#PRAYFORPARIS

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 who will cleanse this city in blood and fire ›› w/alba

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MessageSujet: who will cleanse this city in blood and fire ›› w/alba   Dim 25 Oct - 18:11


From here on, we’re playing my way. No more games. No more deals. ››› alba malone and robb renfield


Préparant machinalement les armes qui allaient faire l’objet de la transaction, Robb range avec le plus grand soin ces dernières dans leur compartiment adéquat, spécialement prévu dans la mallette en métal qui se trouve devant lui. N’étant plus à Los Angeles, et n’ayant plus les locaux désaffectés récupérés après un règlement de compte il y a des années de cela, Renfield est obligé de faire avec les moyens du bord. Et c’est dans sa chambre d’hôtel qu’il prépare ce qui allait normalement lui rapporter beaucoup d’argent. S’il n’était plus à LA, il en profitant quand même pour développer davantage son commerce à Washington. Son cartel était déjà implanté ici, mais le fait est qu’il y avait de la concurrence et qu’ils détenaient bien moins le monopole que dans certaines villes. Il se racle la gorge lorsqu’il a enfin terminé de préparer la mallette et il la fixe pendant un moment. Il faut que tout soit parfait, que rien ne dépasse et tout soit au millimètre près rangé comme il l’avait préalablement prévu et imaginé. Robb était maniaque, bien trop maniaque et un brin psychorigide parfois. C’était un mal pour un bien. Car s’il pouvait rentrer dans des colères noires pour une histoire de rangement sans grande importance, cela lui permettait aussi de toujours vendre une marchandise niquel, sans le moindre défaut et ses acheteurs appréciaient. Il avait rendez-vous d’ici une petite heure avec un client. Il n’avait pas pour habitude de se rendre aux transactions de ce genre. Mais le fait est que Bran lui avait fait part de ses doutes. Les rumeurs commençaient à enfler en ville et c’était bien connu, même s’il n’était pas sur son territoire, tout finissait pas arriver aux oreilles de Robb. Parce qu’il était le leadeur, mais aussi et surtout parce qu’encore une fois sa volonté du travail bien fait, dans les moindres petits détails faisait qu’il savait et se méfiait de tout. Certaines rumeurs disaient que dans un affrontement, ses hommes avaient blessés l’un de leurs alliés et que leur leadeur souhaitait maintenant les exterminer un part un. Rien que ça. Visiblement ce leadeur tenait à ses hommes autant que Robb tenait aux siens. Bien sûr, l’homme avait rassemblé ses hommes pour obtenir des l’entendue des informations sur le pourquoi du comment ceci s’était passé. Il les avait tous un à un remis à leur place parce qu’ils venaient de signer leur arrêt de mort, il était évident qu’une multitude de contrats venait d’être posé sur la tête de ses hommes et il n’était pas question qu’il n’en perde un seul pour une erreur, aussi stupide soit-elle. Ils ne savaient pas à qui ils venaient de s’en prendre, et Robb n’était pas persuadé de le savoir non plus. En réalité, il ignorait totalement qui pouvait être cet idiot qui s’était mêlé à ces abrutis qui n’avaient pas eu l’intelligence de les payer à temps. Si les transactions se faisaient dans les règles de l’art, tout se passait de manière générale très bien. Mais s’il y avait bien une chose que Robb, comme Nina ou la totalité de ses hommes ne supportaient pas, c’était le retard de paiement, et surtout le fait qu’ils se foutent ouvertement de leur gueule. Alors ils étaient obligés d’employer les grands moyens et d’utiliser la force, la menace, puis le sang. Ceci étant, Robb espérait que cette transaction se déroulerait bien. Il était suspicieux. Pas parce qu’il ne les connaissait pas, puisqu’il y avait déjà eu des échanges avec Chase Carstairs et que tout s’était toujours bien déroulé, mais le fait est qu’il avait un mauvais pressentiment. Et c’était pour cette raison qu’il avait décidé à la dernière minute de se rendre lui-même au rendez-vous. Et pour cause, c’était à Nina que Chase avait proposé ce nouvel échange. Pas à l’un de ses hommes avec lesquels il avait eu l’habitude de traiter, non, avec Nina Westmore. Celle qui était aux yeux de tous celle qui avait pris la relève de son père, celle qui était à la tête du cartel. Bien entendu, dans les rues, tout le monde savait qu’elle n’opérait pas seule et qu’il y avait un autre homme à ses côtés pour gérer le business, mais personne ne connaissait Robb. Personne ne connaissait son nom, ni même son visage – ou peut-être qu’ils le connaissaient mais personne ne s’étaient doutés que c’était bel et bien lui qui était derrière tout cela et qui tirait les ficelles du cartel. Il était à la fois craint et admiré et il aimait ça. Cependant, il y avait une chose qui n’était pour lui absolument pas concevable, d’envoyer Nina dans la gueule du loup. Il lui faisait confiance sur à peu près tout, mais il n’était pas question pour lui de la laisser aller à un rendez-vous seule, lorsqu’il avait été spécifiquement demandé à ce que ce soit elle qui traite directement avec eux. C’était bien trop louche pour qu’il n’y ait rien qui clochait. C’est pourquoi, il avait interdit à Nina de s’y rendre. Elle avait bien entendu contesté, affirmant être assez grande pour s’y rendre seule, qu’elle ne risquait rien, que Chase Carstairs avait toujours été réglo avec eux et qu’il n’y avait jamais eu le moindre dérapage. Il la croyait, car il savait que Carstairs n’avait jamais fait de vague, mais il préférait prendre ses précautions. Alors tant pis s’il avait envie de voir les longues jambes de la plantureuses Nina Westmore, il devrait se contenter de lui et de son amabilité légendaire. Robb referme la mallette, la verrouille et la positionne de façon à ce qu’il n’ait juste à la prendre avant de partir. Il fait quelques pas dans sa chambre et récupère son arme qu’il a déposé sur la table de chevet juste à côté de son oreiller –car oui Robb dormait à côté de son Beretta. Comme à son habitude, il cale son pistolet sans son dos, avant de récupérer sa veste noire. C’était un cadeau de June il y a longtemps de cela. Et s’il n’était le genre d’homme à s’intéresser à la mode et aux fringues de manière générale, il aimait cette veste. Peut-être parce qu’elle avait une signification particulière pour lui. Il jette un œil à sa montre. Il est bientôt l’heure. Il réajuste le col de sa veste, fourre son téléphone portable dans sa poche, les clés de sa chambre dans l’autre et s’empare de la mallette. Devant son hôtel, Bran l’attend. Il allait jouer les chauffeurs pour aujourd’hui. Parce que Robb n’avait pas encore fait l’acquisition d’une voiture à son goût à Washington et qu’il n’avait aujourd’hui, tout simplement pas envie de conduire. Il arrive devant le point de rendez-vous à l’heure précise à laquelle était fixé le rendez-vous. Mais avant de s’engouffrer dans le Eighteenth Street Lounge, il s’adresse à Bran. « Va jeter un œil à Nina, et ne la quitte pas des yeux jusqu’à ce que je sois de retour. » C’est un ordre que Bran comprend immédiatement et acquiesce. La paranoïa et la méfiance faisaient qu’il s’imaginait le pire, que ce rendez-vous n’était qu’une sorte diversion pour atteindre Nina lorsqu’il ne serait pas là. Si bien qu’il avait déjà envoyé deux hommes pour la surveiller en son absence, Bran ne serait pas de trop. Robb marque une pause devant le club, qui est logiquement fermé en pleine journée. Il a assez entendu parler de celui-ci pour savoir ce qu’il s’y passe. Mais il avait pourtant entendu que la propriétaire des lieux était une femme. Peu importe. Il pénètre dans l’établissement plongé dans l’obscurité. Seules quelques lumières artificielles éclairent la pièce. Un endroit pareil complètement vide pourrait faire froid dans le dos à n’importe qui. Bien entendu, ce n’est pas le cas de Robb, parce qu’il était évident qu’il avait effectué des transactions dans des lieux bien plus effrayant. Son regard se balade dans la plus grande sérénité dans la pièce. Il passe une main dans son dos. Personne ne semble être là pour l’accueillir. Il serre son arme entre ses doigts, histoire de dégainer le plus rapidement possible en cas de besoin. Puis il entend des bruits de pas, de talons plus précisément. Son regard se pose immédiatement vers leur provenance. Il fronce les sourcils. Il ne s’agit vraiment pas de Chase Carstairs, ou bien celui-ci ressemblait étrangement à une femme. Une femme qui ne lui était pas totalement inconnue…

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MessageSujet: Re: who will cleanse this city in blood and fire ›› w/alba   Ven 6 Nov - 21:02


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Une paire d’yeux bleu la fixe sans sourciller depuis quelques minutes déjà, cela ne la dérange absolument pas, elle en à l’habitude. Elle est habitué à ce que l’on souhaite ce ruer sur elle pour une photo, qu’on l’envie, qu’on la jalouse, qu’on la désire, et elle adore ça. Alors que quelqu’un la dévisage n’est en rien quelque chose d’embarrassant ou d’inhabituel pour elle, parce que c’est son quotidien. Il serait fou de penser la faire craquer en la fixant trop longtemps, ou encore d’espérer avoir une quelconque information en agissant de la sorte, parce qu’il en fallait plus pour faire craquer Alba. Elle qui avait pourtant un passé de trouillarde et de lâche, en était bien loin aujourd’hui. « Je crois que vous n’avez pas bien compris ma demande ! » la voix d’Alba est dur et sans émotion si ce n’est du dédain. Assise sur un fauteuil en velour elle regarde la vendeuse de haut en bas, cette dernière à beau travailler dans un magasin de haute couture, elle porte un ensembles affreux qui fait mal aux yeux, et si Alba le voulait elle pourrait la faire virer. Mais aujourd’hui, bien qu’elle soit d’une humeur massacrante, elle est consciente que cette pauvre petite vendeuse n’y est pour rien, et qu’elle n’a pas envie d’user de son pouvoir sur elle, pas la peine de perdre de l’énergie pour une personne insignifiante. « Toutes ? » les yeux bleus ce déplacent sur les paires de chaussures entourant l’héritière, comme si sa demande était complètement folle. Elle l’était peut être à ses yeux, mais à pas à ceux de la jolie blonde qui vient de décroiser les jambes, un sourire presque diabolique sur le visage. Pas la peine qu’elle réponde, la vendeuse hoche précipitamment la tête, et file chercher son responsable. Elle n’avait certainement jamais fait une aussi grosse vente et devait avoir des étoiles plein la tête en pensant à ce que cela allait lui apporter en bonus à la fin du mois, Alba la suit des yeux et la voit s’arrêter un instant visiblement en train de réfléchir à quelque chose. Surement au fait que le prix de toutes ses chaussures réunies, équivaut à trois années de dur labeur pour elle, quand cela n’est le fruit que d’une journée pour la jeune femme. Esther, la petite vendeuse donc, ce tourne vers Alba une nouvelle fois mais quand elle aperçoit que la jeune femme la fixe, elle sursauter et s’empresse de disparaitre dans l’arrière boutique, à la recherche d’aide. Alba soupire quand elle est enfin seule, passant une main dans ses cheveux et en attrapant une mèche qu’elle tourne entre ses doigts, elle attrape son iPhone de sa main libre et pianote son code avant de survoler ses sms et ses alertes. A vrai dire elle ne regarde jamais de fond en comble ce qui ce dit sur elle sur la toile, elle à quelqu’un qui le fait pour elle, mais parfois elle aime bien survoler afin de connaître les dernières aventures qu’on à pu lui attribuer. Quand son téléphone commence à vibrer, elle répond avant même que la sonnerie ne ce déclenche, et s’apaise à l’instant ou elle entend la voix de Jason, même si il est plutôt en train de l’appeler pour lui faire des remontrances. Rapidement tandis qu’elle reste calme, le ton du jeune homme semble monter de plus en plus, et à raison. Aujourd’hui elle lui avait demandé d’aller s’occuper de la livraison qu’ils avaient pour un cartel mexicain … Ce n’était pas inhabituel pour le jeune homme, qui était celui qui leur avait ramené ce marché en particulier mais puisqu’il ne s’y rendait pas à chaque fois il avait trouvé la demande d’Alba assez déroutante. Réussissant à le convaincre, elle était certaine qu’il finirait par découvrir la raison de son éloignement volontaire, mais qu’il serait trop tard pour qu’il arrive en temps et en heure à Washington pour contre-carrer les plans de la jeune femme. Parce qu’elle avait un plan bien monté, bien préparé et que pour une fois il n’en avait eu aucune idée, aucun soupçons, elle avait prévu de prendre les choses en main une bonne fois pour toute, quitte à révéler son identité … « Alba ne fais pas ça. » Le deal avait toujours été que son identité reste secrète, parce que ça leur donnait du poids et de l’influence mais aussi pour la protéger. Jason tenait un peu trop à sa protection parfois, quitte à faire passer les intérêts de leur business après, et Alba n’était pas franchement de son avis. Ce qu’elle lui fit comprendre, cela n’importait pas du tout finalement qu’il ai apprit par un de leurs hommes - Casey elle en était certaine - qu’elle avait mis en place une réunion avec Nina Westmore. Elle l’avait fait au nom de Jason, en sachant pertinemment que ce n’était pas Nina qui ce présenterais à cette rencontre, mais son homonyme masculin, et c’était ce qu’elle souhaitait. Le fait est qu’elle ne digérait toujours pas ce qui c’était passé, sur son territoire, quelques semaines auparavant et qu’elle ne voulait pas laisser cette action impunie, elle avait besoin de justice, elle avait besoin de sang. Parce que sa rage était insatiable … Elle ne laissa pas le temps à Jason de s’énerver plus encore, car la petite Esther était de retour, et qu’elle avait un rendez-vous. Il ne fallut pas autant de temps que ça pour qu’elle règle ses achats et les fassent livrer chez elle. Elle était repartie assez rapidement du magasin, laissant sa nouvelle paire de talon à la semelle rouge claquer sur le béton du trottoir le temps qu’elle rejoigne la voiture qui l’attendait déjà dehors. Aujourd’hui elle n’avait pas de chauffeur avec elle, parce qu’elle ne souhaitait pas avoir de tierce personne à ce rendez-vous, et encore moins son pauvre petit chauffeur qui n’avait aucune idée de tout ce qui pouvait bien ce tramer dans la vie de sa patronne. C’est pourquoi elle avait la cadillac aujourd’hui, elle adorait cette voiture et tout particulièrement le bruit du moteur ronronnant à chaque fois qu’elle la démarrait … Cela attirait les regards, comme elle, et c’était parfait. Le temps de rejoindre sa propriété elle sentit sa rage l’habiter de nouveau, elle ne l’avait pas quitter mais elle avait du l’apaiser pour apparaître à son habitude, si bien que finalement il ne lui avait pas fallut longtemps pour retrouver son visage fermé, et laisser son naturel reprendre possession d’elle. Avant d’abandonner sa voiture, elle récupère son arme dans le boîte à gant, elle ne la cache pas parce qu’elle veux qu’il la voit, qu’il sache qu’elle n’était pas la pour rigoler. Son sac dans une main, son arme dans l’autre elle sort de la voiture en faisant claquer la porte et glisse son arme à la ceinture de son jean. Ses cheveux ondulent le long de son dos, et elle met son téléphone en silencieux avant de le glisser dans son sac. Elle était prête, l’arme ne servirait pas à grand chose malgré le fait qu’elle sache s’en servir aujourd’hui aux bon soins de Jason. Elle ne souhaitait pas tuer Robb, c’était trop rapide et sincèrement moins drôle. Un sourire ce dessine à présent sur son visage, ce même sourire charmeur qu’elle avait eu la première fois qu’ils c’étaient rencontrés … Quand elle retrouve l’ambiance agréable du bar complètement vide, elle le voit tout de suite, seul au milieu de cette immense espace vide, il ne fait pas petit au contraire. Il est assez imposant pour faire peur à n’importe qui le croiserait ici, mais pas à elle. Ses talons claquent toujours sur le sol, et c’est en les entendant qu’il ce retourne vers elle avec attention et précision. « Bonjour Robb. » sa voix est mielleuse, presque aussi douce que la première fois qu’il l’avait abordé. Elle ne voulait pas entrer dans le vif du sujet tout de suite, plus important encore elle voulait voir son visage quand il comprendrait vraiment qui elle était. Elle avance à son rythme tranquillement, avant de finalement le déposer pour poser son sac à main sur le bar. « Tu attendais quelqu’un d’autre ? » Alba ce réjouissait en avance, parce qu’elle avait eu raison, il n’avait pas laissé Nina venir alors que c’était pourtant avec elle qu’elle avait demandé une rencontre. Ainsi Robb avait peur des représailles avant même qu’elle n’ai eu besoin d’en parler, et c’était parfait.

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MessageSujet: Re: who will cleanse this city in blood and fire ›› w/alba   Dim 29 Nov - 16:41


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Cette femme qui venait de faire irruption dans le club, cette femme qui en imposait rien qu’en faisant claquer avec assurance ses talons sur le sol, ne lui était pas inconnue. Elle n’était pas une totale étrangère, elle n’était pas n’importe qui. Et pour cause, il s’agissait de la ô combien connue et reconnue Alba Malone. Elle était célèbre probablement dans tout le pays, parce qu’elle était riche, très riche, qu’elle était une héritière dont la population se réjouissait du moindre fait et geste et dont la presse à scandales se délectait chaque semaine. Robb n’était pas le genre à lire ce genre de torchon, mais il savait qui elle était. Il le savait aujourd’hui et l’avait su il y a quelques jours de cela lorsqu’elle lui avait fait son numéro de charme. Il serait mentir que de dire qu’il n’avait pas été charmé par la jeune femme. Pas comme il pouvait l’être lorsque June était dans les parages, parce que cela allait bien au delà d’un quelconque jeu de charme, mais comme une femme qu’il avait simplement envie de mettre dans son lit. Il n’avait rien eu à faire, elle était venue à lui sans qu’il n’ait à fournir le moindre effort, et sur le coup, cela ne lui avait pas paru étrange. Il aurait pourtant dû se douter que quelque chose se tramait. Elle était bien trop entreprenante, elle était bien trop curieuse. Mais il s’était laissé aller à ce jeu de séduction avec elle, sans penser plus que cela. Il était définitivement bien trop facilement corruptible quand il s’agissait du plaisir charnel. Il s’était pris au jeu, parce qu’elle avait su faire naître en lui, exactement ce qu’il avait besoin à cet instant. De s’envoyer en l’air, sauvagement, sans qu’il n’y ait la moindre répercussion derrière, sans qu’il n’ait à l’appeler le lendemain –de toute manière, il ne le faisait jamais- et sans qu’il n’ait à réfléchir à quoi que ce soit d’autre qu’à profiter de l’instant présent. Du sexe, juste pour le sexe, du plaisir charnel sans la moindre attache, sans la moindre attente. C’était ce qu’il avait eu avec l’héritière de renom et qu’il avait voulu à cet instant-ci. Rien d’autre. Parce que c’est ce qu’il avait toujours fait avec les femmes, mais c’était aussi et surtout un moyen pour lui de combler l’absence de June dans sa vie, et de se prouver qu’elle ne comptait pas plus que cela pour lui, qu’il était toujours l’homme qu’il était. Il se voilait la face, c’était une évidence. Robb avait couché avec des dizaines de filles dans sa vie. Il avait passé d’agréables moments avec chacune d’entre elles, pour la simple et bonne raison qu’il faisait passer sa satisfaction personnelle avant la leur, donc qu’il ne perdait pas un temps fou à jouer les hommes romantiques, à être doux et patients avec elles, comme la plupart des femmes aimaient. Non, la façon de faire de Robb se rapprochait davantage d’un animal plutôt que d’un homme affectueux et romantique, mais il s’en fichait. Et c’était ainsi que s’étaient déroulées les choses avec Alba. Comme à l’accoutumé. Alors il ne s’était posé la moindre question, il avait foncé tête baissée et ne s’était pas imaginé une seule seconde qu’elle pouvait être celle qui voulait actuellement leur peau. Ce n’est que lorsqu’il la vit débarquer dans le club que les choses semblèrent s’éclaircirent. Cette invitation envoyée à Nina pour affaire était bien trop étrange pour qu’il ne s’agisse que d’une véritable et anodine conversation de courtoisie, ni même d’affaire. Et à peine la voit-il qu’il comprend que son intuition était la bonne et qu’il a bien fait de se rendre à ce rendez-vous à la place de Nina. Sa main derrière le dos, il ne relâche pas son arme, car il sait pertinemment qu’elle pourrait dégainer à tout moment. Il est cependant persuadé qu’il sera plus rapide qu’elle ne le serait. « Bonjour Robb. » Le regard du jeune homme se plisse. Il n’est pas sûr de bien comprendre ce qu’il est en train de se passer. S’il a compris à l’instant où il a croisé son regard que sa dernière mise en scène n’était qu’un moyen de l’atteindre, et qu’elle devait probablement, soit bosser pour Carstairs, soit en être la supérieure, il ne comprend pas vraiment pourquoi elle fait cela. Bien entendu, il savait que ça avait un rapport avec ce qu’il s’était passé entre Parrish et Carstairs mais pourquoi avoir entrepris ce jeu avec lui avant même que leur deux cartels respectifs n’en viennent aux mains, par un malheureux concours de circonstances. « Tu attendais quelqu’un d’autre ? » finit-elle par dire face au silence circonspect de Robb, de cette voix mielleuse et particulièrement insupportable. Il serait mentir que de dire qu’il s’y était attendu. Qu’il avait envisagé la possibilité que Carstairs ne soit pas là. Il sentait mal cette rencontre certes, mais il ne s’était absolument pas dit qu’en arrivant dans le club, Carstairs serait aux abonnés absents et qu’Alba Malone l’aurait remplacé. La vérité était qu’il avait imaginé bon nombre de scénarios. Il s’était attendu à ce que Carstairs l’accueille seul, qu’il ait fait venir la totalité de ses hommes pour négocier de manière musclée, ou qu’il lui tende un piège pour l’éloigner et par conséquent atteindre Nina. Il s’était imaginé bon nombre de chose, mais pas ça. Pas de se trouver en face d’Alba Malone. « Alba Malone. » finit-il par souffler sans trop hausser la voix. Il jette quelques regards aux alentours, afin de s’assurer qu’elle n’a pas ramené un troupeau de gorilles pour veiller à sa sécurité, mais ils semblent seuls. Tant mieux. Il relâche doucement son arme, son bras venant retrouver une place normale avant qu’il ne fasse quelques pas dans sa direction. S’il était surpris et intrigué par la tournure qu’allait prendre cet entretient, il avait prit le parti de ne rien montrer. Son pas est lent et l’expression de son visage parfaitement neutre. Apparaît même l’espace d’un bref instant, un mine sourire. Pas le genre de sourire sincère, mais plutôt le genre qui peut faire froid dans le dos. « J’aurais dû me douter qu’une fille aussi facile devait forcément vouloir quelque chose. » dit-il froidement, avec dans sa voix, un léger brin de condescendance et d’insolence. Bien entendu, ce n’était pas forcément l’attitude la plus judicieuse à adopter mais après tout, il savait déjà que leur entretient n’allait pas être courtois, alors pourquoi jouer la comédie et la carte de la politesse ? Un jeu de regards se mit rapidement en place entre les deux interlocuteurs. Il tentait de lire dans ses yeux ce qui se tramait derrière tout cela, derrière ce mystère environnant. Parce qu’il détestait ça. Il détestait ne pas savoir où il mettait les pieds et dans quoi il s’embarquait. C’est pourquoi, il décida de poursuivre sur cette même voix, celle de l’impertinence. Elle allait haïr ça, c’était certain. C’est d’ailleurs ce pourquoi il continua. Après tout, il n’était pas là pour lui faire plaisir. Il était certes, là pour calmer le jeu, mais il avait besoin de connaître ses véritables intentions avant d’envisager une quelconque négociation. Il fait quelques pas vers elle, jusqu’à ce qu’il soit si près qu’il peut quasiment frôler certaines parties de son corps. « Tu en redemandes c’est ça ? » dit-il de cette voix effleurant presque l’irrespect. Il sait pertinemment qu’elle va le remettre à sa place, et peut-être même qu’elle va dégainer mais il sent, sans trop savoir pourquoi, qu’elle a une toute autre idée en tête que celle de l’abattre de sang froid. Et si finalement, ce n’était pas le cas, il avait analysé assez ses mouvements pour savoir qu’il pourrait bloquer son bras droit avant qu’elle n’atteigne son arme, qu’il était prêt à parier, se trouvait dans son dos. Leur échange n’était de toute évidence pas le moins du monde chaleureux, bien au contraire. S’il ne l’avait pas été déjà à leur première rencontre, cette fois-ci, les choses allaient bien plus loin. Car tous deux avaient quelque chose derrière la tête. Sans bouger, sans mettre un terme à cette proximité infime qui les sépare il fronce les sourcils. « Pourquoi avoir demandé à voir Nina ? » Il était grand temps pour eux de rentrer dans le vif du sujet…

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