#PRAYFORPARIS

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 ↦ prince of nothing charming (wes)

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MessageSujet: ↦ prince of nothing charming (wes)   Dim 21 Juin - 9:58


Wesley "Wes" Oakley
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The police standing next to you are your family. And to me, there’s nothing more important crédits : kellyseverride + erinlindsays.tumblr (quote & gif)


Now is always temporary

NOM(S)Oakley est un nom qui ne doit probablement pas être méconnu des habitants de la ville de Washington DC. Et pour cause, le jeune homme est issu d’une famille de flics reconnus, de père en fils et se propageant même aujourd’hui jusqu’aux femmes de la famille Oakley. C’est simple, son père était flic, son grand père l’était aussi et le dernier représentant masculin en date de la famille Oakley a suivi la lignée familiale qui semblait déjà toute tracée au préalable. Il ne sera donc pas rare d’entendre ses collègues ou supérieurs l’appeler par son nom de famille dans le cadre du travail, mais beaucoup de ses amis l’appellent aussi ainsi, par simple habitude. Il est très fier de son nom de famille et n’a aucune honte de ce dernier, qui n’est que très peu apprécié des criminels. Jamais il n’a eu peur de ce genre de personnes et jamais il n’en aura peur. Quand bien même, il n’est pas rassuré des répercussions que cela pourrait avoir sur sa petite sœur, June, qui fait elle aussi partie des forces de l’ordre. Il a tendance à avoir bien plus peur pour elle que pour lui-même malgré les risques inconsidérés qu’il prend malheureusement un peu trop souvent. PRENOM(S) ↦ Ce garçon aux allures de tête à claques répond au doux prénom de Wesley. C’est en tout cas ce qui est inscrit sur les registres d’état civil. Cependant, personne ou très peu de personne l’appelle ainsi. Il ne se présente d’ailleurs jamais avec son prénom complet, préférant le diminutif Wes, qu’il trouve bien plus adapté. Car il faut le dire, il ne supporte pas son prénom et met un point d’honneur à ce qu’on ne l’appelle pas ainsi. Sa colocataire, Maeve, l’a d’ailleurs très bien compris car dès qu’elle souhaite l’agacer ou bien qu’elle est en colère contre lui, elle utilise le prénom Wesley, simplement pour l’irriter encore un peu plus. D’autre part, il porte en second prénom, celui de son défunt père, James. Il lui arrive de porter ce prénom lorsqu’il doit modifier son identité dans le cadre de son travail et de ses missions sous couverture. Parce que c’est un prénom très courant et parce qu’il a une valeur toute particulière pour lui, puisque son père a toujours été son modèle. DATE DE NAISSANCE ↦ Le dix-sept Avril 1984, Jennifer et James Oakley, après un mariage joyeusement célébré, ont donné naissance à leur premier enfant, Wesley James Oakley. Si l’enfant a toujours été très capricieux et fait preuve de quelques problèmes de comportement dès son plus jeune âge, il n’a jamais manqué d’amour et a appris à se canaliser avec l’arrivée de sa petite sœur deux ans plus tard. Petit sœur qu’il a toujours eu tendance à vouloir protéger, contre absolument tout et tout le monde. Elle est un peu la prunelle de ses yeux et aujourd’hui, elle est la seule chose qui la rattache réellement à ses parents. Elle est donc son plus grand point faible, l’une de ses seules faiblesses d’ailleurs. LIEU DE NAISSANCE ↦ Wes est né et a toujours vécu à Washington. Cette ville est la sienne et il ne compte pas le moins du monde la quitter. Il l’aime et l’a toujours énormément affectionné. De plus, il a toute sa vie ici et ne s’imagine absolument pas loin de ses proches. D’ailleurs, lorsqu’il est affecté à une autre ville pour les besoins de son travail pendant une durée plus ou moins longue, il a rapidement tendance à se sentir seul. On ne dirait pas comme ça, mais au fond Wes a besoin de son confort et des personnes qui comptent, auprès de lui. STATUT CIVIL ↦ S’il y a bien une chose à laquelle Wes tient, c’est son célibat. Si vous lui demandez, il vous dira qu’il est célibataire et pleinement satisfait de ce statut. Il ne croit pas le moins du monde en l’amour et compte bien profiter de sa jeunesse comme il l’entend. Il n’est absolument pas le genre d’homme qui voit son futur avec une femme, des enfants, une grande maison et un chien, au contraire de ce à quoi aspirait son meilleur ami, Aaron. Parce qu’il n’aspire absolument pas à ce genre de vie, sait pertinemment que personne ne serait capable de le supporter pendant aussi longtemps, a en horreur les enfants, se lasse très vite des femmes (sauf peut-être d’une) et préfère davantage se concentrer sur son travail que sur une potentielle relation. Oui, il n’est absolument pas l’homme idéal et il le revendique. C’est simple, Wes est un adepte des relations sans lendemain, le genre où il profite seulement des avantages d’une femme et n’est pas confronté aux désavantages (oui, en plus d’être un véritable coureur de jupons comme on dit, c’est un vrai macho). Cependant, à force de jouer avec le feu, on se brûle. Et oui, malgré tout ce qu’il pourra dire, il y a une femme à qui il pense différemment des autres. Et celle-ci n’est autre que sa colocataire, Maeve Stark. S’il a bien trop d’égo pour se dire qu’il est attiré par elle d’une manière toute particulière, ça crève les yeux. Alors il fait tout pour prouver le contraire, quitte à lui faire du mal. ETUDES/METIER ↦ Wes n’a jamais été intéressé par les études, et ce depuis le plus jeune âge. Il était le genre d’élève à rester au fond de la classe et à attendre que cela passe en jouant les troubles faits. C’était le petit perturbateur de la classe, entraînant ses amis pour amuser la galerie ou simplement parce qu’il voulait que tout le monde sache à quel point il détestait l’école. Cependant, il s’est toujours tenus aux études, pour la simple et bonne raison qu’il avait un but à atteindre, celui de rentrer au FBI, comme l’était son père. C’était un rêve de gosse pour lui, qu’il a fini par atteindre en sortant major de promo de l’académie. Alors oui, il n’a jamais été réellement intéressé par les études générales, mais le fait est qu’il est tout de même parvenu à s’en sortir. Et ses résultats se sont avérés nettement meilleurs à partir du moment où il a fait ce dont pourquoi il était véritablement passionné. Car en effet, il est terriblement passionné par son travail et n’envisage absolument pas sa vie sans ce job. Aujourd’hui il est donc agent du FBI (après avoir bosser pendant quelques années pour la police de Washington) et agit la plupart du temps sous couverture. Son côté impulsif et passionné fait qu’il va parfois un peu trop loin dans ses enquêtes, y donnant de sa personne et s’investissant plus qu’il ne le devrait, mais c’est tout à son honneur. Ses supérieurs sont la plupart du temps très satisfaits de son travail, quand bien même il n’est pas rare pour eux de devoir rappeler à l’ordre Wes qui prend bien trop souvent des risques énormes pour boucler une enquête, quitte à mettre en jeu sa propre vie. Et il faut le dire, il a un vrai problème avec l’autorité de ses supérieurs. Oui, il est ingérable mais terriblement compétent et efficace. TRAITS DE CARACTÈRE ↦ On peut le dire, Wes Oakley est un phénomène, une vraie tête à claques en somme. S’il y a bien une chose qui le caractérise, c’est l'impulsivité. Il a bien du mal à garder son calme de manière générale et agit toujours très spontanément, et ce, même dans le cadre de son travail, ce qui lui a valu bon nombre d’ennuis. Enfant, il était déjà le genre de garçon bagarreur qui cherchait constamment ses petits camarades, et ceci ne s’est pas arrangé après qu’il ait perdu ses parents, si ça ne s’est pas empiré. Il ne supporte pas qu’on s’en prenne à lui ou à n’importe lequel de ses proches, c’est pourquoi, il réagit souvent au quart de tours et a bien du mal à contrôler ses nerfs. Surtout quand il s’agit des personnes qui comptent pour lui. Ceci étant, si vous lui demandez, il fera comme si rien ni personne ne comptait, comme s’il était au dessus de cela, comme si personne ne valait vraiment son attention. Son égo, un brin surdimensionné fait qu’il met un point d’honneur à faire croire à tout le monde qu’il n’a pas la moindre faiblesse, que c’est un dur à cuire sans la moindre attache, sans le moindre sentiment. Hélas, ce n’est pas le cas, et il a bien du mal à prouver le contraire. Surtout quand il s’agit de June, Enae, Aaron ou Maeve. Car s’il n’a aujourd’hui plus vraiment de famille, ce sont eux la sienne et il serait capable d’absolument tout pour eux. D’autre part, Wes est quelqu’un de très ambitieux et l’a toujours été. Lorsqu’il a quelque chose en tête, il n’en démordra pas, ce qui le rend borné pour certains et véritablement passionné et audacieux pour d’autres. Et comble de cela, il est totalement perfectionniste. Si les choses ne vont pas exactement dans le sens qu’il les a préalablement envisagé, il serait capable de tout reprendre à zéro et de recommencer, ou bien de s’énerver – ou les deux. Si Wes est très carré et très sérieux dans le cadre du travail, il est à peu près tout le contraire lorsqu’il ne bosse pas. Fêtard invétéré et charmeur de ces dames, Wes aime s’amuser et profiter de sa jeunesse comme il l’entend. D’ailleurs, il ne compte pas s’arrêter, et ce, même s’il a aujourd’hui dépassé la trentaine. Au grand dam de sa colocataire et amie, Maeve, Wes est, par ailleurs, terriblement désordonné. Il a tendance à toujours tout laisser traîner et à tout remettre au lendemain, ce qui a valu bon nombre de disputes entre eux. Disputes qui ont bien sûr étaient envenimées par son manque cruel de diplomatie, il a tendance à être trop franc et à dire les choses comme elles sont, sans prendre le moindre gant. Et parfois, il abuse même de sarcasmes, ce qui n’arrange bien entendu absolument rien. 20 CHOSES A SAVOIR SUR VOUS01. Il a perdu ses parents dans un incendie, depuis il aime dire que c’est sa sœur et lui contre le reste du monde. Il aime d’ailleurs plus que tout June qu’il surprotège un peu trop. Cette dernière est encore plus obstinée que lui en ce qui concerne l’enquête sur la mort de leur parent, si bien qu’il a parfois du mal à la canaliser et à lui faire comprendre qu’il serait plus sage pour son bien être personnel de tourner la page –tout en sachant qu’il n’est lui-même pas prêt à tourner cette page. ✮ 02. Wes est un adepte invétéré de sport. Il ne peut débuter une journée sans avoir été faire son footing quotidien, quand bien même il aurait fait la fête toute la nuit passée. Il pratique aussi régulièrement beaucoup de sports de combat avec son partenaire d’autrefois, Mason. Quand bien même ces derniers temps, il a tendance à l’éviter pour une raison évidente. Il a couché avec sa femme, enfin son ex-femme, mais tout le monde sait pertinemment qu’ils finiront par se remettre ensemble. Même Wes. Pour sa défense, Enea est aussi sa meilleure amie et elle venait de lui annoncer qu’elle était atteinte d’un cancer. Le réconfort était donc de rigueur. ✮ 03. Il est en colocation depuis quelques années avec une fille. Bien qu’un peu réticent au préalable, il y a rapidement trouvé son compte. Puis dans l’histoire, c’est finalement lui le plus difficile à vivre. ✮ 04. Maeve, sa colocataire est rapidement devenue une personne comptant beaucoup pour lui. Il n’est pas du genre à s’attacher, mais il pourrait absolument tout faire pour elle, sans réellement savoir comment l’expliquer. Elle est en quelque sorte sa meilleure amie et surtout la seule fille avec qui il n’a pas couché dans ses fréquentations. Cependant, ces derniers temps, tout est devenu bien trop compliqué avec la brune. Encore plus lorsqu’on sait qu’il a couché avec sa sœur. ✮ 05. Il n’est absolument pas du matin et déteste qu’on le réveille. D’autre part, tant qu’il n’a pas pris son café, il peut se montrer exécrable. ✮ 06. Il fume beaucoup trop et cela depuis des années. Il n’a jamais ressenti le besoin d’arrêter et se fiche bien de savoir s’il va mourir d’un cancer des poumons dans quelques années. Et ceci même si l’annonce de sa meilleure amie, Enea lui a donné à réfléchir sur le sujet. ✮ 07. Il a quelques notions de guitare. ✮ 08. Il adore dormir dans le lit de Maeve, sans lui demander la permission. Peut-être l’odeur qui y règne est plus agréable, ou parce que son lit est rempli d’oreillers. ✮ 09. Il s’endort très souvent devant la télévision après être rentré du travail. ✮ 10. Il n’a jamais réussi à lire un livre dans son intégralité. Il finit toujours par aller lire les dernières pages pour connaître le meurtrier. Oui, Wes n’est pas l’homme le plus patient du monde. ✮ 11. Il est très mauvais perdant. Il ne supporte que très mal la défaite et il le fait clairement savoir à son entourage. ✮ 12. Il n’est pas rare de le voir se battre avec le premier qui s’approche un peu trop prêt de June, Maeve ou Enea. Il a tendance à toujours chercher le conflit, mais encore plus lorsqu’il s’agit de ces jeunes femmes qu’il surprotège plus qu’il ne le devrait. ✮ 13. Il déteste perdre son temps dans la salle de bain le matin, il met maximum dix minutes pour se préparer et s’en contrefiche. Il ne s’intéresse pas à la mode et aime bien porter la barbe de trois jours de temps en temps. Un vrai gain de temps. Surtout lorsqu’on sait que le sommeil est primordial pour lui. ✮ 14. Il a toujours des bières dans son frigo. ✮ 15. Il est absolument fan de Zach Galifianakis, qu’il trouve tout simplement énorme. ✮ 16. Il ramène un nombre de filles incalculables chez lui, mais a beaucoup de mal lorsqu’il voit les garçons que Maeve invite. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’il consulte leur casier judiciaire en arrivant au boulot, juste pour s’assurer qu’elle ne fréquente pas des personnes douteuses. ✮ 17. Il déteste quand c’est à son tour de faire les courses. Il achète toujours tout et n’importe quoi et oublie la moitié des choses importantes. ✮ 18. Même s’il a longtemps dit qu’il ne souhaitait pas travailler avec une femme, il ne conçoit aujourd’hui plus son travail sans sa jeune partenaire, Riley, à qui il adore transmettre son savoir. Et puis, le fait de jouer les petits couples lors de leur mission sous couverture ne lui déplait franchement pas. ✮ 19. Il ne conçoit pas de faire la fête sans son acolyte et partenaire favori, Aaron. Encore plus en ce moment, puisque son ami en a franchement besoin. Il est conscient des drames qui s’accumulent dans la vie du jeune homme, et fait de son possible pour l’occuper et lui faire penser à autre chose. ✮ 20. Il est allergique aux poils de chien et de chat. En leur présence, il ne cesse d’éternuer, ce qui peut s’avérer être terriblement problématique dans le cadre de son travail. GROUPE ↦ Break your plans.


VOTRE AVIS SUR LA VILLE DE WASHINGTON ↦ Wes a pu le constater par le biais de son job, cette ville est un bazar monstre et peut parfois être des plus dangereuses mais finalement, c’est grâce à cela qu’il peut payer ses factures et faire son boulot. Il affectionne particulièrement cette ville et l’a probablement toujours aimé. Et ce même si elle a été le lieu de bien des drames familiaux. Cependant, il ne voit absolument pas sa vie ailleurs qu’ici. Son passé fait parti de lui et cela fait sans aucun doute de lui la personne qu’il est aujourd’hui. Et puis, de toute manière, il ne compte et n’a jamais compté quitter la ville. Parce que c’est sa terre natale, et surtout parce qu’absolument tout le retient ici. Son job, ses amies, et même son horrible colocataire. VOTRE MEILLEUR ET VOTRE PIRE SOUVENIR ↦ Ayant vécu à Washington depuis sa naissance, Wes a pu cumuler un tas de bons et de mauvais souvenirs. C’est donc une tâche difficile que de n’en choisir qu’un seul. Au titre des bons souvenirs, sa rencontre avec Maeve, sa colocataire, restera probablement dans les annales. Il ne lui dira probablement jamais, parce qu’elle pourrait prendre la grosse tête –et que ça ferait bien trop mal à son égo-, mais elle est l’une des personnes qui compte le plus pour lui aujourd’hui. Quand bien même leur rencontre a été plus que laborieuse, il ne saurait où il en serait aujourd’hui s’il ne l’avait pas rencontré. Elle peut être terriblement agaçante quand elle s’y met –voir tout le temps- mais c’est plus fort que lui, il aime la façon dont elle lui sourit quand il fait une plaisanterie des plus douteuses, la façon dont elle lui crie dessus quand il a laissé trainé des affaires, la façon dont elle fait la moue quand elle veut qu’il lui rende un service, la façon dont elle entortille ses cheveux quand elle est stressée, la façon dont elle rit à la moindre occasion... Elle n’est pas que sa colocataire, c’est aussi l’une de ses meilleures amies et il ne verrait jamais, ô grand jamais, sa vie sans elle. Son pire souvenir ? La logique voudrait ici qu’il fasse référence à la mort de ses parents, mais il était si jeune que ses souvenirs ont fini par se troubler. Il aurait aussi pu parler de ce moment où il a cru vivre ses derniers instants, en face de ce criminel sans nom, ou lors de l’explosion dans la gare de Washington où il se trouvait. Mais non. Le moment le plus douloureux pour le jeune homme fut celui où June quitta Washington pour les besoins d’une enquête. Cette absence dura plus d’un an, une longue année durant laquelle il n’avait la moindre nouvelle et où il avait la fâcheuse tendance à s’imaginer le pire. Ils ne s’étaient jamais séparés, ne passaient jamais une journée sans se voir ou sans s’appeler, ils étaient une équipe, une famille unie comme les doigts de la main. Tant que Wes fut encore plus ingérable en son absence qu’il ne l’est à l’ordinaire. Car sans elle, il avait cette désagréable impression qu’on lui avait retiré une partie de lui-même. JUSQU'OU SERIEZ VOUS PRÊT A ALLER POUR SAUVER UNE VIE ↦ Son job prône le dépassement de soi dans le but unique de faire perdurer la sécurité et le bien-être des habitants de Washington. Alors, serait-il un bon flic s’il affirmait ne pas être capable d’aller au plus profond de lui-même, de se dépasser, d’aller jusqu’au bout pour sauver une vie ? Clairement, non. Il est né pour être flic, et le sait, le sens, jusqu’au plus profond de ses tripes. C’est pourquoi, il lui aisé d’affirmer sans le moindre doute, qu’il serait prêt à tout pour sauver une vie. Il n’a pas peur de se blesser, ni même de la mort, quand bien même des responsabilités l’attendent derrière sa vie d’agent du FBI. Lorsqu’il travaille, un seul objectif le hante, celui d’arrêter les criminelles et de protéger les plus faibles d’entre nous. Peu importe ce qui l’attend chez lui. En arrivant chaque matin au poste de police, il fais le vide dans sa tête. Wes Oakley n’existe plus, seul l’agent du FBI Oakley existe et s’il faut qu’il perde sa propre vie pour sauver celle d’un innocent, alors il le fera. AVEZ-VOUS DEJA PERDU VOS MOYENS AU COURS D'UNE INTERVENTION ↦ Quand bien même il parvient aujourd’hui aisément à faire le vide dans sa tête avant chacune de ses interventions, ceci n’a pas été une qualité facile à acquérir. Au début de sa carrière, lorsqu’il n’était qu’un simple flic, il eut un mal fou à ne pas perdre ses moyens. Alors il mentirait si disait que sa carrière de flic fut belle, lisse, sans le moindre défaut, sans la moindre once de panique, sans la moindre erreur. Des erreurs, il en a fait, en fait encore aujourd’hui et en refera probablement. Mais, perdre ses moyens durant une intervention, il s’est juré que ça n’arriverait plus. C’était son premier jour. Il venait de voir un collègue se faire abattre de sang froid devant ses yeux encore impressionnables, il venait d’affronter la mort d’une personne qu’il connaissait certes à peine, mais il avais vu tout ce sang, toute cette froideur dans les yeux de ce tireur fou, puis le corps de celui avec qui il travaillait tomber sur le sol, inerte, sans vie. Il était choqué, terriblement choqué. Alors il est resté paralysé par la peur. Il aurait pu se lever, saisir son arme et lui tirer dans le genou, dans l’épaule, ou même en plein cœur pour le punir de la vie qu’il venait de prendre, mais il est resté là, statique, paralysé, incapable de faire quoi que ce soit. Il a perdu tous ses moyens, il a laissé la peur l’envahir et prendre le contrôle de ses émotions. L’homme avait lu cette frayeur dans ses yeux et il avait sourit, clamant haut et fort que les flics étaient tous des lâches, incapables de protéger qui que se soit, pas même eux-mêmes. Ce jour là, il s’est juré que plus jamais il ne laisserait la peur l’envahir et que plus jamais il ne se laisserait paralyser par ses émotions, que plus jamais il accepterait d’être un lâche. LA PIRE CHOSE QUE POURRAIT FAIRE OU ETRE VOTRE VOISIN ↦ Wes n’a rien du voisin idéal. Il fait trop de bruit, gare parfois mal sa voiture, n’ouvre jamais sa boîte aux lettres, ne participe pas aux évènements organisés par le voisinage et ramène toujours un tas de filles chez lui, alors pour être tout à fait honnête, il pense que tout voisin serait plus agréable à vivre qu’il ne l’est. Cependant, s’il pouvait éviter de faire face à un criminel tous les matins en prenant le journal sur le palier, ça ne serait que mieux. Car ce genre de chose pourrait le hanter et le pousser à enquêter, jours et nuits. De plus, il n’apprécierait que très peu la venue d’un jeune et élégant célibataire en quête de relations sans lendemain qui lui volerait la vedette. COMMENT AVEZ VOUS VÉCUE LA TRAGÉDIE QUI A TOUCHE WASHINGTON IL Y A 5 MOIS?  ↦ Wes a été malgré lui au cœur de l’événement. S’il n’était pas en service ce jour-là, il avait décidé d’aller rendre visite à l’un de ses amis du camp Quantico qui travaillait à Los Angeles. Et c’est au moment même où il entre dans la gare que la première bombe explosa, le projetant au cœur du bâtiment. S’il s’en est sorti grâce aux bons et loyaux services de son ennemi numéro 1, Tommy Whelan, il en est ressorti avec de belles blessures. Ayant été bloqué sous les décombres pendant un certain temps, ses jambes en ont payé le prix fort. Si pendant un instant, la panique l’a envahi, pensant qu’il ne pourrait jamais remarcher, ce n’était qu’une grosse frayeur. Il a tout de même subit une opération du genoux droit et a été assigné depuis lors chez lui, pour une durée de cinq long mois, durant lesquels il doit, en plus de supporter l’inquiétude de Maeve et June, faire de la rééducation. Fort heureusement, il a retrouvé l’usage total de ses jambes après trois longs mois, mais il lui reste encore deux mois pour totalement récupérer. Autant dire une éternité pour Wes qui n’a qu’une seule envie, retourner au travail. Alors il tourne en rond, devient fou et ne peut s’empêcher de mettre son nez dans les enquêtes en cours de sa partenaire, Riley, qui, il le sait, s’ennuie bien trop sans lui.



Partners in crimes

PRENOM/PSEUDO ↦ benzorris/anouchka COMMENT TU ES ARRIVE(E) ICI? ↦ par le train. CONNEXION ↦ le plus possible dans la mesure où mes études un brin envahissantes me le permettront. mais je passerais normalement tous les jours. TON DERNIER MOT ↦ les oakley sont les plus beaux, c'est bien connu !  

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    see the flames inside my eyes it burns so bright I wanna feel your love, aasy baby maybe I’m a light before tonight I wanna fall in love and put your faith in my stomach @ edsheeran.


Dernière édition par Wes Oakley le Sam 12 Sep - 19:01, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: ↦ prince of nothing charming (wes)   Dim 21 Juin - 10:01



We argue, we fight. we even stop talking to each other at times,
but in the end, family is family, the love will always be there





« Comment vous sentez vous ? » Une élégante brune d’une quarantaine d’années vient de poser ses yeux sur son patient. Elle semble apaisée et particulièrement gentille. C’est la première fois qu’ils se rencontrent quand bien même elle en sait déjà beaucoup sur le jeune homme. Elle a lu dans son dossier son histoire. Elle sait qu’il n’a pas eu une vie facile. Du moins, que sa vie ordinaire vient de virer au cauchemar, il y a seulement quelques semaines. Elle sait qu’il vient de perdre ses parents et qu’il doit surement être dévasté. Pourtant, quand elle le regarde, assis sur cette chaise, occupé à pianoter sur sa console de jeu portable, il ne parait pas déprimé. Il ne la regarde pas, pour la simple et bonne raison qu’il n’a pas la moindre envie d’être ici. Il est jeune, il n’est encore qu’un enfant mais il sait déjà ce qu’il veut et surtout ce qu’il ne veut pas. Il ne veut pas être ici, alors il fait preuve de sa mauvaise volonté habituelle. Il ne prend d’ailleurs même pas la peine de lever les yeux vers sa psychologue, ni même de lui répondre. « Wesley ? » le rappelle-t-elle à l’ordre, cherchant à capter son attention. Le garçon soupire, levant lascivement les yeux au ciel. « C’est Wes. » La psychologue semble confuse. Elle s’éclaircit la gorge et pose son calepin sur la table, l’abandonnant quelques secondes. « Wes, est-ce tu veux bien poser ta console, pour qu’on puisse discuter un peu tous les deux ? » Il n’a pas envie de parler, ni maintenant, ni jamais. Il ne veut pas raconter ce qu’il a vécu, c’est trop douloureux. Il veut simplement oublier et rentrer chez lui. Mais il n’a plus de chez lui maintenant. Il vit avec June chez une de leur tante, pour qui il n’a la moindre affection. Il n’est pas très sociable et ne l’a jamais été, et la mort de ses parents n’allait en rien arranger cela. Il finit tout de même par lever les yeux vers la psychologue qui semble si douce et prévenante qu’il finit par céder. Il pose sa console sur la table après un léger soupire. Mais il décide de ne pas la regarder davantage. Il ne veut pas qu’elle croie qu’il compte se confier à elle, qu’il lui fait confiance. Il n’a confiance en personne, sauf peut-être en June, parce qu’elle représente tout ce qui lui reste. « Est-ce que tu veux me parler de quelque chose en particulier Wes ? » La voix douce de la jeune femme l’apaise, mais il n’est pour autant pas près à parler. « Où est ma sœur ? » C’est finalement la seule chose qui l’importe, sa sœur. June. « Elle est dans la pièce d’à côté, elle discute avec quelqu’un comme moi. Nous sommes là pour vous aider Wes, nous ne sommes pas contre vous, bien au contraire. Tu peux te sentir en sécurité ici. » Wes lève enfin les yeux vers elle, elle essaie de l’amadouer afin qu’il lui parle, mais il n’en a pas envie. Il plisse les yeux. Un silence plane dans la pièce, silence durant lequel le jeune homme n’est pas prêt à lui dire quoi que ce soit. La psychologue finit par le rompre, ayant pourtant espérée jusqu’à la dernière seconde, qu’il prenne la parole de lui-même. « Comment te sens-tu ? » Wes en a plus que marre de cette question qui revient à chaque fois. Il venait de perdre ses parents, il venait de les voir mourir, avaler par les flammes juste devant ses yeux, comment pouvait-il se sentir face à cela ? « Bien. » dit-il tout simplement en haussant les épaules, décidément pas enclin à ouvrir son cœur à la jeune femme. Il en avait déjà assez des questions. Cette dernière plissa les lèvres, cherchant ce qui pourrait l’aider à  s’ouvrir à elle. « Parle moi de ta sœur. » C’était le seul sujet qu’il avait abordé depuis le drame, la psychologue pensait donc tenir le bon filon. Wes, les yeux rivés vers ses genoux jouait avec les coutures de son jean. « Elle fait beaucoup de cauchemar. » Il commençait enfin à s’ouvrir. « Est-ce que tu fais des cauchemars toi ? » Il restait figé sur ses genoux, il n’avait pas envie de croiser son regard. « Ca n’a pas d’importance, il faut s’occuper de June d’abord. Elle va mal. » La psychologue en profite pour prendre quelques notes sur son calepin, mais Wes ne les voit pas. Ce qui n’est finalement pas plus mal. « June est entre de bonnes mains ne t’inquiète pas. C’est pour l’heure, de toi dont il est question. ». Wes n’a pas envie de parler de lui. Tant qu’il se referme comme une huitre et bougonne à plusieurs reprises qu’il veut rentrer chez lui. Mais la psychologue ne l’écoute pas, elle a besoin de réponse de la part du petit garçon. « Tes parents te manquent ? » C’était une question des plus stupides qui fit immédiatement bouillir Wes. Il ne savait pas bien pourquoi mais il ne parvenait à contrôler sa colère. Dès qu’il entendait parler de ses parents, il devenait fou, quand bien même il tentait de garder son calme. Mais pour un enfant de son âge, c’était difficile, beaucoup trop difficile. Il se crispe et referme immédiatement ses poings sur eux-mêmes. « Que s’est-il passé dans votre maison ? » Wes serre les dents, il sent la colère monter en lui de nouveau et il ne sait comment l’arrêter. « Ils sont morts. » finit-il par lâcher d’un ton des plus stricts. Elle le savait pertinemment mais elle avait besoin de l’entendre de la bouche de l’enfant. C’était dur pour lui, de plus en plus. « Comment tu as fait pour sortir de la maison ? »  Wes était tellement en colère qu’il sentit une boule se former au creux de son ventre, une boule qui lui faisait un mal de chien. Il se replia un peu plus sur lui-même. « Il m’a dit de sortir, alors je l’ai fait ! » se contente-t-il de dire comme si cela était d’une logique imparable. « Mais tu as décidé de prendre June avec toi. » affirme-t-elle à voix basse, tout en notant quelques phrases probablement ridicules sur son fichue carnet. « Maman m’a dit d’aller la chercher. Je l’ai fait. » A raconter comme cela, il avait l’impression que tout ceci avait été simple mais ça ne l’avait pas du tout été. Il avait crié, longtemps. Il ne voulait partir de la maison sans ses parents mais c’était déjà trop tard. Ils brûlaient et il se devait de garder sa sœur en vie, elle devait avoir la vie qu’elle méritait d’avoir. Il s’était donc contenté de la sortir de là, comme lui avaient ordonné ses parents. Mais en sauvant June, il avait condamné ses parents, et il s’en voulait aujourd’hui. « Est-ce que tu sais comment le feu a démarré ? » Wes secoua la tête. Il ignorait totalement ce qu’il avait pu se produire. Il savait juste que l’incendie avait débuté dans la cuisine, au beau milieu de la nuit, alors que tous dormaient à l’étage. « Sur le rapport, il y a écrit que tes parents ont oublié d’éteindre le gaz. » Wes fronce les sourcils et lève pour la première fois les yeux vers la psychologue. « Ils n’oublient jamais d’éteindre le gaz. » Derechef, sa colère qui s’était quelque peu apaisée, revient au galop. « C’est pourtant ce qu’il s’est passé Wes.» Le garçon ne comprenait pas bien le but qui animait la psychologue dans cette conversation. Essayait-elle de l’énerver ou simplement de lui faire accepter une vérité qui était totalement erronée ? Il en était certain, ses parents n’oubliaient jamais d’éteindre le gaz, ce n’était pas ça. Il bouillonnait de l’intérieur, il avait envie de se lever, de hurler qu’elle ne disait que des âneries et qu’ils n’étaient en rien responsables de leur propre mort. « Ce n’est pas ce qu’il s’est passé ! » Il la fixait du regard, plissant légèrement les yeux par défit. Le ton qu’employait le garçon était monté sans qu’il ne se rende compte. Il ne supportait pas qu’on accuse ses parents pour la simple et bonne raison qu’il les savait innocents. Il était déjà rongé par la culpabilité, ce n’était donc pas le moment de les accuser de quoi que ce soit. La psychologue acquiesça sans le moindre mot de plus avant de griffonner à nouveau sur son calepin. Ceci eu le don d’énerver encore plus le garçon. « Je veux sortir d’ici ! » s’écria-t-il avant de se lever de sa chaise. « Calme toi Wes, et assieds toi !» Le garçon détestait qu’on lui donne des ordres et ce depuis toujours. Il avait appris à écouter ses parents mais c’était bien les seuls. Il avait un problème avec l’autorité depuis toujours. Il n’avait pas la moindre envie d’écouter ce qu’on lui disait et par provocation, il faisait d’ailleurs très souvent l’inverse. C’est pourquoi il resta debout, devant la psychologue. « Je n’ai pas envie de me calmer ! Vous cherchez à m’analyser, je n’ai pas besoin d’être analysé, je ne suis pas un de vos stupides patients complètement cinglé ! Je veux sortir d’ici et retrouver June ! » La colère parlait pour lui. Il avait les poings serrés et sentait le sang lui monter à la tête. « Je suis là pour t’aider Wes.. » Il en avait plus qu’assez de cette femme et de son aide qui ne l’était finalement pas du tout. « Je n’ai pas besoin de l’aide de quelqu’un qui juge mes parents responsables de ce qu’il s’est passé, j’ai besoin de voir June ! Laissez moi la voir ! » Le petit garçon attrape sa console de jeu et se dirige vers la porte. Mais celle-ci est fermée à clé. Il soupire, agacé et se tourne vers la psychologue. « Laissez moi sortir ! » Ses paumes commencent à lui faire mal. Il bouillonne tellement que ses ongles ont fini par se planter dans les paumes de ses mains serrées. La psychologue se lève et se dirige vers l’enfant. « Wes, il faut que tu contrôles tes émotions, respire. » Sa voix douce et apaisante au préalable devient insupportable pour le garçon qui n’a qu’une envie, lui jeter sa console de jeu au visage. « LAISSEZ MOI SORTIR D’ICI ! » Il hurle si fort que derrière la porte, la secrétaire frappe et demande si tout va bien. Après de multiples cris, elle finit par céder et il peut enfin retrouver June, qui l’attend. Il la serre dans ses bras si fort qu’elle est obligée de le rassurer, histoire qu’il ne l’étouffe pas. Sa tante s’entretient avec la psychologue qui doit probablement lui prescrire d’autres médicaments pour soigner le problème de colère de Wes. Il se fiche totalement de ce que peut dire cette femme, il ne prendra pas ces médicaments, et fera ce que bon lui semble, comme il fait toujours.




« Ravie que mon cher frère ait enfin réussi à se libérer pour voir sa merveilleuse sœur ! » June, un large sourire aux lèvres vint embrasser la joue de son aîné alors qu’ils venaient de se retrouver dans un petit restaurant sans prétention du centre ville afin de déjeuner ensemble, comme ils avaient l’habitude de faire dès que leurs emplois du temps respectifs le permettaient. « Je suis un homme très occupé par son travail ! » Wes avait toujours réponse à tout, ce qui fit sourire sa sœur. Tous deux s’installèrent à leur table habituelle alors qu’une serveuse s’empressa de leur mettre les menus dans les mains. « Et par ses multiples conquêtes ! » Si Wes pensait avoir toujours la parfaite excuse à fournir, June n’était pas en reste. Ils n’étaient pas frère et sœur pour rien. Ils avaient d’ailleurs un nombre de point commun assez impressionnant –à commencer par la couleur bleue océan de leurs yeux-, mais ils n’étaient bien évidemment pas prêts à l’admettre. La petite brune afficha un sourire amusé avant de plonger les yeux dans son menu. « J’ai besoin d’évacuer toute la pression que j’accumule au boulot ! » Les deux malheureux enfants qui pleuraient sans cesse la mort de leur parent avaient aujourd’hui bien grandi. En effet ils étaient tous deux adultes maintenant et avaient chacun de leur côté repris leur vie en main. Ils étaient entrés avec brio dans la police. Et cela faisait un an que Wes était entré au FBI et jamais il ne s’était senti aussi heureux. Il avait développé une véritable passion pour son job et cela lui permettait de canaliser la colère qu’il avait accumulée au fil des années. Il avait donc trouvé un meilleur moyen pour se défouler que d’ingurgiter un nombre incalculable de médicaments comme avaient à de multiples reprises imposées les médecins à sa tante, qui s’était docilement contentée d’obéir. Maintenant qu’il était adulte, Wes pouvait enfin décider de la manière dont il voyait et entreprenait sa vie. Et il n’était plus question qu’il n’avale ne serait-ce qu’une seule pilule de plus pour se calmer. Il préférait de loin rejoindre Aaron à la salle de sport, histoire de s’entrainer. Il joignait donc l’utile à l’agréable. Car oui, quand bien même il avait un problème clairement affiché de contrôle de ses nerfs, il était aussi confronté dans le cadre de son travail à de nombreuses situations à risques où étaient en jeu beaucoup de choses, à commencer par sa propre vie. C’est pourquoi, lorsqu’il rentrait du travail, il avait cette fâcheuse habitude d’inviter la première bimbo sans la moindre cervelle pour s’envoyer en l’air. C’était à se demander avec qui il n’avait pas couché dans cette ville. En face de lui, June ne put s’empêcher de sourire, connaissant parfaitement la réputation de son frère. Elle leva les yeux au ciel avant de reporter son attention à son menu. « Ne fais pas ces yeux là Juny, nous aurions peut-être plus de temps pour nous voir si tu ne passais pas ta vie scotchée à ton mec, Kyle, Codey, Casey ou je ne sais quoi. » Wes savait pertinemment comment s’appelait l’homme avec qui sa sœur partageait le plus clair de son temps, il le connaissait d’ailleurs de vu ; et savait pertinemment qu’ils n’étaient aucunement un couple, mais le fait est qu’il ne pouvait s’empêcher d’embêter sa petite sœur, car il le savait, elle plongeait toujours la tête la première dans ses taquineries. « Casey, il s’appelle Casey ! Combien de fois vais-je devoir te le répéter ? » Wes sourit, visiblement amusé. Il aurait pu prédire sa réaction. « Et on est pas ensemble, c’est juste mon meilleur ami. » ajouta-t-elle alors en posant son menu sur sa droite, devenant tout à coup hésitante. Car s’il était clair qu’ils n’étaient que des amis, ils ne se gênaient pas pour aller plus loin lorsque bon leur semblait, mais évidemment ça, elle ne préférait pas en parler à son frère. Elle le connaissait assez bien pour savoir qu’il pourrait démarrer une enquête approfondie sur tout homme qui s’approcherait un peu trop près d’elle. Et il était persuadé qu’il pourrait aisément trouver quelque chose sur Casey, pompier ou non, tout le monde avait quelque chose à cacher. Wes l’imita pour se moquer gentiment alors qu’il affichait un petit sourire amusé. « Je sais June. Je suis sûre que tu finiras vieille fille ! » Le jeune homme laissa échapper un rire moqueur alors que, pour se venger, June frappa gentiment son frère avec sa serviette. Depuis toutes ces années, Wes avait toujours gardé un œil sur sa soeur, pas uniquement parce qu’il prenait son rôle de grand frère protecteur au sérieux, mais aussi et surtout parce qu’il savait pertinemment qu’elle était rongée par cette enquête, celle de la mort de leur parent et qu’elle ne parvenait à décrocher, elle était d’ailleurs prête à prendre beaucoup de risque sur cette affaire, ce qui rendait Wes plus que nerveux lorsqu’il ignorait ce qu’elle faisait et où elle était. Alors oui, savoir qu’elle n’avait personne dans sa vie était un souci de moins à se préoccuper. Et ce Casey semblait faire l’affaire pour la distraire et lui faire penser à autre chose que l’enquête. « C’est sûr que de ce côté là, tu as une longueur d’avance sur moi Wes ! Peut-être que finalement, c’est toi qui te marieras avant moi ! » Wes fronça immédiatement les sourcils. S’il n’était pas mécontent que sa sœur reste pour l’heure éloignée des hommes –enfin c’est en tout cas ce qu’il pensait naïvement -, il n’était pas question qu’il se case un jour, et encore moins qu’il se marie. Quelle horreur. Il était loin, très loin de ce genre de préoccupation. L’amour n’était définitivement que le cadet de ses soucis. S’envoyer en l’air tous les soirs avec une fille différente le comblait suffisamment pour ne pas chercher à se poser avec une seule et unique personne qui lui prendrait probablement bien trop la tête au quotidien. La serveuse vint interrompre les Oakley alors que Wes s’apprêtait à faire une autre de ses plaisanteries douteuses, afin de prendre leur commande. Une fois chose faite, June reporta son attention vers son frère. « Au fait, ta nouvelle coloc’ ne s’est pas enfuie en courant en te voyant ? » Alors que June semblait fière de sa répartie, Wes leva les yeux au ciel, soupirant, quelque peu vexé qu’elle puisse croire qu’en le voyant, une femme prendrait immédiatement ses jambes à son cou. « Figure toi qu’elle a emménagé il y a une semaine et qu’elle n’est toujours pas partie ! » June savait ce que c’était de vivre avec Wes et il n’était pas de tout repos. Il avait un nombre incalculable de mauvaises habitudes et était plus que désordonné. June sembla presque surprise de savoir Maeve encore présente, surtout en ayant entendu l’histoire de leur rencontre et de la fameuse boîte à sous-vêtements de Wes. « Tu as couché avec elle c’est ça ? » June l’interrogea d’un regard amusé alors que Wes semblait outré de ce qu’elle avançait. « Je ne couche pas avec toutes les filles que je rencontre June ! » La brune haussa les sourcils, elle n’était pas dupe et ce n’était pas le petit discours de Wes qui allait lui faire croire le contraire. Elle le connaissait bien trop pour croire un traitre mot de ce qu’il avançait. Il grimaça. « Tu as une très mauvaise image de ton frère June, regarde, je n’ai pas couché avec la serveuse par exemple. » Le jeune homme tourna les yeux vers la blonde qui venait d’arriver avec leur plat. Il fronça les sourcils et attendit qu’elle parte pour s’adresser à sa sœur. « Quoi qu’en y réfléchissant bien, c’est possible que j’aie couché avec elle… » June croisa les bras en regardant son frère, las. « Tu crois qu’elle a craché dans mon assiette ? » demanda-t-il alors en inspectant le contenu du plat qui venait de lui être apporté. « Tu ne l’aurais pas volé ! » La jeune femme laissa échapper un rire alors que Wes finit par abandonner ses recherches, tant pis, de toute manière il avait déjà partagé bien plus que de la salive avec elle. « Pour en revenir à Maeve, elle est plutôt cool. Terriblement sexy je dois l’avouer mais je me suis juré à ne pas coucher avec elle ! » Lança-t-il avant de plonger sa fourchette dans sa bouche sans la moindre élégance. June, occupée à couper sa viande fut étonnée d’entendre de tels mots sortir de la bouche de son frère. « Je tiens le pari. » Elle afficha un large sourire et défia son frère du regard en percutant son verre au verre de son frère, histoire de trinquer à leurs retrouvailles. Elle était persuadée qu’elle gagnerait. Et Wes était déterminé à remporter le pari. Pour la simple et bonne raison, qu’il n’acceptait pas la défaite. Donc il ne perdrait pas, ou presque…




Vendredi soir. Au Big hunt, l’un des bars favoris du petit groupe d’amis qui se retrouvent toujours au même endroit lorsque vient enfin la fin de la semaine. Enfin, lorsque leur agenda respectif leur permet. Parce qu’il faut le dire, être flic, chirurgien ou être à la tête d’un magazine de mode nationalement reconnue, prend du temps. Ceci étant, aujourd’hui ne faisait pas exception à la règle et les quatre amis se sont attablés autour d’une bière au fond de ce bar pourtant terriblement bondé. Le bar est bruyant, les multiples conversations venant se mêler à la musique d’ambiance pourraient paraître gênantes, mais ce n’est pas le cas. Au fil des années, Wes avait établit un véritable quartier général dans ce bar et il connaissait quasiment tous les habitués, en étant lui-même devenu un. Il était d’ailleurs rare de ne pas le voir ici les weekends où il ne travaillait pas. Le jeune homme fait signe au barman qui est devenu un ami, de leur servir une autre tournée. Il n’a plus vraiment besoin de passer commande, et le fait est qu’il avait même une ardoise à son nom qu’il venait régler de temps à autre. Après une gorgée de sa bière fétiche, le jeune agent du FBI se reporte vers ses amis. « J’arrive pas à croire que tu sois le colocataire de ma sœur. » Enea Stark repose doucement sa bière alors qu’elle laisse échapper un rire amusé. Le monde s’était avéré si petit que la jeune femme qui avait répondu à son annonce n’était autre que la petite sœur ô combien jolie d’Enea Stark. Il ne connaissait cette icône de la mode que depuis quelques années, mais elle était devenue en l’espace de quelque temps une personne chère à ses yeux. Il ignorait pourquoi, mais ils se comprenaient, s’appréciaient et étaient rapidement devenus proches. Pas uniquement parce qu’Enea était la femme de son ô combien fantastique partenaire lorsqu’il n’était encore qu’un officier de police, mais aussi et surtout parce qu’il avait trouvé en elle une véritable amie, comme il était rare d’en avoir. Un coup de cœur amical s’était de toute évidence produit entre ces deux là, tout comme cela avait été le cas avec Aaron, le jeune homme qui se trouvait à sa droite. Ils étaient tous très différents, mais le fait est qu’ils étaient devenus inséparables. Wes laisse apparaître un léger sourire à la mention de sa colocataire. Aussi étrange que cela puisse paraître, il l’aimait bien. Elle était chiante et un brin autoritaire mais ils se complétaient et parvenaient la plupart du temps à se supporter. Et ce n’était pas chose aisée. « Et moi, je n’arrive pas à croire que tu aies une sœur aussi canon et que tu ne me l’aies jamais présenté ! »  C’était de toute évidence, le seul point qu’il avait retenu. Ce n’était un secret pour personne, Wes aimait les belles choses, et plus particulièrement les belles femmes. Et cela ne faisait l’ombre d’un doute que Maeve Stark faisait partie de cette catégorie. S’il s’était promis de ne pas tout faire foirer avec sa colocataire et garder ses mains dans ses poches, il ne pouvait s’empêcher de se dire que dans d’autres circonstances, il aurait pu passer du bon temps avec la demoiselle. La logique toujours similaire de Wes Oakley faisait à nouveau surface. Fidèle à lui-même et à son besoin de coucher avec toutes les jolies femmes qui croisaient son chemin. « Et que toi tu la connaisses depuis genre toujours ! » Il fusille Aaron du regard, jouant les offusqués que tout le monde connaisse finalement Maeve Stark depuis toujours sans jamais n’avoir jugé utile de faire les présentations. « Bande de traitres ! » L’attitude faussement vexée de Oakley fait rire ses amis alors qu’ils trinquent à cette nouvelle tournée fraichement déposée sur la table. « Parce qu’on te connait trop Oakley. Pas question que tu couches avec ma sœur hein ! » Décidément ses amis n’avaient aucune confiance en lui. Ca en était presque triste. Mais de toute évidence, Wes ne pouvait aller à l’encontre des propos de son amie, parce que cela ne faisait l’ombre d’un doute qu’il n’avait jamais vraiment été l’homme idéal avec toutes ces filles avec lesquelles il avait entretenu des relations –courtes soient-elle. Il hausse avec nonchalance les épaules, jouant de toute évidence les innocents. « Comme tu voudras, mais si elle se jette sur moi parce qu’elle ne parvient à résister à mon charme légendaire et à mon corps d’athlète, je ne pourrais rien faire à part céder, il faut le savoir ! » Tous s’esclaffent en cœur. Wes dans toute sa splendeur.  « Moi, ce que je n’arrive pas à croire, c’est que vous veniez tous les deux ensemble à mon mariage ! Jamais je n’aurais cru que tu viendrais accompagné ! »  S’il y avait bien une personne qui connaissait Wes mieux que personne, c’était Aaron. Toujours fourrés ensemble, les deux hommes étaient rapidement devenus amis, et Aaron savait pertinemment que Wes n’était absolument pas le genre d’homme à venir accompagné aux mariages, ou l’aurait-il était d’une fille sans la moindre importance, prise au hasard, simplement pour son physique avantageux. Oui, Wes Oakley pouvait paraître aux premiers abords superficiel, en ce qui concerne ses relations avec la gente féminine, et c’était exactement ce qu’il était. Fort heureusement, cela s’arrêtait à cet aspect de sa personnalité, puisqu’il n’avait de toute évidence rien d’un garçon superficiel dans la vie de tous les jours. C’était un flic, un bon flic, qui ne croyait tout simplement pas en l’amour, comme pouvait le croire l’ensemble de ses amis, qui semblaient avoir déjà trouvé la bonne personne depuis un bon moment. « Je connaissais déjà toutes les autres demoiselles d’honneur. » Traduction, il avait déjà couché avec toutes les autres demoiselles d’honneur. Enfin, seulement celles qui étaient jolies. Le garçon hausse les épaules, l’air de rien, ce qui a le don de faire rire Mason. Il avait été son partenaire pendant plusieurs années, il savait très bien à qui il avait à faire.  Le fait est que Wes avait trouvé plutôt judicieux de proposer à Maeve, pas parce qu’il comptait la mettre dans son lit, non, bien sûre que non, il avait un pari à tenir avec June ; mais simplement parce qu’ainsi, il n’aurait pas à subir la présence d’une femme ennuyeuse tout le long des festivités et pourrait légitimement flirter avec toutes les amies de Lola qu’il ne connaissait pas encore. Et il fallait le dire, Maeve semblait elle aussi avoir trouvé son avantage dans cette proposition. « C’est simplement pour la logistique et pour que ta future femme cesse l’hystérie avec son plan de table ! » Wes se moquait gentiment de Lola, tout en défiant son ami du regard. Parce qu’il savait qu’Aaron la défendait toujours, mais aussi et surtout parce que Maeve ne cessait de se plaindre de l’hystérie évidente de sa meilleure amie au sujet de l’organisation de son mariage. Aaron fusille gentiment son ami du regard, ce qui amuse toujours autant Wes. Mais il n’était pas sans savoir qu’Aaron avait lui aussi de la ressource et savait de toute évidence comment attaquer Wes dans ses points faibles, l’engagement, le semblant d’amour. « Peut-être qu’un jour c’est vous qu’on mariera ! » Alors qu’Aaron semble fier de sa plaisanterie, Wes manque de s’étouffer avec sa bière. Le mariage était bien pour ses amis, mais absolument pas pour lui. Non, jamais. Plutôt mourir. Enea, quant à elle, écarquille les yeux. Elle semble se ranger du côté de Wes pendant une fraction de seconde. « Ne parle pas de malheur ! » Ou peut-être qu’elle se rangeait simplement du côté de Maeve, qui vivrait probablement un véritable enfer aux côtés du jeune homme. Définitivement, personne n’était de son côté. Il lève les yeux au ciel. « Bah quoi, il ne reste que lui à marier ! » ricane de nouveau Aaron à l’adresse d’Enea. Alors oui, ce n’était pas faux. Puisque Enea et Mason s’étaient tous deux liés il y a quelque temps de cela ; et qu’il n’était plus qu’une question de jours avant qu’Aaron et Lola en fassent autant. Mais était-ce vraiment une raison pour vouloir qu’il se prête lui aussi au jeu ? Non. Wesley n’était en aucun cas prêt à se marier, il ne parvenait déjà pas à rappeler une femme le lendemain d’un rendez-vous alors, il n’était pas question pour lui d’envisager de passer les menottes aussi tôt dans sa vie. Et si cela ne pouvait jamais arriver, il ne s’en porterait que mieux. « Pas avec ma sœur Aaron ! » s’écrie immédiatement Enea. Elle avait mis tellement de cœur à cette phrase que Wes se tourne vers elle et arbore cette même expression offusquée, arquant les sourcils. « Quoi, je suis pas assez bien pour elle c’est ça ? Je suis blessé Enea ! » Il ne peut s’empêcher de rire, car il sait très bien qu’au fond, c’est Enea qui a raison et il l’assume parfaitement. Quand bien même il n’avait pas forcément prit la décision de prendre en compte ce qu’on pouvait lui dire de faire ou de ne pas faire. C’était davantage parce qu’il n’avait pas envie de devoir refaire des recherches de colocation qu’autre chose. Et aussi parce qu’il mourrait d’envie de montrer à June qu’il pouvait parfaitement rester ami avec une femme sans qu’il ne se passe quoi que ce soit. Enea ouvrit la bouche pour répondre quelque chose, probablement s’apprêtait-elle à lui dire que ce n’était pas une question de savoir s’il était assez bien pour elle, mais simplement parce qu’elle le connaissait et qu’elle savait qu’il n’était pas bon pour Maeve, mais Wes ne lui en laissa pas le temps. Il savait déjà tout ça, et puis, il avait de toute évidence mieux à faire. Après un bref regard vers son téléphone, il se lève de son siège avant de s’adresser à ses biens trop sérieux amis. « En tout cas, en attendant de me passer la corde au cou, c’est avec Cheryl que je vais passer la soirée, bonne soirée les retraités ! » Il affiche un très large sourire moqueur avant de leur dire au revoir et de rejoindre sa nouvelle conquête pour la soirée, qu’il oublierait probablement le lendemain et qu’il n’appellerait jamais. Comme à son habitude. (…) Le grand jour était arrivé. Le jour où son meilleur ami, Aaron Chapman allait épouser celle qu’il décriait comme étant la femme de sa vie. Si Wes trouvait ça terriblement mielleux, il ne pouvait que se réjouir de voir son meilleur ami heureux et il était reconnaissant envers Lola pour cela. Alors oui, ils les trouvaient absolument parfaits ensemble et s’était donné du mal pour être le meilleur témoin possible, mais il n’était pas prêt pour autant à en faire autant. Il tenait bien trop à son célibat et à sa liberté pour cela. Mais il s’était tout de même prêté au jeu pour les besoins des festivités. Il ne manquait jamais une occasion de faire la fête, de danser –même s’il était un piètre danseur- de boire un peu trop et de flirter avec toutes celles qu’il trouvait à son goût. A commencer par cette serveuse qui avait, sans qu’il n’ait besoin de faire quoi que ce soit, jeté son dévolu sur lui. L’effet costard peut-être. Et s’il avait trouvé cela sympathique, il avait rapidement déchanté lorsque la jeune femme s’était montrée beaucoup trop entreprenante et collante à son goût. Ce genre de femme était de toute évidence aux antipodes de ce qu’il recherchait. Elle était typiquement le genre à le bombarder d’appels et de messages dès la seconde où il ne serait plus avec elle ; et il détestait tout particulièrement ça. Alors il avait appelé sa cavalière d’un soir à la rescousse, prétextant pouvoir l’aider à son tour contre ce fichu Julian qui la regardait, selon lui, un peu trop. En réalité, Wes ne supportait que très peu de voir Julian glisser ses mains sur les hanches de Maeve. Alors il avait marqué son territoire, comme il le faisait étrangement bien trop souvent. Et Julian s’était tout à coup calmé. Tant mieux. Le calme revenu, Wesley en avait profité pour voguer à sa nouvelle convoitise. Sa voisine de tablée. Ou autrement dit, Riley Valentino, cette ô combien charmante blonde qui avait de toute évidence retenue son attention. Et ce même si elle s’avérait être la petite sœur de la mariée. Après tout, cette dernière était déjà bien trop occupée par celui qu’elle venait d’épouser et par la bonheur que cela lui procurait pour venir lui faire une leçon de morale pour avoir flirté avec sa sœur. Et puis, de toute évidence, Riley semblait à quelques choses près, être comme lui. Elle n’attendait rien de particulier de lui et avait envie, pour l’occasion et probablement parce qu’elle vivait de cette manière au quotidien, de profiter et de s’amuser. Alors oui, il ne fallut que quelques verres supplémentaires pour que Riley et Wes ne se jettent littéralement l’un sur l’autre dans le vestibule, réservé à l’ensemble des manteaux des invités et qu’ils profitent un peu trop de leur célibat. Les joies des mariages. Un passage obligé en somme. Le cliché de la demoiselle d’honneur avec le témoin. Pour s’amuser, profiter, tout en sachant que le lendemain, tout reprendrait le cours normal des choses. Ce n’est qu’au petit matin, après avoir célébré comme il se doit l’événement, bu plus que de raison et danser jusqu’à en avoir mal aux pieds que Wes se décide enfin à regagner son appartement avec Maeve, qui l’aide tant bien que mal à monter les escaliers. Car bien évidemment, l’ascenseur était en panne depuis plusieurs semaines déjà. En arrivant, Wes suit Maeve dans sa chambre histoire de terminer leur conversation ô combien intéressante sur les rubans roses qui trônent actuellement sa voiture et qui manque cruellement de virilité selon lui. Mais à l’instant même où il pose son regard sur le lit de la jolie brune, il ne peut s’empêcher d’aller s’y jeter. Parce qu’il est terriblement confortable, mais aussi et surtout parce qu’il sent que sa vue se trouble, que sa tête tourne et qu’il serait bien plus judicieux pour lui de s’allonger. Maeve, qui s’affaire au rangement de quelques affaires qui trainent ne fait même pas attention. Elle commence à avoir l’habitude du côté un brin envahissant du jeune homme. « Je peux dormir là ? » demande-t-il tout naturellement alors qu’il prend place confortablement, posant sa tête à cheval sur deux oreillers. Si la question de Wes semble pour lui des plus banales –ceci peut-être parce qu’il avait vraiment bien trop bu – elle étonne Maeve qui se retourne immédiatement vers lui et hausse les sourcils, circonspecte.  « Quoi dans mon lit ? Avec moi ? Hors de question ! » Dit-elle dans un premier temps alors qu’elle cherche son habituel vieux t-shirt de la caserne qu’elle met pour dormir. Elle l’extirpe avec difficulté de sous l’oreiller où se trouve avachi Wes. Il grimace rapidement avant d’arborer son plus beau sourire. Elle ne pouvait décemment pas le forcer à se lever pour retourner dans son lit. Ce n’était pas humain, c’était même terriblement cruel. Avec un mal immense, il attrape le bras de Maeve et l’attire vers lui, l’obligeant à venir sur le lit. « Aller Maeve, promis je ronflerais pas ! Et puis, tu n’as pas souvent l’occasion de dormir avec aussi bel homme avoue ! » Et voilà qu’il rit à sa propre blague. Maeve soupire et lève les yeux au ciel, mais elle ne peut s’empêcher, au bout d’un certain temps de sourire. La légèreté, certes accentuée par l’alcool de Wes était de toute évidence communicative. Et elle finit par céder. Parce qu’elle n’avait de toute évidence pas l’énergie pour lutter et parce qu’elle savait qu’il s’endormirait en seulement quelques secondes, au vu de son degré d’alcool. Ravi, Wes ne peut s’empêcher d’afficher un large sourire. « Merci ma belle. » Maeve secoue la tête, se trouvant actuellement entre l’amusement et la lassitude de supporter son colocataire. Il retire ensuite ses chaussures à l’aide ses pieds, ne parvenant à bouger davantage, alors que Maeve s’apprête à gagner la salle de bain se trouvant juste à côté de sa chambre. Mais avant de quitter la pièce elle le fusille du regard. « Par contre, tu restes habillé ! » C’était la première et certainement pas la dernière fois que Wes venait envahir le lit de Maeve, et celle-ci avait de toute évidence envie d’établir quelques règles –qui seraient très facilement enfreintes par la suite. Wes ne peut s’empêcher de rire. Parce que ce soir, un rien l’amuse, et parce qu’il la trouve particulièrement mignonne lorsqu’elle agit ainsi. « Tout ce que tu voudras. Tu pourrais ne pas réussir à me résister après, je comprends. Ca serait dommage de perdre mon pari avec June. » Dit-il assez fort pour qu’elle puisse l’entendre depuis la salle de bain. Elle ignore de quel pari il est en train de lui parler, mais elle ne relève pas, se contentant de lever les yeux au ciel pour elle-même. Lorsqu’elle revient, démaquillée, les cheveux relevés en un chignon désordonné et arborant son vieux t-shirt bien trop grand, Wes, qui est en train de retirer sa cravate et sa chemise histoire de pouvoir respirer, ne peut s’empêcher de sourire. Même dans cet accoutrement elle reste terriblement belle. Elle le fusille du regard, parce qu’il ne l’a pas vraiment écouté et a retiré sa chemise, mais elle ne dit rien bien trop fatiguée, préférant de toute évidence venir se glisser sous les draps frais de son lit. Wes en profite pour se rapprocher d’elle. Il ne maîtrisait plus vraiment les distances, ce qui fait qu’il se trouve à cet instant qu’à quelques centimètres des lèvres de la jeune femme. Il pouvait même sentir son souffle se heurter contre sa peau, sans en éprouver la moindre gêne d’ailleurs. Un silence s’installe durant lequel il la regarde, avec un léger sourire. « Pourquoi est-ce qu’il ne s’est jamais rien passé entre nous ? » L’alcool parlait définitivement pour lui, et ça Maeve le savait pertinemment, quand bien même, l’espace d’une seconde, on aurait pu penser que cette proximité l’avait troublé et qu’elle s’était elle aussi posée une fois la question. Elle finit cependant par soupirer et par repousser Wes loin d’elle, l’obligeant à s’allonger de son côté du lit. « Aaron a dit qu’on allait se marier ! » Il ricane comme une adolescente à ses propres mots alors que Maeve semble excédée. « Tu as vraiment trop bu ! » Elle finit par éteindre la lumière histoire de le faire taire. Mais bien entendu il en fallait un peu plus pour Wes qui continua de l’embêter pendant une bonne demie heure avant de finir par s’endormir au beau milieu d’une phrase. Et, Maeve, malgré tout l’agacement qu’elle avait eu pour son colocataire au cours de la soirée, finit par venir se blottir contre lui.

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Dernière édition par Wes Oakley le Mer 16 Sep - 21:13, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: ↦ prince of nothing charming (wes)   Dim 21 Juin - 10:01



Someday, someone will walk into your life and make you
realize why it never worked out with anyone else



« Oakley, dans mon bureau ! ». Wes, sagement installé devant le bureau qu’il occupe depuis maintenant plusieurs années, afin de rédiger quelques détails de paperasse fronce les sourcils. Son supérieur vient de l’interpeller et il s’attendait déjà au pire. Wes avait de toute évidence bien trop l’habitude de se faire convoquer dans le bureau de son boss pour quelques réprimandes concernant sa tendance à franchir les limites pourtant infranchissables de son job, et ce, un peu trop souvent. Mais, il savait aussi que cela pouvait ne concerner qu’une attribution à une nouvelle enquête. Et pour cause, il venait de sortir de l’une de ses missions sous couverture qu’il avait effectué avec succès en compagnie de son coéquipier et ami Connor Everdeen, avec qui il travaillait depuis sa titularisation. Il ne devrait donc plus pas tarder à être mis sur une nouvelle affaire. Il était à la fois terriblement excité et particulièrement anxieux à l’idée de connaître ce à quoi il allait être confronté. Pour la simple et bonne raison que la passion qu’il avait pour son job faisait qu’il donnait bien trop souvent de sa personne dans ses enquêtes, s’immergeant totalement dans son rôle. Le jeune homme abandonne donc ses rapports pour suivre son supérieur dans son bureau. « La porte. » Le commandant n’était en aucune façon aimable, mais Wes avait fini par s’y habituer, tant qu’il ne rechigna pas et s’exécuta. Chose assez paradoxale lorsqu’on connaissait les problèmes qu’avaient Wes avec l’autorité. Il vient alors s’installer au bureau, en face, patientant sagement qu’on lui annonce ce dont il était question. « Enlèvements, et soupçons de trafic humain ! » bougonne le commandant en lançant un dossier devant les yeux de Wes. Rassuré de ne pas encore devoir faire face à une leçon de moral, Wes s’empresse de feuilleter le dossier. Cette histoire semblait d’hors et déjà passionnante. « Vous êtes chargé de l’enquête sur ce groupe, soupçonné d’enlèvement de jeunes femmes russes et de trafic et proxénétisme. » Tout en balayant des yeux le dossier, Wes écoute son interlocuteur. Il acquiesce à chacune de ces paroles. C’est une grosse affaire, très lourde de responsabilités dont il rêvait, depuis qu’il son arrivée au FBI, de faire partie. Depuis qu’il y travaillait, il avait beaucoup évolué et il avait surtout donné beaucoup de son temps et de sa personne dans ses enquêtes. S’il avait rapidement été mis en binôme avec Connor, il n’avait jamais pris en charge une enquête seul. C’était donc aujourd’hui, en quelque sorte une récompense, une consécration, que lui offrait le commandant. Du moins, c’est ce qu’il croyait. « C’est une grosse affaire Oakley. Je vous fais confiance là-dessus ! » Wes lève les yeux vers son chef et il acquiesce de nouveau. « Bien commandant, comptez sur moi. » Les deux hommes se serrent virilement la main et lorsque le commandant décide de reprendre la parole pour s’étendre un peu plus sur le cas, celui-ci fut coupé par les trois coups frappés sur la porte de son bureau. « Entrez ! » dit-il en se levant pour accueillir celle qu’il attendait. Wes, quand bien même il ignorait qui se trouvait derrière cette porte en fit autant. Une grande blonde aux allures de gravure de mode entre dans la pièce. Il la reconnaît aussitôt et en reste d’ailleurs stupéfait. Les yeux écarquillés il reste figé devant la jeune femme, la bouche légèrement entrouverte pour pouvoir y laisser sortir quelque chose. Mais bien évidemment, rien ne sort et son supérieur reprend la parole avant qu’il n’ait eu le temps de récupérer ses facultés. « Puisqu’il semble évident que vous n’avez guère le physique pour infiltrer le groupe Oakley, et qu’aucune femme du bureau n’a ni l’apparence requise ni la maîtrise du russe, nous sommes allez recruter directement à Quantico. Et nous avons choisi mademoiselle Riley Valentino pour cette affaire. Elle parviendra parfaitement à s’infiltrer parmi les jeunes femmes russes. Elle sera sous vos ordres et votre protection Oakley. » La blonde s’avance et salue successivement le commandant puis Wes, en leur serrant la main de manière solennelle. Wes reste stoïque devant la jeune femme, qu’il ne s’attendait à l’évidence pas à retrouver là. Et pour cause, s’il avait entendu dire qu’elle était officier de police, il n’aurait jamais cru la voir débarquer au bureau du FBI. La dernière fois qu’il l’avait croisé, c’était au mariage d’Aaron et Lola, et leur échange avait été plus physique qu’autre chose, puisqu’ils avaient passé, rappelons-le, du bon temps dans ce petit vestibule qui longeait la salle de réception. Et pour être tout à fait honnête, il ne s’était absolument pas attendu à la revoir, et surtout pas dans ce cadre. Mais outre la surprise de la revoir, il n’était pas non plus ravi d’être assigné à une novice, une femme qui plus est –car oui, Wes pouvait se révéler un tantinet misogyne dans le cadre de son job. Il jette un regard désapprobateur à son supérieur alors qu’il tente tant bien que mal de faire bonne figure devant sa nouvelle recrue. Elle ne ressemblait de toute évidence, en rien aux partenaires qu’il avait pu avoir autrefois. C’était une femme certes. Il n’avait jamais fait équipe avec une femme et n’espérait en fait, ne jamais devoir le faire. Hélas, il allait devoir s’y conformer. « Wes Oakley » Il se présente, l’air de rien, et sans la moindre amabilité, à croire que son supérieur avait tout à coup détint sur lui. D’ailleurs, ce dernier semble bien trop jubiler intérieurement de la situation. « Je peux vous parler en privé quelques minutes ? » demande Wes à l’adresse du commandant qui arborait son plus beau sourire. Il acquiesce et Riley sort du bureau immédiatement. « C’est quoi ça ? Une blague ? Vous vous fichez de moi ? » Wes ne ménage pas le moins du monde son mécontentement. « Une novice vraiment ? Elle n’est même pas encore sortie de Quantico, peut-être même qu’elle n’aurait jamais eu l’examen et vous me la foutez dans les pates, simplement parce qu’elle ressemblance à une prostituée russe ? » Oui Wes avait toujours un tact incroyable. Un large sourire aux lèvres le commandant range ses dossiers, à l’évidence il av déjà présagé la réaction de son agent. « Calmez vous Oakley et relativisez vos propos, Valentino est la meilleure recrue de Quantico. Vous allez devoir vous entendre, pour le bien de l’affaire. Je suis sûr que vous allez trouver un terrain d’entente. » Wes bouillonne littéralement de l’intérieur. Il n’avait pas la moindre envie de faire équipe avec Riley Valentino. Et quand bien même il n’avait pas le choix, il s’était préalablement décidé à ne pas lui rendre la tâche facile. Parce qu’il ne supportait mélanger sa vie privée à celle de son travail, qu’il détestait revoir ses ex, et qu’il ne supportait pas travailler avec des femmes. Il finit par soupirer et sort en trombe du bureau, visiblement contrarié, pour rejoindre son bureau, histoire de souffler. « J’ai l’air d’une prostituée ? » Riley Valentina, la nouvelle recrue se tient devant lui, les mains posées sur le rebord de son bureau. Elle n’a de toute évidence pas l’air d’avoir apprécié ce que Wes venait de  dire. D’ailleurs ce dernier, en voyant le visage désapprobateur de son interlocutrice ne sut dans un premier temps que répondre, pris de toute évidence au dépourvu. « Et oui j’ai tout entendu ce que tu as dit Wes ! Quand il ne s’agit pas de s’envoyer en l’air, les femmes te paraissent bien moins intéressantes et capables de faire le même job que toi hein ? » Wes lève les yeux au ciel, comme si ce qu’était en train de dire Riley n’était qu’un tissu de mensonge, alors qu’à y regarder de plus près, elle était tout à fait dans le vrai. Mais bien sûre, il n’était pas décidé à l’avouer. Si bien qu’il se lève, et coupe la jeune femme au moment même où elle s’apprêtait à reprendre la parole. « Personne ne t’a dit que c’était mal poli d’écouter aux portes Valentino ? » Il la défie du regard avant de la contourner pour aller chercher sa veste un peu plus loin, n’ayant plus l’envie de discuter avec elle. Ni avec personne d’autre en réalité. « Personne ne t’a jamais dit d’arrêter de prendre les femmes pour des objets Oakley ? » Et voilà qu’ils ne s’arrêtaient plus. La collaboration promettait donc de grandes choses et surtout, une entente cordiale et parfaitement professionnelle. (...) Plaqué à terre, les mains posées derrière la tête, Wes essaie de capter ce qu’il est en train de se passer, dans les moindres détails. Le mouvement de panique des clients de la banque fait qu’il s’est conformé aux ordres énoncés par les preneurs d’otage. Deux hommes, cagoulés et armés jusqu’aux dents étaient entrés en trombe dans l’établissement bancaire et avaient donné l’ordre à tout le monde de se mettre à terre et de ne pas bouger. La panique que la présence d’hommes vêtus et armés de la sorte avait fait que tout le monde s’était immédiatement couché sur le sol et s’était tu. Bien sûr, certains avaient voulus jouer les courageux hommes réfractaires, mais ils n’en avaient récolté qu’un bon coup de crosse dans l’abdomen pour les coucher. Ce n’était de toute évidence pas des tendres, mais Wes avait repéré dès le premier coup d’œil qu’il s’agissait de novices. Il ne doutait pas sur leur capacité à user de la violence, allant même jusqu’à descendre quelqu’un froidement, mais leur prise d’otage était de toute évidence brouillon, multipliant les petites erreurs. Erreurs qui ne semblaient pas graves pour certains, mais qui avaient, de toute évidence, retenues l’attention du jeune agent du FBI. Comme par exemple, l’oubli de cacher l’ensemble des caméras de surveillance, les discordes évidentes qui régnaient entre les deux hommes, la lenteur qu’ils avaient eu à avoir l’idée de leur prendre leur téléphone portable –tant que wes avait eu le temps d’envoyer un message à sa partenaire pour qu’elle mette en œuvre la procédure. Leurs faiblesses s’accumulaient. Wes avait même remarqué que l’un des deux individus tenait mal son arme. Il ne donnait pas cher de son poignet lorsqu’il appuierait sur la détente, quand bien même il espérait que cela n’arrive pas. Le brun avait l’habitude de ce genre de situation, il connaissait la psychologie des personnes qui effectuaient ce genre de braquage et savait parfaitement comment réagir dans ces cas-ci. Il avait été formé, longtemps entraîné pour et accumulait aujourd’hui une expérience assez grande pour savoir ce qu’il avait à faire et surtout ce qu’il ne devait pas faire. Il ne devait pas se lever et brandir son arme de service – qu’il n’aurait d’ailleurs pas dû avoir sur lui à cette heure-ci puisqu’il venait de finir son service. Il ne devait pas jouer les gros bras et se sentir invincible alors qu’il ne l’était pas. Il ne devait pas faire comme cet homme. Cet homme qui, dans un élan de courage (ou de stupidité et d’inconscience) s’était levé, en pensant qu’il atteindrait les ravisseurs avant qu’ils ne l’atteignent. Erreur. Grave erreur. L’homme le plus petit des deux se tourne immédiatement sous l’ordre de son partenaire et tire sans réfléchir une seule seconde. Un bruit déchirant les tympans se fait entendre, puis le corps inerte de celui qui pensait pouvoir être un héros tombe lourdement sur le sol, laissant une marre de sang se déverser de sa tête. La plupart des clients de la banque sont tellement choqués qu’ils sursautent et tremblent de tout leur corps. Wes grimace. S’il a l’habitude de ce genre de chose, il déteste devoir déplorer la perte d’un citoyen. D’un coup il s’en veut de ne pas avoir agit assez tôt. Mais après tout, pourquoi vouloir jouer les héros dans ce genre de situation ? Il était stupide, et Wes ne pouvait pas sauver les inconscients, du moins pas aujourd’hui. Il entend des cris, puis des pleurs d’enfant. Ca lui glace le sang et lui fait immédiatement monter une colère qu’il a bien du mal à contrôler. Il laisse les hommes donner la marche à suivre alors qu’il tente t’atteindre le plus discrètement son arme –encore une erreur commise, de ne pas les avoir fouillé un par un. Il jette des regards furtifs à sa droite, puis à sa gauche, histoire de pouvoir analyser l’étendue de son domaine de visualisation, de ce domaine qui s’offrait à lui pour agir d’ici peu. Mais avant, il avait besoin de connaître chacun des angles de la pièce, t’établir une stratégie et surtout, d’observer chaque erreur des preneurs d’otage qui commençaient à se féliciter de leurs exploits. Lorsqu’un des deux hommes charge sont pistolet, un léger bruissement d’une femme apeurée se fait entendre juste à la droite de l’agent. Il fronce les sourcils et se tourne automatiquement vers elle. Elle est recroquevillée derrière le comptoir, là où les ravisseurs ne pouvaient la voir et tentait de faire le moins de bruit possible. Elle semblait terriblement effrayée par ce qu’il était en train de se passer. Comme toute personne normalement constituée devrait être en somme. Il glisse dans un silence quasi religieux sur le sol pour s’approcher d’elle. Il lui attrape la main, pour la rassurer et lui faire comprendre que tout allait bien se passer, qu’elle ne devait plus avoir peur. Et lorsqu’elle relève son regard bleu océan sur lui, il l’a reconnaît. Enea lui parlait d’elle à longtemps de journée. Serena par ci, Serena par là. Et il avait eu l’occasion de la croiser à plusieurs reprises brièvement. Il ne la connaissait pas plus que cela, mais à force de passer du temps avec Enea, il avait presque l’impression de la connaître. « Calme toi, respire ». Il chuchote pour que personne n’entende et presse la main de la jeune blonde, histoire de faire calmer ses tremblements. Elle n’a pas l’air d’être une femme fragile, mais le fait est que dans ce genre de situation, on laissait bien trop souvent la peur nous gagner. « Serena c’est ça ? » Lorsqu’elle entend son prénom, elle semble interloquée, tant qu’elle le regarde enfin. Et il peut immédiatement lire dans ses yeux qu’elle est rassurée. « Moi c’est Wes, je suis un ami d’Enea. Je suis flic, ça va aller. » Sa voix est douce et rassurante. Il ignore si elle le reconnaît ou non mais il voit dans ses yeux qu’elle est soulagée d’avoir quelqu’un à ses côtés qui ne lui est pas totalement inconnu, et probablement qu’il soit flic. Elle se détend légèrement. Mais au moment même où Wes s’apprête à continuer son discours, les pas lourds d’un des braqueurs arrive vers eux. Il les a entendu. « Qu’est-ce que vous vous dîtes tous les deux ? Vous élaborez un plan d’évasion ? Ne faites pas trop les malins si vous ne souhaitez pas finir comme le héros du jour ! » Il ricane immédiatement, visiblement fier de ses actes antérieurs. Un rire qui pourrait glacer le sang à n’importe qui. Il assène Wes d’un coup de pied pour qu’il lâche la main de Serena. Puis, sans que l’agent n’ait le temps de faire quoi que ce soit, l’homme attrape le bras de la blonde qu’il tire vers lui pour l’obligée à se lever, puis il la plaque contre lui, braquant son arme sur la tempe de la jeune femme. « Maintenant tout le monde va rester bien sage, si vous ne souhaitez pas que je bute blondie ! » Il semble à mi-chemin entre la fierté et la panique. Parce que son acolyte est parti vers les caisses de la banque depuis plusieurs minutes déjà avec le responsable et qu’il commence à se demande ce qu’il doit faire pour garder les otages calmes. C’est probablement ce pourquoi il a décidé de se saisir de Serena. Histoire de donner plus d’aplomb à sa menace. Mais hélas, ce n’était pas l’idée du siècle, puisque cela énerve encore plus Wes qui se tort pour attraper son arme en toute discrétion. Il analyse de nouveau les possibilités qui s’offrent à lui. Le temps presse, il ne peut pas laisser Serena aux mains de cet homme. Il lui jette un regard qui se veut rassurant et hoche la tête, pour lui faire comprendre qu’il va agir. Il ignore quand est-ce que son équipe va rappliquer mais il espère que cela ne tarde plus. « Très bien, maintenant qu’on a récupéré le fric, on se casse. » L’autre homme, qui doit être le leadeur revient avec un sac bien rempli. Son coéquipier se tourne vers lui pour lui sourire, de ce sourire complètement idiot. Wes profite de ce moment d’égarement pour se glisser derrière le comptoir, se saisir de son arme et la braquer vers les deux hommes. Il n’a pas vraiment le temps de réfléchir, ou du moins il le fait mais très rapidement. Il plisse un œil et vise. Puis il tire, avec une précision infinie. Droit sur l’épaule de celui qui tenait Serena. Il tombe à la renverse dans un cri de douleur. « FBI, lâchez votre arme ! » crie-t-il à l’adresse du second homme qui braque à son tour son arme sur lui, ne s’attendant visiblement pas à ça. Wes attrape sans la moindre précaution le bras de Serena qu’il jette littéralement derrière le comptoir alors que lui est à découvert. L’homme en face, cherche quelqu’un à menacer, mais le mouvement de foule s’est fait vers la sortie à la seconde où l’agent a crié qu’il travaillait pour le FBI. Wes voit dans les yeux du braqueur, qu’il commence à paniquer. Il regarde son ami qui se tort de douleur sur le sol, puis repose ses yeux sur Wes, tentant tant bien que mal de trouver une solution. Doucement, Wes s’approche et insiste du regard pour qu’il lâche son arme. Sur le chemin, il met un coup de pied dans l’arme de celui qui est à terre, par simple précaution. L’homme en face de lui abaisse doucement son arme en même temps que Wes avance. Il rend les armes et baisse sa garde. Et juste au moment où Wes pense avoir gagné, qu’il pense pouvoir se saisir de l’homme qui venait de tuer de sang froid un innocent, voler plusieurs milliers de dollars et qui avait braqué son arme sur une bonne vingtaine de personnes, celui-ci lâche son arme, flanque un violent coup dans l’abdomen du flic et se serre de ses poings pour faire voler l’arme de Wes. S’en suit une bagarre à mains nues pendant plusieurs minutes. Wes ne peut s’empêcher de constater que son adversaire se débrouille plutôt bien. Puisqu’il met plusieurs minutes à le maîtriser totalement, le plaquant enfin sur le sol, les deux bras dans le dos, appuyant fermement son genou sur le dos de celui qu’il venait de contrôler. Wes ne s’en sortait pas trop mal. En effet, si sa lèvre était fendue et qu’il avait reçu quelques coups bien placés, il n’était pas vraiment amoché par rapport à son adversaire. Wes s’essuie rapidement, à l’aide de sa manche, le sang qui s’échappe de sa lèvre inférieure alors qu’une équipe fait irruption dans la pièce pour enfin prendre le relais. Wes peut enfin respirer. Il laisse ses collègues gérer alors qu’une équipe de paramédics entre immédiatement dans la pièce. Deux femmes qu’il aurait pu reconnaître entre mille. L’une d’entre elles se rue vers l’homme qui a été abattu, probablement pour voir s’il y avait possibilité qu’il soit encore vivant, et l’autre se rue littéralement vers Wes. « Merde Wes est-ce que ça va ? » Maeve. Elle pose ses doigts délicats sur la lèvre ensanglantée de Wes qui grimace. Il n’avait pas ressenti la douleur jusqu’à maintenant. L’adrénaline surement. Mais le fait est que maintenant que la pression était retombée, la douleur arrivait de plein fouet. A l’aide d’une compresse, Maeve retire le sang et appuie pour qu’il cesse de couler. Wes grimace. « Ca va. On dirait que mon boulot me poursuit jusque dans mes rendez-vous avec ma banquière. » Il laisse échapper un léger rire alors qu’il repousse la main de Maeve. « Occupe toi de lui, je lui ais tiré dans l’épaule ! ». C’était bien connu, Wes n’aimait pas être materné, c’est pourquoi Maeve n’insiste pas. Elle l’assène tout de même d’un regard désapprobateur avant de se diriger vers le blessé qui avait été maîtrisé par les policiers. Sur le chemin de la sortie, Wes récupère son arme qu’il fourre à l’arrière de son pantalon. Probablement devrait-il s’expliquer sur le pourquoi du comment il avait encore son arme de service alors qu’il n’était justement plus en service, mais pour l’heure il s’en fichait. Il avait simplement besoin de sortir de là et retrouver l’air frais de l’extérieur. Mais à peine a-t-il fait un pas qu’il l’aperçoit. Serena, toujours groggy derrière le comptoir où il l’avait laissé. Il s’avance doucement vers elle et lui tend la main, afin de l’aider à se lever. « Ca va ? C’est fini tu peux sortir de là ! » Elle lève les yeux vers lui. Et après un moment de silence où elle ne semble plus vraiment savoir où elle est, ni comment elle va, elle s’empare de la main de Wes pour pouvoir enfin retrouver toute sa hauteur. « Merci » Un mince sourire s’affiche sur ses lèvres avant qu’elle ne vienne enlacer l’agent du FBI, pour le remercier. Il la serre un instant contre lui avant de la laisser aux mains de Maeve, lui stipulant bien de le prévenir quand elle aurait terminé. Serena comptait pour Enea, alors elle comptait pour lui, si bien qu’il avait pris la décision de la raccompagner chez elle après qu’elle ait eu le temps de répondre aux questions de son équipe sur place. Enfin sorti, Wes jette la compresse qu’il pressait contre sa lèvre dont le sang avait cessé de couler. Il se dirige vers une partie de l’équipe qui l’interroge sur les circonstances des faits pendant quelques minutes. Ce n’est que lorsqu’il eu terminé qu’il peut récupérer son téléphone. Et il ne résiste pas à envoyer un message à sa meilleure amie, Enea : ‘’J’espère que tu m’en seras éternellement reconnaissant, aujourd’hui j’ai sauvé une vie, et pas n’importe laquelle, celle de Serena Renfield’’. Il sourit pour lui même avant de fourrer son téléphone dans sa poche et de jeter un regard autour, afin de savoir où en était Serena. Voyant qu’elle est encore occupée, il s’assoit sur le capot de sa voiture et soupire. Il peut enfin souffler. Mais pour peu de temps en réalité.  « Bah alors partenaire, on joue les héros sans moi ? » Wes ne peut s’empêcher de sourire à l’entente de cette voix qui s’avance vers lui. Il tourne alors les yeux et la voit, sa partenaire. Celle qu’il avait que très mal accueilli, mais sans qui il ne concevait plus ses heures de boulot aujourd’hui. Riley Valentino. Car oui, contre toute attente, les choses s’étaient apaisées entre eux et ils avaient finis par s’accommoder l’un à l’autre. Comble de tout cela, ils s’entendaient maintenant à merveille –à quelques détails près. « C’était terriblement difficile de bosser sans toi ! » plaisante-t-il avec ce sourire dont lui seul a le secret. Le fait est qu’en mettant un peu d’eau dans son vin, Wes avait fini par comprendre que bosser avec une femme n’était pas la pire chose qu’il soit et qu’il y avait bien des avantages à cela. Et puis, Riley bossait de la même manière que lui, alors il ne pouvait s’en plaindre. Ceci étant, il adorait de surcroit lui transmettre son savoir. « Et ça l’aurait été encore plus si on t’avait malencontreusement perdu dans l’affront ! » La jolie blonde fait un clin d’œil à l’adresse de Wes en lui tapant amicalement dans le dos. Aujourd’hui, aucun des deux n’avaient plus envie de changer de partenaire. Ils aimaient travailler ensemble, et ce même s’ils passaient leur temps à se disputer et à se lancer des piques. C’était leur façon de communiquer. « Contente de te voir en un seul morceau Oakley ! » Il hoche la tête et lui sourit. Il l’aimait bien, c’était un fait et il regrettait presque les mots durs qu’il avait pu avoir à son égard il y quelques mois de cela. Cette affaire sur le trafic de jeunes femmes russes les avaient rapprochés indéniablement et ils avaient finis par devenir amis malgré le mauvais départ évident. Ils restèrent là un moment, jusqu’à ce que Serena n’arrive enfin. Elle avait l’air d’aller mieux et c’était finalement tout ce qui comptait pour Wes à cet instant. De quoi aurait-il l’air s’il n’avait pas été capable de protéger la meilleure amie d’Enea après tout ?




Il n’est que vingt heures mais les yeux de Wes commencent déjà à se fermer. Il venait d’enchaîner une journée de travail de presque vingt-quatre heures, sur une affaire certes passionnante mais réellement fatigante. C’est pourquoi, lorsqu’il arrive dans son appartement, il jette immédiatement ses clés sur le buffet, enlève ses chaussures qu’il laisse comme à son habitude trainer au beau milieu du salon, retire sa veste qu’il lance sur le porte-manteau sans savoir si elle s’y est accrochée et se rue sur le divan. Il ferme les yeux et fait balancer sa tête en arrière, soupirant de plaisir. C’est fou ce que cela pouvait faire du bien de pouvoir enfin rentrer chez soi et se détendre sans le moindre dérangement. Il avait pris sa soirée et comptait, pour la première fois depuis bien longtemps, rester sagement dans son appartement et rattraper ses heures de sommeil perdues. Il en avait bien besoin. Le jeune homme allume la télévision et s’installe, posant ses pieds sur la table basse –Maeve ne semblait pas être là, il pouvait donc se le permettre sans qu’elle ne lui crie dessus. Il zappe nonchalamment à la recherche d’un programme intéressant, en vain. « J’en peux vraiment plus de cette journée ! » Maeve vient de faire irruption dans l’appartement et comme à son habitude, elle fait une entrée remarquée. Elle soupire et laisse immédiatement tomber sous le porte-manteau son sac. Elle se dévêtit et fronce les sourcils en voyant Wes dans le divan, seul. Elle cherche du regard la présence de quelqu’un d’autre, d’une potentielle et habituelle conquête qu’il ramenait chez eux ordinairement. « Mais que vois-je ? Wes Oakley, seul à vingt heures sans la moindre bimbo à son bras ? » Elle affiche un sourire provocateur tout en nouant ses cheveux en un chignon désordonné, comme elle avait l’habitude de faire. « Qu’est-ce qu’il se passe ? Tu es malade ? » Wes grimace, afin de répondre à la remarque assassine de sa colocataire. « Tu sais bien que tu es ma préférée Stark, ta présence me comble amplement ! » Si elle voulait jouer sur ce terrain il pouvait parfaitement l’emprunter. Il affiche un parfait sourire et la jeune femme vint rejoindre Wes sur le canapé. « Je serais touchée si seulement c’était vrai ! » dit-elle en enlevant ses chaussures. Le jeune homme arque les sourcils, faussement outré. « Tu douterais de mon amour pour toi Stark ? » Elle lui frappe immédiatement l’épaule afin de le faire taire, puis elle s’écroule sur le canapé. « Alors ta journée ? » Wes se lève et se dirige vers la cuisine américaine qui donnait sur le salon. Il jette en même temps quelques regards vers Maeve, afin faire perdurer leur conversation. « Horrible ! J’ai dû soigner un homme qui venait de tuer une famille entière sur un coup de folie ! » Maeve grimace à ce souvenir qu’elle avait déjà envie d’oublier. « Heureusement, Tommy était là, il m’a fait paraître cette journée un peu moins longue ! » Wes détestait Tommy. Il n’avait officiellement pas de raison particulière de ne pas l’apprécier, sauf peut-être le fait qu’il tournait un peu trop autour de Maeve à son goût. Wes savait que tous deux étaient proches et finalement, à sa place, il aurait probablement tenté le coup avec une fille comme Maeve mais il ne pouvait se résoudre à approuver leur relation. Il n’aimait tout simplement pas quand d’autres hommes tournaient autour de sa colocataire. Wes n’était pas réputé pour être jaloux. Certes, il était possessif lorsque cela concernait June, parce qu’il avait cette envie incessante de toujours la protéger des personnes qu’il jugeait néfastes pour elle, mais il n’était pas jaloux, loin de là. Il ignorait d’ailleurs lui-même pourquoi ce sentiment l’envahissait lorsqu’il s’agissait de Maeve. Mais il n’était pas encore prêt à se poser la moindre question sur le sujet. « Ah, qu’est-ce qu’on ferait sans ce formidable Tommy ! » bougonne-t-il sur un ton parfaitement sarcastique, tout en sortant des bières du frigidaire. Il ne jette le moindre regard vers Maeve car il sait qu’elle sourit, il sait que le voir se comporter de la sorte l’amuse. Il déteste lorsqu’il est ainsi, mais il ne peut malheureusement se contrôler. « Ne sois pas jaloux Oakley, tu sais bien que c’est toi que je préfère ! » Wes laisse apparaître un mince sourire avant de revenir vers Maeve, deux bières à la main et un saladier rempli de ses chips préférées. « Surtout quand tu fais ça ! » Maeve tend les bras vers le saladier, afin de décharger Wes. Elle mourrait de faim. Tout comme Wes, elle n’avait eu le temps de manger le soir, mais aucun n’avait la motivation pour faire la cuisine. Wes était d’ailleurs très mauvais cuisinier et ce, Maeve l’avait très bien compris, c’est pourquoi elle ne fait la moindre réflexion, un saladier de chips valait mieux qu’un repas complètement raté par les mains de Wes, elle en savait quelque chose. Le jeune homme s’installe alors dans le divan aux côtés de la brune et alors qu’il s’apprête à prendre la télécommande, Maeve le prend de cours. « C’est moi qui choisi le film ! » Elle lui arrache presque la télécommande des mains afin de pouvoir choisir le programme, elle en avait à l’évidence marre de tous ces films d’action qu’il lui faisait constamment regarder. Le jeune homme grimace, affichant une parfaite moue boudeuse. « Oh non, par pitié, ne me fais pas regarder pour la énième fois The NoteBook, je commence à le connaître par cœur ! » La jeune femme fusille Wes du regard. « Tais toi, j’adore ce film ! » Elle finit cependant par ne pas le mettre, sous les jérémiades incessantes de Wes, mais il n’échappe pas à un film du même genre. Il en avait presque l’habitude maintenant. Maeve attrape un plaid spécialement prévu pour ce genre d’occasion et s’installe confortablement dans les bras de Wes. Ce dernier passe son bras autour de l’épaule de la belle et il finit même par s’endormir au milieu du film. La journée avait été longue et le film ne l’intéressait pour être honnête, que très peu. A les voir ainsi, on aurait presque pu croire qu’il s’agissait d’un couple, comme le faisait si souvent remarquer Aaron. Mais il n’en était rien. Leur relation avait bien évolué depuis leur rencontre. Ils étaient devenus proches, voir même un peu trop mais sans la moindre ambiguïté. Du moins, c’est ce que se répétait constamment Wes, qui n’avait pour l’heure failli à son pari, il ne coucherait pas avec sa colocataire. (…) « OAKLEY par pitié quand est-ce que tu vas ranger tes affaires ! J’ai failli me retrouver par terre ! » Maeve se rattrape de justesse au comptoir de leur cuisine américaine et finit par frapper dans les chaussures du jeune homme, qu’il prend définitivement un malin plaisir à ne pas ranger. Elle vient de rentrer du travail et n’a qu’une envie, rejoindre le canapé. Elle n’a donc pas la moindre envie d’arriver et de tomber à la renverse à cause du problème d’organisation clairement affirmé de Wes. Plus désordonné que lui, cela n’existe probablement pas. Maeve l’était pourtant, mais elle avait trouvé en Wes bien pire qu’elle. Le jeune homme laisse alors apparaître dans l’entrebâillement de la porte de sa chambre, sa tête. « Tu m’as appelé ? Je suis un peu occupé là. » Maeve jette un regard vers son colocataire et ne peut s’empêcher de lever les yeux aux ciel. Il est à moitié nu et ruisselant. Quand bien même il ne laisse apparaitre que son visage, Maeve a très bien compris par quoi, ou plutôt par qui il était si occupé. Elle soupire, las. « Laisse tomber, ne la fait pas attendre ! » Elle avait l’habitude que Wes ramène ses conquêtes dans leur appartement, bien sûre, mais elle ignorait si un jour elle pourrait réellement s’y faire. Wes, quant à lui laisse apparaître un sourire avant de retourner à ses occupations. Il ignorait le prénom de cette plantureuse blonde qui l’attendait sur son lit, tout ce qu’il savait c’était qu’elle était plutôt douée de son corps, et c’est finalement ce qui lui importait à ce moment, le plus. « Quelle idée j’ai eu de me mettre en colocation avec ce crétin ! » Dans le salon, Maeve regrettait presque d’être rentrée plus tôt du travail. Elle se laisse tomber dans le divan et allume la télévision qu’elle met volontairement à plein volume, histoire de ne pas entendre quoi que ce soit provenant de la chambre de Wes. Mais avant que ceci soit chose faite, elle entend la voix de Wes transpercer les murs de sa chambre, afin de se faire entendre de la brune. « J’ai entendu Mae ! » (…) « Maeve est là ? » Il doit être aux alentours de dix-neuf heures et Wes vient de rentrer du travail. Ca avait été une longue journée, qui s’était terminé par une nouvelle qui l’avait au plus haut point irrité. En effet, il avait appris par sa partenaire, que Lola –celle qui était censé être la femme de son meilleur ami- avait officiellement tourné la page sur son mariage. Si Wes maudissait Lola pour faire autant de mal à Aaron, il comprenait aussi que la tragédie qui touchait actuellement le couple –ou ce qu’il en restait- avait fini par avoir raison de leur amour. La perte d’un enfant n’était jamais quelque chose de facile à vivre. Et si Wes tentait de faire bouger les choses en harcelant limite ses collègues chargés de l’enquête, il avait bien compris qu’après une année écoulée, il n’y avait que très peu de chance de retrouver la petite Minx, et encore moins vivant malheureusement. Ceci étant, il ne supportait pas voir l’état actuel dans lequel se trouvait son meilleur ami. Il était certes meurtri par la disparition de sa fille, mais il ne l’était que davantage depuis que sa femme, celle qu’il considérait mielleusement comme l’amour de sa vie, avait foutu le camp. Comble de tout cela, il avait fallu qu’elle s’affiche avec un autre mec. Et pas n’importe quel mec, Tommy Whelan, ou autrement dit, l’ennemi numéro un de Wes. Si cela n’enlevait en aucun cas son irritation lorsqu’il le voyait avec Maeve, sa haine envers lui n’avait fait que s’accentuer lorsqu’il avait appris qu’il était dorénavant en couple avec Lola. La Lola d’Aaron. Dans un excès de colère il avait donc décidé de faire un petit détour à la caserne 33, où Maeve travaillait, pour avoir une petite explication avec elle. Car elle était certes l’amie de Lola, mais elle était aussi celle d’Aaron et Wes ne comprenait pas bien pourquoi elle cautionnait cette relation, que le jeune agent du FBI jugeait pleinement de trahison. Si Wes avait l’habitude de venir ici, de temps en temps, pour distraire Maeve lors de ses longues gardes, mais aussi, avouons-le, pour vérifier que tout allait bien et qu’elle ne tombait pas dans les bras du premier pompier venu – à commencer par cet abruti de Whelan, il venait aujourd’hui pour tout autre chose. « Avec Whelan je crois. » Quinn serre la main de Wes, ils avaient de nombreuses fois eues l’occasion de travailler ensemble et maintenant, ils se connaissaient pour ainsi dire tous plus ou moins ; puis il l’invite à entrer afin de rejoindre la salle commune où Tommy et Maeve discutaient tous deux autour d’une table, à l’écart des autres. Rien qu’à l’écoute de son nom, puis à la vue de son visage, Wes avait des envies de meurtres. « J’interrompt quelque chose peut-être ? » dit-il en se raclant doucement la gorge, histoire de signaler sa présence. Il arborait, à cet instant, un sourire parfaitement ironique, comme à son habitude. Il avait définitivement envie de mettre son poing dans la figure de ce type. Parce qu’il était bien trop proche de Maeve, mais aussi et surtout parce qu’il n’avait aucun droit de toucher Lola. Tommy et Maeve s’interrompent, posant tous deux leur regard sur Wes. Ils paraissent surpris de le voir ici. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il venait à la caserne. En face, le jeune homme ne peut s’empêcher de froncer les sourcils en observant leur réaction. Il avait la fâcheuse tendance à devenir suspicieux sur le moindre comportement que pouvaient avoir ces deux-là lorsqu’ils étaient ensemble, et ce même s’il savait que Tommy était avec Lola. Au bout de quelques secondes de silence, Maeve prend enfin la parole, se levant tout à coup de sa chaise. « Non, non pas du tout ! Qu’est-ce que tu fais là Wes ? » Elle l’emmène un peu plus loin, à l’abris des regards indiscrets, alors que Wes ne peut s’empêcher de fusiller Tommy du regard. Ce dernier lui sourit, visiblement amusé. Wes déteste ça. Il déteste Tommy, quand bien même il ne le connaissait finalement pas. C’était physique, tout chez lui l’insupportait. « J’avais besoin de te parler de quelque chose, mais je vois que tu es déjà occupée, je ne voulais pas vous déranger ! ». Maeve sent immédiatement le reproche dans le ton que Wes arbore. La jeune femme n’a pas la moindre envie de rentrer dans ce débat. Elle sait que Wes ne porte pas Tommy dans son cœur, sans réellement en connaître la raison. Elle n’est simplement pas d’humeur à se disputer avec lui aujourd’hui à ce sujet. Mais, de toute évidence, ce n’est pas le cas de Wes, qui est bien décidé à en découdre. « C’est un sale type Maeve. » lâche Wes en croisant les bras, jetant un regard par dessus son épaule, vers Tommy qui s’est installé avec d’autres de ses collègues pompiers. Maeve semble surprise des paroles de Wes, tant qu’elle écarquille les yeux et sent immédiatement l’agacement monter en elle. Elle n’avait pas l’air de savoir qu’il était au courant. « Quoi ? Mais qu’est-ce que tu en sais ? » L’attitude de Maeve agace Wes. Il sait qu’elle sait qu’il est avec Lola, car c’est tout bonnement impossible qu’elle n’ait pas été mise dans la confidence. Et le fait qu’elle fasse l’indifférente ainsi le met dans tous ses états. Il ne comprend pas bien pourquoi elle cautionne ça, mais pire encore, il ne comprend pas pourquoi elle ne lui a pas dit. Elle sait qu’Aaron compte pour lui, qu’il est son meilleur ami et qu’il est au bord de la rupture, mais elle préfère garder le secret et accepter qu’une chose pareille se déroule devant elle. « Tu es vraiment incroyable Maeve, tu me prends vraiment pour un idiot. ». Wes secoue nerveusement la tête alors que Maeve l’interroge du regard. Si c’était encore un moyen pour lui de marquer son territoire et se montrer jaloux quant à la relation qu’elle entretenait avec Tommy, elle n’en était absolument pas prête. Mais de toute évidence, elle se trompait, car pour une fois, ce n’était pas d’elle qu’il s’agissait –quand bien même il n’acceptait toujours pas la proximité qui liait les deux amis. « Comment est-ce que tu peux te regarder dans la glace ? Comment est-ce que tu fais pour cautionner que ta meilleure amie, la femme d’Aaron avec qui elle, je te rappelle, est toujours mariée, vive des jours heureux avec cet abruti fini de Whelan ? » Wes bouillonnait. Parce qu’il détestait depuis toujours Tommy, et parce que cette situation le mettait tout simplement hors de lui. Ce n’était pas vraiment juste de s’en prendre à Maeve sur le sujet, mais le fait est que la voir aussi proche de lui à l’instant où il était arrivé avait été l’image de trop. Alors il s’était défoulé sur elle. En face, la jeune femme passe par plusieurs stades. D’abord, elle est étonnée d’apprendre que Wes soit au courant de cette histoire qui ne se savait encore que peu, puis elle finit par soupirer, et lever les yeux au ciel. Las du comportement de son colocataire. « Tu devrais te mêler de tes affaires Wes et rentrer à l’appart’ ! » Et avant qu’il n’ait pu ajouter quoi que ce soit, elle tourne les talons, ne souhaitant définitivement pas se disputer avec lui ce soir. Wes reste quelque seconde statique. Il savait que la suivre n’était absolument pas la bonne chose à faire, leur dispute n’allait faire que s’empirer et des choses qu’aucun ne pensait pourrait sortir malencontreusement, alors que finalement, aucun des deux n’étaient foncièrement concernés par cette histoire. Il finit par lâcher un soupire, las. Puis il fait volte face afin de rejoindre la sortie. Cependant, avant de quitter les lieux, il aperçoit Tommy, seul en train de ranger quelques affaires dans le camion. En le voyant, il sait parfaitement qu’il allait commettre une erreur, qu’en l’apprenant, Maeve deviendrait probablement folle, mais il ne peut s’en empêcher, c’est plus fort que lui. Il s’avance alors vers l’homme, déterminé. « Arrête de tourner autour de Maeve ! » Il plisse les yeux, défiant Tommy du regard. Il avait tellement de chose à lui reprocher qu’il fallait bien commencer par quelque chose, et l’image d’eux deux sur le canapé était restée gravée dans son esprit définitivement débordant de colère. Tommy, pris au dépourvu arque les sourcils. Le comportement de Wes l’amusait de manière générale lorsqu’il était question de sa relation avec Maeve, parce qu’il savait parfaitement qu’il ne passait rien entre eux, mais il ne supportait que très peu que quiconque lui donne des ordres, excepté peut-être dans le cadre de son travail, et encore. C’est pourquoi il fait un pas de plus vers Wes, le défiant à son tour. « C’est une menace ? » Wes croise les bras et plisse les yeux. « Un conseil ! » lui dit-il en arborant un sourire parfaitement faux. « Je n’ai pas de conseil à recevoir de ta part ! » commence Tommy, qui ne digérait absolument pas l’ordre que venait de lui donner son interlocuteur. Il marque une pause avant de reprendre. « Entre nous, le moins fréquentable ici c’est toi ! » Tommy aurait pu lui dire qu’il n’avait pas le moindre souci à se faire sur le sujet, qu’il ne comptait de toute évidence pas aller plus loin avec Maeve mais l’attitude surprotectrice de Wes l’avait clairement incité à entrer dans le conflit. Et il n’était pas au bout de ses peines. « Si j’ai envie d’aller plus loin avec Maeve, ce n’est pas toi qui va m’en empêcher. D’autant qu’elle est plutôt très jolie ! » Il croise les bras à son tour, souriant, visiblement fier de ce qu’il avançait. Alors qu’en face, la colère de Wes ne faisait que monter. Il bouillonnait littéralement de l’intérieur. Bien sûre, il avait appris à contrôler ses émotions depuis son enfance, mais certaines choses, certaines personnes parvenaient toujours à le mettre hors de lui, tellement qu’il travaillait encore aujourd’hui sur sa propre maîtrise de lui-même. Sa mâchoire se serre alors qu’il laisse échapper un rire moqueur. Car oui, le petit jeu de Tommy ne pouvait guère marcher sur lui, car il avait une information que Tommy ignorait qu’il avait. Lola. Il s’approche alors de lui et pointe un doigt menaçant vers lui. « Ton petit jeu ne marche pas sur moi Whelan. Je sais très bien que tu te tapes Lola. » Il marque une pause, observant la réaction de son interlocuteur qui reste circonspect de ce que venait de lui dire Wes. « Et voilà un autre conseil pour toi, tu ferais bien d’arrêter cette relation au plus vite avec elle. Dois-je te rappeler qu’elle est mariée ? » Wes ignorait si Tommy savait tout ça mais il s’en fichait. Il se fichait des états d’âme de cet homme et n’avait qu’une envie à cet instant, lui arracher les deux yeux. « Tout le monde sait qu’elle se sert de toi pour oublier Aaron et qu’elle ne t’aime et ne t’aimera jamais. Aussitôt qu’elle aura ouvert les yeux, tu ne seras plus rien pour elle et elle retournera vers son mari ! » Cette fois Wes est fier de lui et de ses paroles assassines qui sont venues spontanément, il les retenait depuis bien trop longtemps à son goût. Ca y est, il avait réussit à énerver Tommy, ce qui ne semblait pas chose aisée. Cependant ce dernier reste stoïque, tentant par tous les moyens de se contenir et de ne pas lui mettre son poing dans la figure, quand bien même l’envie ne lui manquait guère. « Dégage ! » finit-il simplement par dire. Wes ne rechigne pas et s’exécute. Il n’avait de toute manière plus rien à faire ici pour le moment. Il contourne alors Tommy et prend le chemin de la sortie. Sur ce chemin, il croise Lola qui s’étonne de le voir ici. Si d’ordinaire, elle l’évitait soigneusement, aujourd’hui elle ne pouvait décemment faire demi tour. Elle n’a pas entendu ce qu’il venait de se passer, mais il ne résista pas à lui faire une petite remarque assassine avant de partir, histoire de marquer un peu plus le coup. Tant pis si Aaron serait en colère contre lui. Car oui, il lui avait promis il y a bien longtemps de cela, de ne pas aller voir Lola pour lui énoncer ce qu’il pensait d’elle. « Aaron te salue ! » dit-il en passant à côté d’elle après un clin d’œil assassin, alors qu’elle se dirigeait au même moment vers Tommy sans se douter de quoi que ce soit. Entre Tommy et Wes les choses étaient définitivement électriques et ne risquaient pas de s’arranger de si tôt. Pas tant qu’il continuerait à sortir avec Lola, et pas tant qu’il tournerait autour de Maeve.

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Dernière édition par Wes Oakley le Sam 19 Sep - 13:20, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: ↦ prince of nothing charming (wes)   Dim 21 Juin - 10:01



Destroying things is much easier
than making them.



Quinze heures, au beau milieu d’une journée étrangement ensoleillée, l’appartement que partagent Maeve et Wes semble avoir été victime du passage d’une véritable tornade. Des affaires trainent un peu partout dans la pièce à vivre, le rideau est à moitié déchiré, et dans la cuisine la porte du frigo est restée entrouverte, le cadavre d’une bouteille de jus d’orange à moitié vide gisant sur le sol ; entre autres... Oui, l’appartement est dans un état lamentable et a de toute évidence souffert de la mauvaise humeur de Wes Oakley. Cela faisait bientôt un mois entier qu’il était arrêté et il était déjà au bord de la rupture. Et pourtant, il avait encore quatre longs et interminables mois à supporter. Il allait devenir fou, cela ne faisait l’ombre d’un doute. Parce que Wes ne savait pas rester enfermé chez lui à ne rien faire, enfin à se reposer selon les dires de son médecin, qu’il avait eu envie d’étrangler à la seconde où il lui avait annoncé qu’il serait arrêté pour cinq mois et qu’il devrait subir des séances de rééducation. Et pour cause, Wes avait été victime, il y a un mois de cela, de ce qui avait fait la une des journaux locaux et nationaux. L’acte terrorisme sans nom qui faisait encore aujourd’hui parler et qui avait fait de nombreuses victimes. L’explosion de la gare de Union Station. Si Wes s’en était sorti vivant grâce à la poussée chevaleresque de Tommy Whelan –surement pour épater Maeve, car oui, Wes restait d’une incroyable mauvaise foi lorsqu’il s’agissait de l’homme, bien qu’il avait tenu à le remercier – il était tout de même assigné à résidence du fait de ses blessures. Ses jambes, restées coincées pendant trop longtemps sous les décombres avaient bien trop subits. Il avait même dû être opéré du genou droit. L’opération s’était certes bien passée, mais le fait est qu’il était dorénavant coincé ici, handicapé jusqu’aux dents et qu’il ne supportait pas ça. Il ne supportait pas devoir être assisté en permanence, il ne supportait pas de ne pas pouvoir sortir de son appartement, et il supportait encore moins de ne pas pouvoir se déplacer ou seulement avec des béquilles qui l’agaçaient plus qu’autre chose. Comble de cela, il avait fallu qu’on lui refile un homme pour jouer les infirmiers. Ceci faisait beaucoup rire Maeve, mais bien moins Wes qui se montrait de toute évidence exécrable avec ce jeune homme qui n’avait pourtant rien demandé d’autre que de faire son travail. Installé dans son lit, après avoir fait un périple raté et clairement laborieux jusqu’au frigo, Wes serre la mâchoire en regardant autour de lui. Il est agacé. Comme la plupart du temps en réalité ces dernières semaines. Mais aujourd’hui surement plus que les autres jours. Car il est seul. Aaron est probablement en train de noyer sa peine dans du whisky bas de gamme, Enae a disparue de la circulation pour on ne sait quelle raison, Maeve travaille, June est encore en mission, et ses autres amis avaient tous repris le boulot ou voguaient à d’autres occupations. Alors oui, Wes s’ennuyait plus que jamais. Lui qui avait tendance à être un brin hyperactif, qui avait besoin d’être constamment dans le feu de l’action, de se dépenser et de profiter de chaque instant de sa vie, se voyait complètement restreint dans ses activités. Il en avait assez de regarder des films, avait déjà terminé trois jeux vidéos, avait même lu un bouquin –et oui c’était une chose particulièrement rare pour Wes- et regardé tous ses mails qu’il n’avait pas ouvert depuis trois mois. Oui, il s’ennuyait tellement qu’il en était arrivé à cour d’occupation. Si bien qu’il tournait en rond, s’énervait, tentait de se lever, en vain – ou en retournant la moitié de l’appartement sur son passage- et finissait pas retrouver son lit, fumer clope sur clope dans sa chambre et s’endormir. Oui, la vie de Wes était actuellement tristement pathétique. Il soupire, écrase sa cigarette dans son cendrier déjà plein à craquer ; puis laisse sa tête tomber contre l’oreiller, le regard fixé vers le plafond. Bientôt il allait devenir fou, complètement fou, cela ne faisait l’ombre d’un doute. Il reste là, devant ce plafond pendant de longues minutes, parce que toute évidence, il n’a rien de mieux à faire. Il n’entend même pas les trois petits coups cognés contre la porte d’entrée, définitivement dans un état tel d’énervement qu’il est complètement ailleurs. C’est la voix de Riley, à l’entrée de sa chambre qui le ramène finalement à la réalité. « Maeve va te tuer. » Wes sursaute, ne s’attendant définitivement pas à avoir de a visite. Il fronce les sourcils et se redresse en regardant celle qui était encore, il y a un mois de cela, sa partenaire. Tout l’agacement qui s’était emparé de lui jusqu’alors, s’envola immédiatement lorsqu’il vit la chevelure blonde et les yeux azurs de Riley. La visite de n’importe quel être humain –sauf peut-être son infirmier- lui faisait plaisir, mais tout particulièrement Riley. Parce qu’elle le comprenait, parce qu’elle savait ce qu’il pouvait ressentir à ce moment précis et qu’elle souffrait presque tout autant que lui de son absence. Car oui, Wes avait été remplacé par un agent particulièrement agaçant selon les dires de Riley. Mais cela étant, il ne pouvait s’empêcher de s’en réjouir, parce qu’elle n’en serait que plus heureuse de le retrouver en temps voulu. Si la voir avait fait naître un magnifique sourire sur ses lèvres, celui-ci s’échappe aussitôt qu’elle fait référence à Maeve, et au fait qu’elle allait probablement lui faire la peau lorsqu’elle verrait l’état dans lequel il avait mis l’appartement. Il lève les yeux au ciel et soupire, avant de reposer sa tête sur l’oreiller. L’excuse des blessures et de son incapacité à faire trois pas sans souffrir le martyr ou tout renverser sur son passage, n’allait pas marcher bien longtemps, il le savait. Parce qu’il était clair qu’il ne faisait aucun effort. La jeune blonde ne peut s’empêcher de sourire face au spectacle qui s’offre à elle. Elle pénètre alors dans la chambre et ouvre la fenêtre, histoire d’aérer et probablement de faire partir cette odeur de tabac froid très agressive pour quiconque, sauf peut-être pour Wes. Puis elle se retourne vers lui. « Est-ce que je peux te demander comment tu vas ou c’est une question sensible ? » Elle n’avait pas vraiment besoin de demander pour savoir que c’était une question sensible, mais cela avait l’air de l’amuser. Wes plisse les yeux et l’acène d’un regard noir faussement menaçant. « J’en peux plus d’être coincé ici ! Et j’en peux plus de ces maudites jambes ! » Car en plus d’être infirme, Wes souffrait plus qu’il n’osait l’avouer. Mais, sa virilité et son égo en prendraient probablement un coup s’il avouait que ses jambes lui faisaient un mal de chien. Alors il préférait souffrir en silence et aller à l’encontre de chacun des conseils de son médecins, en tentant tous les jours de se lever, et en oubliant de temps à autre de prendre son traitement, simplement pour prouver qu’il allait bien. Ce n’était pas malin mais Wes avait toujours cet esprit de contradiction qui lui jouait aujourd’hui des tours. « Maeve m’a demandé de ne pas le faire, parce que bien sûr c’est déconseillé par nos supérieurs, mais vu l’état critique dans lequel tu es, et puisque je suis la meilleure des partenaires, je t’ai ramené un cadeau ! » Les mots de Riley intriguent l’agent, tant qu’il tourne immédiatement les yeux vers elle. Et un large sourire nait sur son visage lorsqu’il la voit tendre un dossier vers lui. Il reconnaît ce genre de dossier. Ce sont ceux du FBI. Il se redresse instantanément et s’empare dudit dossier, tout à coup très excité à l’idée de l’ouvrir. C’était une évidence, s’il y avait bien une chose qui passait avant tout le reste, c’était son job –sauf peut-être avant June, cela allait de soit. Wes était véritablement passionné par ce qu’il faisait et c’était peut-être pour cela qu’il était aussi bon. Alors oui, il lui arrivait parfois de franchir les limites, mais il s’en fichait totalement si cela pouvait aboutir au résultat escompté. Riley le savait, et le comprenait. C’était surement pour cela qu’ils travaillaient finalement aussi bien tous les deux. « Mon dieu Valentino, si tu savais à quel point je t’aime là maintenant ! » s’écrie-t-il tout en feuilletant le dossier. Une affaire de meurtres en série, probablement tous liés les uns aux autres. Les quelques annotations dans la marge, de la main de Riley lui firent comprendre qu’elle était au point mort dans cette enquête, et cela le fait sourire. Car de toute évidence, elle avait besoin de lui pour donner un second souffle à cette affaire. Se sentir utile et indispensable était probablement ce qu’il préférait. Mais bien sûre, cela, Riley n’allait pas lui dire, parce qu’elle le connaissait trop bien et qu’elle ne lui ferait pas le plaisir de flatter autant son égo. « Garde tes belles paroles pour tes conquêtes Oakley ! » lâche-t-elle de son air habituellement moqueur, car elle était pleinement consciente que ses conquêtes se faisaient bien rares depuis un mois, pour ne pas dire totalement inexistantes. Et ceci avait l’air de beaucoup l’amuser. Wes un peu moins. « Je sais que je n’ai plus besoin de ça avec toi Riley, tu es déjà conquise ! » renchérit immédiatement Wes, gardant son répondant habituel, accompagné d’un petit clin d’œil provocateur. Car si les choses étaient redevenues saines entre eux, si leurs rapports n’étaient aujourd'hui que professionnels et amicaux, tous deux savaient très bien que ça n’avait pas toujours été le cas. Et Wes ne manquait jamais une occasion de rappeler qu’elle aussi avait craqué et faisait partie de son tableau de chasse. Mais après tout, qui n’en faisait pas partie ? Pas grand monde dans son entourage, c’était un fait. A quelque exceptions près. Maeve par exemple. Riley passa une partie de l’après-midi avec lui, pour parler de l’affaire qu’elle venait de lui faire parvenir et pour avancer sur ce cas qu’elle n’avait clairement pas envie de partager avec son coéquipier actuel. Et fort heureusement, à peine fut-elle partie que Maeve rentrait du boulot. Comme à son habitude ces derniers temps, elle avait prit le temps de passer chez le traiteur pour le repas du soir et elle avait même eu la gentillesse de lui racheter des cigarettes. Maeve était de toute évidence aux petits soins pour lui depuis l’explosion et il n’allait pas s’en plaindre. Car il aurait probablement pété les plombs depuis bien longtemps si elle n’avait pas été là. C’était à cet instant qu’il se réjouissait réellement d’avoir une colocataire, qui plus est Maeve. Machinalement, elle se dirige immédiatement vers la chambre de Wes lorsqu’elle rentre. « Je suis désolé pour l’appartement Maeve, j’ai voulu aller prendre une bière dans le frigo et … » commence-t-il immédiatement lorsqu’il la voit apparaître dans l’entrebâillement de la porte, avant qu’elle ne lui passe un savon pour avoir littéralement dévasté l’appartement. Mais le fait est qu’elle ne semble pas en colère pour l’état de l’appart’, mais pour tout autre chose. Elle soupire et entre dans la chambre, comme s’il s’agissait de n’importe quelle pièce du logement. Le fait est que ces derniers temps, elle avait prit l’habitude de passer bien plus de temps dans cette pièce que dans chacune des autres. « Le médecin t’avait dit que c’était pas bon de mélanger tes médicaments avec l’alcool ! » Elle n’avait pas tout à fait tort, mais il buvait habituellement bientôt plus de bière que d’eau et il avait bien du mal à abandonner ses mauvaises habitudes. Il hausse les épaules et baisse les yeux, comme s’il venait d’être prit sur le fait d’une grosse bêtise et que sa mère le grondait. « Je sais, mais j’en peux plus d’être coincé ici, faut bien que je compense avec autre chose ! » Elle secoue la tête, tout en s’affairant un peu partout dans la chambre de Wes, rangeant les affaires qui trainent, les cadavres de bières et vidant le cendrier. Il tente de la suivre des yeux un instant, mais elle lui donnerait presque le tournis. Il se redresse alors et lui attrape le bras, la forçant à s’arrêter et à abandonner sa crise de maniaquerie un instant. Il arbore un petit sourire, celui qui signifie qu’il a clairement quelque chose derrière la tête. « J’ai songé à appeler la voisine pour qu’elle vienne me tenir compagnie, mais je me suis dit que tu allais bientôt rentrer ; et comme je te préfère … » Si Wes accumulait les conquêtes, il était pourtant étrangement indélicat lorsqu’il s’agissait de flatter l’égo de Maeve. Il avait de toute évidence bien du mal à faire son de son charme sur sa colocataire. La jeune brune lève les yeux au ciel en soupirant lascivement, avant de croiser les bras et de l’interroger du regard. « Qu’est-ce que tu veux Oakley ? » Elle le connaissait bien trop, c’était un fait. Et le jeu du jeune homme ne pouvait durer bien longtemps avec elle. Elle le savait, il n’était agréable de la sorte seulement lorsqu’il souhaitait qu’elle fasse quelque chose pour lui. Elle n’était certes pas loin de la vérité, mais ce n’était pas vraiment une requête ordinaire qu’il s’apprêtait à lui énoncer. « Juste que tu restes avec moi ce soir, je sais que tu avais des trucs de prévus avec Lola, mais je crois que je vais devenir fou si je passe encore une soirée de plus seul avec moi-même ! » Le sujet pourtant brûlant de Lola et Aaron, avait fini par s’apaiser entre Maeve et Wes, si bien qu’ils n’en parlaient quasiment plus –peut-être parce qu’ils savaient qu’ils pourraient encore se disputer sur la question. Et leur bonne entente actuelle était si agréable qu’aucun des deux ne semblaient prêt à la mettre de côté pour faire entendre son point de vu sur ce qui était en train de se passer entre leurs deux meilleurs amis respectifs. Maeve ne répond dans un premier temps, pas. Elle reste là, à le fixer étrangement. Il lui sourit, histoire de la faire flancher mais elle reste silencieuse, alors qu’elle s’assoit sur le bord du lit. Elle sort son téléphone et pianote un instant dessus puis elle relève les yeux vers lui. Il n’y croyait plus et se voyait déjà passer une énième soirée seul en compagnie de sa meilleure amie, la télévision. « C’est d’accord. » Un immense sourire s’empare immédiatement des lèvres de Wes, heureux qu’elle ait décidé d’annuler ses plans pour lui. Alors oui, leur soirée n’allait pas être bien plus mouvementée que s’il avait été seul, puisqu’ils regarderaient probablement un énième film sur l’écran un brin surdimensionné de Wes, mais le fait est, qu’être avec elle était bien mieux que d’être seul, et qu’il aimait tout simplement sa compagnie. Près d’une trentaine de minutes plus tard, ils étaient tous deux confortablement installés sous la couette, avec pour seule lumière les images de la télévision. Des boites en carton à moitié vides du traiteur thaïlandais du coin de la rue, ornaient le lit et ils semblaient tous deux passionnés par le film qu’ils venaient de mettre. Installée dans les bras de Wes, Maeve attrape le paquet de bonbons qu’elle a acheté pour le dessert –car oui, ils avaient de toute évidence une alimentation des plus saines- avant de le faire passer au jeune homme. Il pioche dans le paquet, en fourre rapidement dans sa bouche, et vient repose sa main sur celle de Maeve. Sa seconde main caressant doucement les cheveux de la jeune femme. C’était étrange, étrange à quel point les choses avaient pu changer entre eux ces derniers temps. La peur de perdre l’autre, la peur de ne plus jamais se revoir, et le fait d’être constamment l’un avec l’autre avaient fait qu’ils s’étaient rapprochés. Inséparables, ils ne cessaient d’agir comme pourraient agir un véritable couple. D’ailleurs, à les voir ainsi, la confusion était troublante. Elle était blottie dans ses bras, alors que leurs doigts s’entremêlaient naturellement les uns avec les autres. Ils finissent même par s’endormir là, ensemble, comme ils le font presque chaque soir ces derniers temps sans qu’aucun ne fassent de plaisanterie douteuse là-dessus, comme si c’était finalement naturel, comme si cela était normal pour deux amis… Mais le fait est que ça ne l’était pas. Au beau milieu de la nuit, Wes fut réveillé par ses douleurs. Sans qu’il n’ait le temps de faire quoi que ce soit de plus que de gesticuler dans tous les sens, Maeve ouvrit à son tour les yeux et lui tendit la petite boîte orange qui renfermait ses antidouleurs. Il n’avait même plus besoin de dire quoi que ce soit, elle comprenait. Il affiche un léger sourire pour la remercier, éteint la télévision restée allumée, puis avale rapidement les cachets ; avant de reprendre place, serrant Maeve contre lui. Et à cet instant, lorsqu’il pose son regard sur le sien, une envie étrange le traverse. Celle de venir joindre ses lèvres aux siennes. Il ne sait pas bien si c’est parce qu’il n’a plus touché une femme depuis longtemps –excepté Maeve- ou si c’est parce qu’il en a réellement envie, mais il a en lui cette terrible envie de l’embrasser. Son cœur se met alors à battre à vive allure sans qu’il ne puisse se contrôler et il sent sa respiration lui manquer. Il panique. Parce qu’il sait que ce n’est pas bien. Il desserre alors son étreinte et lui tourne le dos. Il a un pari à tenir. (…) Ce qui devait arriver arriva. C’était prévisible pour tous les spectateurs du rapprochement évident de Wes et Maeve ces derniers temps. Ils passaient plus de temps ensembles qu’ils n’en passaient avec n’importe qui d’autre, avaient des gestes tendres l’un pour l’autre en permanence, se regardaient comme des amoureux transis et crevaient de jalousie dès qu’une personne du sexe opposé s’approchait de près ou de loin de l’autre. Une situation particulièrement étrange s’était progressivement installée depuis l’accident de Wes, situation qui n’était absolument pas établie et dont ils n’avaient jamais parlés. Les choses s’étaient naturellement faites sans qu’ils ne se posent la moindre question. Jusqu’à ce soir-là où Wes avait finalement succombé à ce qui le dévorait littéralement de l’intérieur depuis quelques jours. Il l’avait embrassé. Il avait posé ses lèvres sur les siennes pour la première fois et avait ressenti tout un tas de choses qui lui échappaient totalement. Des sensations qu’il n’avait jamais ressenti auparavant en embrassant une femme. Il ignorait si cela venait de la culpabilité ou bien d’autre chose, mais ça le travaillait de toute évidence bien trop. Sans compté sur le fait que Maeve avait fait cessé ce baiser rapidement pour s’échapper au plus vite. Et cela lui avait fait bien plus de mal qu’il ne l’aurait pensé. Certes, son égo surdimensionné faisait qu’il n’aimait pas être repoussé, mais étrangement, cela l’agaçait encore plus avec Maeve. Alors il avait décidé de faire comme si rien ne s’était produit. Comme s’il ne l’avait pas embrassé, comme s’il n’avait pas craqué, et comme s’il n’avait pas aimé ça. Pire encore, il faisait comme s’il ne mourrait pas d’envie de recommencer. Assis devant le comptoir de son bar favori, Wes frôle l’angoisse. Son pied claque bruyamment et inlassablement sur le sol, alors que June est en train de lui raconter quelques éléments de sa vie à Los Angeles. Elle lui avait manqué, terriblement manqué. Il n’avait pu se résoudre, en la voyant à la serrer fort contre lui pendant quelques longues minutes, profitant simplement de se contact retrouvé. Lui faisant jurer de ne plus jamais repartir aussi longtemps. Mais le fait est qu’il était tellement rongé par cette histoire de baiser qu’il n’arrivait même plus à suivre ce que sa sœur lui disait, ni même à réellement s’y intéresser. C’était fou puisqu’il mourrait pourtant d’envie d’en savoir plus sur sa nouvelle vie, puisque cela faisait bien trop longtemps qu’ils étaient séparés l’un de l’autre. Ils étaient comme les deux doigts de la main et l’avaient toujours été. C’était eux contre le reste du monde depuis leur plus tendre enfance, depuis cet instant où ils avaient été arrachés de leurs parents par les flammes. Elle le connaissait par cœur, elle savait lorsque quelque chose n’allait pas, lorsqu’il était en colère, perturbé ou même triste. Elle savait toutes ces choses là, sans même qu’il n’ait à les lui dire. Et de toute évidence, aujourd’hui en était la preuve parfaite. Elle s’arrête au beau milieu de son récit et plisse les yeux, se tournant vers son frère. « Bon, qu’est-ce qu’il se passe Wes ? » Elle le fixe, puis jette un regard vers ses jambes qui ont l’air de mieux se porter au vu de l’état de nervosité dans lequel il est, qui se traduit de toute évidence par ce claquement incessant de son pied contre le sol du bar. La rééducation lui avait fait un bien fou. Cela faisait bientôt trois mois qu’il était en convalescence et il parvenait enfin à sortir de chez lui. Certes, il devait encore se servir de ses béquilles mais il allait mieux. Cependant, son état était parasité par cette histoire. Il sursaute légèrement. Elle venait de le sortir de son état de nervosité telle qu’il semblait complètement ailleurs. Il lâche sa bière qu’il ne cessait de faire tourner sur elle-même et se tourne vers June. « Quoi ? Rien. » Elle soupire immédiatement, visiblement peu convaincue par ce qu’il venait de lui dire ; alors qu’il reposait son regard dans le vague un instant. « Pas à moi Wes, je sais très bien qu’il y a quelque chose qui te tracasse. » Elle fronce les sourcils et se penche vers lui, pour capter son regard. Il se sent obligé de se tourner vers elle tellement elle est intrusive. Elle n’était pas croyable. « Ce n’est pas important, raconte moi Los Angeles. » Il tente de résister à cet aspect qu’il déteste chez sa sœur. Ses mauvaises habitudes de flics, à toujours savoir qu’il cache quelque chose, à savoir analyser le vrai du faux et surtout à savoir exactement comment le faire flancher. Elle le regarde un instant, décidemment plus incline à lui parler de Los Angeles. De toute manière, elle ne pouvait pas dire grand chose, secret de l’enquête oblige-du moins c’est l’excuse qu’elle lui servait. Puis elle croise les bras, se redressant sur son tabouret. « Qu’est-ce que tu as encore fait ? » June connaissait son frère comme personne, et elle le savait, il était, tout comme elle l’était, intenable. Et encore plus lorsqu’elle n’était pas dans les parages selon elle. C’était d’une bêtise sans nom pour Wes, mais le fait est qu’elle n’avait, cette fois, pas tout à fait tort. Peut-être que si elle avait été là, elle aurait passé plus de temps avec lui, et qu’il en aurait passé moins avec Maeve. Et peut-être qu’il n’aurait pas craqué, peut-être qu’il n’aurait pas fait n’importe quoi, peut-être qu’il ne l’aurait pas embrassé et peut-être qu’il ne serait pas hanté par ce baiser depuis. Cela faisait pourtant quelques semaines que c’était arrivé. « Rien ! » s’empresse-t-il de lui dire en s’offusquant qu’immédiatement elle pense qu’il ait encore fait quelque chose de mal. Bon certes, c’était le cas, mais quand même. Elle le regarde en secouant la tête, les sourcils haussés, comme pour l’inciter à parler. L’insistance de June le fait flancher, parce qu’il ne sait pas garder de secret pour elle. « J’ai perdu le pari… » Avoue-t-il presque honteux, reportant son regard sur sa bière, s’amusant nerveusement avec l’étiquette de celle-ci. Un silence s’installe durant lequel June ne comprend plus vraiment où il souhaite en venir. « Quel pari ? » Ce pari de ne pas mettre sa colocataire dans son lit remontait à tellement longtemps que celui-ci semblait être totalement sorti de la tête de la jeune brune. De toute évidence, cela ne travaillait uniquement Wes qui en faisait toute une histoire pour pas grand chose. Il soupire, plisse nerveusement les lèvres et se tourne enfin vers sa sœur. « J’ai… J’ai embrassé Maeve. » Il chuchote, comme s’il s’agissait là d’une affaire d’état. En face, la réaction de June est immédiate. Elle affiche un large sourire, laisse échapper un rire avant de se mettre à crier comme une vraie hystérique, la bouche grande ouverte. Elle se moquait ouvertement de lui. Wes la fusille du regard, mais le fait est qu’il n’a plus aucune autorité sur sa petite sœur. « Je le savais que tu n’arriverais pas à résister bien longtemps ! » Cette phrase l’interpelle. Pas bien longtemps ? Elle se fichait de lui ou quoi ? Cela faisait bientôt cinq ans qu’il résistait. « J’ai résisté longtemps je trouve ! » bougonne-t-il comme s’il tenait là un véritable exploit. Elle ne peut s’empêcher de rire, face à l’attitude de son frère, qui semblait lui faire oublier tous ses soucis. Elle croise les bras et le regarde, visiblement pressée d’en savoir davantage. « Et alors quoi ? Tu l’as juste embrassé ? » Elle connaissait son frère et savait que de manière générale, il ne se contentait pas de s’arrêter en si bon chemin. Elle l’interroge du regard, un mince sourire aux lèvres ; alors qu’en face, Wes acquiesce simplement sans émettre le moindre son. « Vous n’avez pas ? » Elle n’a pas besoin de terminer sa phrase, il sait parfaitement ce à quoi elle fait référence. Et non, il n’avait pas couché avec Maeve. Elle s’était enfuie bien avant qu’ils n’aient en réalité le temps de faire quoi que ce soit de plus que de profiter des lèvres de l’autre une fraction de seconde. Il secoue la tête négativement. « Elle est partie. » Il ne regarde pas June, car il sait au préalable quelle va être sa réaction. Il n’a pas envie de la voir se marrer et se moquer de lui. Son égo en a déjà pris un sacré coup après la fuite de Maeve. Et bien entendu, cela ne loupe pas, June explose littéralement de ce petit rire aigue, qui lui avait malgré tout bien trop manqué durant tout ce temps où elle avait fuit à Los Angeles. « Ah merde, tu embrasses si mal que ça ? » Il lève les yeux au ciel, visiblement pas très réceptif aux plaisanteries de sa sœur. Surtout lorsqu’il s’agissait de des capacités en la matière. « Je plaisante Wes ! » Il reste silencieux, car de toute évidence, cela ne le fait absolument pas rire. Parce qu’il est rongé par un sentiment qu’il ne contrôle absolument pas et qu’il se sent tout à fait dépassé par les évènements. « Tu vas me devoir un super restau pour la peine ! » Il hausse les épaules. Si elle semble parfaitement ravie de se faire offrir un restaurant par son aîné, lui s’en fiche totalement. Il a certes perdu le pari, mais cela est probablement la dernière de ses préoccupations. Il prend une gorgée de sa bière, regrettant déjà de le lui avoir dit. Mais le fait est qu’il ne pouvait rien lui cacher. Pas même cette nervosité, à la limite de l’angoisse que ce baiser provoquait en lui. June le remarque d’ailleurs, fronçant les sourcils et se rapprochant de lui pour observer sa réaction. « Et pourquoi ça te travaille autant ? » Il ne répond pas. Et ce silence veut en dire bien plus qu’il ne voudrait laisser paraître. Elle ouvre alors grand la bouche et ne peut s’empêcher de sourire, comme si elle venait de découvrir la révélation de l’année. Ridicule. « Mon dieu je le savais, tu es amoureux d’elle !!! » Immédiatement, Wes se tourne vers June comme si elle venait de dire la pire des choses qu’il soit. « Non ! » Son ton n’a jamais été aussi catégorique. Il n’était pas amoureux d’elle. Il ne savait même pas ce qu’était l’amour, alors jamais ô grand jamais il ne serait amoureux. Il ne se rabaisserait pas à ça, il ne s’affaiblirait pas pour une femme et encore moins pour Maeve. Il n’était pas le genre à faire dans les sentiments. Il n’était pas mielleux et romantique. Non il n’était pas le genre de mec qui tombe amoureux. Du moins, c’est ce qu’il voulait faire croire à tout le monde, à commencer par lui-même. « Ca ne va pas, je ne suis pas amoureux d’elle, ni de personne d’ailleurs ! » C’était quelque chose de totalement étranger à sa philosophie de vie et à ce qu’il avait vécu jusqu’au jour d’aujourd’hui. Il ne connaissait pas ce sentiment, et ce malgré ses trente ans. Bien sûre, il avait connu des femmes, bien plus que beaucoup d’homme sur cette terre, mais jamais ô grand jamais il n’avait mêlé ses rapports avec les femmes avec ne serait-ce qu’une once d’amour. Non, tout ça lui donnait la nausée. « Mon frère est amoureux ! » Quand allait-elle se taire et arrêter de dire autant d’ânerie ? Le jeune homme secoue la tête, agacé par l’attitude de sa jeune sœur. « Tais toi ! » Combien de fois allait-il devoir lui dire qu’il n’était pas amoureux ? Le regard qu’il lui lance a l’air d’avoir enfin raison de son excitation gênante face à ce qu’il venait de lui révéler, si bien qu’elle se calme enfin. « Qu’est-ce que tu vas faire ? » demande-t-elle de cet air faussement sérieux. Il secoue à nouveau la tête. « Rien June, elle est partie au beau milieu ! » Et c’était exactement ce qu’il avait décidé de faire et qu’il faisait. Rien. Il faisait comme si de rien était, comme si cela ne le rongeait pas de l’intérieur et comme si ça n’avait la moindre importance. Parce qu’il ne voulait pas être celui qui se préoccupait de ce genre de chose, alors qu’il s’en était toujours contrefiché jusqu’alors. Il ne voulait pas être celui qui s’ouvrait à elle et qui faisait dans les sentiments. Ce n’était pas ce qu’il était de toute façon. Alors il avait pris la décision d’avancer et d’oublier. Même si c’était difficile, il avait déjà une idée sur le comment il allait s’y prendre. « T’façon ça n’a pas vraiment d’importance. J’ai rendez-vous avec Gabriela ce soir. » En commençant avec cette charmante Gabriela qu’il avait rencontré il y a quelques jours de cela alors qu’il se rendait à la pharmacie retirer son traitement. Cela faisait bien trop longtemps qu’il ne s’était pas envoyé en l’air avec une parfaite inconnue, comme ça, juste pour profiter des joies du sexe sans attache. « Wes. » Le jeune homme sentit, dans le ton de sa sœur tout le jugement et toute la désapprobation que ce rendez-vous suscitait pour elle. Elle le regarde en secouant la tête, comme s’il s’apprêtait à faire une énorme bêtise. Ce qui eut le don d’agacer Wes, qui se lève, non sans difficulté du tabouret, cherchant ses béquilles. « Je ne suis pas amoureux d’elle je te dis. J’ai mieux à faire que de m’embarquer dans ce genre de conneries ! » Il voulait que les choses soient claires. Il n’était pas amoureux. Certes, cette histoire le travaillait, mais c’était simplement dû au fait qu’elle était sa colocataire et que cela allait probablement rendre les choses étranges entre eux. Rien d’autre. Du moins, c’est ce dont il se persuadait. Mais en face, June n’est pas dupe et ne croit pas un traitre mot de ce qu’il avance. « Tu n’as qu’à regarder Aaron, tu verras ce que ça fait d’être amoureux ! Aucune chance que je sois un jour comme lui ! » C’était un fait, il n’était pas question pour lui de s’abaisser à l’amour, de s’ouvrir à quelqu’un et d’être vulnérable. Pour la simple et bonne raison qu’il finirait forcément par faire un pas de travers, ou que les choses tourneraient mal, d’une manière ou d’une autre, et qu’il se retrouvait comme un moins que rien, comme se retrouvait actuellement son meilleur ami. Il était hors de question que cela lui arrive un jour. Parce qu’il n’était pas faible et refusait de l’être, ce, même par amour. Ou peut-être qu’il était tout simplement complètement flippé à l’idée d’aimer vraiment pour la première fois…




Un cancer. Un fichu cancer des ovaires. Voilà ce que venait de lui annoncer Enea devant le fait accompli. Il aimait sa meilleure amie, presque autant qu’il n’aimait June, sa petite soeur. C’est pourquoi il ne pouvait supporter de la laisser se détruire de la sorte, de sombrer peu à peu dans l’alcool et le désespoir. Car c’était exactement ce qu’elle était en train de faire. Elle se ruinait, la santé certes, mais aussi et surtout, elle ruinait sa vie. Il l’avait vu se détruire, sombrer petit à petit sans jamais intervenir, se disant qu’elle devait avoir ses raisons et que finalement celles-ci ne le regardaient pas. Elle faisait ses propres choix et elle était assez grande pour prendre ses propres décisions concernant sa vie. Mais là, c’était trop. Il en avait eu assez de la voir agir comme l’ombre d’elle-même, fréquenter des endroits où elle ne mettait habituellement jamais les pieds, finir ses soirées à danser sur le comptoir des bars, bien trop alcoolisée et dévêtue au goût de Wes. Et comble de tout cela, elle avait divorcé. Divorcé de l’homme dont elle lui parlait pourtant tous les jours. Mason par ci, Mason par là. Wes en était presque rendu à ne plus en pouvoir d’entendre parler de lui. Et c’était pourtant son ami. Mais c’était trop, trop d’amour, trop de sentiments, trop de démonstration d’affection pour lui. Malgré tout cela, il savait, il était persuadé qu’ils finiraient leur vie ensemble. Parce qu’ils puaient l’amour à plein nez et qu’ils en devenaient presque insupportables à ses yeux. Et pourtant, elle avait prit la décision de divorcer. Comme ça, du jour au lendemain. Sans donner de véritable raison à son geste. Si Wes n’était pas le genre à demander des comptes sur chacun de ses faits et actes –réservant cela à Maeve- aujourd’hui les choses avaient été trop loin. Il s’était résigné à l’affronter et elle avait avoué. Elle avait tout avoué d’une traite sans respirer une seule seconde. Et tout prenait tout à coup sens. Elle était malade, atteinte d’un fichu cancer qui pourrait très bien mettre un terme définitif à sa vie en un rien de temps. Ce soir-là, Wes était resté bouche bée devant sa révélation, ne souhaitant de toute évidence pas y croire. Il ne voulait pas qu’elle soit malade, et encore moins condamnée. Il ne voulait la perdre, il la voulait dans sa vie jusqu’à ce qu’il ne perde la sienne. S’il n’avait pas peur de mourir, il avait de toute évidence une peur panique de perdre ceux qui comptaient pour lui, à commencer par celle qui était devenue au fil du temps, sans vraiment qu’il ne s’en rende compte, sa meilleure amie. Il l’avait serré contre lui, de cette manière si protectrice, qu’il réservait à ses proches ; pensant que ceci permettrait à la mort de déroger de ses plans. Elle ne pouvait pas souffrir alors qu’elle avait toujours été une personne bien, sur laquelle on peut compter et qui n’a jamais réellement défié la vie au point d’être punie. Elle ne méritait pas ce qui lui arrivait, c’était un fait. Et Wes refusait de la laisser seule dans cette histoire. S’il n’était pas le genre d’homme sentimental et affectueux, il l’était pourtant avec elle. Elle méritait toute son attention, parce qu’il était le seul, le seul à savoir ce qu’elle était en train de traverser, et qu’il refusait qu’elle affronte cela sans l’aide et le soutient de quiconque. Bien sûr, il lui avait conseillé d’en parler à sa famille, en commençant par Maeve ; mais aussi et surtout à Mason. Certes, ils étaient aujourd’hui divorcés, mais il méritait de savoir. Et s’il comprenait qu’elle le repousse pour le protéger de cet enfer qui l’attendait, il savait aussi que Mason était assez solide et qu’il l’aimait assez pour vouloir être présent et ne pas être écarté et laissé dans l’ignorance. Alors oui, il lui avait demandé à plusieurs reprises d’avouer toute la vérité, et pas qu’à lui, mais elle avait refusé. Il était le seul, le seul à savoir et le seul qui pouvait l’aider à travers cela. Mais le fait est qu’il ne savait pas comment gérer ce genre de situation. Il avait séché les quelques larmes qui coulaient le long de ses joues, l’avait serré fort contre lui et lui avait fait promettre d’être toujours là pour elle, quoi qu’il arrive. Et qu’il ferait de son mieux pour l’aider. Ils s’étaient longuement regardés sans réellement savoir quoi faire, ni quoi dire. Puis, finalement, ils avaient faire cette chose à la fois stupide et terriblement libératrice. Il avait posé ses lèvres sur les siennes dans une pulsion totalement incontrôlable et inexplicable. Pour lui ôter, une fraction de seconde, toute cette sensation de poids, tout ce mal-être lié à la maladie qu’elle devait elle seule gérer. Et aussi étrange que cela puisse paraître, ce fut bénéfique. Elle se laissa envahir par ce baiser et vint à son tour à sa rencontre pour consentir défensivement à ce besoin qu’ils avaient tous deux de penser à autre chose, d’oublier et de profiter ; tout en sachant pertinemment que c’était probablement une erreur monumentale. Mais peu importe, s’il devait la perdre demain, il devait l’aider à se libérer aujourd’hui, quel qu’en soit le moyen et les erreurs que cela engendraient. Ca n’avait la moindre importance. Alors oui, ils avaient couché ensemble, plusieurs fois sans réellement savoir pourquoi. Ils n’étaient pas amoureux l’un de l’autre, et ils savaient pertinemment qu’au fond, cela blesserait leur entourage, mais ils s’en fichaient. Aujourd’hui, seuls eux comptaient. Le reste du monde paraissait complètement superflu. Bien entendu, Wes ne s’était pas fait une raison, il souhaitait plus que tout au monde que sa meilleure amie se batte contre ce fléau et vainque sa maladie pour reprendre un semblant de vie normale ; mais il voulait profiter de chaque instant en sa compagnie comme s’il s’agissait du dernier. Au cas où. Et tant pis si cela avait des répercussions dévastatrices. Enfin c’est ce qu’il s’était dit, sur un coup de tête ce soir là ; quand bien même, il allait rapidement déchanter quand il comprendrait l’ampleur de son imbécillité. C’était un fait, Wes avait un vrai problème pour entretenir des relations saines et parfaitement chastes avec la gente féminine. Et si jusqu’alors, il n’y avait aucune ambiguïté entre Enea et lui, aujourd’hui les choses avaient dérapé et pris une toute autre tournure. Wes frappe trois petits coups à la porte d’entrée de chez la jolie brune. Il ne l’a pas revu depuis ce fameux soir où elle lui a avoué sa maladie ; mais le fait est qu’il l’a eu au téléphone plusieurs fois sans qu’il n’y ait la moindre gène entre eux. Il ne s’agissait finalement qu’un désir de protection et d’une volonté de se libérer. Il attend derrière la porte sagement, alors que lorsque celle-ci s’ouvre il découvre le visage fatigué et creusé de sa meilleure amie. Elle sourit pourtant lorsqu’elle le voit, mais il ne fait aucun doute qu’elle n’est plus aussi radieuse qu’autrefois. La raison est simple. Sa maladie certes, mais aussi et surtout le fait qu’elle ait décidé pour on ne sait quelle raison d’arrêter son traitement. Il lève la main et fait pivoter de gauche à droite la bouteille de vin qu’il a rapporté pour l’occasion. Parce que c’est un peu une tradition entre eux depuis toujours, et parce qu’il n’y avait rien de mieux qu’un peu de vin pour penser à autre chose. Alors oui, ce n’était peut-être pas la boisson idéale dans les conditions actuelles, mais qu’il soit présent ou non, Enea allait boire plus que de raison, parce que c’est ce qu’elle faisait presque chaque jour ces derniers temps, pour oublier. Alors il préférait être présent pour la modérer –qui aurait cru qu’un jour Wes Oakley viendrait modérer la dose d’alcool de qui que ce soit. Enea affiche un large sourire et s’empare immédiatement de la bouteille avant de le laisser entrer. Si Wes est heureux de voir qu’elle n’est pas totalement effondrée par sa maladie, il ne peut se résoudre à relever tous les signes de sa maladie, accentués par l’arrêt de son traitement. Il grimace alors qu’elle s’occupe de sortir des verres et de déboucher la bouteille. « Je ne veux pas que tu arrêtes ton traitement Enea. » lui dit-il doucement en s’approchant d’elle. Il arbore sans qu’il ne s’en rende compte un regard plein de tristesse et de peur. Dos à lui, Enea ne semble pas vouloir entendre ce qu’il a à lui dire. Elle verse le vin dans deux verres avant de se retourner vers lui. Elle lui en fourre un dans les mains et affiche un sourire qui sonne terriblement faux. « Trinque avec moi ! » Son ton est tellement enjoué que le garçon ne peut s’empêcher de soupirer. Il sait que tout ça n’est qu’apparence. Elle cogne son verre contre le sien sans qu’il n’ait vraiment le temps de faire quoi que ce soit et en avale son contenu d’une traite, sous les yeux circonspects de son meilleur ami. « Nea… » la rappelle-t-il à l’ordre un instant, mais elle le fusille du regard. Il doit jouer le jeu. Comme il l’a fait la première fois. Il ne doit pas être triste, ou du moins ne pas le montrer devant elle. Il doit oublier l’espace d’un court instant qu’elle est malade et profiter comme il profiterait avec n’importe qui. Il se résigne après un léger soupire et boit à son tour une gorgée de son verre. Mais il n’a pas le temps de finir que la brune s’est déjà emparé dudit verre, qu’elle pose sur la table avant de reporter son attention vers lui. « Cesse d'agir comme une fille Oakley, et embrasse moi. » lui dit-elle doucement en s’accrochant à sa chemise. Il la regarde un bref instant avant de capituler. Il n’est pas le genre à faire la morale, et il le sait, dans la situation inverse, il détesterait qu’elle la lui fasse. Alors il affiche un mince sourire, passe une main délicate derrière la nuque de sa meilleure amie et vient immédiatement retrouver sa saveur de ses lèvres, se conformant à ses désirs. Ce n’est pas étrange, ni même gênant. Peut-être parce qu’ils savent que ça n’a rien à voir avec de l’amour. Enfin, ça à tout à voir avec de l’amour, mais clairement pas celui qu’on pourrait penser. Et en une fraction de seconde, la tristesse, la peine, les gestes doux et toute délicatesse s’envolent. Laissant place à des baisers bien plus sauvages et des gestes presque bestiaux. Pour oublier. Pour profiter. « Et Mason ? » demande Wes entre deux baisers, alors qu’il laisse tomber le chemisier de la jeune femme sur le sol. Elle secoue la tête, et ferme les yeux quelques secondes avant de poser son index sur les lèvres du brun, histoire de lui faire comprendre que ce n’était de toute évidence pas le moment de parler de Mason, et que de toute évidence, elle n’en avait pas la moindre envie. Ni aujourd’hui, ni jamais. Elle se raccroche à ses lèvres et retire le peu de vêtements qu’ils leur restent. S’il décide d’oublier Mason –qui est malgré tout son ami- pour se concentrer sur Enea, sans savoir pourquoi, le visage de Maeve lui vint à l’esprit. Il s’arrête un instant, le souffle littéralement coupé, troublé par cette vision. Mais il décide rapidement de l’évacuer de son esprit, pour redonner toute son attention à Enea. Hors de question qu’il pense à Maeve à cet instant. Pourquoi penserait-il à elle finalement ? Elle n’était que sa colocataire, elle n’était que son amie, c’est tout. Rien d’autre. Ou peut-être qu’elle était un peu plus que cela et qu’intérieurement sa conscience le rappelait à l’ordre, lui faisant signe d’arrêter de coucher avec la sœur de celle qui occupait bien trop ses pensées ces temps-ci. (…) La culpabilité. Voilà le sentiment qui rongeait actuellement Wes. Alors oui, il faisait comme si de rien était, comme si tout ceci n’avait pas la moindre importance. Comme si coucher avec Enea ne regardait personne d’autre qu’eux et que cela n’avait la moindre répercussion sur sa vie et sur ses relations avec ceux qu’il considérait comme ses amis. Mais le fait est qu’il culpabilisait de faire cela à Mason, qu’il fuyait comme la peste ; et inconsciemment il ne cessait de penser à Maeve. D’ordinaire il ne culpabilisait pas de coucher avec une autre femme. Mais aujourd’hui, il était clair qu’il ne s’agissait pas de n’importe qui. Enea était la sœur de Maeve… Et le fait que la brune soit ces derniers temps aux abonnés absents, faisait qu’il y pensait encore plus. Elle ne savait pourtant rien, il ne lui avait rien dit et il savait qu’Enea non plus. Aaron était le seul au courant. Alors pourquoi avait-elle quitté leur appartement et refusait de répondre à ses appels et messages à répétition ? Mystère. Wes avait abandonné tout espoir de comprendre au bout de quelques jours. Maeve était bien trop compliquée à son goût et il avait d’autres problèmes à gérer. Et ceci lui permettait de ne pas avoir à l’affronter en sachant qu’il prenait bien trop souvent du bon temps avec sa sœur. Mais de toute évidence, les choses allaient prendre une toute autre tournure, bien moins à son avantage. Très tard dans la nuit, ou très tôt le matin, Wes rentre de chez Enea et rejoint leur appartement. Enfin celui qu’il partageait davantage avec lui-même ces derniers temps. Epuisé par sa nuit, il n’a qu’une envie, retrouver les bras de Morphée. Mais de toute évidence, cette dernière n’avait pas envie de l’accueillir de suite, puisqu’il n’a pas encore pénétré dans son appartement qu’il se retrouve nez à nez avec un homme qu’il ne connaît ni d’Eve ni d’Adam sortant de chez lui. Et étrangement, son sang ne fait qu’un tour et son cœur manque un battement. Pas une seule seconde il se dit qu’il pourrait s’agir d’un cambrioleur ou de n’importe quel criminel, et ce malgré l’apparence un brin douteuse de celui-ci. Non. Il le sait. Il sait que c’est l’œuvre de Maeve. Il fixe un instant l’homme en face de lui avant de se décaler pour le laisser passer sans le moindre mot. Car à ce moment précis, il se fiche totalement de ce mec. Non, il a simplement envie de se retrouver en face de Maeve et lui faire comprendre tout ce qu’il pense de ce qu’il est en train de se passer. Ce n’était pas la première fois qu’elle invitait quelqu’un dans leur appartement, mais le fait est qu’aujourd’hui, les choses étaient différentes. Ils n’avaient plus la même relation qu’autrefois et elle s’était volatilisée depuis des jours sans lui donner la moindre nouvelle … Et puis, c’était un fait, il voyait d’un très mauvais œil qu’un autre homme s’approche, de près ou de loin d’elle. Alors oui, il était clairement le plus mal placé pour faire une quelconque morale, mais il ne pouvait s’en empêcher. Il avait besoin d’évacuer toute la colère qui était montée en lui à la seconde où il avait croisé le regard de cet homme. Cet homme qui avait posé ses mains sur Maeve, qui l’avait embrassé, et plus encore, il en était certain. C’est pourquoi, il s’empresse de se diriger vers la chambre de Maeve. Sans la moindre précautions, la moindre discrétion et encore moins de délicatesse, il ouvre sa porte à la volée et fait irruption dans sa chambre. « C’est quoi ça Maeve ? » commence-t-il au quart de tour en faisant clairement référence à l’homme qui vient de quitter leur appartement. Son ton est de toute évidence remplis de reproche. La jeune femme, qui était encore en train de dormir se réveille en sursaut et remonte le drap jusqu’à son menton. Malgré le fait que Wes n’est pas dupe une seule seconde. Il sait très bien ce qu’il s’est passé ici en son absence et qu’actuellement elle ne doit qu’être très peu vêtue sous ce drap. « Wes, sors de ma chambre ! » hurle-t-elle immédiatement sans que le jeune homme en prenne compte. Il la fusille du regard et fait un pas de plus vers elle. « C’était qui lui ? » Il n’y a aucune once de sympathie, ni dans son regard, ni dans le ton qu’il arbore. Il crève de jalousie et cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Et même si en soit, il n’avait rien à dire, il prenait tout de même la peine de lui faire une scène. Parce que l’imaginer avec un autre le rendait fou et parce qu’il était en colère qu’elle ait volontairement fait cela dans leur appartement, en sachant qu’il serait là, alors qu’elle n’y avait pas mis les pieds depuis des jours. « Ca fait des jours que tu as disparue, que tu ne réponds ni à mes appels et que tu ne te pointes pas ici pour je ne sais quelle raison encore, et quand j’arrive je vois cet abruti sortir de chez moi et toi à moitié nue, c’est quoi ton problème ? » Il pointe un doigt menaçant vers elle, définitivement sur les nerfs. Mais le fait est que son attitude semble agacer de plus en plus Maeve. « Tu n’as pas de leçon à me donner là-dessus Wes ! » Et elle avait tout à fait raison. Mais il le faisait quand même. Il secoue nerveusement la tête alors qu’elle enfile un t-shirt qu’elle parvint à attraper dans un excès de colère. « Tu n’es pas comme moi Maeve ! » Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ; était l’adage qui convenait à cet instant le plus à Wes. Il ne se gênait pas pour coucher avec n’importe quelle fille, et même avec la sœur de Maeve, mais il ne concevait pas que Maeve en face autant, juste sous son nez. Alors il s’énervait, lui criait dessus et devenait fou, simplement parce qu’il ne parvenait à contrôler sa colère dans ce genre de situation. S’il avait toujours eu un vrai problème de gestion de ses nerfs depuis tout petit, aujourd’hui, ceux-ci lui donnaient à nouveau du fil à retordre. « Tu l’as trouvé où lui ? Dans un bar glauque ? Et si ça avait été un meurtrier ou je ne sais quel psychopathe encore ?! » Il plisse les yeux en l’accusant clairement. Puis il secoue la tête le plus lascivement possible. Comme si elle avait agit comme la dernière des idiotes, comme la dernière des trainées, alors qu’il faisait clairement pire de son côté. Mais encore une fois, Maeve était différente … « Tu fais vraiment n’importe quoi ! » Il fait un pas de plus vers elle en ne la lâchant pas du regard. Il reprend sa respiration et s’apprête à reprendre son discours parfaitement hypocrite et sans le moindre sens venant de lui, mais il n’en a pas l’occasion. Elle lève la main vers lui, pour lui faire signe de ce taire. « Arrête ! » Il est évident que ce n’est pas ce genre de petit ordre ou de petit geste qui allait faire flancher Wes. Il laisse échapper un léger rire jaune. Personne ne lui disait ce qu’il devait faire. Pas même Maeve. « J’arrêterais quand je l’aurais décidé Maeve ! » Il ne le voit pas, mais Maeve refuse dorénavant de le regarder. Elle a les yeux rivés vers ses pieds et pince ses lèvres pour ne pas craquer. Il aurait peut-être dû comprendre à cet instant qu’elle était au bord de la rupture et qu’il était temps pour lui de se calmer. Mais non, bien entendu, il fit tout le contraire et renchérit de plus belle. « Pourquoi est-ce que tu fais ça ? N’as-tu pas de … » Il s’apprêtait clairement à lui parler d’honneur, de respect et de décence. Comble de l’ironie. Mais bien entendu, il n’en eut de nouveau pas le temps, ce qui n’était finalement pas plus mal. « Parce que tu as couché avec ma sœur ! » Voilà qui était dit. Si Maeve venait de lâcher une véritable bombe, Wes en reste totalement pantois. Choqué qu’elle l’ait appris, d’une manière ou d’une autre, il se sent tout à coup comme le dernier des imbéciles. Il entrouvre la bouche, mais rien ne sort. Ce qu’il pouvait être idiot. « Je… » Outre le fait qu’il avait l’air d’un con après lui avoir fait une scène digne des télénovelas mexicaines, Wes aurait aimé, à cet instant justifier ses actes par le fait que sa meilleure amie avait eu besoin de lui, qu’elle était malade, terriblement malade et qu’aussi étrange que cela puisse paraître, ça avait aidé. Mais il se rappela que ce n’était pas à lui de lui dire. Il reste donc là, en face d’elle à bégayer comme le dernier des abrutis, ne faisant attention à l’expression à la fois écoeurée et terriblement peinée que Maeve arbore. « Maintenant sors de ma chambre, je ne veux plus te voir ! » Il la regarde un instant et à travers son regard, il sait. Il comprend enfin l’ampleur de sa bêtise. Il n’était qu’un idiot, un sombre idiot et il ne pouvait s’en vouloir qu’à lui même. Sans un mot de plus, il s’exécute et quitte la pièce, puis l’appartement, sachant pertinemment qu’y rester n’était clairement pas la meilleure des idées. Ses pas le guidèrent naturellement jusqu’à chez Aaron, son meilleur ami. Il sait qu’il le trouvera chez lui, et probablement dans un état lamentable, comme à son habitude ces derniers temps. Et il n’est pas surpris de le voir assis devant la table du salon, les yeux rivés vers le vide, la mine déplorable et faisant tourner autour de son doigt son alliance ; lorsqu’il pénètre dans l’appartement de son ami. Dans son autre main, Aaron tient un verre d’un whisky bon marché, qui doit être, au vu de sa couleur, infecte. Wes ne soupire même pas, il ne sermonne pas son ami, et n’essaie même pas de le faire sourire, comme il a l’habitude de le faire. Non. Il attrape un verre sur le buffet et vient immédiatement s’installer à côté de son ami. Il verse rapidement du whisky dans son verre. « J’ai tout fait foirer. » Car c’était exactement ce qu’il avait fait. Il avait tout à portée de main. Il avait une chance d’avoir tout ce qu’il voulait. Et il avait tout foutu en l’air. Alors oui, officiellement il mettait cela sur le compte de la maladie de sa meilleure amie, quand il était clairement évident qu’il n’était qu’un égoïste, complètement paniqué à l’idée de s’engager. Aaron tourne alors la tête vers son ami. Il ne lui pose la moindre question, car au fond, il sait déjà de quoi il s’agit. Et de toute évidence, il n’a pas envie de parler. « Bienvenue dans mon monde. » C’est tout ce qu’il se contente de dire en venant trinquer avec Wes. Les deux jeunes hommes, aussi pitoyables soient-ils avalèrent dans une synchronisation parfaite le contenu de leur verre respectif, avant d’en prendre un autre, puis encore un autre, jusqu’à ce que la bouteille soit complètement vide …

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Dernière édition par Wes Oakley le Sam 3 Oct - 21:27, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: ↦ prince of nothing charming (wes)   Dim 21 Juin - 11:18

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attention Mae mort si on s'approche trop près :siffle: :siffle:

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MessageSujet: Re: ↦ prince of nothing charming (wes)   Dim 21 Juin - 18:13

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MessageSujet: Re: ↦ prince of nothing charming (wes)   Sam 3 Oct - 21:30

mors donc ta soeur :siffle: :siffle:
bed2 bed2 bed2 bed2 bed2 tu veux encore de moi ?? emu emu

ma petite juny d'amour, les oakley sont définitivement les plus beaux :hehe2: hug2 hug2

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MessageSujet: Re: ↦ prince of nothing charming (wes)   Sam 3 Oct - 21:56

ma quoi? :siffle: :siffle:
je réfléchie à la question revient vers toi dès que le jury aura délibéré haha haha

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