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 i'm lost in the dark, with no love in my heart ♦ chapman's

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MessageSujet: i'm lost in the dark, with no love in my heart ♦ chapman's   Sam 24 Oct - 17:54


i'm lost in the dark, with no love in my heart  
LOLA & AARON CHAPMAN

To be honest with you, I don’t have the words to make you feel better, but I do have the arms to give you a hug, ears to listen to whatever you want to talk about, and I have a heart; a heart that’s aching to see you smile again. ~ daniel kilby .


Les yeux rivés sur le dossier de sa patiente, Aaron n’a absolument pas vu le temps passer. Lina Griffin était déclarée décédée depuis deux heures déjà, mais le jeune homme ne comprenait toujours pas ce qui c’était passé. Son titulaire lui avait dit que parfois il ce passait des choses que la médecin ne pouvait déceler, mais lui ne partageait pas le même avis. Selon lui il y’avait une explication à tout, et il n’acceptait pas de ce dire qu’il s’agissait simplement du destin, il le refusait. Alors oui il passait deux heures de son temps libre dans la salle de repos, a tenter de trouver une réponse et si ça déplaisait à quelqu’un il valait mieux qu’il ce taise au risque d’avoir affaire à lui. Aaron n’était pas connu comme quelqu’un de méchant, mais son talent forçait le respect si bien que personne ce soir-là ne s’attarda à le contredire, après tout il pouvait faire ce qu’il voulait de son temps libre … Peu de personne ce rendaient vraiment compte cependant, qu’Aaron n’abandonnait jamais, il était contre le simple fait d’abandonner et l’avait démontré à plusieurs reprises tout au long de sa vie. Sa lutte pour retrouver sa fille ne c’était jamais terminée, et même si cela faisait deux ans que son petit ange avait disparu il continuait aujourd’hui à démultiplier ses efforts, nourrissant toujours l’espoir de la retrouver vivante. Il était difficile pour lui de ne pas passer une journée sans penser à elle, sans penser à quoi elle pouvait bien ressembler … Le court de ses pensées fut rapidement coupé par le bruit de son téléphone, vibrant sur la table de la table en bois. Il ne voulait pas répondre, il voulait trouver la solution. Il avait du faire face à la famille de Lina, il avait du les regarder en face et leur annoncer que leur mère, leur femme ne respirait plus, et qu’ils ne savaient pas pourquoi, et il ne pouvait pas ce résoudre à rester ainsi. Alors il ne répond pas, mais cela à suffit à couper sa concentration. Refermant le dossier d’un geste sec, il le lance sur la table et passe une main sur son visage en soufflant. Un instant il laisse son regard fixer le vide, son cerveau ce vider complètement … Il était fatigué, il n’en pouvait plus mais il n’avait pas le choix. Il n’avait pas le droit de ce laisser aller, au risque de ne peut être jamais revenir. Son téléphone vient de nouveau perturber le silence ambiant autour de lui, il l’attrape et s’apprête à répondre de la manière la plus désagréable qu’il soit quand il voit le numéro d’Elena apparaître sur l’écran. C’était sa petite soeur qui avait tenté de le joindre à deux reprises, et il ne pouvait pas l’ignorer plus longtemps, il n’ignorait jamais Elena. Plaçant le portable sur son oreille, il s’enfonce dans le fauteuil qu’il occupe tandis que sa soeur et lui échangent les formules habituelles démarrent un appel. Et puis elle lui explique la raison de son coup de téléphone si tardif, elle lui propose de venir au ESL en sa compagnie et que Wes les attends déjà la bas. Sortir était la seule chose qu’il savait faire correctement ses derniers temps, il ne savait rien faire d’autre à part son boulot «  Okay, j’arrive. » Il n’était pas vraiment habitué à sortir en boîte avec sa soeur, mais il était définitivement habitué à le faire avec Wes. C’était devenu une activité habituel, qu’ils ne partageait pourtant pas avant ou tout du moins pas autant qu’aujourd’hui. Car avant Aaron préférait passer sa soirée avec sa femme et sa fille, mais aujourd’hui il était seul alors qu’avait-il de mieux à faire finalement ? Après avoir raccroché et glissé son téléphone dans la poche de sa blouse, il s’arrête et observe le dossier qu’il a fait glisser sur la table avant de répondre. Il n’abandonnait pas, il prenait une pause. Faisant racler les pieds du siege sur le sol en plastique, il attrape le dossier qu’il glisse sous son bras et quitte la salle. Dans les couloirs il croise quelques amis et collègues qu’il salue d’un signe de tête «  Qu’est ce que tu fais encore là ? » La main sur la porte des vestiaires, il ce retourne pour trouver Alycia derrière lui, plusieurs dossiers sous le bras et qui le regarde comme si il venait de faire une bêtise. Elle regarde sa montre qui est sur son poignet libre, et le fusille à nouveau du regard «  Tu aurais dû partir il y’a deux heures !!  » Il était à présent minuit et demi, et elle avait commencé sa garde quand lui avait finit la sienne, lui souhaitant une bonne soirée. Il lui avait souhaité bon courage, et c’était enfermé dans la salle de repos. Il lève les épaules, adopte un visage complètement innocent et pousse d’un coup de hanche la porte des vestiaires «  Promis, cette fois c’est la bonne! » il l’entend soupirer et continuer son chemin, tandis qu’il attrape ses affaires pour ce changer. Il ne pense pas repasser chez lui, ce jean et cette chemise feraient l’affaire même si l’ESL avait une certaine classe, il savait que cela ne poserait pas de problème. Après tout ce n’était pas la première fois qu’il y mettait les pieds, et puis Elena serait assez classe pour eux deux. Attrapant les clefs de sa moto, il remet machinalement son alliance à sa place et sort enfin de l’hopital. Cela faisait pourtant deux ans que Lola était partie, mais il portait toujours son alliance. Il l’enlevait au boulot mais la gardait le reste du temps, incapable de vraiment dire adieu à cette partie de sa vie. Elena avait proposé de le rejoindre là bas, parce qu’elle n’aimait pas beaucoup monter derrière lui sur sa moto, mais plus encore parce qu’elle ne souhaitait pas abimer sa robe ou ses chaussures. Si bien que bout de quelques minutes il gara sa voiture sur le parking de la boîte déjà bondée, avant d’appeler sa soeur pour la retrouver dans la queue. C’était comme ça qu’il faisait d’habitude avec Wes, le premier qui arrivait appelait l’autre pour lui dire ou il se trouvait. Mais il fallait bien l’avouer ils n’attendaient jamais beaucoup, trouvant de jolies filles avec qui passer. Mais cette fois fut plus rapide que les autres, puisque sa petite soeur l’attendait à l’entrée. Arrivé à ses côté il lui presse l’épaule avant de déposer un baiser sur son front «  Ta robe est trop courte. » Il ne la vit pas lever les yeux au ciel, mais il l’imagina parfaitement. Elle prit soin de ne pas commenter ses propos, elle était habitué à ce qu’il lui fasse ce genre de reflexions parce qu’il la couvait beaucoup trop, mais il ne pouvait rien contre ça, elle était sa petite soeur après tout. Apparement elle avait un laisser passer grâce à sa patronne, mais Aaron ne chercha pas à comprendre plus ce qu’elle était en train de dire parce qu’ils venaient d’entrer dans la boîte et que le bruit recouvrait déjà ses propos. Elle ce fraya un chemin dans la foule avec un aisance presque flippante tandis qu’Aaron galéra derrière elle un moment, avant de finalement rejoindre la table ou Wes était en train de ce lever pour l’accueillir -la serrant un peu trop fort contre lui comme toujours- et acclamer l’arrivée d’Aaron. «  T’en à mis du temps mon vieux ! » il vint lui donner une franche accolade avant de l’inviter à ce servir un verre, apparement la soirée avait bien commencé pour eux qui ne l’avait pas attendu !! Il ne ce fit pas prier, et attrapa un verre de Whisky qu’il termina en une vitesse affolante. Aaron n’était pas un grand buveur de manière générale, même au lycée quand ils faisaient des soirées ce n’était jamais lui qui finissait son verre, il conduisait tout les autres. Il n’avait jamais trouvé cela attirant et encore moins quand il était entré à la fac, avait commencé sa vie avec Lola et qu’ils avaient eu Minx … Le simple fait de penser à cela, lui fit finir un second verre. En fait c’est à partir du moment ou il était rentré un soir, et avait découvert que toutes les affaires de Lola manquaient, qu’il avait commencé à boire pour tenter d’éponger cette blessure béante qui c’était ouverte en lui. Mais franchement cela ne faisait rien, ça ne l’aidait pas a aller mieux, au mieux il oublier l’espace de quelques minutes avant que la vérité ne lui revienne en plein dans la figure comme une claque. Mais au moins pendant quelques minutes il ne souffrait plus … Il ne fallut pas longtemps avant qu’ils ne soient abordés par de très jolies jeunes femmes, il n’appréciait pas trop que sa soeur soit là pour voir ça mais quand il la chercha du regard il vit rapidement qu’elle était elle même occupée avec ses copines. Il ressortait toujours de ce genre de soirée tout seul, mais il jouait le jeu quand ils étaient là. Une jeune femme était en train de placer ses mains un peu partout sur son avant bras quand il entendit la voix de sa soeur à ses côtés «  Hey c’est pas Maeve là bas ? » la tête de Wes c’était tourné tout de suite, il avait comprit immédiatement ce que leur avait dit la jeune femme. Cela fit sourire son meilleur ami qui c’était foutu dans un pétrin particulier en couchant avec la soeur de la brune, pour qui il éprouvait plus de sentiments qu’il ne voulait bien l’avouer. Un sourire nouveau habitait donc son visage, un brin moqueur et à la fois compréhensif. Mais son cerveau semblait quand à lui un peu trop embrumé pour comprendre ce que la présence de Maeve impliquait, les autres d’ailleurs l’ont comprit avant lui. Car à cet instant Maeve aussi à remarqué leur présence, et elle n’est pas la seule puisque deux yeux magnifique bleu sont en train de transpercer Aaron toujours aussi coller serrer avec cette inconnue. «  Qu’est ce qu’elle fou là ? » ses propos trahissaient ses pensées. Et avant même que quiconque ne lui réponde il vit la jeune femme faire demi-tour, et partir. Il n’avait pas à la suivre, elle était celle qui était partie, celle qui avait refait sa vie avec un autre … Mais cela faisait deux ans qu’il ne l’avait pas vue, deux ans qu’ils ne c’étaient pas parlés, et peut être qu’il avait un peu trop bu. Alors avant même que Wes ai commencé à prononcer son prénom pour l’en dissuader, il vient de complètement rejeter la jeune femme avec qui il semblait passer un bon moment pour ce lancer à la poursuite de son ex-femme qui était selon les papiers toujours sa femme. Ses papiers ils les avaient tout les deux, mais visiblement elle n’avait pas encore été capable de les signer, alors elle portait encore son nom et cela faisait encore plus mal. Il détestait les boîtes en fin de compte, parce qu’il mit plus de temps qu’il n’aurait voulu pour arriver dans le couloir qui menait aux toilettes, là ou il avait vu Lola ce réfugier. Plusieurs femmes qui en sortaient lui lancèrent un regard de désapprobation mais il n’en avait absolument rien à faire, encore moins quand il poussa la porte en bois et ce retrouva dans une pièce avec plusieurs autres femmes. Elles qui parlaient, qui hurlaient presque quelques minutes auparavant s’arrêtèrent d’un coup. Plusieurs ce mirent à l’insulter, mais il s’en fichait parce que Lola était là fuyant son regard. Voyant que leurs propos ne le faisait pas bouger, les autres quittèrent la pièce les laissant là tout les deux, en silence. Immobile, Aaron observe Lola … Elle était toujours aussi belle, toujours aussi parfaite, et si ce n’était pas aussi compliqué entre eux il ce serrait approcher d’elle pour l’embrasser, et la serrer contre lui. Mais ce n’était pas possible, en fait cela ne risquait pas d’arriver à nouveau un jour vu comme les choses c’étaient terminés entre eux. Il aurait pu être calme avec elle comme il l’avait toujours été avec elle, mais il sentait la rage battre dans sa poitrine. Alors il fut le premier à rompre le silence, sans pour autant bouger d’un pouce. «  Alors c’est ça que tu est devenue Lola ? » ses mots étaient mauvais, il le sentait et ne pouvait rien y changer. A vrai dire il avait beau toujours l’aimer, il la détestait presque autant pour l’avoir abandonner quand les choses étaient toutes aussi difficiles pour lui. Elle n’en avait fait qu’à sa tête, et elle l’avait complètement abandonné. «  Tu fuis, encore. » Il serre son poing pour ce calmer. L’alcool démultiplie tout, c’est marrant le liquide qu’il avait prit pour pouvoir oublier l’espace de quelques minutes était en train de rendre tout cela plus difficile encore que ça ne l’était. «  Quand est ce que tu vas arrêter d’être aussi lâche ? » Il avait préparé ce moment dans sa tête pendant les deux dernières années, et de toute évidence ça ne ce passait pas comme prévu. Lui qui c’était persuadé pouvoir rester calme et réfléchit, n’était pas du tout dans cet état là à cet instant précis.

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MessageSujet: Re: i'm lost in the dark, with no love in my heart ♦ chapman's   Sam 24 Oct - 21:17


In my dark time I'll be going back to the street, promising everything I do not mean in my dark time baby, this is all I could be and only my mother can love me for me in my dark time, in my dark time ››› aaron chapman and lola chapman


Assise devant le placard de son appartement, Lola a les yeux rivés sur ce tableau qu’elle tient à jour depuis deux années déjà. Son regard traduit la tristesse, le désarroi et le désespoir. Elle ne savait plus quoi faire. L’enquête était au point mort et elle ne savait pas si un jour un élément nouveau ressortirait pour faire avancer le dossier, et pour retrouver sa petite Minx, disparue depuis deux longues et interminables années. Elle avait l’impression que cela faisait bien plus longtemps. Ceci parce que ces dernières années qui s’étaient écoulées avaient été terriblement longues et éprouvantes. Elle les avait détesté, chacune d’entre elles. Chaque semaine, chaque jour, chaque heure, chaque minute de ces deux dernières années. Et ce même si aujourd’hui, le monde qui l’entourait était persuadé qu’elle avait en quelque sorte remonté la pente. Mais si en apparence Lola allait mieux, la réalité était toute autre. Elle souriait, riait parfois même, sortait et vivait comme les femmes de son âge pouvaient le faire, lorsqu’elle était avec du monde. Mais dès l’instant où elle se retrouvait seule, dès l’instant où elle n’avait plus à jouer le jeu de la jeune femme pleine de vie qu’elle était autrefois, elle s’écroulait. Elle s’effondrait et redevenait l’ombre d’elle-même. Elle pleurait pendant des heures en repensant à sa fille, à Aaron, à sa famille ; ou elle passait des nuits entières devant de fichu tableau qu’elle avait retourné dans tous les sens possibles et imaginables et dont rien n’était finalement ressortie. Elle plisse les lèvres alors qu’elle fixe le panneau qu’elle avait elle-même confectionné avec tous les indices qu’elle avait pu recueillir au fil du temps. Puis elle sent la colère monter en elle. Une colère qu’on ne lui connaissait pas. Pour la simple et bonne raison que Lola n’était que douceur et gentillesse. Du moins c’est ce qu’elle était avant qu’on ne lui enlève son trésor, la prunelle de ses yeux. Et depuis, la Lola que l’on connaissait avait totalement disparue. Une larme perle le long de sa joue alors qu’elle attrape le premier objet qu’elle a sous la main pour le jeter sur le tableau. Un verre, qui se brise en mille morceaux sur celui-ci. Elle n’en peut plus de ce tableau, elle n’en peut plus de cette enquête qui reste au point mort et dont tout le monde se fiche, elle n’en peut plus de cette situation, elle n’en peut plus, elle veut serrer sa fille dans ses bras, elle veut retrouver sa vie d’antan, elle veut sentir les bras protecteurs d’Aaron se refermer contre ses épaules, elle ne veut plus de cette vie. Des larmes coulent sans qu’elle ne parvienne à les arrêter alors que dans un excès de rage elle frappe dans le tableau d’un violent coup de pied. Elle le détruit, le piétine et arrache tout ce qu’il y a dessus. Cela ne sert à rien. Elle ne retrouvera jamais sa fille et elle ne voyait pas bien comment elle pourrait vivre sans cela. Des cris de douleur et de chagrin s’échappent d’entre ses lèvres, alors qu’elle ne parvient à s’arrêter de tout ruiner. Elle ressemble à une folle, elle pète littéralement les plombs, elle en est pleinement consciente. Tant qu’elle n’entend même pas la porte de son appartement s’ouvrir puis se refermer. « Lola ma belle je suis là tu es prête ?! » La voix de Maeve la stoppe immédiatement dans son excès de folie. Elle s’arrête et panique aussitôt. Elle ne veut pas que Maeve ou qui que ce soit la voit ainsi. Elle court alors s’enfermer dans la salle de bain. « Bientôt ! » crie rapidement Lola à l’adresse de sa meilleure amie avant de refermer la porte derrière elle. Elle reste un instant derrière cette porte et ferme les yeux, reprenant ses esprits et sa respiration. Et d’un coup, elle se sent idiote, parce qu’elle a oublié de ranger les vestiges de sa crise de colère. Elle espérait juste que Maeve ne vienne pas dans sa chambre. La blonde s’avance alors vers la salle de bain et ce qu’elle voit dans le miroir lui fait froid dans le dos. Elle est méconnaissable. Son maquillage noir a coulé le long de ses joues, ses cheveux en pagaille se sont pratiquement tous sauvagement échappés de son élastique et ses yeux sont gonflés. Elle ne ressemble à rien c’est un fait. Elle passe ses deux mains sur ses joues, pour observer l’étendu des dégâts avant de lâcher un long soupire. Elle avait du travail pour arranger tout ça. Et pourtant, près d’une trentaine de minutes plus tard, c’est une Lola resplendissante, respirant la joie de vivre et le bonheur qui sort de la salle de bain. Elle s’était maquillée subtilement, avait mis du rose sur ses joues et du rouge sur ses lèvres, avait laissé ses cheveux ondulés lâchés sur ses épaules, et arpentait une petite robe rouge qui lui donnait des airs de femme fatale. C’était un fait, Lola pouvait être une très bonne actrice. Ceci parce qu’elle en avait assez des questions que tout le monde ne cessait de lui poser et surtout de ces regards de pitié qu’on lui jetait en permanence. Alors elle avait tout fait pour que cela s’arrête. Elle avait repris ses anciennes habitudes, elle avait retrouvé le sourire, elle avait refait sa vie avec un homme charmant et elle tentait tant bien que mal de faire bonne figure. Mais bien sûre, certains de ses plus proches amis n’étaient pas dupes. Ils savaient pertinemment qu’elle jouait, que tout ceci n’était qu’une façade et qu’elle était au fond toujours aussi meurtrie et brisée. Mais le fait est qu’ils ne pouvaient rien dire, car revoir la Lola qu’ils connaissaient leur faisait un bien fou. Lorsqu’elle sort de la salle de bain, Lola attrape son sac, sa veste et enfile ses escarpins avant de rejoindre Maeve dans le salon, qui n’a fort heureusement pas eu l’idée de la rejoindre dans la chambre. Maeve, qui feuilletait un magazine féminin, étalée sur le divan relève a tête vers son amie et un immense sourire s’affiche aussitôt. « On va faire des ravages ce soir ma belle ! » Maeve pouffe d’un rire qui n’appartient qu’à elle alors qu’elle se lève pour venir prendre Lola dans ses bras. Ce soir, c’était une soirée entre filles. Entre copines et rien d’autre. Elles avaient décidé d’un commun accord de laisser tomber pour une soirée leurs homologues masculins pour profiter de leur jeunesse et pour faire la fête. Plusieurs de leurs amies étaient de la partie, dont sa petite sœur Riley, qu’elle n’avait plus vu depuis un certain temps. Les choses n’étaient pas simples entre elles ces derniers temps, mais toutes deux semblaient faire des efforts pour l’autre et c’était finalement tout ce qui comptait. « Enfin, juste moi, puisque tu as déjà tout ce qu’il te faut en la personne de Tommy Whelan ! » De nouveau, Maeve ricane alors qu’elle attrape le bras de sa meilleure amie pour l’entraîner dehors, jusqu’à la voiture de la jeune femme. Maeve avait raison, Lola était déjà prise. Avec Tommy Whelan qui plus est. Un homme charmant qui lui faisait du bien. Avec lui, elle oubliait l’espace d’un instant son chagrin. Quand bien même il n’était pas Aaron… Mais le fait est qu’avec Tommy, les choses étaient simples. Elle pouvait être naturelle avec lui, elle n’avait pas besoin de jouer un jeu, parce qu’il la comprenait peut-être mieux que personne. Ceci étant, Tommy n’était ce soir pas de la partie puisque c’était là une soirée entre filles, et Lola avait la ferme intention de s’amuser. Ou du moins de prétendre s’amuser. Une bonne heure plus tard, les deux compères dansent au beau milieu de la piste, accompagnées de leurs amies. La fête bat son plein, tant que pendant quelques minutes, Lola rit même de bon cœur. Elle ne fait pas semblant. Elle s’amuse vraiment. Elle profite de la musique et danse au rythme des morceaux, oubliant tous ses soucis, profitant simplement du moment présent et de la présence de ses amies. Elle semble heureuse. Enfin, ceci jusqu’à ce que son rire ne soit arrêté brusquement par la vue d’un fantôme de son passé. Aaron. Ils se regardent un instant, tous deux visiblement pétrifiés par la présence de l’autre ici. Puis elle détourne son regard pour le poser sur Maeve. La détresse, voilà ce que son regard traduit à ce moment-ci. « Ca va aller Lola, ce n’est rien, vous n’êtes pas obligés de vous parler. On peut partir ailleurs si jamais et … » Maeve qui tient fermement les bras de son amie pour tenter de la calmer pour ne pas qu’elle cède à la panique s’arrête au beau milieu de sa phrase. Et pour cause, Lola vient de s’échapper de l’étreinte de la brunette et se précipiter vers la sortie. Pourquoi cela ? La raison est simple, Aaron se dirige vers elle et il est hors de question qu’elle lui parle. Elle ne veut pas. Elle ne veut pas le voir, ni aujourd’hui, ni jamais. Elle ne veut pas l’affronter, parce qu’elle n’y arrive pas sans penser à Minx et qu’elle n’arrive toujours pas à contrôler ses émotions quand il s’agit de sa petite fille. Et elle ne le veut pas non plus car elle sait qu’elle a été cruelle et particulièrement horrible avec lui, elle sait qu’elle lui a fait du mal et elle ne veut pas l’affronter. Elle n’est pas assez forte pour ça. Elle est même tout le contraire. Car le fait est que sa plus grande faiblesse en ce bas monde était bel et bien Aaron. Et s’il avait été pendant très longtemps sa force, aujourd’hui ce n’était plus le cas. Pour la simple et bonne raison qu’ils avaient perdu le ciment qui les liait tous les deux, Minx. Et que sans elle tout partait à la dérive. Les battements de son cœur s’accélèrent alors qu’elle pousse tout le monde pour atteindre la sortie. Mais celle-ci semble trop loin. Putain. Elle manque de souffle. Parce qu’elle vient de danser pendant un certain temps, et parce que la panique fait qu’elle n’arrive plus à respirer correctement. Faute de mieux, elle s’engouffre dans les toilettes. Aaron ne pouvait pas venir ici, c’était un endroit réservé aux femmes. Elle regarde la dizaine de filles qui attendent pour aller aux toilettes et désespère de voir qu’aucun toilette ne semble libre. Elle panique de plus belle et tourne en rond, ne sachant que faire. Et cela ne s’arrange pas lorsqu’elle voit Aaron débarquer dans la pièce. Mon dieu, mais qu’était-il en train de faire ? Si les autres femmes s’insurgent, elles doivent probablement comprendre qu’il est grand temps de les laisser tous les deux, au vu du regard accusateur du jeune homme. Lola fuit son regard. Elle s’est réfugiée dans un coin de la pièce et se sent prise au piège. Elle ne peut plus partir, elle ne peut plus rien faire. Elle est obligée de rester là et de subir. Elle n’arrive cependant pas à le regarder. Elle fait nerveusement tourner ce bracelet qu’il lui avait offert il y a longtemps, autour de son poignet. Si elle n’avait pas gardé son alliance, elle n’était parvenue à se séparer de tous ce qui se rattachait à Aaron. Elle se sent ridicule, comme une petite fille apeurée devant son maître d’école, parce qu’elle a fait une grosse bêtise. De plus, son esprit était altéré par les quelques verres qu’elle avait bu durant la soirée. Elle n’était pas saoule, loin de là, mais elle n’était pas totalement sobre non plus, ce qui expliquait le pourquoi du comment elle avait autant dansé ce soir. « Alors c’est ça que tu es devenue Lola ? » Les mots durs de Aaron l’atteignent en plein cœur. Elle relève les yeux vers lui et fronce les sourcils. Elle n’est pas bien sûre de comprendre où il veut en venir. Mais à peine a-t-elle posé les yeux sur lui qu’elle voit qu’il n’est pas dans son état normal. Il avait bu, et un peu trop. Et cela le poussait de toute évidence à l’affronter, alors qu’il ne l’avait jamais fait en deux ans. Elle ne répond, dans un premier temps pas, restant parfaitement silencieuse. Elle ne le reconnaît pas. Il n’était jamais ainsi avec elle. Et si elle était pleinement consciente qu’elle l’avait en quelque sorte méritée, elle ne comprenait pas pourquoi il n’essayait pas de comprendre. Comprendre que pour elle, continuer sa vie avec lui comme si de rien était, était bien trop difficile sans Minx. Elle baisse les yeux, presque honteuse. « Tu fuis, encore. » Elle fuyait parce qu’elle n’arrivait pas à faire autrement. C’était comme ça. Et si elle faisait croire à quiconque qu’elle était parvenue à remonter la pente, ce n’était pas du tout le cas. Elle était faible, terriblement faible et elle ne parvenait à se battre pour vivre sa vie, pour vivre tout simplement… Elle voit le point d’Aaron se serrer, et son regard accusateur percer le sien. Et aussitôt, elle sent les larmes lui monter aux yeux. L’alcool démultiplie tout, même la tristesse. Elle sentait qu’elle allait craquer. Mais elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas craquer, pas devant lui, devant personne en réalité. « Aaron … » murmure-t-elle doucement, pour lui faire comprendre d’arrêter, la voix légèrement tremblante. Mais le fait est qu’il était bel et bien décidé à la faire souffrir, autant qu’elle l’avait fait souffrir. Ce n’était donc pas assez de lui avoir infligé un spectacle de danse collé serré avec une pauvre fille probablement refaite de la tête aux pieds. « Quand est ce que tu vas arrêter d’être aussi lâche ? » Le ton qu’il emploie, le regard qu’il lui lance et les mots qu’il prononce l’atteignent en plein cœur, de la manière la plus négative qu’il soit. Elle plisse les lèvres et sent une larme couler le long de sa joue. Elle la sèche rapidement d’un revers de la main et lève les yeux vers lui. Elle lutte pour ne pas fondre en larmes. Elle ne peut pas. Elle ne peut pas être aussi faible, elle doit se rependre. Il ne peut pas être aussi dure et espérer simplement qu’elle se mette à pleurer et s’excuse de tout ce qu’elle avait pu lui faire subir. En soit, cela aurait probablement été la meilleure des réactions à avoir, mais le fait est que Lola en avait assez de subir. Elle en avait assez d’être la victime et de devoir constamment encaisser ce qu’on pouvait lui dire. Elle en avait assez de souffrir. Et la dose d’alcool qu’elle avait elle-même ingurgité lui donnait du courage et de biens mauvaises idées. Sans réfléchir une seule seconde, elle renifle et reprend son souffle, arborant cette fois-ci un regard bien moins meurtri. Il n’avait pas le droit de l’insulter de la sorte en espérant qu’elle ne contrattaque pas. « Sors de là ! » crie-t-elle à l’adresse de celui qui était pourtant toujours son mari, du moins légalement parlant. Car les faits étaient tout autres. Elle fait un pas en sa direction et le fusille du regard. « Tu as trop bu ! » Elle était bien mal placée pour dire cela. Mais le fait est qu’elle devait de toute évidence avait moins bu que lui. Elle connaissait assez Aaron pour savoir qu’il n’était pas ainsi lorsqu’il était sobre, ou du moins elle croyait encore le connaître. Elle s’avance de plus belle et pointe un doigt accusateur vers Aaron. « Regarde toi ! Je suis peut-être lâche, mais toi tu ne ressembles à rien d’autre qu’à un ivrogne ! » Elle savait qu’elle allait trop loin, qu’elle n’avait aucun droit de lui dire une chose pareille, car en soit, elle était responsable de ce qu’il était devenue, ou du moins, elle en était en partie responsable. Mais le fait est qu’elle déraillait complètement lorsqu’il était dans les parages. Tout comme cette fois où elle avait passé plusieurs heures devant l’hôpital où il travaillait, sous une pluie battante à le regarder arpenter les couloirs de l’hôpital, sans parvenir à rentrer et à l’affronter. Elle faisait n’importe quoi et disait n’importe quoi. « C’est pathétique ! Tu es pathétique ! » Elle ne lui avait décidément pas assez fait mal, il fallait qu’elle appuie davantage et remue le couteau dans la plaie. Car elle n’en pouvait plus des reproches, qui était davantage de la part des autres que de la part d’Aaron, mais il s’était trouvé là au mauvais moment, hélas et il avait prit pour les autres. Elle s’approche encore pour retrouver la sortie mais le fait est qu’il lui barre le passage. « Maintenant pousse toi, laisse moi passer et va retrouver celle avec qui tu avais l’air de passer du bon temps ! » Son ton est, cette fois, bien plus froid, bien plus accusateur. Car c’était un fait, même si Lola avait quitté Aaron, même si elle ne parvenait à le regarder sans penser à Minx, même elle ne pouvait plus vivre de cet amour qui les habitait pourtant l’un et l’autre depuis tant d’années, elle mourrait toujours autant de jalousie dès qu’une femme s’approchait de près ou de loin d’Aaron. Elle croise les bras et attend qu’il se pousse, espérant vraiment qu’il aurait l’intelligence de le faire et de lui foutre la paix, comme elle lui avait finalement demandé.

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MessageSujet: Re: i'm lost in the dark, with no love in my heart ♦ chapman's   Sam 24 Oct - 22:53


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To be honest with you, I don’t have the words to make you feel better, but I do have the arms to give you a hug, ears to listen to whatever you want to talk about, and I have a heart; a heart that’s aching to see you smile again. ~ daniel kilby .


Sa vie était un calvaire, il ne s’en plaignait jamais auprès de son entourage à part les personnes les plus proches de lui. Mais tout le monde savait, il était difficile de ne pas croiser de nouvelles personnes à l’hôpital jours après jours, sans qu’elles ne le regarde avec insistance ou qu’on chuchote dans son dos. Il était Aaron Chapman, et le fait qu’il soit le meilleur dans son domaine importait peu pour eux, non ce qui était le plus marquant dans sa vie était le fait qu’on avait enlevé sa fille. Personne ne comprenait comment il pouvait rester debout, travailler plus que nécessaire sans pour autant s’effondrer … Mais personne ne pouvait comprendre, qu’il avait besoin de ça pour avancer, il avait besoin de son boulot ou alors il ne lui restait absolument plus rien. Il ne souhaitait à personne de vivre ce qu’il avait vécut ce jour là, ce jour ou on lui avait prononcé ses mots qu’il n’oublierait jamais « Votre fille a été enlevée ». Combien de fois entendait-il cette phraser dans sa tête par jour ? Elle s’insinuait dans son esprit à chaque secondes, chaque minutes de la journée et il en devenait complètement fou. Il ne pensait pas que les choses pourraient être pire que ce qu’elles avaient été, si ce n’est lorsqu’il à comprit que Lola était partie … En toute franchise il comprenait, il comprenait peut être mieux que quiconque qu’elle ai eu besoin de partir. Perdre leur enfant était une déchirure, une épreuve insurmontable pour laquelle il avait du garder la tête froide, pour laquelle il ne c’était pas effondrer en face d’elle non plus pour ne pas rajouter plus à la peine qu’elle éprouvait. Il avait fait en sorte de rester calme pour eux, et elle était partie. Il était rentrée, avait retrouvé la maison noire et silencieuse ce qui n’était pas normal. En posant son sac dans l’entrée il c’était automatiquement dirigé vers leur chambre, persuadé qu’il la trouverait là recroquevillée sur elle même, tenant la peluche de Minx, mais il ne l’avait pas trouvé dans leur chambre. Ni même dans le reste de toute la maison, nul part, elle avait prit ses affaires et elle était partie. Il c’était retrouvé là, démuni, désemparé, brisé et pour autant il ne lui en avait pas voulu tout de suite, parce qu’encore une fois il avait comprit son choix. Elle ne pouvait plus vivre dans cette maison ou ils avaient vécus tout les trois, soit. La première nuit incapable de rester seul dans leur chambre, il c’était réfugié dans celle de leur fille. Il l’a attendu, attendu mais elle n’est jamais revenue … Jamais.  «  Aaron fait pas le con. » les mots de Wes ne firent rien au jeune médecin, il ne les écouta même pas.  Plus d’une fois son meilleur ami l’avait sortit des misères dans lequel il c’était mit tout seul, parce qu’il avait rejeté tout les autres et spécialement son petit frère qui avait eu l’audace de lui ouvrir les yeux un soir ou il n’était pas prêt à l’entendre. Plus d’une fois Wes l’avait accompagné qu’il aille bien, qu’il aille mal, quand il faisait des recherches plus poussées et approfondies sur la disparition de Minx, quand il cherchait des détectives privés digne de ce nom. Mais ce soir Aaron n’écoutait pas Wes, pas quand il venait de voir Lola dans la foule, pas quand il avait bu, pas quand il sentait toute cette rage et ce désarroi l’habituer, complètement. Il n’avait jamais connu cette partit de lui même jusqu’à il y’a deux ans, quand il avait commencé à s’apitoyer sur son sort, quand il avait commencé à boire plus que nécessaire. Ce n’était pas une personne qu’il aimait être, mais avait-il besoin de s’aimer ? Il n’en était plus certain aujourd’hui. Alors il avait traversé la foule dansante, poussant des gens sur son passage sans pour autant faire attention à ne pas les blesser à vrai dire il n’en avait rien à faire, tout ce qui comptait à présent c’était de trouver Lola. Elle avait passé son temps à lui glisser entre les doigts, au début naïvement il avait pensé que tant qu’ils étaient tout les deux ils arriveraient par s’en sortir, à démêler l’enlèvement de Minx. Mais apparement ce n’était pas ce que pensait la jeune femme, ne trouvant rien de mieux à faire que de l’abandonner. Et il n’était plus d’accord, il n’avait plus envie de ce taire pour respecter sa douleur, il n’avait plus envie de rester sans rien faire tandis qu’elle reconstruisait sa vie comme si rien de tout cela n’était arrivé, comme si ni leur fille, ni lui n’avait existé. Quiconque ce trouvait devant lui à dire du mal de la jeune femme ce serait retrouvé avec un coup de poing immédiat dans le visage, mais ce soir il était le premier à être plus que remonté contre elle. Elle n’avait pas le droit de refaire sa vie comme ça, elle n’avait pas le droit de s’amuser avec ses copines et de continuer ainsi à le fuir. Après tout aux yeux de la loi elle était encore sa femme, même si apparement plus rien n’existait entre eux aujourd’hui. La retrouver là dans ses toilettes n’était pas le plus belle endroit ou ils avaient pu ce retrouver un jour, mais ça importait peu … Elle avait les joues rosie par les efforts mais aussi par son maquillage, si Aaron n’était pas tant aveuglé par sa colère il aurait relevé tout les petits détails de son visage qui lui manquait jours après jours. Il avait été drogué, shooté pendant tellement d’année ou elle avait partagé sa vie, qu’il était en ce moment même en etat de manque et ce depuis deux ans. Deux longues années qui avaient suffis à le rendre plus execrable que jamais envers celle qui représentait pourtant l’amour de sa vie. Si bien que quand il fut temps pour lui d’enfin lui parler, ce n’est pas ce qu’il avait pensé lui dire un jour qui sortait de sa bouche. Il aurait voulu être capable de la pardonner, lui dire qu’il comprenait pourquoi elle avait fait ça mais qu’elle ne pouvait pas continuer à agir ainsi, qu’elle allait finir par ce détruire elle aussi. Il aurait voulu être l’homme qu’elle avait toujours connu, toujours su qu’il était mais à cet instant précis il en était absolument incapable. C’est pourquoi sa haine transformât tout ses propos, qu’il ne lui parla pas du tout avec une voix douce et posée, qu’il ne prit même pas le temps de ce rendre compte qu’elle n’allait pas bien du tout elle aussi. Il aurait du être capable de ce rendre compte qu’elle était dans le même état que lui, il aurait du savoir qu’elle souffrait mais il en était incapable. Parce que plutôt que de l’affronter elle s’enfuyait encore, comme elle le faisait à chaque fois, le blessant à nouveau sans pour autant sembler s’en soucier … Alors il l’accuse, il l’accuse de fuir à nouveau et si il voit ses yeux, si il voit qu’elle est sur le point de pleurer il n’est pas prêt de s’arrêter.  «  Aaron … » entendre sa voix le déstabilise quelques secondes, parce que cette voix avait toujours eu sur lui un effet particulier. Il ne ce souvient pas de sa vie entière avoir passé autant de temps sans l’entendre. Cette voix pouvait le faire craquer, le faire s’approcher d’elle, poser ses mains et ses doigts sur toutes les parties de son corps, ses lèvres contre celle rougit par le maquillage de Lola pour retrouver son odeur, son gout. Mais il ne pouvait décemment pas avoir ce genre de pensées et il les chassa plus rapidement qu’il ne ce serait cru capable de le faire. Alors des nouveaux mots tombent, il la traite de lâche parce qu’au fond il est persuadé que c’est ce qu’elle est. Qui d’autre qu’un lâche ce serait enfuie en l’abandonnant ? Qui d’autre qu’un lâche aurait fui de nouveau en le voyant ce soir ? Il en était certain, elle c’était réfugiée ici parce qu’elle n’avait pas été capable de rejoindre la sortie. Ses mots frappent la pièce, atterrissant directement sur sa femme qui n’a pourtant rien demandé. «  Sors de là ! » la colère animait maintenant le regard et les gestes de Lola, il ne s’en étonna pas et le fait qu’elle ce mette à crier ne le fit pas pour autant bouger d’un seul pouce. Il ne partirait pas, peut être ne voulait-elle pas avoir cette conversation, mais ils l’auraient. Il était déterminé, plus que jamais à ce que les choses soient mises à plat ce soir tant pis si pour cela ils devaient l’un et l’autre s’affliger des dégâts démesurés, est-ce que ça pouvait faire plus mal qu’ils n’avaient mal aujourd’hui ? Son regard aurait pu le toucher au plus profond de lui même, mais à ses yeux, à cet instant il n’était même pas légitime. «  Tu as trop bu ! » ses propos le fire sourire malgré lui, mais de sourire franc et honnête qu’il avait pourtant toujours eu, non loin de là c’était un sourire des plus ironique. Elle ce fichait de lui, vraiment. «  Qu’est ce que ça peu te faire ? » c’est vrai, ils étaient peut être encore mariés sur le papier mais elle avait refusé tout droit de dire quoi que ce soit à propos de ce qu’il faisait à l’instant ou elle était partie. Elle était plus proche de lui à présent, mais cela ne changeait rien. «  Regarde toi ! Je suis peut-être lâche, mais toi tu ne ressembles à rien d’autre qu’à un ivrogne ! » Et si il était assez arrogant pour penser que tout ce qu’elle pouvait lui dire aujourd’hui ne le toucherait pas, il ce voilait visiblement la face. Parce qu’à cet instant il recule face à ses propos … Il aurait pu ce calmer, parce que ce qu’elle venait de dire était vrai, parce qu’elle avait raison il était devenu un ivrogne à cet instant et que cela n’avait jamais fait partit de ses plans. Elle n’avait pas le droit de dire ça, elle n’avait pas le droit d’exprimer ainsi ce qu’elle pouvait bien penser. Parce que tout ça était de sa faute, c’était de sa faute si il buvait, de sa faute si il était en colère, de sa faute si il était brisé … Jamais il n’avait été aussi éloigné d’elle, jamais et elle ne savait pas la personne qu’il était quand elle n’était pas là, tout comme lui n’en avait pas la connaissance non plus jusqu’à il y’a deux ans. Il secoue la tête et la montre du doigt «  C’est de ta faute. » elle semble à son tour choqué par ce qu’il vient de dire. Au fond elle doit le savoir, elle doit savoir qu’il la blame mais il ne lui à jamais dit, il ne lui à jamais exprimer tout ce qu’il ressentait pour la simple et bonne raison qu’il ne l’avait jamais revue. Ca aurait pu arriver pourtant, ils partageaient les mêmes amis, ils savaient ou ils bossaient tout les deux et pourtant jamais ils ne c’étaient vus. «  C’est pathétique ! Tu es pathétique ! » le doigt toujours en l’air, il le refermer en un poing qu’il ramène près de son menton, déposant sa main libre dessus pour calmer ses tremblements. Aaron n’était pas une personne violente, il avait peut être amoché l’ex petit ami de Lola quand ils étaient au lycée, il avait peut être été un peu trop loin avec cet officier qui ne voulait pas lui donner de nouveaux statuts sur l’enlèvement de Minx mais jamais en dehors de cela il n’avait été violent. Il ne c’était jamais retrouvé dans une bagarre, n’avait jamais levé la main sur femme et encore moins sur Lola. Et ce n’était pas ce qui allait arriver aujourd’hui en dépit de toute la haine qu’il éprouvait à cet instant. «  Mais qu’est ce que tu croyais Lola ? » murmure t-il finalement en relevant les yeux sur elle, il vient de détendre ses mains, ses doigts et de lever les bras au ciel avant qu’ils ne retombent le long de son corps. « Que j’allais continuer ma vie tranquillement ? Que j’allait toujours être Aaron tout sourire ? Mais réveille toi ! » le ton montait de nouveau, ce n’était pas maintenant qu’ils allaient avoir une conversation d’adultes c’était certain. Elle s’approche de nouveau et presque automatiquement il recule, parce que le fait de la savoir si proche le met mal à l’aise, et parce qu’il ne la laissera pas partir aussi facilement. « Maintenant pousse toi, laisse moi passer et va retrouver celle avec qui tu avais l’air de passer du bon temps ! » elle l’accuse … Elle lui fait une scene … MAIS ELLE CE FOU DE LUI ? Elle croise les bras devant son silence, attendant qu’il ce pousse, pensant peut être qu’après ce qu’elle venait de dire il la laisserait faire, il la laisserait partir. Mais au lieu de ça il inspire profondément, pensant que ça va calmer ses nerfs mais ce n’est pas le cas, c’est inutile parce qu’à ce stade là rien ne pourra le calmer. «  T’a pas le droit de faire ça. Tu à refait ta vie Lola !! » et cette fois tant pis, c’est lui qui ce rapproche d’elle, doucement d’abord «  Tu est partie !! J’ai tout fait pour être là pour toi, j’avais besoin de toi et tu est P-A-R-T-I-E !! » il mort sa lèvre pour ce calmer tandis qu’il s’avance de nouveau vers elle. Il pensait toujours ce qu’il avait dit, elle était lâche … Elle n’avait pas eu le courage de faire face à ses sentiments qui devait l’engouffrée comme ils avaient submergé Aaron. Mais si lui c’était battu pour eux, elle avait baissé les bras tout de suite. «  Tu te tape un autre type, tu à une petite vie parfaite, n’échange pas les roles d’accord ? » de nouveau il la pointe du doigt, plus accusateur que jamais. Il fait une grimace à l’image qui s’insinue en lui, de Lola et son connard de petit ami. Elle n’avait pas perdu de temps, elle avait rapidement retrouvé chaussure à son pied et semblait s’en être remis assez bien finalement. Il n’est plus qu’à quelques centimètres d’elle «  C’était ma fille aussi, c’était ma vie aussi, est-ce que tu t’en rend compte au moins ? Ou alors tu est plus égoïste que je n’ai jamais pensé que tu le serait. » Il c’est arrêté, parce qu’a cet instant il est assez proche d’elle pour sentir son souffle ce répercuter sur ses bras. Il n’avait pas oublié qu’elle était plus petite que lui malgré ses talons, au contraire il avait toujours trouvé cela adorable, la taquinant souvent la dessus. Il ce souvenait même avoir rit en voyant la tête qu’elle avait quand le médecin avait annoncé que Minx n’aurait pas les mêmes problèmes de taille que sa mère. Elle c’était offusqué parce qu’elle n’était pas si petite que ça … Elle était si proche de lui maintenant qu’il pouvait les voir, tout ses petits détails de son visage qui hantait ses nuits, chaque parcelle de cette femme l’appelait.

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MessageSujet: Re: i'm lost in the dark, with no love in my heart ♦ chapman's   Dim 25 Oct - 13:13


In my dark time I'll be going back to the street, promising everything I do not mean in my dark time baby, this is all I could be and only my mother can love me for me in my dark time, in my dark time ››› aaron chapman and lola chapman


Être face à lui faisait remonter en Lola bien des souvenirs, aussi douloureux soient-il. Elle se revoyait le jour de son mariage, respirant le bonheur et l’amour, elle se liant à lui jusqu’à ce que la mort ne les sépare ; lui énonçant ses vœux des plus romantiques et elle qui lui promettant que quoi qu’il arrive, dans la peine ou dans le bonheur, elle serait là, pour toujours. Parce qu’il était l’homme qu’elle avait toujours rêvé d’avoir. Parce qu’il était son âme sœur, parce qu’il était sa moitié, sa drogue, sans laquelle elle ne pouvait décemment vivre. Ils s’étaient jurés dans de choses ce jour là, persuadés qu’ils tiendraient leurs promesses. C’était une évidence. Ils le savaient ils étaient fais l’un pour l’autre et vieilliraient ensemble, pour le meilleur et pour le pire. Et puis tout avait foutu le camp, comme un véritable tsunami qui avait tout emporté sur son passage. Minx avait été enlevée, et au passage leur chagrin avait totalement ravagé le couple qui n’était aujourd’hui qu’un cadavre inerte de leurs deux cœurs réduits à néant. Les mots qu’ils avaient prononcés lors de leur mariage avaient pourtant un véritable sens. Ils en pensaient chaque mot. Et pourtant, ce n’était aujourd’hui qu’un très lointain souvenir. Lola se rendait compte, aujourd’hui, encaissant tant bien que mal les foudres de son époux, qu’elle avait failli. Elle avait complètement saboté son mariage et avait réduit à absolument rien ses promesses. Elle était la pire des femmes que l’on puisse avoir, c’était un fait. Elle avait tout gâché. Elle n’avait pas été assez forte. Et si aujourd’hui, elle s’était endurcie, elle avait toujours bien du mal à se confronter à certain de ses démons, à certains de ses plus grands regrets. A commencer par Aaron. Elle n’aurait pas dû partir, fuir comme la dernière des lâches qu’elle était. Mais elle n’avait pas pu faire autrement. Elle avait essayé. Elle était restée les premiers temps, mais tout ce qu’elle faisait, c’était pleurer et fixer, dans le noir complet le vague, le néant, allongée sur le divan pendant de longues heures sans bouger. Elle avait sombré, et elle sombrait encore plus lorsqu’elle le voyait. Parce que lui, contrairement à elle, il tenait le coup. Alors elle l’avait blâmé. Elle l’avait jugé comme n’étant finalement pas aussi attaché qu’il semblait le dire à leur fille. Ce qui était totalement ridicule, elle le savait. Mais elle était si détruite par la perte de sa fille, qu’elle reprochait tout et n’importe quoi à n’importe qui. Et bien sûre, Aaron était là, à ses côtés, en première ligne. Alors il se prenait constamment les reproches de la jeune femme dès qu’elle ouvrait la bouche, aussi rare que cela pouvait être. Car elle s’était longtemps renfermée dans un mutisme aussi douloureux à vivre qu’à regarder. Elle avait peu à peu refusé qu’Aaron ne la touche, et ne prenait même plus la peine de le rejoindre dans le lit qu’ils partageaient pourtant tous les deux depuis qu’ils avaient acheté ensemble cette maison. Ils étaient pourtant le couple parfait. Celui qui respirait l’amour, celui qui était si complice qu’on pensait que jamais rien ni personne ne parviendrait à les séparer. Et pourtant, c’était ce qui s’était passé. L’enlèvement de Minx les avait séparé et jamais ô grand jamais, il ne parviendrait à les réunir. Du moins, c’était l’humble avis de Lola ces deux dernières années. Elle se savait incapable de reprendre leur histoire après deux années de séparation. Après deux années qu’elle avait passé loin de lui à nourrir une colère noire contre lui sans véritable raison. Ou peut-être que la raison était finalement que ce n’était pas contre lui qu’elle était en colère, mais contre elle-même. Elle se maudissait de faire les choix qu’elle avait fait, parce qu’elle n’était pas assez forte. Parce qu’elle était bien trop faible et parce qu’elle ne parvenait à avancer aux côtés de Aaron. Elle s’était réfugiée dans les bras d’un autre sans qu’elle ne sache réellement pourquoi. Elle n’était pourtant pas le genre de femme qui avait toujours le besoin d’être auprès d’un homme sur lequel elle pourrait se reposer pour vivre. Elle n’était pas dépendante des hommes. Non, elle avait simplement besoin d’Aaron. Il était le seul homme de sa vie, celui qu’elle avait toujours voulu, le seul. Elle n’avait jusqu’alors eu de véritable histoire avec d’autres hommes, elle n’avait même jamais couché avec un autre que lui, avant que Tommy ne prenne une place plus grande dans sa vie. Mais le fait est qu’elle n’avait plus vu Aaron de la même manière à partir du moment où Minx avait disparu. Elle avait ce sentiment qu’il ne pouvait la comprendre. Parce que certes, Minx était aussi sa fille, mais il ne l’avait pas porté, il ne l’avait pas eu à l’intérieur de lui pendant neuf mois. Ce n’était pas pareil, son lien avec sa fille était bien plus particulier, ou tout du moins c’était ce dont elle s’était persuadée et ce qui l’avait finalement éloigné petit à petit d’Aaron, pour finalement mettre un terme définir à leur relation. Elle avait fui, oui, elle en était parfaitement consciente parce qu’elle savait que c’était la meilleure solution pour elle. Pour lui permettre d’avancer et de finalement pouvoir un jour sortir la tête de l’eau. C’était égoïste, complètement égoïste parce qu’elle n’avait absolument pas songé à l’état dans lequel Aaron serait après avoir perdu, en plus de sa fille, sa femme. Non elle n’y avait pas pensé, car dans son esprit étriqué, elle savait qu’Aaron s’en sortirait toujours, parce que c’était ce qu’il faisait et avait toujours fait. Il était la force incarnée. Il avait vécu tant de choses sans jamais s’effondrer. Et si Lola l’avait longtemps admiré pour cela, elle s’en était servi pour lui reprocher de ne pas être assez attristé de ce qui leur était arrivé, aussi ridicule que cela puisse être. Bien sûr, tout cela, elle ne l’avait jamais dit à Aaron. Elle ne lui avait jamais rien dit, pour la simple et bonne raison qu’elle était partie comme une voleuse, ne lui laissant que pour simple au revoir, son alliance et la peluche de Minx qu’elle n’avait pas lâché pendant des semaines après sa disparition. C’était suffisamment clair pour qu’il comprenne. Qu’il comprenne qu’elle était partie et qu’elle ne reviendrait plus. Mais ceci étant, elle ne lui avait jamais fourni de véritable explication de son geste. Elle ne lui avait jamais dit en face qu’elle n’y arrivait plus, qu’elle ne pouvait plus jouer au petit couple heureux et amoureux alors qu’intérieurement elle ne ressentait absolument plus rien, qu’elle sentait vide, comme si, en enlevant sa fille, on lui avait arraché une partie d’elle même sans laquelle elle ne pouvait vivre. Et aujourd’hui, après deux ans de silence sans se voir une seule fois –ou peut-être qu’elle, elle l’avait vu à plusieurs reprises sans qu’il ne la voie- il semblait être l’heure des explications. Aaron réclamait finalement ce qui lui était du. Une véritable raison à son départ, à son abandon de leur histoire, de leur couple, au pire des moments. A ce moment où ils auraient dû au contraire faire le maximum l’un pour l’autre et ne jamais baisser les bras. A chacun de ses mots, Lola se sent fondre comme neige au soleil. Parce qu’elle sait qu’au fond, elle a mérité chacun d’entre eux. Elle sait qu’elle n’a pas volé la colère du jeune homme à son égard, qu’elle mérite ses regards noirs, ses mots durs et ces accusations. Elle mérite tout ça. Elle ne s’en était jamais réellement rendue compte avant, mais aujourd’hui c’était clair. Elle était la fautive dans cette histoire. C’est elle qui avait abandonné. C’est elle qui était partie et avait refait sa vie –quand bien même elle était persuadée qu’Aaron n’était pas en reste de son côté non plus, il n’y avait qu’à voir cette manière qu’il avait eu de se coller à cette inconnue. Et elle le savait, elle n’avait pas le droit de ressentir une quelconque jalousie, elle n’avait pas le droit de lui reprocher de faire ce qu’elle, elle avait fait depuis bien longtemps. Et pourtant, elle ne pouvait s’en empêcher. Tout comme elle ne pouvait s’empêcher de se défendre. Elle ne pouvait décemment rester là à encaisser toute la haine qu’il avait accumulé à son égard pendant ces deux dernières années. Alors elle avait elle aussi haussé le ton, lui reprochant d’avoir trop bu quand elle était exactement dans le même état. Mais le fait est que c’était pour elle l’histoire d’une soirée, quand elle savait, elle lisait sur le visage d’Aaron que c’était devenu pour lui une habitude. Il ne ressemblait plus à l’homme qu’elle avait connu. Il était dans un état lamentable, c’était un fait, tout comme elle pouvait l’être lorsqu’elle se retrouvait seule chez elle et qu’elle laissait finalement la tristesse et la colère prendre totalement possession de son esprit, de son corps. Elle voit naître sur le visage du jeune homme un sourire des plus faux et elle craint ce qui va suivre. Car si Aaron n’avait jamais été quelqu’un de méchant, elle savait qu’il allait l’être aujourd’hui, comme il avait déjà commencé à l’être à peine était-il entré dans les toilettes des femmes. Et elle le méritait, elle en était consciente. « Qu’est-ce que ça peut te faire ? » Cette phrase la bloque un instant. Parce que finalement, il avait raison. Elle n’avait plus aucun droit sur lui, comme lui n’avait plus de droit sur elle. Ils n’étaient plus ensemble. Et s’ils étaient encore mariés au regard de la loi, la réalité était aux antipodes de cela. Leur mariage semblait bien loin. Elle avale difficilement sa salive avant de reprendre, ignorant sa question, aussi rhétorique soit-elle. Les mots sortent tout seul d’entre ses lèvres, sans qu’elle n’arrive vraiment à les contrôler. Elle lui dit des horreurs, qu’il est pitoyable, qu’il n’est qu’un ivrogne sans nom. Alors qu’au fond, elle savait qu’elle n’avait pas le droit de dire cela. Parce qu’elle était la responsable de l’état dans lequel Aaron était. Et ce qui devait arriver arriva plus vite qu’elle ne l’aurait cru. « C’est de ta faute. » C’était de sa faute oui. Elle avait fait de l’homme souriant et aimant qu’il était auparavant, un homme aigrit, cruel et alcoolique. Il pouvait la blâmer pour cela. Parce qu’elle savait au fond qu’elle était définitivement responsable mais le fait est que cette phrase est tout de même difficile pour elle à entendre. Alors elle continue, elle persiste à se montrer aussi cruelle qu’il ne l’est, tirant un trait définitif sur tout espoir de réconciliation et de conversation calme et sereine. Elle voit alors son poing serrer, sa colère monter, et toute la rage qui l’habite à cet instant. Elle fait, sans réellement s’en rendre compte un pas en arrière. Pas parce qu’elle a peur de lui, car jamais ô grand jamais elle n’aurait peur d’une quelconque violence qu’il pourrait avoir à son égard. Aaron n’était pas un homme violent. L’homme qu’elle aimait ne l’était pas. Mais qu’en était-il de l’homme qu’elle avait abandonné ? Elle ne voulait pas le savoir, elle voulait croire qu’au fond, il s’agissait toujours du même homme. « Mais qu’est ce que tu croyais Lola ? » Elle baisse un instant les yeux, elle ne parvient à le regarder. C’est trop difficile. Elle fuit, encore et toujours son regard, espérant, priant pour que cela s’arrête. Mais ce n’est hélas pas le cas. « Que j’allais continuer ma vie tranquillement ? Que j’allais toujours être Aaron tout sourire ? Mais réveille toi ! » Cette phrase, elle l’avait entendu à de multiples reprises, celle qui l’implorait de se réveiller, de se lever et de vivre à nouveau. Car pendant près d’un an, elle n’avait pas vécu. Elle n’avait été que l’ombre d’elle même, errant ici et là, complètement et sans la moindre émotion. Puis elle avait fini par reprendre le dessus, du moins en apparence. Parce que c’était tout ce que ses proches souhaitaient, et qu’elle n’arrivait plus à les voir souffrir autant qu’elle souffrait lorsqu’ils la regardaient. Mais le fait est qu’elle n’avait jamais songé à ce qu’avait pu vivre Aaron de son côté. Elle s’était stupidement mise dans la tête qu’il allait bien, que sa force, sa bravoure habituelle faisaient qu’il tenait le coup, remontait la pente et avançait. Elle s’était tellement répétée cela qu’elle avait fini par s’en convaincre et lorsqu’elle l’avait vu, ce jour là à l’hôpital, elle n’avait été capable de voir autre chose. Elle était persuadée qu’il n’était pas brisé, parce qu’il était le courage incarné et que rien ni personne ne pouvait l’atteindre. Alors qu’au fond, il n’en restait pas moins un être humain. « Tu y arrives pourtant très bien quand tu es à l’hôpital ! » A peine a-t-elle dit ces mots qu’elle se sent comme une idiote. Parce qu’elle se vend elle-même, parce qu’elle vient d’avouer à demi-mots qu’elle l’avait déjà observé, sans qu’il ne le sache alors qu’il travaillait. Mais au delà de tout cela, il ne lui était pas traversé l’esprit qu’il jouait aussi bien la comédie qu’elle pouvait elle-même le faire actuellement. Elle jouait les filles heureuses, qui avaient retrouvé le sourire et qui étaient prêtes à reprendre sa vie quand tout ceci n’était qu’illusion. Elle était égoïste, c’était un fait, parce qu’elle n’avait pensé qu’à elle et à sa peine, et ne s’était absolument pas intéressée aux sentiments, aux blessures d’Aaron. Alors elle tente de fuir à nouveau, elle se dresse devant lui et lui demande de s’écarter. Mais bien entendu, il ne semble pas décider à le faire. Elle croise les bras et attend, attend qu’il daigne enfin la laisser passer, ajoutant du poids à sa demande, en faisant référence à cette stupide fille avec laquelle il dansait de manière totalement inappropriée selon elle, quand elle savait au fond qu’elle n’avait rien à lui dire là-dessus. Il était libre de faire ce qu’il voulait parce qu’elle l’avait quitté. Elle était partie et elle avait refait sa vie. Alors elle ne pouvait lui reprocher quoi que ce soit sur ce terrain. Et pourtant elle le faisait. Parce que ça sortait tout seul, parce que la colère avait pris totalement possession d’elle et que l’alcool lui faisait dire tout ce qu’elle pensait sans penser une seule seconde qu’elle n’en n’avait aucun droit. Mais le fait est qu’Aaron, lui en face, est bel et bien conscient qu’elle ne pouvait dire des choses pareilles. Pas dans cette situation, jamais en réalité. Il inspire profondément et elle sent qu’il ne va pas la laisser fuir de nouveau et lui balancer tout ce qu’il pouvait avoir sur le cœur. « T’as pas le droit de faire ça. Tu as refait ta vie Lola !! » Une claque en plein visage. Voilà ce qu’elle reçoit à ce moment-ci, métaphoriquement parlant. Parce que c’est là la criante vérité. Il s’approche d’elle, réduisant conséquemment le peu d’espace qui les sépare. Et elle fait un pas en arrière immédiatement. Cette proximité l’angoisse, la rend nerveuse, car elle le sait, ce n’est plus elle qui a le contrôle de la situation. « Tu est partie !! J’ai tout fait pour être là pour toi, j’avais besoin de toi et tu es P-A-R-T-I-E !! » Elle ferme les yeux un instant et ne bouge pas. Elle sent les larmes lui monter à nouveau mais elle tente de les refouler en respirant calmement. Elle a tout à coup très chaud. La panique. L’angoisse. Elle se sent prise au piège et obligée d’affronter la dure réalité qui s’offre à elle. Vérité qu’elle ne veut pas voir en face. Quand elle rouvre les yeux, il est bien trop proche d’elle à son goût, mais elle a déjà trop reculée, elle ne peut plus faire marche arrière, elle est prise au piège contre le mur de la pièce. Elle croise son regard, remplit de haine et de tristesse. Elle soupire alors longuement. « J’y arrivais plus Aaron. » murmure-t-elle si bas qu’elle n’est même pas sûre qu’il l’ait entendu. Mais le fait est qu’elle est au bord du gouffre à cet instant. Parce que la vérité fait mal et parce qu’elle n’a à cet instant qu’une envie, laisser ses larmes couler et se réfugier dans ses bras. Mais elle ne peut pas faire ça. Elle ne peut pas le faire parce qu’elle l’a déjà assez fait souffrir comme ça et qu’elle n’a finalement plus aucun droit sur lui. Sa voix est redevenue douce, presque tremblante parce qu’elle a bien du mal à se livrer comme ça sur ses sentiments, sur l’explication qu’elle aurait pourtant dû lui fournir depuis bien longtemps. « Pourquoi est-ce que tu ne veux pas comprendre ? Pourquoi est-ce que tu n’essaies pas de comprendre que je ne pouvais plus vivre dans cette maison où Minx a grandi, où elle a fait ses premiers pas, où elle a dit ses premiers mots, dans cette maison chargée de souvenirs d’elle ? » Elle a capté son regard, de ses grands yeux clairs et si tristes. Elle n’a pas haussé le ton. Il le fait pour deux. Elle inspire de nouveau profondément avant de reprendre son récit. « Je n’arrivais plus à te regarder sans penser à elle… » C’était ce qui avait été le plus dur pour elle. Parce qu’à chaque fois qu’elle posait ses yeux sur lui, tout ce qu’elle voyait c’était ce même sourire qu’ils avaient Minx et lui, ce même regard, et toutes ces petites choses similaires qu’ils avaient l’un et l’autre. Elle baisse la tête et ne peut s’empêcher de mêler ses doigts entre eux. Elle tremble et elle ne parvient à arrêter cela. « Je n’étais pas aussi forte que toi… Je n’arrivais pas à faire semblant, je n’arrivais plus à vivre comme on vivait, j’avais besoin de m’éloigner de tout ça, j’avais besoin de partir, même si cela voulait dire que je devais sacrifier mon mariage avec le seul homme que j’ai jamais aimé … » Parce que malgré tout ce qu’elle avait pu faire, malgré toutes ses erreurs, c’était un fait qu’elle ne pouvait nier, Aaron était le seul qui comptait et qui ne compterait jamais à ses yeux. Il était le seul et le serait toujours. Elle avait donc sacrifié son histoire parce qu’elle ne pouvait définitivement pas s’accorder un quelconque bonheur sans la présence de Minx. Elle n’avait pas le droit d’être heureuse sans elle, alors qu’elle avait probablement vécu les pires horreurs. A cet instant, elle ne peut pas le regarder. Elle veut juste fuir, encore et toujours et se réfugier dans son lit, et pleurer. Pleurer toutes les larmes de son corps. Tout en sachant que cela ne lui ferait aucun bien. Mais le fait est qu’elle est prise au piège ici et qu’Aaron n’a pas terminé ce qu’il avait à lui dire. « Tu te tapes un autre type, tu as une petite vie parfaite, n’échange pas les rôles d’accord ? » Aussitôt entend-t-elle cette phrase qu’elle sent une colère monstre l’envahir. Elle qui était redescendue venait de remonter en puissance. De quel droit pouvait-il lui dire ça ? Elle relève violemment la tête vers lui et le fusille du regard. Elle a envie de lui mettre une gifle, mais elle ne le fait pas. Ce n’était de toute évidence pas la meilleure chose à faire, malgré toute l’envie qui l’animait à ce moment-ci. Elle ne pouvait cautionner ce qu’il venait de lui dire. Elle pointe alors à son tour son doigt vers lui qu’elle vient bien poser avec virulence sur la poitrine du jeune homme, plus accusatrice que jamais. « Je t’interdis de te dire que j’ai une vie parfaite Aaron ! » Le faisait-il exprès ou était-il assez idiot pour penser une seule seconde qu’elle allait bien ? Que ses sourires étaient réels, qu’elle était aujourd’hui une femme comblée et heureuse alors qu’elle jouait un jeu, simplement pour qu’on lui fiche la paix. Elle aurait cru que lui seul pouvait voir cela. « Je souffre tout autant que toi ! Et Tommy … » Elle s’arrête au beau milieu de sa phrase. Parce que cela lui fait une sensation des plus étranges de parler de Tommy avec lui. Le fait est que contre toute attente, elle avait trouvé du réconfort en la personne de Tommy. Ils n’étaient pas amoureux. Ils n’étaient fait l’un pour l’autre, tous deux le savaient et ça ne leur posait aucun problème. Ils étaient tous deux détruits par les méfaits de la vie et ils avaient simplement besoin d’une personne, d’une présence, d’une épaule sur laquelle se reposer. Et ils s’étaient trouvés. C’était facile, et contre toute attente, il avait été la seule personne qui la faisait se sentir moins triste, moins seule et qui parvenait à lui faire oublier, l’espace d’un instant sa misérable vie et les erreurs qu’elle avait faites. « Il m’aide juste à me sentir mieux, à penser à autre chose … » dit-elle à voix basse sans vraiment savoir pourquoi. Peut-être que cela le blesserait moins si elle le disait de manière douce et quasi inaudible… Elle baisse à nouveau les yeux, mais il est à cet instant si près d’elle qu’elle n’arrive plus à réfléchir correctement. Son cœur bat à cent à l’heure, comme s’il allait s’arracher de sa poitrine. Elle est presque sûre qu’il peut l’entendre. Elle sent la chaleur de son corps près du sien et elle flanche. Elle sent tout son corps se contracter, et frissonner à cette proximité. Il fait toujours cet effet sur elle, depuis le premier jour, et presque encore plus aujourd’hui, et ce malgré cette lutte contre elle-même qui l’animait. « C’était ma fille aussi, c’était ma vie aussi, est-ce que tu t’en rends compte au moins ? Ou alors tu es plus égoïste que je n’ai jamais pensé que tu le serais. » Elle avait été égoïste, c’était un fait qu’elle ne pouvait nier. Et elle savait que ce comportement qu’elle avait eu avait blessé et surtout déçu Aaron. Elle ne voulait pas voir cette déception dans ses yeux, ni cette colère, ni rien d’autre que l’amour qu’elle voyait auparavant en réalité dans son regard. Mais hélas, elle ne le voyait plus. Tout comme elle ne parvenait à voir Aaron tel qu’elle le regardait auparavant. Elle s’humidifie doucement les lèvres alors qu’elle ne lui a toujours pas fait face. « Je sais … » se contente-t-elle de dire à voix basse. Puis après un instant de silence, elle lève enfin les yeux vers lui. Elle avait presque oublié à quel point elle était ridiculement petite à côté de lui. Cette proximité qui la faisait souffrir à cet instant, lui avait paradoxalement terriblement manqué. Elle l’observe quelques instants dans le plus grand des silences. Malgré les méfaits de l’alcool, malgré la tristesse qui semble l’avoir rongé, il reste toujours Aaron Chapman, l’homme qu’elle a connu autrefois, l’homme qu’elle a aimé et qu’elle aime toujours. Il était d’une beauté naturelle rare. Elle était folle de lui. Et pourtant. Pourtant, à chaque fois qu’elle posait ses yeux sur lui, une seule image lui revenait et emportait tout sur son passage. « Mais Aaron, à chaque fois que je te regarde, tout ce que je vois c’est la disparition de Minx. » Et c’était cette image qui l’a hantait depuis deux années. Elle ne pouvait regarder Aaron sans voir Minx et se rappeler qu’elle n’était plus là. Sans réellement savoir pourquoi elle faisait cela, elle vint déposer le bout de ses doigts sur la joue chaude d’Aaron. Elle sait qu’il va la repousser mais elle s’en fiche, elle avait eu besoin de le faire. De retrouver ce contact qui lui avait tant manqué. « Je ne vois plus mon mari … Je ne vois plus l’homme que j’aimais… » Puis elle laisse retomber sa main le long de son corps doucement. Car aussi étrange que celui puisse paraître, elle venait de lui mentir. Certes, elle avait longtemps vu en Aaron, le visage de Minx, qui lui avait pour le moins déchiré le cœur, et le voyait encore. Mais ce n’était pas tout ce qu’elle avait vu à cet instant. Elle avait vu, sous toutes ses images de sa fille, sous toute cette colère et cette tristesse, Aaron, seulement Aaron. Et elle s’était rendue compte qu’il lui manquait plus qu’elle ne voulait l’avouer. Mais le fait est qu’elle lui avait déjà fait trop de mal, et qu’elle ne pouvait plus revenir en arrière. Elle ne pouvait plus jouer avec ses sentiments, parce qu’elle était incapable de ne pas être indécise. Elle soupire longuement et ferme les yeux à nouveau. « Laisse moi pas partir s’il te plait... » C’était dur, tellement dur de prononcer ces mots alors qu’au fond, elle ne voulait pas qui la laisse, elle ne voulait pas qu’il abandonne, elle ne voulait pas qu’il fasse comme elle…

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MessageSujet: Re: i'm lost in the dark, with no love in my heart ♦ chapman's   Dim 25 Oct - 22:05


i'm lost in the dark, with no love in my heart  
LOLA & AARON CHAPMAN

To be honest with you, I don’t have the words to make you feel better, but I do have the arms to give you a hug, ears to listen to whatever you want to talk about, and I have a heart; a heart that’s aching to see you smile again. ~ daniel kilby .


Aaron avait toujours tout eu pour être heureux, il n’était franchement pas le genre de gamin à plaindre. Ses parents avaient toujours été des plus attentifs à son égard, même si son frère et sa soeur étaient plus jeunes il c’était toujours particulièrement entendu avec eux. Et surtout, toute sa vie Lola avait été là. Ca avait commencé presque simplement, deux enfants pas encore capable de donner une définition à l’amour et à l’amitié, qui c’étaient pour la première fois rencontrés dans un parc … Ce jour là ils ne c’étaient même pas parlés en réalité, ça avait prit un peu de temps mais à l’instant ou ils avaient échangés leurs premiers mots, plus jamais ils ne c’étaient quittés. Ensuite il n’avait jamais eu de problèmes particulier à l’école, aucun en fait puisqu’il avait des amis, il était bon à l’école, et puis il avait toujours Lola. L’adolescente a été un peu plus compliqué, les histoires de filles, le temps de prendre de réelles décisions pour le futur mais encore une fois, Lola était là. Bien sûr ils ont eu tout les deux des hauts et des bas mais ils ont su les surmonter. Lola était là à chaque moments importants de sa vie, et ils n’auraient pas été importants si elle n’avait pas été là. Il savait que sans elle sa vie n’aurait jamais été aussi belle qu’elle ne l’avait été … Quand elle lui avait annoncé être enceinte, il n’avait jamais imaginé un jour être père en tout les cas pas en étant interne, pas en étant si jeune, pas à ce moment là mais à l’instant ou elle lui avait annoncé l’être et bien il avait su que c’était merveilleux. C’était ainsi que les choses devaient ce passer, ils avaient peut être mis trop longtemps à avouer leurs sentiments et à les accepter, mais maintenant rien n’aurait pu les séparer. Puis il avait perdu sa mère … Cette femme qui l’avait aimé plus que personne d’autre, cette femme que lui même avait toujours absolument aimé, celle qui l’avait fait rire la première, celle qui avait séché ses premières larmes, celles qui lorsqu’il avait décidé d’épousé Lola alors qu’ils n’avaient même pas dix ans, était rentrée dans son jeu et avait passé la nuit à l’aider à construire une arche de fleurs. Sans Lola il n’aurait pas été capable de surmonter cette épreuve … En fait il n’avait jamais été Aaron sans Lola, il avait toujours été tout les deux que ce soit en couple ou non, elle avait toujours été une partie de lui sans laquelle il était persuadé de ne pas pouvoir survivre. Et il n’avait jamais eu aussi raison … Car sans Lola il n’était que l’ombre de lui même, une personne qu’il ne connaissait pas et que personne ne connaissait. Ils avaient perdu leur fille et la souffrance que cela avait causé en eux était indescriptible … Tout le monde continuait de leur dire qu’après un mois de recherches il devait ce rendre à l’évidence, mais il le refusait, il refusait d’accepter ce qu’on pouvait lui dire parce que tout le monde avait tord, tout le monde. Il avait passé une après-midi entière en garde vue, pour avoir foutu en l’air la réception du commissariat … Lola n’en avait jamais rien su, parce que c’est Wes qui était venu récupérer son ami dans un pitoyable état. Il avait du attendre avant de le ramener à la maison, il avait du extérioriser tout ce qu’il ressentait avant de rentrer et devoir s’occuper de Lola. Il aurait aimé pouvoir partager cela avec elle, parce qu’il en avait besoin mais il savait que si il le faisait cela n’aiderait pas sa femme. Alors il avait gardé la tête haute, les épaules droites et avait tenté de l’aider comme il avait pu, en vain. Et puis il avait perdu sa femme aussi, il c’était retrouvé complètement seul alors que faire d’autre que de broyer du noir ? Si Elena ne l’avait pas poussé à aller travailler, il n’y serait plus aller. Il est resté dans leur maison quelques jours avant de ce rendre contre qu’il n’en était plus capable et de la mettre à louer, son père était venu l’aider à déménager tout les meubles dans un garde meuble en ville et il était retourné vivre chez lui quelque temps. Mais le fait est qu’il ne pouvait pas rester en compagnie, il était exécrable, insupportable et il ne voulait pas affliger ça à sa famille si bien qu’il avait rapidement trouvé un appartement complètement meublé parce qu’il était incapable de réutiliser les meubles que Lola et lui avaient choisit ensembles. Et rapidement une routine c’était installée … Pendant laquelle il passait le plus de temps possible à l’hôpital afin de garder l’esprit occupé par d’autres choses, et une fois qu’il n’y était plus il revenait à son monde sombre et lugubre. Il n’a fréquenté aucune autre femme pendant près d’un an, et quand il avait apprit que Lola avait refait sa vie ça avait fini de l’achevé. Dans sa rage il avait détruit presque tout son appartement, et avait complètement chassé son frère de son espace, de sa vie puisqu’aujourd’hui ils ne ce parlaient toujours pas. Et aujourd’hui il avait des histoires d’un soir, mais aucune ne lui donnait ce dont il avait vraiment besoin, aucune femme n’en était capable. Il n’avait même pas enlevé son alliance, jamais et c’était perturbant pour certaines d’entre elles, parfois bien pratique car elles partaient de leur plein grès au moins, il n’avait pas à les chasser. Ce soir était presque donc un soir comme les autres, si les choses c’étaient déroulées comme prévue il serait aller chez cette fille et ne l’aurait certainement jamais revue. Parce qu’elle n’avait aucune importance pour lui, c’était horrible de dire ça et Aaron n’avait auparavant jamais agit de cette manière, mais c’était un fait. Il ce fichait de toutes celles qui avaient pu croiser son chemin, elles n’étaient rien comparé à ce que Lola était toujours pour lui aujourd’hui. Car même si elle était partie, même si ils avaient tout perdu, même si à cet instant il déversait toute sa rage sur elle, il l’aimait toujours autant. En fait il avait toujours aimé Lola, et il était conscient que jamais cela ne s’arrêterait peu importe ce qu’elle pouvait faire, même si elle était avec un autre et c’était ce qui lui faisait le plus de mal. Car si elle arrivait à tourner la page, à ne plus l’aimait lui en était absolument incapable. Alors elle n’avait pas le droit de ce tenir là devant lui, lui reprocher de faire quoi que ce soit quand ce qu’elle faisait elle était bien pire, quand elle avait fait le choix de le quitter elle avait perdu tout droits sur lui. Complètement. Il avait donc le droit de faire ce qu’il voulait, il avait d’ailleurs tout les droits possibles et imaginaux. Il n’arrivait plus à être heureux, autant trouver autre chose. Il n’était pas comme elle, il n’était pas capable de passer à autre chose, il n’était pas capable d’éclater de rire comme il l’avait vu faire quelques minutes auparavant entourée de ses amies. « Tu y arrives pourtant très bien quand tu es à l’hôpital ! » quand elle lui lance ça à la figure, il la regarde sans comprendre ce qu’elle disait. Il reste silencieux, abasourdi, comment pouvait-elle savoir ? Si il lui reprochait de ne pas du tout le comprendre, de ne pas avoir fait en sorte de même essayer. Elle est là lui reprochant exactement ce qu’il lui reprocher quelques minutes auparavant … « C’est la seule chose qui me reste. » et c’était vrai, il n’avait plus que son boulot pour garder la tête froide. Il n’avait rien d’autre à par ça, et il ne pouvait pas ce permettre de le perdre. Il secoue la tête avant de hausser les épaules « Tu crois que si ils me voyaient comme ça ils me garderaient ? Si ils voyaient comment je suis vraiment, ils ne me garderait pas et alors je n’aurait absolument plus rien. » Déclare t-il en ce montrant de haut en bas, il était conscient de ne plus ressembler à rien, il était un déchet, il était une épave, il était comme elle venait de lui crier à la figure : pathétique. Il en avait complètement conscience, et en avait parfaitement honte mais ne faisait rien pour arranger son cas. Pourquoi aurait-il eu besoin de le faire ? Il avait juste besoin de garder les apparences à l’hôpital, ensuite il pouvait faire tout ce qu’il voulait. Elle était partie, elle était la seule et unique responsable de tout ça, de la personne qu’il était devenu. Il restait convaincu que si elle ne l’avait pas fait, éventuellement ils auraient pu s’aider l’un et l’autre. Bien sûr jamais ils ne seraient passé au dessus de cette peine, c’était impossible mais ils n’en seraient pas là. Face à toutes ses accusations Lola ferme les yeux, il en est persuadé sa haine à cet instant est plus importante que jamais, il le sait rien ne le fera changer d’avis ce soir, absolument rien. Il c’est avancé d’elle et elle ne peux plus aller nul par, elle n’a pas d’autre choix que de faire face au résultat de ses actions. Il était prêt à s’avancer encore, de nouvelles accusations toutes prêtes parce qu’il n’en manquait pas. Quand elle ouvre les yeux et le regarde «  J’y arrivais plus Aaron. » sa voix est faible et basse, mais il l’a entendu. Il a entendu tout le désespoir qu’elle transparait, et cela l’arrête, le désarme. Jusqu’alors il la martelait de tout ses reproches parce qu’il avait eu besoin de lui dire pendant deux ans, il était trop occupé par ça pour être occupé par elle. Combien de fois avait-il du faire face à cette dualité dans sa tête ? Quand il la détestait, et quand il comprenait … Et pour la première fois de la soirée, il ouvre les yeux sur ce qui est vraiment en train de ce passer sur sa femme qui est là devant lui aussi mal en point que lui. Elle tremble, elle n’est visiblement pas à l’aise et tout à coup Aaron s’en veux. C’était vraiment con de s’en vouloir quand il continuait à penser qu’elle était la seule et unique responsable de tout ça. Mais le fait est que de la voir ainsi lui faisait absolument tout oublier, il n’avait qu’une seule envie la serrer contre lui. Sentir la chaleur de sa peau contre la sienne, et lui assurer que ça irait. «  Pourquoi est-ce que tu ne veux pas comprendre ? Pourquoi est-ce que tu n’essaies pas de comprendre que je ne pouvais plus vivre dans cette maison où Minx a grandi, où elle a fait ses premiers pas, où elle a dit ses premiers mots, dans cette maison chargée de souvenirs d’elle.  » Le regard qu’elle lui lance est sans appel, elle pensait vraiment ce qu’elle disait ? Elle pensait vraiment qu’il ne comprenait pas ? Il stope son geste avant que sa main n’aille trop loin, avant qu’elle n’attrape celle de Lola parce qu’il n’avait en fait plus du tout le droit de faire ça. « Je sais. » murmure t-il finalement. Parce qu’il le comprenait, il avait ressentit la même chose a chaque fois qu’il posait son pied là bas. Ce qu’elle ne semblait pas comprendre cependant c’est que ça avait été la même chose pour lui, elle semblait toujours aussi obstinée aujourd’hui à croire qu’elle était la seule à en souffrir sans réussir à comprendre que ce n’était pas le cas. « Je n’arrivais plus à te regarder sans penser à elle… » il baisse les yeux au moment ou elle énonce cette nouvelle phrase. C’était ça le pire, c’est qu’il comprenait. Tout le visage de Lola lui rappelait sa fille, ses cheveux, sa façon de parler, sa façon d’être … C’était déchirant, c’était une torture mais il n’avait pas été capable pour autant d’abandonner sa femme. Aussi dur soit-il de la regarder, il en avait été incapable parce qu’il savait que sans elle il ne tiendrait pas. Et c’était ce qui était arrivé … « Je n’étais pas aussi forte que toi… Je n’arrivais pas à faire semblant, je n’arrivais plus à vivre comme on vivait, j’avais besoin de m’éloigner de tout ça, j’avais besoin de partir, même si cela voulait dire que je devais sacrifier mon mariage avec le seul homme que j’ai jamais aimé … » elle entremêle ses doigts, elle fait toujours ça quand elle est mal à l’aise, et il voudrait être capable de poser ses mains sur les siennes pour la rassurer mais seulement c’est impossible. Aaron n’était pas fort, il était lamentable … Qui plus est il ne lui avait jamais demandé de reprendre leur vie, parce que c’était impossible. Tout ce dont il avait eu besoin c’était d’être avec elle, mais elle en avait été incapable. Elle avait préférer le sacrifier, c’était ses propos à elle pas les siens, elle avait préférer tout perdre pour réussir à survivre, toute seule. Une belle nouvelle preuve d’égoïsme … Alors elle lui reprochait encore et encore d’essayer d’avoir une vie, un reproche franchement mal placé et il le lui fit comprendre. Ce n’était pas lui qui avait refait sa vie, ce n’était pas lui qui avait quelqu’un dans sa vie depuis un an, qui était aussi rapidement passé à autre chose. Ce qu’elle lui avait dit était touchant, compréhensible et avait réussit à le calmer l’espace de quelques secondes. Mais la rage revenait subitement « Je t’interdis de te dire que j’ai une vie parfaite Aaron ! » du point de vue du jeune homme, elle ne pouvait pas l’interdire de dire quoi que ce soit. Pas quand elle avait la vie qu’elle avait, non elle n’avait pas le droit du tout en fait. Au début il savait que c’était pour garder la face devant les autres, après tout il faisait la même chose alors pourquoi lui en vouloir ? Pendant la première année il avait nourrit l’espoir que peut être elle ouvrirait les yeux, peut être qu’elle reviendrait. Et puis il avait comprit que non, elle avait quelqu’un dans sa vie, alors pourquoi serait-elle en train de jouer la comédie à nouveau ? « Je souffre tout autant que toi ! Et Tommy … » à l’entente de ce prénom la rage d’Aaron ce démultiplie, si bien qu’il replie son poing à nouveau. Il ne voulait pas qu’elle lui parle de lui, de sa vie avec lui … Dans un élan de gratitude et de bonté, lorsqu’il l’avait rencontre Aaron avait réussit à ne pas lui refaire le visage mais il ne pouvait pas certifier que la prochaine fois ce passerait de cette façon à nouveau. En fait à cet instant même, il avait plus envie que jamais de refaire le visage du petit ami de sa femme. « Il m’aide juste à me sentir mieux, à penser à autre chose … » Lola était en train de l’achever, elle était en train de finir de mettre son coeur en morceaux. Elle ne pouvait décemment pas croire qu’elle avait le droit de lui dire ça ? Il la fusille du regard. Elle croyait vraiment que c’était mieux de ce confier sur sa relation avec ce type ? Bon sang est-ce qu’elle réfléchissait parfois ? Est-ce qu’elle avait trouvé un nouveau jeu ? Est-ce qu’elle trouvait ça agréable de l’anéantir complètement ? Apparement oui. A croire que tout ce qu’elle voulait maintenant c’était qu’il sorte de ses gonds, complètement. « Arrête, je ne veux pas que tu me parle de lui. » Aaron avait toujours été jaloux des hommes tournant autour d’elle, même quand ils n’étaient pas ensembles cela le rendait fou. Les choses étaient démultipliées aujourd’hui et Lola ne semblait pas vraiment le comprendre. A nouveau elle lui prouvait à quel point elle était loin de la personne qu’il croyait qu’elle était … Egoïste. C’était le seul mot qui revenait dans sa tête et dans sa bouche, elle ne pensait à rien d’autre qu’elle même. Elle ne semblait pas comprendre que Minx était sa fille aussi, qu’elle n’était pas la seule à l’avoir perdu, qu’elle n’était pas la seule à ce sentir au fond du gouffre, qu’elle n’était pas la seule ils étaient deux. Mais elle baisse toujours la tête, elle n’a même pas le courage de le regarder en face tandis qu’elle lui parle, elle n’a même pas le courage de l’affronter. « Je sais … » répond t-elle finalement quand il tente de lui faire comprendre, de lui faire ouvrir les yeux. Parce qu’elle n’était pas la seule à souffrir, et certainement pas la seule a encore espérer retrouver leur fille aujourd’hui malgré ses deux années écoulées. Quand elle lève les yeux vers lui sa haine semble un peu s’estomper, parce que malgré lui c’est l’effet qu’elle avait toujours. Il suffisait qu’elle plante ses yeux bleus dans son regard pour qu’il sente son coeur ce calmer, battre plus lentement. Quand elle le regardait alors qu’ils étaient en plein milieu d’une foule, il avait toujours l’impression qu’ils étaient seuls au monde. Aujourd’hui c’était différent, il était seul au monde et elle était dans une autre dimension. « Mais Aaron, à chaque fois que je te regarde, tout ce que je vois c’est la disparition de Minx.  » A chaque fois qu’il regardait qui que ce soit il ce demandait ou elle était, qu’est ce qu’elle était en train de vivre, il imaginait toujours le pire … Deux ans. Quelles étaient les chances qu’elle soit toujours vivante ? Voilà tout ce que tout le monde lui disait, ou ne lui disait pas mais qu’il voyait dans leur regard. Il ne cligne pas une seconde, serrant les dents à nouveau. Allait-il vraiment faire ça ? La regarder sans rien dire ? Quand les doigts de Lola effleurent sa joue il ne peux s’empêcher d’apprécier ce contact. De toutes les femmes qui l’avait touché aucune n’avait autant de pouvoir que Lola sur lui, même ce simple et infime contact semblait le rendre plus vivant et réel que jamais. « Je ne vois plus mon mari … Je ne vois plus l’homme que j’aimais… » à son tour il ferme les yeux, et quand elle brise ce lien il ce sent encore plus vide qu’il ne croyait l’être. Il hoche la tête, il comprend, il comprend ce qu’elle dit même si il ne partage pas son avis, même si cela le met plus en colère que jamais. Finalement il prend une grande inspiration à son tour « Mais je ne suis plus ton mari Lola. » les mots étaient peut être dur, difficiles à entendre mais c’était la vérité. Il avait voulu qu’elle soit capable de ce battre pour eux, il avait voulu qu’elle soit capable de les sauver, de le sauver mais elle ne l’a pas fait. il n’était même pas capable de prononcer le nom de la peluche de Minx, non pas qu’il ne le connaissait pas au contraire, mais parce qu’il entendait la petite voix fluette de sa fille choisir un nom à cette même peluche le jour ou il lui avait donné. Il ouvre de nouveau les yeux sur Lola. « Laisse moi pas partir s’il te plait... » il hoche la tête à nouveau, il ne voulait pourtant pas la laisser partir. Plus jamais, il voulait la retenir là contre lui, et ne plus jamais la lâcher. Il croise ses bras, les serrant plus fort que jamais pour trouver la force de trouver ses mots. Il va ce pousser, il va la laisser partir mais avant cela il faut qu’ils mettent les choses au claire. « Je veux qu’on divorce. » dire cette phrase lui fait encore plus mal qu’il ne l’aurait cru. Il fait tourner son alliance autour de son doigt, il ne voulait pas qu’ils divorcent mais apparement c’était clairement ce qu’elle voulait sans être capable de le dire. « Il faut bien que l’un de nous face le premier pas. Je ne peux pas continuer à t’attendre Lola, je ne peux pas continuer de te regarder avec … » il hausse les épaules et laisse retomber ses bras. Il regarde en l’air pour empêcher ses yeux rougis de couler, et continue sa phrase « De cette façon, tu n’aura plus à me regarder, jamais. » C’était cruel, ce n’était absolument pas ce qu’il voulait mais apparement c’était ce dont elle avait besoin. Finalement il avait passé son temps à nourrir une haine particulière contre elle. Mais pendant deux ans il ne l’avait pas vue, il ne lui avait pas parlé et c’était la première fois que cela arrivait, la première fois qu’ils ce retrouvaient face à face. Et il voyait toute la peine et la souffrance qu’elle avait du traverser, et le fait est qu’il en était aussi responsable malgré lui. Alors si il devait complètement s’effacer de sa vie pour qu’elle aille mieux, il le ferait.

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MessageSujet: Re: i'm lost in the dark, with no love in my heart ♦ chapman's   Mer 28 Oct - 19:24


In my dark time I'll be going back to the street, promising everything I do not mean in my dark time baby, this is all I could be and only my mother can love me for me in my dark time, in my dark time ››› aaron chapman and lola chapman


Lola avait toujours eu tout ce qu’elle désirait dans la vie. Certes, elle n’avait pas eu la carrière qu’elle souhaitait mais cela ne l’avait jamais gênée plus que cela. Parce qu’à côté elle avait tout ce dont elle pouvait rêver. Et ceci se résumait finalement à une seule et unique personne : Aaron. Il était l’amour de sa vie, elle le savait et en était parfaitement consciente. Il était celui qui la faisait frissonner à chaque fois qu’il la touchait, et ce même après plusieurs années de mariage, il était celui dont le regard l’enivrait et les sourires la faisaient encore rougir. Elle était folle amoureuse de lui comme au premier jour. Elle ne voyait sa vie sans lui. Parce qu’il faisait parti d’elle, comme elle faisait partie de lui. Elle était sa moitié, et lui la sienne, sa dose d’oxygène, sa drogue, le prolongement d’elle même et de son bonheur. Et pourtant, en une fraction de seconde, elle avait tout foutu en l’air. Elle avait tout détruit, comme elle venait, juste avant de partir, de détruire, de réduire à néant ce tableau sur lequel elle avait passé des nuits entières, à le fabriquer, à l’entretenir, mais aussi tout simplement à le regarder. Il était celui qui globalisait ses recherches et l’enquête infructueuse de la disparition de Minx. Personne ne connaissait l’existence de ce tableau, pour la simple et bonne raison qu’elle n’avait pas envie qu’on la prenne pour une folle. Elle-même s’en rendait bien compte, mais elle n’avait envie de partager cela avec personne. Sauf peut-être avec lui. Plusieurs fois, elle avait eu envie d’appeler Aaron, en pleine nuit, parce qu’elle avait une nouvelle théorie sur l’endroit où pourrait être Minx. Elle attrapait son téléphone, composait son numéro qu’elle connaissait par cœur et finissait par tout effacer. Elle n’avait plus le droit de l’appeler. Elle n’avait pas le droit de faire marche arrière. Parce qu’elle n’avait en réalité plus aucun droit sur lui. Elle le savait, mais parfois, dans un élan d’on ne sait quoi, elle oubliait. Elle oubliait que Minx avait été enlevée, elle oubliait qu’elle avait quitté Aaron et elle oubliait qu’elle ne pouvait plus se blottir dans ses bras comme avait l’habitude de le faire chaque matin. Puis elle se retournait, et voyait à côté d’elle un lit vide. Complètement vide, comme l’était actuellement son cœur. Elle se prenait à cet instant une gigantesque claque dans la figure, qui lui rappelait la dure réalité et la maudissait d’être aussi idiote. Voilà ce qu’elle était, une parfaite idiote. Elle n’avait fait, depuis l’instant même où Minx avait disparue, qu’une série de mauvais choix. Parce qu’elle n’avait plus de goût pour quoi que ce soit, et qu’elle ignorait ce à quoi pouvait rimer sa vie sans elle. Alors elle avait repoussé tout le monde, se refusant un quelconque bonheur pour des raisons qui lui échappaient totalement. Elle avait rejeté Riley, beaucoup de ses amis et même Maeve pendant un temps. Mais le pire, était et resterait qu’elle avait fait sortir d’Aaron de sa vie. Elle savait que cela semblait égoïste, et c’était finalement peut-être tout ce qu’elle était, mais au delà de cela, elle ne voulait pas faire subir son chagrin à toutes les personnes l’entouraient. Elle voulait être seule, ou alors face à des gens qui ignoraient totalement ce qu’elle vivait. Parce qu’ils n’auraient pas ce regard de compassion dans leur yeux, parce qu’ils ne sauraient rien d’elle et personne ne lui parlerait de sa fille. Et pire que cela, ils ne la jugeraient pas. Ils ne relèveraient pas le fait qu’elle soit pitoyable aujourd’hui et qu’elle devrait faire des efforts, ils ne relèveraient pas qu’elle souriait bien trop un autre jour, et qu’elle n’avait selon eux, plus le droit de sourire parce que sa fille n’était plus là. Elle détestait ce genre de jugement. Elle détestait ça jusqu’au plus profond de ces tripes parce que finalement, c’était eux qui lui avait fait prendre ces décisions aussi stupides soient-elle. Alors elle s’était échappée. Elle avait tout laissé derrière elle et le regrettait aujourd’hui amèrement. Du moins, elle pensait ne pas le regretter jusqu’à ce qu’elle ne soit face à Aaron. Parce que finalement elle allait mieux. S’éloigner lui avait permis de se reconstruire petit à petit, sans faire des miracles certes mais elle ne passait plus ses journées allongées dans le noir à ressasser sa peine. Elle avait d’une certaine façon avancée, grâce à cet éloignement, grâce à Maeve, et grâce à Tommy. Elle n’était pas heureuse, mais elle savait qu’elle ne le serait plus. Ce qu’elle ignorait, c’était qu’en sacrifiant son mariage, elle avait aussi sacrifié toute chance d’être un jour heureuse, même sans Minx, parce que malgré le fait qu’elle ne pourrait jamais se remettre de l’enlèvement de sa fille, elle ne pourrait pas vivre dans la tristesse et dans le deuil toute sa vie. C’était pourtant ce à quoi elle s’était condamnée. Elle se voilait bien entendu la face, se rassurant comme elle le pouvait, espérant avoir fait le bon choix quand elle savait pertinemment au fond d’elle que ça ne l’était pas. Elle savait qu’Aaron devait probablement souffrir autant qu’elle, mais elle savait qu’il était fort et qu’il se relèverait, parce qu’il se relevait toujours –du moins, c’était ce qu’elle pensait, jusqu’à ce qu’elle ne le voit ce soir. Il l’avait incendiée, littéralement, lui retirant de force ce voile qu’elle s’était elle-même posée devant les yeux. Bien entendu, elle luttait, parce que se rendre à l’évidence de certaines choses pourtant parfaitement logiquement lui faisait un mal de chien. Comme le fait qu’elle n’avait agit que comme une égoïste et qu’elle avait, au profit de sa propre personne brisé Aaron sans même s’en rendre compte. Quel genre d’épouse faisait cela ? Elle va même jusqu’à l’accuser d’aller bien mieux qu’il ne voulait lui faire croire. « C’est la seule chose qui me reste. » dit-il à propos de son job. Car Lola l’avait vu, un soir tard, alors qu’il travaillait à l’hôpital et qu’elle avait été prise d’une légère crise de panique, d’une remise en question totale d’elle même et des choix qu’elle avait jusqu’alors fait. De terribles choix, c’était certain. Il semblait aller bien. Et encore une fois, elle se trompait. Parce qu’elle était bien trop focalisée sur son propre chagrin pour se rendre compte de ce qui se passait juste devant ses yeux. « Tu crois que si ils me voyaient comme ça ils me garderaient ? Si ils voyaient comment je suis vraiment, ils ne me garderaient pas et alors je n’aurais absolument plus rien. » Plus il parlait, plus elle avait l’impression d’être un monstre. Son regard s’adoucit alors et elle n’a plus envie de lui reprocher quoi que ce soit, car c’est finalement lui qui a raison. Tout est de sa faute. Elle le regarde un instant. Il dépeint un portrait de lui d’un homme pathétique et complètement démuni. Il n’a plus rien. Et elle est responsable de cela. Lola baisse alors la tête, se sentant honteuse. Elle a envie de lui dire que jamais ô grand jamais il ne ressemblera à rien, parce qu’à ses yeux, il est tout simplement parfait. Elle a envie de lui crier qu’elle est désolée, qu’elle n’est qu’une sombre idiote et qu’elle regrette tout ce qu’elle a pu lui faire subir. Mais elle ne le fait pas. Elle ne le fait pas parce qu’il recommence à crier et qu’elle a ce besoin incontrôlable de se défendre et de lui expliquer. De lui expliquer pourquoi elle a fait ce qu’elle a fait, même si elle est conscience d’être une parfaite égoïste. Tant pis. Alors elle lui explique, elle lui dit ce qu’elle a ressenti lorsque Minx est partie et elle essaie de faire valoir les raisons de son départ. Elle sent, à mesure qu’il parle que son attitude change. Peut-être était-il en train de comprendre ce qu’elle avait vécu. Peut-être la comprenait-il enfin. « Je sais. » Il sait. Lola esquisse un léger sourire, qui malgré tout est terriblement sincère. Parce que l’espace d’un instant, elle a l’impression de se retrouver des années en arrière où ils se comprenaient, se complétaient et étaient constamment sur la même longueur d’onde. Cette période lui paraissait à la fois si loin et si proche. Et cela lui manquait terriblement. Cependant, lorsqu’elle repose ses yeux sur lui, elle ne peut s’empêcher de penser à Minx. C’est terrible, mais c’est la cruelle vérité. Et si cela lui déchire le cœur la plupart du temps, cela lui rappelle parfois les bons moments qu’elle a partagé avec sa fille et son époux. Mais à peine cette sensation de bien-être s’empare d’elle que les accusations reprennent. Elle comprend qu’Aaron lui reproche d’avoir refait sa vie, mais que devait-elle faire ? Rester seule chez elle et pleurer toute la journée ? Elle le faisait déjà bien assez lorsqu’elle se retrouvait seule. N’avait-elle pas le droit à quelques minutes de répits où elle pourrait penser à autre chose, où elle pourrait vivre ? Selon lui, elle ne méritait pas cela de toute évidence. Elle devait se morfondre et vivre enfermée. Ceci eut le don de l’agacer, puisque qu’elle pensait que parmi toutes les personnes, Aaron était le plus apte à la comprendre. Ou peut-être était-ce simplement parce que ce n’était pas avec lui qu’elle avait repris le cours d’une vie normale. Et pour cela, Lola n’avait pas réellement d’explication claire. Elle en avait pourtant envie, mais ignorait si elle était prête et surtout si c’était ce que lui voulait, après deux années où elle l’avait fait de toute évidence souffrir. « Arrête, je ne veux pas que tu me parles de lui. » Elle se stoppe dans sa phrase au sujet de Tommy, elle avait dépassé les bornes. Le regard que lui lance Aaron le lui fait comprendre. Elle baisse alors à nouveau les yeux. Tout ceci la dépassait complètement. Pour la simple et bonne raison qu’elle vivait dorénavant au jour le jour et qu’elle n’arrivait plus à se projeter, que ce soit avec Tommy ou même avec Aaron. Elle n’était plus avec Aaron à proprement parlé depuis deux ans déjà –un temps bien trop long- et elle avait comblé son absence avec Tommy, simplement parce qu’elle avait besoin d’une épaule sur laquelle se reposer, tout en sachant que celle d’Aaron aurait été celle qui aurait la plus adéquate à la situation. Mais c’était impossible, du moins ça l’était pendant très longtemps. Parce qu’à chaque fois qu’elle posait ses yeux sur lui, elle revoyait Minx et toute la douleur de sa disparition lui sautait au visage. C’est d’ailleurs ce que la jeune blonde explique à Aaron. Décidant pourtant paradoxalement de ne pas lui dire que depuis, elle avait avancé et qu’elle commençait à se reconstruire petit à petit, qu’elle n’imaginait pas une reconstruction sans lui, qu’elle ne pouvait totalement se reconstruire sans finalement ce qui était pour elle son complément, sa moitié, la personne qui pouvait faire d’elle un être complet. Mais elle l’avait abandonné pendant tellement longtemps, elle l’avait repoussé et avait été si égoïste qu’elle ne savait plus comment aujourd’hui, elle pourrait le lui faire comprendre. Il avait le droit au bonheur lui aussi, et elle n’était pas persuadée qu’elle serait la personne qui lui apporterait.  « Mais je ne suis plus ton mari Lola. » Ces mots fendent le cœur de Lola, mais elle s’y attendait. Elle ferme les yeux un instant, luttant pour ne pas fondre en larme devant lui. Parce que cela lui fait bien plus de mal qu’elle ne l’aurait pensé. Elle avait refusé de le voir pendant si longtemps, d’en entendre parler et elle s’était renfermée dans une vie qui ne lui convenait pas. Elle avait perdu son mari, parce qu’elle n’avait pas été assez forte pour se battre pour eux. Et si aujourd’hui, les choses étaient différentes, elle savait aussi et surtout que Aaron avait lui aussi besoin d’avancer. Elle ne l’avait plus vu depuis tellement longtemps et refusait que qui que ce soit lui en parle. Elle ignorait que finalement, en refusant de signer les papiers du divorce, elle avait capturé en quelque sorte Aaron sans lui offrir quoi que ce soit en retour. Elle devait le libérer. Elle devait le libérer et le laisser avancer, parce qu’il le méritait et parce qu’il était l’homme de sa vie. Aussi paradoxale que cela puisse être, il méritait le bonheur, que ce soit avec ou sans elle. Elle avait choisi de s’éloigner de lui pour reprendre le dessus, et aujourd’hui elle payait le prix fort de cette stratégie. « Je veux qu’on divorce. » Elle rouvre les yeux au moment où il fait tomber le couperet. Et immédiatement, malgré qu’elle était conscience que cela allait arriver un jour, elle se sent perdre pied. Sa tête tourne et elle a l’impression qu’elle va tomber. Elle se rattrape au coin du mur, ne pouvant de toute évidence pas se rattraper à Aaron. Elle n’avait plus le droit de le toucher, elle n’avait plus le droit de l’embrasser, de lui dire qu’elle l’aimait, de lui dire qu’elle regrettait, de lui dire qu’elle ne voulait pas de ce divorce et que Tommy ne comptait absolument pas pour elle et n’avait finalement jamais compté autant que lui comptait. Elle ne pouvait plus faire marche arrière car elle avait fait l’erreur de partir et qu’après avoir égoïstement laissé passer autant de temps, elle n’avait plus son mot à dire. Elle sent malgré sa lutte acharnée contre elle même, les larmes monter et embuer sa vue. « Il faut bien que l’un de nous fasse le premier pas. Je ne peux pas continuer à t’attendre Lola, je ne peux pas continuer de te regarder avec … » Elle voulait que cela s’arrête. Elle ne voulait pas entendre ces mots. Elle voulait le faire taire et l’implorer de l’attendre. Elle voulait lui dire qu’elle quitterait Tommy sur le champ s’il le lui demandait… Elle voulait lui dire toutes ces choses. Elle ouvre la bouche un instant pour enfin lui dire ce qu’elle aurait dû lui dire depuis tellement longtemps. Mais le fait est que sa gorge est si nouée qu’elle ne parvient à dire quoi que ce soit. « Je … » C’est finalement la seule chose qu’elle parvient à lui dire avant qu’il ne reprenne la parole. « De cette façon, tu n’auras plus à me regarder, jamais. » Ces mots mettent un point final à ce qu’elle pouvait endurer. Elle le fixe, alors que les larmes coulent le long de ses joues sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit pour les retenir. Elle ne s’est jamais sentie aussi vide et aussi meurtrie de toute sa vie depuis la disparition de Minx. Voilà ce que cela faisait. Voilà ce qu’Aaron avait ressenti lorsqu’après avoir perdu sa fille, il avait perdu sa femme. Et c’était la pire des sensations. Elle sentait son cœur se déchirer, sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit. Car finalement que pouvait-elle dire ? Elle ne pouvait rien dire, elle ne pouvait pas lui dire que ce n’était pas ce qu’elle voulait, pour la simple et bonne raison que c’est exactement ce qu’elle lui avait fait deux années plus tôt sans lui laisser la moindre chance de se battre pour eux. Elle se pince les lèvres pour ne pas sangloter, malgré que ses larmes ne cessent de couler. Elle n’essaie plus de les sécher. « Très bien… » Son ton est aux antipodes de ses mots. Ce n’était pas très bien. Elle ne voulait pas de cela, mais après tout, cela faisait deux ans qu’elle était partie, à quoi s’attendait-elle d’autre ? « Je t’apporterais les papiers lundi… » Acquiescer à cette demande lui brisait le cœur, mais encore une fois, elle n’avait plus son mot à dire. Elle devait faire droit à ses demandes et le laisser partir, le libérer de l’emprise qu’elle avait garder sur lui de la manière la plus égoïste qu’il soit. Elle se décale et passe à côté de lui, n’étant de toute évidence plus capable de lui faire face. Pas après ce qu’il vient de lui dire. Elle s’enfuit alors de ces infâmes toilettes, de ce club ridicule et de ce quartier qu’elle n’apprécie finalement guère. Elle court jusqu’à chez elle alors que la pluie est torrentielle. Elle arrive chez elle, trempée et s’écroule. Elle pleure, encore et encore sans être capable de s’arrêter une seule seconde durant la nuit, et tout le weekend qui suit. On dit que l’on se rend compte à quel point on tient à une personne au moment même où on la perd réellement ; et c’était exactement ce qui était en train de se passer pour Lola…

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