maintenant. Je... Puisque c’est l’heure de la confidence, soyons plus ou moins à égalité, et saches que malgré toute cette hargne que tu m’inspires, je m’attache à toi. Ne prends aucun de mes gestes pour de la pitié. »

Je baissais les yeux, j’avais bien trop parler.

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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Mar 28 Oct - 0:13


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Finn faisait de son mieux pour retrouver son calme. Il tentait de se vider l’esprit, penser à autre chose, se concentrer sur sa respiration. Toutes ces choses qu’il avait apprises et qu’il tentait d’appliquer à l’instant. Néanmoins, malgré tout cela, seuls les doigts de Charlie serrés autour des siens offraient au brun un semblant de calme. Ce dernier faisait de son mieux pour se concentrer sur cette sensation, s’agripper de toutes ses forces à cette ancre imaginaire. Lui qui traversait une tempête, il n’aurait jamais cru que la jeune femme aurait pu être l’ancre le gardant amarré au port. Il n’y croyait pas ou alors ne voulait pas y croire. La différence était mince, cependant elle revêtait une importance capitale. Combien de temps allait il pouvoir nier l’évidence ? Combien de temps allait-il arriver à jouer cette comédie ? Son cœur battait la chamade, perdu dans une course contre la montre qu’il ne pouvait gagner. Il pouvait sentir son organe cardiaque s’emballer, s’écraser sur sa cage thoracique comme s’il s’agissait d’un animal cherchant à s’échapper de son thorax. Il le sentait et c’était normal. Il trouvait ça normal de se sentir ainsi à l’idée de sa fiancée décédée. Ce qui était moins normal, c’était la surimpression de l’image de Charlie dans ses souvenirs. Son image, son souvenir. Le Harker faisait de son mieux pour noyer ce mélange de honte et de désir qui lui nouait la gorge. Rien n’y faisait pourtant, il n’avait eu de cesse de lutter depuis que les deux s’étaient rencontrés. Lutter contre l’envie de ses lèvres. Lutter contre ce désir ardent qui lui nouait les entrailles. Lutter contre ce besoin d’en savoir plus sur elle. Il luttait, mais Finn n’était rien de plus qu’un fou se battant contre du vent. Agitant les bras, geignant, s’égosillant face à un ennemi invisible qu’il ne pouvait terraser. « Te confier à moi ? Je vois... Je comprends aussi. On ne se connaît même pas encore vraiment. Je comprends que les choses puissent être un peu compliquées et que tu puisses ne pas vouloir te confier. Mais tu sais, même si on se prend régulièrement la tête, on pourrait se parler. On se cotoie alors peut être que l’on pourrait en apprendre un peu plus l’un sur l’autre » Sa douceur le tuait de l’intérieur. A croire qu’il était rongé par cette délicate intension. A croire qu’un peu de sympathie était ce qui allait le faire lâcher prise, perdre pied pour de bon et une fois pour toute voler en éclat. Une part de lui désirait plus que tout apprendre à la connaître. Elle avait l’air intelligente, intéressante et devait être bourrée de qualités. La première fois qu’il l’avait vu, ça avait été comme une évidence. Peut-être était-ce la version de lui alcoolisée qui avait choisi la Trager. Certainement. Parce que, dans tous les cas, il n’aurait pas pu se pâmer d’amour pour n’importe quelle blonde. Il n’aurait pas laissé tomber son cœur devant les pieds de n’importe quelle inconnue passant par là. Alors, peut-être était-ce le destin, peut-être le hasard ou même la chance. Mais parfois, dans la vie, les faits s’emboitent, comme si cette dernière n’était qu’un puzzle géant qui rêvait d’être assemblé. C’était sur, Finn n’avait aucune idée d’où commençait le puzzle de sa vie et où il s’achevait, mais trouver l’assemblement correct du cœur de ce dernier était un début. C’est pourquoi il ne voulait pas que ça change. C’est pourquoi il ne voulait pas qu’elle travestisse sa personnalité car il était un être avec écrit fragile à l’indélébile sur lui. Il refusait que Charlie le prenne en pitié. Il voulait qu’elle soit mordante, acide comme elle pouvait l’être, même si ça faisait mal parfois. Parce que ça faisait mal parfois. « Les choses ne dépendent presque que de toi. Je suis souvent désagréable à cause de toi. Avant même que tu ne te confies à moi, je ne peux pas nier que j’avais irrésistiblement envie de te prendre dans mes bras. Et maintenant, j’en ai tout autant envie mais ce serait mal vu, maintenant. Je... Puisque c’est l’heure de la confidence, soyons plus ou moins à égalité, et saches que malgré toute cette hargne que tu m’inspires, je m’attache à toi. Ne prends aucun de mes gestes pour de la pitié. » Dans un mouvement fluide et presque naturel, le brun lâcha la main de Charlie pour tendre les bras vers cette dernière. Son cœur battait la chamade, bien que ses bras fussent tendus vers la belle de manière ferme et décidée, il pouvait sentir la légère hésitation que ces derniers portaient. Il pouvait sentir le doute qui prenait son corps entier alors qu’il refermait sa prise sur la jeune femme, enfouissant son visage dans le creux du cou de cette dernière pour cacher sa faiblesse aux yeux du monde. Pour se voiler la face un peu plus longuement. Lui aussi avait longuement désiré pouvoir profiter de son étreinte. Longtemps il avait désiré se noyer dans ses bras rien qu’un instant. La fragrance de la Trager frappa la mémoire du Harker. Son odeur était particulière, un mélange doux amer qui lui retournait les tripes. Un parfum qui n’avait rien avoir avec celui de Maxine, un parfum qui rapidement apaisa le jeune homme qui se bornait à s’agripper fermement à Charlie dans un silence lourd de ce qu’il ne pouvait dire. Blotti contre la jeune femme, chaque parcelle de son être cherchant la chaleur de l’autre, Finn avait l’air minuscule. Une petite chose perdue dans les bras presque trop grand pour lui de sa fausse compagne. Recroquevillé sur lui-même, perdu comme un enfant dans les bras d’un parent, le brun ne cherchait même pas à masquer le total abandon de lui-même dont il faisait preuve à cet instant. Il avait besoin de soutien, besoin d’un rock, besoin de bras assez fort que pour remettre à leur place les fragments épars de sa mécanique du cœur. A cet instant, tout semblait indiquer que Charlie était la personne tout indiquée pour cette tâche. « La prochaine fois que tu décide de t’enticher de qui que ce soit, préfère un animal de compagnie comme un chat plutôt que le premier ivrogne qui passe. Ca sera moins compliqué… » Souffla t’il faiblement, ses lèvres frôlant involontairement la base de sa nuque. Sa voix était basse, à peine un murmure railleur et plein de malice qu’il disait pour détendre l’atmosphère. Bien que, dans le fond, il n’avait pas tord. Elle aurait pu tomber sur un gars moins compliqué, irritant et désagréable que lui. C’était sa manière à lui de s’excuser, admettre qu’il pouvait être une plaie. Même s’il ne le disait qu’à demi-mots, choisissant des chemins de traverses pour arriver à son but, il savait que des deux c’était lui qui avait été le plus chanceux en rencontrant l’autre.
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MessageSujet: Re: #22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur   Ven 31 Oct - 16:35

Les mots sont comme des pierres dans mon coeur ✩
Finn & Charlie
Je me sentais tellement stupide à l’idée de me montrer ainsi avec lui. Il se confiait, alors qu’il ne l’avait pas voulu, il me parlait alors qu’il aurait tout fait pour garder les choses pour lui, il se montrait faible et moi, qu’est-ce que je faisais ? Je lui montrais que je l’étais encore plus. J’étais stupide au point de continuer à lui montrer qu’il pouvait se montrer énervant comme il le voulait, alors que moi, j’allais sans doute persister à me montrer aussi fragile à son égard. Et c’était probablement ce qu’il y avait de pire, dans tout ça. Il était faible, mais je l’étais encore plus. Et j’étais tout de même un peu trop naïve, je me sentais ridicule, et on ne pouvait pas me l’enlever. Pour une raison qui m’échappait, avant d’échapper aux autres, je n’avais pas pu m’empêcher de m’attacher à lui, alors qu’il était sans doute la personne la plus détestable du monde entier. Et dans cet état, là, si vulnérable devant moi, je n’avais pas pu me résoudre à agir différemment. Je me sentais ridicule, mais les choses étaient comme ça, et il n’y avait pas grand-chose à dire de plus. J’aurais tout fait, pour lui, là, maintenant. Et j’avais beau me trouver ridicule, les choses restaient ainsi. Il n’y avait pas grand-chose à faire, de toute manière. Et c’était sans doute ce qui se trouvait être le plus ridicule de tout ça. Il était grand temps pour moi, de me reprendre en main, même si cela n’avait rien d’évident. J’inspirais un grand coup, et mon cœur se mit à battre cent fois plus vite, quand il lâcha ma main et écarta ses bras pour m’y accueillir. C’était sans doute à moi de le consoler et pourtant, c’était moi qui m’avançait vers lui, c’était moi, qui venait vers lui pour qu’il me prenne dans ses bras. Je me sentais ridicule et pourtant, cela me faisait du bien. Alors je m’y installais, profitant de chacune des secondes où je pus me sentir contre lui. Alors, en le sentait tout petit dans mes bras, je ne pus me résoudre à faire autre chose qu’à le serrer dans mes bras, à mon tour. J’avais besoin de le sentir contre moi tout en me sentant contre lui.

Il murmura dans sa nuque, un simple souffle qui la fit alors doucement frissonner. Bien sûr, il n’avait pas tort, il aurait été cent fois plus simple pour moi de m’attacher à un petit chat que j’aurais pu accueillir chez moi et qui m’aurait sans doute montré un peu plus d’amour. Pourtant, c’était ce qui se trouvait être le plus difficile à croire, les chats n’aimaient personne, en réalité. Alors il m’était impossible de croire que cela aurait pu être plus simple. Mais… Avec lui, on ne savait jamais quoi faire, c’était insupportable. Mais il était absolument hors de question pour moi de me laisser aller, là, comme ça. J’étais faible, et surtout lorsqu’il était dans les parages. Je n’étais pas capable de m’éloigner de lui, de peur de le sentir me filer entre les doigts. Et là, à me trouver devant lui, je ne savais tout simplement plus quoi dire et c’était sans doute ce qui allait me faire tourner en bourrique. C’était maintenant à moi de faire de mon mieux pour que la situation s’arrange, ne serait-ce qu’un peu. Ce n’était pas gagné, mais je me devais de le faire, que cela me plaise ou non. Je rêvais de le prendre dans mes bras depuis tellement longtemps que je sentais que je me sentais bien mieux que je ne l’aie jamais ressenti. J’étais bien oui, et ce n’était certainement pas aux autres de dire le contraire, ils ne pouvaient pas me le reprocher, en tout cas.

« Pas la peine de me le faire remarquer, j’ai bien remarqué qu’avec toi, c’était toujours compliqué »

Mais je ne l’accusais pas, bien sûr, et un sourire accompagna ma phrase. Je ne voulais pas non plus qu’il se mette à s’imaginer que je lâchais ce genre de chose uniquement pour lui faire du mal. J’avais envie de le comprendre, j’avais envie de voir les choses plus simples, mais je ne pouvais pas non plus nier le fait que si les choses étaient comme elles étaient, c’était peut-être parce que je le voulais bien. Rien ne m’avait jamais empêchée de prendre la fuite, justement, et c’était à ça qu’il fallait à tout prix que je songe. Cette situation ne me déplaisait pas tant que ça et il fallait au moins que je sois apte à l’admettre. Ce n’était pas évident, mais c’était ainsi que cela se passer. A moi, donc, de l’accepter.

A contrecœur, je me décidai à m’écarter de lui, après tout, nous étions dehors et c’était quand même bizarre. Je ne l’empêcherais pas de me reprendre dans ses bras à l’intérieur, bien sûr. Mais je n’étais pas vraiment certaine que c’était ce qu’il allait faire.

« Retournons à l’intérieur si tu le veux bien. Il ne fait pas très chaud. »

Je m’avançais donc vers l’intérieur, et une fois devant la porte, prête à l’ouvrir, je me retournais doucement pour qu’il me rejoigne. Je ne savais pas ce que cette soirée allait donner, maintenant, mais j’espérais que ça n’allait pas être trop étrange, à cause de sa confidence ou de la mienne…

electric bird.
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#22 Finn ♣ Les mots sont comme des pierres dans mon coeur
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