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 you should be scared of me ›› w/serena

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MessageSujet: you should be scared of me ›› w/serena   Lun 26 Oct - 22:31


We do terrible things for the people we love. Stop asking why. Start asking who. Sister. ››› serena renfield and robb renfield


Sa respiration est haletante, sa mâchoire terriblement serrée et chacun de ses gestes sont brusques, malgré toute la précision de ceux-ci. Il est agacé. Terriblement agacé et cela se voit sur son visage. Ses traits sont tirés, et ses yeux sont plus noirs que jamais. Parce qu’il est d’une part épuisé par tout ce qu’il se passe en ce moment dans sa vie –et qu’il n’en reste pas moins un simple homme pour autant- mais aussi et surtout parce qu’il a eu vent d’une histoire qui l’a mis dans un état tel de colère qu’il savait exactement ce qu’il allait faire. Il doit être aux alentours d’une heure du matin. Autant dire, l’heure parfaite pour régler ses comptes. Il charge son arme à grand vitesse, qu’il a nettoyé le matin même et la glisse, non pas à l’arrière de son pantalon comme il fait toujours mais sur le côté droit, parce qu’il voulait se saisir de son arme bien plus rapidement. Il voulait en finir le plus vite possible avec cette histoire qui le mettait hors de lui. Pour qui se prenaient ces types ? Ils ne semblaient être que des amateurs un peu trop arrogants certes, mais seulement des amateurs d’armes à feu sans grande importante. Ce n’était que des gamins en mal de sensation forte. Du moins c’était ce que ses hommes lui avaient rapporté lorsqu’il avait écouté leur rapport. Tout s’était toujours très bien passé avec eux. Jusqu’au jour où ils avaient eu affaire avec Nina Westmore. Elle était pourtant le visage officiel du cartel. Ils lui devaient le respect, comme ils avaient toujours respecté les hommes que Robb avait envoyés. Mais, de toute évidence, ceux-ci, étaient de parfaits clichés de républicains ultra conservateurs et complètement abrutis. C’était une femme, une belle femme qui plus est et cela les avait interloqués. Ils s’étaient sentis pousser des ailes et avaient dépassé les limites de l’entendement. Ils avaient certes achetés les armes que Nina leur avait présentées, mais ils s’étaient joués d’elle. Ils avaient cru, dans une inconscience folle qu’ils avaient le droit de faire cela. De jouer les brutes, les gorilles misogynes et clairement stupides. Ce n’était que des animaux pensant désespérément que les femmes, et à ce titre Nina, n’étaient que des morceaux de viande que l’on pouvait manipuler à sa guise. C’était là leur première erreur. Puisque de toute évidence, ils ne connaissaient pas Nina Westmore. Si elle était d’une féminité absolue et représentait à bien des égards la femme fatale par excellente, elle était aussi et surtout une véritable femme d’affaire, avec un caractère bien à elle. Et bien entendu, les choses avaient dérapé. Ils avaient été un peu trop entreprenant avec elle, avaient prononcé des mots qui l’avaient au plus haut point agacé et certains gestes terriblement déplacés avaient été réalisés à son égard, ce qui avait fait déborder la goutte d’eau. Alors les coups étaient partis plus rapidement qu’ils ne l’avaient pensé. Nina n’était pas seule, elle était en compagnie de l’un de leur homme, mais le fait est qu’ils étaient seulement deux contre cinq gros gabarits et que, même s’ils étaient parvenus à se sortir de là sans trop de mal puisque les cinq hommes avaient fini par s’enfuir à l’entente de l’arrivée de renfort ; Nina en était ressortie blessée. Elle était rentrée avec la lèvre fendue et c’était tout ce que Robb détestait. Personne n’avait le droit de toucher Nina. Elle lui avait juré qu’elle allait bien, que ce n’était rien, et qu’il aurait dû voir la tête des autres gars ; mais c’était déjà trop tard. Ils avaient signé leur arrêt de mort. Bien sûre, Nina avait insisté pour s’en charger elle-même parce qu’elle voulait se venger de ces hommes, elle voulait faire sa propre vendetta. Mais encore une fois, Robb l’avait repoussé catégoriquement et avait ordonné à ses hommes de la maintenir dans sa chambre d’hôtel pendant qu’il s’occupait de ça. Jamais ô grand jamais il ne la laisserait retourner seule – ni même accompagnée – auprès de ces hommes qui n’avaient eu le moindre respect envers elle. Et il allait leur apprendre ce qu’était le respect. Ils n’auraient pas la chance de l’appliquer plus de quelques minutes, mais ils allaient le comprendre. Robb avait bien des défauts, mais il n’était pas misogyne. Il considérait les femmes comme les égales des hommes. Ce qui pouvait être une bonne chose dans un certain sens, mais qui pouvait être à double tranchant dans d’autres, car le fait est que Robb n’avait pas le moindre scrupule à tuer, autant un homme qu’une femme. Il respire bruyamment. Témoin de sa colère. Fin prêt, il jette un œil en biais vers Bran qui se tient, dans le coin de sa suite d’hôtel dans laquelle il réside depuis son arrivée à Washington. Il hoche la tête à son adresse, histoire de lui faire comprendre qu’il est prêt et qu’ils peuvent y aller. « On les a localisé à Anacostia, près du Fort Stanton Park. » De nouveau, Robb acquiesce alors qu’il rejoint d’un pas décidé la sortie, après s’être rapidement préparé pour les circonstances. Tout de noir vêtu –comme la plupart du temps, il faut l’avouer- il s’engage dans la pénombre de Washington, d’un pas franc et déterminé ; ne montrant la moindre expression. Bran et Robb ne tardent pas à repérer les hommes qu’ils recherchent. Ils sont cinq, discutant probablement business, en jetant des coups œil furtifs derrière eux, comme s’ils avaient peur de l’arrivée de flics, ou peut-être qu’ils étaient finalement assez intelligents pour savoir que leurs récents actes à l’égard de Nina Westmore ne seraient pas sans conséquence. Bran et Robb s’entendent sur les derniers détails avant d’agir. Et ils attaquent. Un premier coup de feu se fait entendre, pour marquer une entrée en matière remarquée. C’est Robb qui a tiré, dans le genou de l’une de ses victimes. L’un de ses acolytes se jette sur Robb. Il l’assène d’un coup de poing qu’il reçoit en plein dans les côtes, si celui-ci est douloureux, il reste de marbre, se crispant simplement légèrement. Ne pas montrer à son adversaire qu’on a des faiblesses était sa marque de fabrique. Il ne tarde pas à répliquer, alors que Bran vient de maîtriser deux hommes. L’un parvient à s’enfuir. Robb, trop occupé à se battre n’a pas le temps de l’intercepter. Tant pis, quatre sur cinq était un score raisonnable. Après avoir maîtrisé les quatre hommes, non sans s’être pris quelques coups au passage, ils les amènent dans la ruelle juste à droite, pour être à l’abri de tous les curieux. Le fait est que les rues sont désertes à cette heure et que la pénombre fait qu’on les voit à peine, mais il ne sert à rien de prendre des risques inutiles. Robb a son arme braqué sur l’homme qui lui a ouvert l’arcade ainsi que la lèvre inférieure. Il tient celui sur lequel il a tiré fermement de sa main libre. Il le traine au sol comme un vulgaire rebu. Se tenant ferment la jambe, il crie de douleur, l’implorant d’arrêter. Robb n’écoute pas, définitivement rempli d’une colère bien trop importante pour être contrôlée. Il n’est pas le genre à se laisser attendrir par des jérémiades de toute façon. Une fois à l’abri de toute possibilité de se faire prendre, Robb lâche l’homme qui se plie de douleur et assène l’autre d’un violent coup dans les côtes, pour le punir de l’avoir frappé il y a quelques minutes de cela, mais aussi pour le forcer à s’asseoir à côté de son camarade. Bran fait de même, laissant les quatre hommes au sol, suppliant, implorant leur pardon, pleurant comme des lâches à leurs pieds. Robb, qui a son arme pointée dans leur direction sourit. Pas d’un sourire amical, non, d’un sourire qui traduisait tout le contraire en réalité. « Ne vous a-t-on jamais dit que Nina Westmore était hors limite ? » Les hommes semblent enfin comprendre l’ampleur de leur erreur. Trois d’entre eux acquiescent et demandent immédiatement pardon, qu’ils ignoraient qu’elle travaillait avec lui –foutaises- et qu’ils ne la toucheraient plus jamais –c’était certain. Le quatrième le regarde avec défit. Cela suffit à Robb pour l’interpeller. Il s’approche de l’homme en question. « Tu as quelque chose à dire à ce sujet ? » Son regard est foudroyant, tant que même les autres hommes à côté ont peur. Mais lui, il ne semble pas être effrayé. Il a tort. Il regarde Robb avec un sourire arrogant. Exactement le genre qu’il déteste. Il arque les sourcils. « Qu’elle était bien bonne cette sal*pe de Westmore. » A peine eut-il le temps de terminer sa phrase qu’un bruit sourd se fait entendre puis plus rien. Le corps de l’homme tombe sur le béton, inerte. Il venait de lui tirer une balle dans la tête, de lui faire exploser le crâne sans la moindre retenue. Voilà ce qui arrivait quand on touchait à Nina, et quand il la traitait de la sorte. D’un revers de la manche, il essuie le sang de l’homme qui a giclé sur son propre visage et fait un pas en arrière. Il crache le sang qui s’était accumulé dans sa bouche du fait de sa lèvre fendue avant de revenir vers les trois hommes qui restent, sous le choc de ce à quoi ils viennent d’assister. « Vous avez quelque chose à ajouter ? » Robb se baisse vers l’un des hommes, pris totalement au hasard et lui attrape le col, le décollant presque du sol. Il l’interroge du regard, pour avoir une réponse à la question qu’il venait tout juste de poser. Il secoue la tête frénétiquement, visiblement terrifié à l’idée de subir le même sort que son acolyte. « Robb, quelqu’un arrive ! » l’informe Bran, pris d’une légère panique. Robb, sans lâcher une seule seconde l’homme à qui il s’adresse, se tourne vers Bran. « J’en ai rien à faire, occupe toi en ! » Et aussitôt il dépose le canon froid de son arme sur le front de cet homme qui ne cesse de gindre. Il appuie sur la détente. Il ne lui reste qu’à presser la gâchette pour qu’une nouvelle balle ne parte et qu’il fasse là une nouvelle victime. Mais au moment où il s’apprête à le faire, quelque chose, ou plutôt quelqu’un l’arrête dans son geste. « Robb ? » Cette voix. Il aurait pu la reconnaître entre mille. Il sent immédiatement tout son corps flancher. Il ne se tourne pas vers elle pour le moment, car il sait déjà qui elle est. Il sait déjà qu’elle le regarde et qu’elle doit probablement avoir peur de l’homme qu’elle voit en face d’elle. De l’homme qu’elle croyait jusqu’alors mort au combat, mort en héros pour sa patrie ... Il soupire, ferme les yeux un instant avant de reprendre une grande inspiration. Mais bordel, que foutait-elle là au beau milieu de la nuit ? Quelle idée avait-elle eu de s’engouffrer dans cette ruelle alors que des règlements de compte étaient clairement en train d’avoir lieu. Etait-elle parfaitement idiote ou seulement inconsciente ? Il grimace, agacé par sa présence. Parce qu’il n’a pas envie de la voir, et parce qu’elle vient de foutre en l’air son massacre. Il détend sa main qui tenait fermement le col de sa victime et laisse tomber son bras tenant son flingue le long de son corps. « Tu as de la chance. » Il le lâche complètement et leur fait un signe de tête. Il est grand temps pour eux de partir, de s’enfuir. C’est le moment où jamais. C’est la seule chance qu’ils auront de rester en vie ce soir. Parce qu’aussi fou qu’il était, il n’était pourtant pas question pour lui d’abattre un homme devant elle. Les hommes ne tardent pas à s’enfuir, saisissant cette occasion en or. De nouveau, Robb crache ce sang qui le dérange, avant d’enfin lever les yeux vers elle. Derrière, Bran hausse les épaules et lui fait comprendre qu’il n’avait rien pu faire. Il lui fait signe de partir. Il s’exécute. Et ils se retrouvent seuls. L’un en face de l’autre, parfaitement silencieux. Elle n’a pas changé. Elle est toujours aussi belle. Elle ressemble à leur mère. Elle respire la santé et semble bien dans sa vie, du moins à première vue. Elle était son exact opposé. Elle était rayonnante, tirée à quatre épingles alors que lui avait du sang sur le visage, son propre sang, mêlé à celui de ses victimes, des traces de lutte sur ses vêtements et une mine affreuse. « Serena. » finit-il par souffler. Aussi fou que cela puisse paraître, cela lui fait du bien de la voir. Et l’espace d’une seconde, il a l’impression de retrouver cette part d’humanité en lui qu’il pensait avoir perdu…

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MessageSujet: Re: you should be scared of me ›› w/serena   Mer 28 Oct - 22:01

  It's like you're screaming but no one can hear. You almost feel ashamed that someone could be that important, that without them, you feel like nothing. No one will ever understand how much it hurts. You feel hopeless, like nothing can save you.  
Elle sourit poliment et noie son regard dans son café qui est sans doute froid à l'heure qu'il est. Sa mère posa alors un regard accusateur sur sa fille à sa droite et s'éclaircit la gorge pour que Serena relève enfin le nez de son café. La jeune blonde lève d'un coup les yeux et s'excuse tout en se levant de table. Avec un sourire des plus hypocrite, elle s'excuse, il est tard elle doit rentrer si elle veut être en forme pour prendre son service à l'hôtel. Tout le monde semble y voir que du feu, sauf peut être la maitresse de maison qui est vexée et outrée par le comportement de sa cadette. Au moment où elle enfile son manteau, des talons raisonne dans le hall, même sans se retourner, elle sait que sa mère est là. Elle soupire et se retourne vers elle, elle sait d'avance ce qu'elle va lui dire « Tu aurais pu faire un effort Serena, ce soir c'était pour ton père.» elle préfère ne rien répondre, car au vue de l'état dans lequel elle est, elle pourrait sans doute dire des choses qu'elle regrettera au réveil demain matin. Elle sourit et embrasse sa mère tout en lui souhaitant bonne nuit. La jeune blonde était revenue à Washington pour son père, parce que ce dernier avait besoin d'aide pour gérer l'hôtel et qu'il était malade, seulement après deux ans, Serena se rendait compte une fois de plus des mensonges de ses parents. Elle n'était d'ailleurs pas réellement certaine que son père soit réellement malade, elle remet en doute les paroles de sa mère.  Serena parvient enfin à s'échapper de cette soirée de famille à laquelle elle a été conviée - ou plutôt forcée - d'assister. Il est vingt trois heures et cela fait quatre heures qu'elle supporte le discours de ses parents, de ses grands parents et des amis de ces derniers. Elle se surprend à penser qu'elle aurait aimé qu'Asher soit présent ce soir, ce dîner aurait été moins ennuyant avec lui. Elle soupire une fois à l'extérieur de la maison de famille et laisse tomber son dos contre la porte d'entrée. Soulagée d'être enfin à l'extérieur, soulagée de ne plus avoir à sourire comme si tout allait bien, soulagée de ne plus avoir besoin de prétendre en face de ses parents. Depuis l'annonce de la maladie d'Enéa, Serena a bien dû mal à réaliser. Tout son monde s'est écroulé autour d'elle. Sa meilleure amie, la personne qui a toujours été au près d'elle est malade et elle ne peut rien faire. Elle ne peut rien pour l'aider et c'est cette idée là qui la rend folle de rage. Elle n'a qu'une seule envie de crier.  Mais pourtant elle garde tout en elle. Elle doit être forte pour soutenir Enéa. Toujours adossée à la porte d'entrée, elle respire profondément pour se donner le courage d'avancer jusqu'à sa voiture et de rentrer chez elle. Elle a promis à la jeune brune qu'elle ne dirait rien à personne, qu'elle garderait tout pour elle. Mais en lui faisant cette promesse, elle n'avait pas réalisé à quel point cela serait difficile. Mais le fait que la seule personne à qui elle a envie de se confier, ne veut plus la voir lui facilite la tâche en quelque sorte. La seule personne qui pourrait la rassurer, qui pourrait l'aider à aller un tout petit mieux ne veut plus entendre parler d'elle. Un bien pour un mal peut être. Elle sait pertinemment que si elle pouvait courir dans les bras de Casey ce soir, elle se confierait à lui et elle trahirait sa promesse. Donc dans un sens, c'est peut être une bonne chose. En se mettant derrière le volant, elle attrape son téléphone portable et regarde l'écran pour vérifier qu'elle n'a aucun messages ou appels urgent. Quelques messages de l'hôtel mais rien qui ne peut pas attendre le lendemain. Elle n'a pas envie de rentrer chez elle de suite, et conduire l’apaise. Sans réellement comprendre pourquoi depuis qu'elle est revenue à Washington, elle aime conduire et en particulier la nuit. Le fait sans doute que la circulation soit plus calme, les différentes lumières ou peut être encore le fait que la ville soit plus calme. Elle conduit comme ça pendant des heures et finit par se garer près du parc de Stanton Fort. Lorsqu'elle aperçoit le premier fort qui signale l'entrée du parc, un sourire apparaît sur son visage, elle se rappelle alors lorsqu'elle était enfant avec Robb, ils venaient souvent dans ce parc pour échapper à leurs parents, c'était leur endroit favoris. Ils pouvaient se cacher dans ce parc sans que personne ne les trouve pendant des heures, c'est d'ailleurs ici qu'elle venait souvent se refugier lorsqu'elle se sentait seule lorsqu'elle était encore une adolescente. Pendant quelques heures ils se retrouvaient seuls au monde. Lorsqu'elle reprend ses esprits, elle aperçoit le cadran de l'heure et réalise qu'il faut qu'elle rentre chez elle. Il est tard et l'endroit où elle se trouve n'est pas réputé pour être très sûr à une heure aussi avancée de la nuit. Quelques ombres dans le parc lui signale qu'il est temps qu'elle parte. Mais au moment où elle tourne la clé pour mettre le contact rien ne se passe. Elle essaie une nouvelle, et encore une fois mais toujours rien. C'est bien sa veine. Maintenant sa voiture ne veut plus lui obéir. Elle laisse tomber sa tête contre l'appuie tête et serre le volant fort entre ses mains en signe d'exaspération. Il est une heure du matin, et aucun commerce ouvert à proximité où elle pourrait demander de l'aide. Elle ne peut pas appeler Enéa au secours car c'est bien trop tard et elle ne veut pas l'ennuyer avec ça, et Asher ce n'est pas envisageable. En toute logique, elle devrait lui téléphoner, il est son fiancé mais elle ne peut pas affronter son regard maintenant, elle n'est pas assez forte pour lui mentir et lui dire que tout va bien encore une fois. L'idée de rentrer chez elle à pied lui traverse l'esprit, même si elle sait que ce n'est pas une bonne idée. Lorsqu'elle attrape son sac à main et qu'elle cherche son tazer, juste au cas où, elle entend un bruit sourd qui la fait sursauter. Mais elle n'y prête pas tant attention que ça. Elle commence à marcher mais ne sent pas vraiment rassurée, finalement c'était une mauvaise idée de vouloir partir à pied, une très  mauvaise idée. Elle voit un homme s'approcher d'elle, un instant elle panique et tout un tas d'images et de scénarios des plus glauques lui traversent l'esprit. Elle imagine le pire, il est habillé de noir, les mains dans les poches, une capuche sur la tête, la parfaite panoplie de l'homme qui ne rassure en rien  « Hey c'est tard pour se balader seule non? » Elle ne l'écoute pas, il tente de lui parler mais l'ignore complètement. Elle accélère encore un peu plus le pas, mais il reste à côté d'elle. Il ne la lâche pas et cette attitude ne plait à pas à Serena. Mais qu'est ce qu'il lui a prit de s'aventurer dans ce quartier seule en plein milieu de la nuit? Au moment de passer devant une petite ruelle, digne des plus grands films d'horreurs, elle tourne son regard lorsqu'elle entend des voix et ce qu'elle voit lui glace le sang. Elle s'arrête net et ne peux pas détourner les yeux. Non ce n'est pas possible, ce ne peut pas être lui. Elle doit rêver. Elle a besoin de repos, c'est plus qu'évident car elle a des hallucinations à présent. Il ne peut pas être devant elle, c'est idiot de penser que c'est possible, mais comme pour en être sûre la voix tremblante elle se risque à poser la question « Robb ? » elle murmure presque son prénom. L'homme qui la suivait pose son bras sur son épaule pour l'empêcher d'avancer d'avantage, mais il n'est en aucun agressif. Elle se pose la question à elle même. Ce n'est pas lui, ce n'est pas son frère. Si elle veut que son frère soit là en face d'elle, elle espère aussi se tromper. Elle est effrayé par la scène devant elle. Elle ne peut détacher son regard de ce qui se passe devant elle « Tu as de la chance. » son ton est froid, glacial et sans aucune émotion. Comme si plus aucune humanité ne faisait partit de lui. Elle observe la scène sans réaliser ce qui se passe réellement. Au fond elle ne veut pas croire ce qu'elle voit. Non elle ne veut et ne peut pas. Elle repense alors à sa rencontre avec cet homme quelques mois plus tôt qu'il lui avait paru si familier. Pendant des jours et des semaines, elle s'était persuadée qu'elle avait imaginé son frère car il lui manquait terriblement ces derniers temps. Elle se sentait seule et espérait tellement qu'il soit encore avec elle pour lui dire que tout irait bien. Et les semaines avaient passées, elle ne l'avait pas recroisé et elle en était venu à la conclusion qu'elle avait rêvé. Que ce n'était que son imagination qui lui avait joué un mauvais tour. Son imagination se jouait d'elle. C'était la seule explication plausible. Lorsque l'homme se tourne vers elle, elle n'a plus aucun doute. Même si son visage est recouvert de sang, elle sait que c'est lui. Il a changé, terriblement changé mais ses yeux.... ils sont familiers et en même temps c'est comme si c'était un total étranger. Elle se perd dans ses yeux bleus, même si la ruelle n'est que très peu éclairée elle reconnait ce regard « Serena. » elle reste figée sur place, sa voix. Sa voix la ramène alors à la réalité. Elle pourrait reconnaître cette voix n'importe où. Mas si la voix lui est familière, l'image de cet homme lui est complètement inconnue. Elle ne sait plus qui est cet homme en face d'elle. Au fond, elle aurait voulu se tromper, elle aurait voulu que ce ne soit pas lui. Et elle est aussi soulagée car elle a cette sensation qu'il ne lui fera rien. Il ne la blessera jamais. Du moins physiquement, mais même avec ce sentiment elle a peur. Elle ne dit rien pendant de longues minutes et ne bouge pas, ses pieds encrés dans le sol comme si elle avait un poids attaché qui l'empêche de partir. Une petite voix dans sa tête lui crie de partir rapidement, de courir très loin de cet étranger, mais pourtant elle ne peut se résoudre à le quitter des yeux. Elle a rêvé pendant des années et des années de ce moment, elle a espéré pendant très longtemps que sa mort ne soit pas réelle, elle a longtemps espéré le voir débarquer à l'improviste chez elle. Elle a même prié pour qu'il revienne. Et elle s'imaginait retrouver son grand frère , Robb, celui qu'elle avait perdu. Elle s'imaginait lui sauter dans les bras et lui faire promettre de ne plus l'abandonner. Pourtant aujourd'hui, ici dans cette ruelle, elle ne bouge pas. Elle ne sait pas quoi dire. Elle ne sait pas quoi faire. Et si la curiosité la ronge et qu'elle meurt d'envie de lui demander ce qui s'est passé, pourquoi il n'est pas revenu plus tôt, elle  se dissipe un peu plus en le voyant ainsi. Dans cet état. Un sentiment qu'elle ne peut pas décrire la transperce, mélangeant aussi bien la surprise, que le soulagement de l'avoir en face d'elle mais aussi la stupeur, la colère et la peur. Elle fait un pas vers lui, et doucement elle tend sa main vers lui. Elle a besoin de le toucher pour être sûre de ne pas rêver, comme cela lui arrivait bien des fois auparavant. Elle approche sa main doucement de Robb, elle tremble. Elle est fébrile. Au moment de poser sa main sur son visage, elle hésite, tout doucement elle pose sa main douce sur la joue de son frère. Elle ne rêve pas, il est bien là devant elle. Elle retire rapidement sa main et sans vraiment crier gare elle vient écraser violemment sa main sur sa joue, elle a giflé son frère chose qu'elle n'a jamais fait avant. Non c'est une chose impensable pour elle. Jamais elle n'aurait imaginé avoir ce genre de geste envers lui. Mais elle ne peut contenir sa colère « Je.. » elle en perd ses mots. Elle prend une grande inspiration, des milliers de reproches, de questions se bousculent dans son esprit et pourtant elle n'arrive pas à parler « Comment.... enfin comment tu  peux être là? » elle fait un pas en arrière et passe ses mains dans ses cheveux, non ce n'est pas possible. Elle s'éloigne de lui sans avoir eu de réponse à sa question, mais après avoir fait deux pas, elle revient sur ses pas et se rapproche du jeune brun. Elle le pousse aussi fort qu'elle peut mais il ne bouge « Tu es mort. Tu... » elle ne sait même pas par où commencer. Des larmes perlent doucement sur ses joues, elle ne peut les retenir. Elle n'est même pas sûre de vouloir des explications sur la situation. Il a mentit, il lui a mentit à elle. Sa petite sœur. Pourtant il a juré d'être toujours honnête avec elle, il avait juré de ne jamais lui faire du mal. Et il n'avait pas tenu sa promesse. Serena en a vraiment assez des personnes qui lui mentent, elle ne supporte pas le mensonge. Non elle a une sainte horreur du mensonge « Qu'est ce qui t'es arrivé? » elle lui pose autant la question pour son état actuel que pour savoir ce qu'il lui était passé par la tête le jour où il a cru que se faire passer pour moi était le meilleure solution.  

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MessageSujet: Re: you should be scared of me ›› w/serena   Sam 28 Nov - 12:26


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Croiser Serena, faire face à sa petite sœur à qui il avait délibérément menti, à qui il avait infligé tant de peine sans le moindre remord –ou peut-être qu’il en avait mais il était bien trop fier pour l’avouer- n’était pas dans ses plans. Il ne s’était pas attendu à devoir recevoir ce regard mêlé d’incompréhension, de tristesse, de colère et de peur dans ses yeux. Il ne s’était pas attendu à cela, et encore moins ici dans cette ruelle sombre à une heure bien trop avancée de la nuit. Il la maudissait pour être là. Parce qu’au delà d’avoir fait foirer son règlement de compte, elle était surtout terriblement inconsciente. Qu’avait-elle dans la tête pour trainer à une heure pareille dans la rue. Un flot de colère s’empare de lui à cet instant. A la fois contre Serena, mais aussi et surtout envers ses hommes qui étaient chargés de garder un œil sur elle. Où étaient-ils aujourd’hui ? Apparemment pas en train de surveiller la jolie blonde puisqu’elle se trouvait là, devant lui, le regard qui voulait en dire long. Robb n’était pas le genre à se laisser déstabiliser, ni même à flancher devant qui que ce soit –hormis peut-être devant June, mais cela relevait d’une toute autre histoire. Il était froid, sans émotion et toujours déterminé à un but précis ne se laissant absolument pas déstabiliser par un quelconque obstacle sur son chemin. Et pourtant aujourd’hui, l’obstacle était bien trop imposant pour le démolir sur son passage, l’ignorer ou même le supporter sans sourciller. Parce qu’il ne s’agissait pas n’importe qui. Il ne s’agissait pas d’un de ses employés, d’un fournisseur, d’un collaborateur, ou d’un ennemi ; il ne s’agissait pas non plus d’un parfait étranger dont il se fichait complètement. Non, il s’agissait de Serena. Serena Renfield. Celle qui avait longtemps été vue par son mentor comme son seul et unique point faible, sa seule faille. C’était d’ailleurs l’une des raisons qui avait poussé Matthew Westmore à préconiser la disparition totale de la surface de la terre de Robb, rompant totalement contact avec sa vie d’antan, mais surtout avec sa jeune sœur. Parce qu’elle était la seule personne pour qui il aurait pu complètement faire foirer une mission, la seule personne qui aurait pu susciter en lui un retournement de situation à n’importe quel moment. Avec Serena dans sa vie, Robb était totalement imprévisible et c’est ce qu’avait probablement détesté Westmore. Parce qu’il souhaitait un bras droit, un homme comme lui, dénué de sentiment et sans la moindre attache –quand il était évident que lui-même en avait et était le moins bien placé pour imposer une coupure totale avec sa sociabilité d’antan. Mais il était le boss, et le boss pouvait se permettre tout ce qu’il souhaitait. Alors Robb avait logiquement suivit les ordres de son mentor et avait simulé sa propre mort, laissant une petite sœur complètement meurtrie par la perte de son frère. C’était cruel, clairement, mais il n’avait pas vraiment eu le choix. Ou peut-être qu’il l’avait eu mais qu’il s’était dit, dans son fort intérieur qu’elle serait bien mieux sans lui. Aujourd’hui, tout partait à la dérive. A la fois son business qui devait faire face à de sérieux soucis – que ce soit avec des cartels rivaux mais aussi avec ce risque permanent de dénonciation aux forces de l’ordre – mais aussi sa vie en générale, sa liberté qui était constamment mise en jeu. Si Westmore le voyait aujourd’hui, Robb aurait probablement le droit à une bonne remontrance de sa part, peut-être même le rétrograderait-il pour tous ses écarts, ou peut-être le ferait-il tuer parce qu’il prenait trop de risque pour la longévité du cartel. Peut-être. Mais aujourd’hui, Robb était le boss et il pouvait tout se permettre sans qu’on puisse lui dire quoi que ce soit. Oh bien sûre, Nina Westmore jouait à la perfection la carte de son géniteur en lui assurant qu’il faisait absolument n’importe quoi et qu’il devait se reprendre. Cependant, Nina était bien trop mal placée pour lui inculquer une quelconque leçon de morale sur ce sujet, si bien qu’il ne prenait pas réellement en compte les paroles de la jeune femme. Robb n’était pas idiot, il savait pertinemment ce qu’il se tramait entre elle et ce fameux Tommy Whelan. Il ne voyait pas bien ce qu’elle pouvait lui trouver mais soit. Elle était elle aussi bien trop attachée à cet homme et la suite des évènements présageait clairement d’ébranler le réseau. Robb secoue alors la tête se tournant vers celle qui venait de prononcer son nom. Serena. Cela faisait tellement longtemps qu’il ne l’avait plus vu. Qu’il n’avait plus vu son doux visage de porcelaine, ses cheveux dorés et son regard qui transmettait toujours autant d’émotions à la fois. Il serait mentir que de dire qu’il ne fut pas à cet instant déstabilisé. S’il reste parfaitement stoïque pendant un certain temps, devant elle, à l’intérieur c’est une véritable guerre acharnée contre lui-même qui est en train de se dérouler. Il perd pied. Dans ses yeux il se revoit, il y a plus de quinze ans de cela, il se revoit serrant sa petite sœur dans ses bras, il revoit son sourire lorsqu’elle le découvrait au volant de sa voiture, l’attendant pour la raccompagner à la maison, il revoit la jolie blonde rire lorsqu’ils n’étaient encore que des enfants et qu’ils jouaient tous les deux dans le jardin immense de la demeure familiale. Il revoit tous ces moments heureux à ses côtés. Jusqu’au moment où ceux-ci viennent s’estomper par la vision des disputes continuelles avec ses parents, des coups qui partaient parfois de chaque côté lorsque le ton montait, qu’il avait toujours gardé sous silence de sa jeune sœur, des jugements, des mots durs et forts qui avaient fait qu’un peu plus chaque jour, il avait détesté ses parents et s’était éloigné d’eux. Son visage se durcit alors, serrant un peu plus la paume de sa main contre la crosse de son arme qu’il n’a pas lâché. S’il a laissé s’échapper l’homme qu’il était prêt à abattre, s’il a demandé à Bran de partir et qu’il se retrouve seul devant Serena, il ne sait absolument pas quoi lui dire. Il est paralysé et cela ne lui ressemble absolument pas. Malgré lui, son cœur se met à battre plus vite, alors qu’il est partagé entre tellement de sentiments contradictoires. Le silence. Voilà ce qui règne à cet instant entre les deux Renfield dans cette ruelle sombre d’un coin malfamé de Washington. Peut-être avait-elle déjà imaginé un jour revoir son frère. Elle le savait certes mort au combat, mais les erreurs sont finalement humaines et il arrivait que certaine personne soit déclarée morte après un affrontement sanguinaire et destructeur alors qu’elles étaient parvenues à s’en sortir. Peut-être s’était-elle imaginée un jour qu’il se pointerait devant sa porte, un large sourire aux lèvres, venant la serrer dans ses bras et lui dire qu’il était toujours vivant et qu’il le serait toujours pour elle. Mais il était évident qu’elle ne s’était attendue à cela. Elle ne s’était attendue à ce que ce frère qu’elle avait enterré il y a quinze ans de cela soit là, en face d’elle, une arme à la main, des vêtements salis par la lutte et le visage ensanglanté. Il sent d’ailleurs sa bouche s’inonder de sang. Sa lèvre est fendue et le sang ne cesse de couler. Si pendant un instant, sa paralysie a fait qu’il n’y avait fait attention, à cet instant, il est obligé d’évacuer ce flot de sang. Il détourne un instant le regard et crache avant de venir essuyer d’un revers de sa manche ses lèvres. Lorsqu’il repose son regard vers sa jeune sœur, celle-ci a fait un pas vers lui. Elle s’est avancée doucement levant une main tremblante vers lui. Il ne bouge absolument pas. Il la laisse faire, mais il serait mentir qu’il ne baisse pas le regard et grimace lorsque la main de la jeune femme vient se poser délicatement sur sa joue. Il sait ce qu’elle est en train de faire. Elle veut savoir si elle n’est pas folle, si elle ne rêve pas, s’il est bien réel, qu’il s’agit bien de lui. Après tout, cela fait quinze ans qu’ils ne se sont plus vus. Et il a changé, terriblement changé. Il a vieilli certes, mais ça va bien au delà de quelques rides qui commencent à s’apercevoir aux coins de ses yeux. Il n’arbore plus le même regard. Il n’a plus cette étincelle dans les yeux, son regard est vide, terriblement vide. Il est littéralement mort de l’intérieur depuis toute ces années et le Robb qu’elle a connu autrefois, le Robin Renfield, celui qui était son grand frère et qui la prenait dans ses bras chaque soir n’était plus là. Elle retire vivement sa main et sans qu’il ne s’y attende vraiment – alors qu’il aurait pourtant dû- elle vient l’écraser violemment contre sa joue. Il était conscient de ne pas l’avoir volé. Il avait été la source de tellement de ses problèmes, de son chagrin pendant tellement longtemps. Et encore aujourd’hui. Il lui avait fait endurer le pire. Il ferme un instant les yeux, plissant les lèvres pour faire arrêter le sang mais aussi parce qu’il avait besoin de respirer. Il avait besoin de reprendre le dessus et de ne pas laisser place à ses sentiments. Il ne devait pas. C’était ce que Matthew Westmore lui avait enseigné. « Je … » commence la jeune femme sans parvenir à terminer sa phrase. Robb rouvre les yeux et est glacé par le regard qu’elle arbore. Elle est confuse, perdue, en colère, et totalement anéantie. Ce regard lui fend le cœur un instant, mais il lutte contre lui-même pour ne rien ressentir. Alors il reste là, silencieux face à elle, la regardant elle aussi entreprendre une lutte pour remettre en ordre tout ce qui est actuellement en train de se passer dans sa tête. Elle prend une grande inspiration. « Comment.... enfin comment tu peux être là ? » De nouveau, Robb ne répond pas. La réponse semblait évidente : il lui avait menti. Et il avait délibérément choisi de continuer ainsi pendant près de quinze. Et probablement l’aurait-il fait toute sa vie si elle ne l’avait pas surpris ce soir. La jeune femme fait un pas en arrière pour s’éloigner de lui, passant des mains nerveuses dans ses cheveux. Il ne peut s’empêcher de remarquer qu’elle a toujours ces mêmes manies lorsqu’elle est prise au dépourvue, lorsqu’une situation échappe totalement à son contrôle, tout comme lui avait la manie de rester stoïque et de serrer la mâchoire. Il avait été programmé par Matthew Westmore pour ne rien laisser paraître, mais parfois, c’était plus fort que lui. Elle s’éloigne, tourne les talons. Un instant il croit que leur entretien est terminé. Qu’elle allait retourner à sa vie, et lui à la sienne et qu’elle finirait par l’oublier. Mais il était évident que ce n’était là qu’illusion. Car elle ne pouvait pas partir ainsi sans avoir eu les réponses à ses questions. Ce qui était de toute évidence parfaitement légitime. Elle revient alors sur ses pas et le pousse aussi fort qu’elle le peut. Par habitude, il a contracté ses muscles et n’a pas bougé d’un cil. Cependant, il n’a plus la force de la regarder. Ses yeux sont rivés vers le sol car la colère et la peine de la jeune femme sont à cet instant palpables. La voir ainsi le touche beaucoup plus qu’il ne l’aurait cru. Sentir toute cette souffrance dont il est responsable le fout totalement en l’air. « Tu es mort. Tu... » A cet instant, il entend sans sa voix, malgré le fait qu’il n’arrive plus à la regarder, qu’elle flanche. Il sait qu’elle est en train de laisser place à l’émotion et que des larmes perlent le long de ses joues. Il s’en veut, il culpabilise de lui avoir fait tellement de mal. Pourtant, ce n’est pas lui ça. Il ne culpabilise pas, il ne se laisse par emparer par les sentiments et il a toujours le courage de regarder ses interlocuteurs dans les yeux. Mais pas aujourd’hui, car aujourd’hui tout est de sa faute et qu’il s’agit là d’une véritable faille pour lui. « Qu'est-ce qui t'es arrivé ? » Il secoue a tête. Il n’est pas question qui lui raconte ce qu’il lui est arrivé. Il n’est pas question qu’il lui dise qu’il s’est fait passer pour mort pour intégrer un réseau clandestin d’armes, il n’est pas question qu’il lui dise qu’il en est à la tête aujourd’hui, qu’il prend chaque jour la vie d’individus, comme il l’a fait ce soir. Non il ne peut rien lui dire. « Je suis désolé Serena… » Si Robb n’est absolument plus l’homme qu’elle a connu, sa voix reste à cet instant sincère et criante de vérité. Il était désolé. Réellement. Ce n’était pas ce qu’il voulait, mais pourtant, la peine de sa sœur l’atteignait. Bien trop. Il relève les yeux vers elle et avale difficilement sa salive. Lui faire face est plus difficile qu’il ne l’aurait cru. « Le Robb que tu connaissais est mort. » Ca aussi c’était vrai. Il n’avait plus rien à voir avec l’homme qu’elle avait connu. Non, aujourd’hui il était un leader sanguinaire et sans le moindre scrupule d’un cartel illégal. Il inspire bruyamment alors qu’il fait un pas de plus vers elle. « Tu devrais retourner à ta vie Serena. » Il la contourne et s’arrête au moment où leurs deux épaules se frôlent. « Prends soin de toi. » Il ne pouvait pas ramener Serena dans sa vie. Parce qu’au delà du fait que son quotidien était totalement dangereux et qu’elle méritait bien mieux que cela, il ne voulait pas lui imposer l’homme qu’il était aujourd’hui. Il ne voulait pas qu’elle soit là pour lui, il ne voulait pas qu’elle lui pardonne et il ne voulait pas qu’elle entre à nouveau dans sa vie, dans son esprit pour l’affaiblir de nouveau. « Je continuerais à garder un œil sur toi. » lâche-t-il enfin à voix basse presque inaudible. Puis il s’éloigne doucement, ne prenant même pas la peine de se retourner, ni même de ranger son arme ou de nettoyer son visage immaculé de sang…

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MessageSujet:    Jeu 10 Déc - 22:44

It's like you're screaming but no one can hear. You almost feel ashamed that someone could be that important, that without them, you feel like nothing. No one will ever understand how much it hurts. You feel hopeless, like nothing can save you.  
Son monde s'écroule petit à petit. Si sa vie a commencé à s'effriter dès qu'elle est partie de Miami, aujourd'hui elle ne semble plus pouvoir recoller les morceaux. Comme si plus rien ne pouvait s'arranger au fond. Elle ne se reconnait plus, et elle ne reconnait plus sa vie, elle a juste envie de s'enfuir. Pourtant, elle s'accroche. Elle reste et continue à mener la vie qu'elle déteste. Elle n'est pas heureuse mais elle ne fait rien pour l'être car elle a cette impression de ne pas le mériter au final. Elle s'enferme dans sa routine quotidienne, joue le jeu avec ses parents, avec Asher... et elle est fatiguée de faire plaisir à tout le monde. Elle est épuisée de devoir constamment porter ce masque. Elle est consciente qu'elle ne va pas pouvoir jouer cette comédie indéfiniment, elle ne le supportera plus très longtemps. Et cacher son ressentie va devenir de plus en plus compliqué, elle finira par craquer. Et ce soir elle en pris conscience une nouvelle fois, et comme chaque fois elle se perd quand elle tente de regarder sa vie de l'extérieur. Elle se déteste pour se laisser faire ainsi, pour être aussi faible et se plier aux quatre volontés de ses parents. Car le cœur du problème il est bien là. Ses parents.  Ils ont une telle influence sur elle que cela en devient presque effrayant. Pourtant en partant de chez elle après le lycée, elle s'était jurée que personne ne pourrait lui dicter ses faits et gestes. Elle s'était jurée d'être libre de ses choix, de ses actes et surtout de vivre sa vie comme elle l'entendait. Et si pendant quelques années ce fut le cas, elle s'est de nouveaux pliée aux exigences parentales. Elle a laissé sa vie en plan et elle est rentrée au bercail. Elle a sacrifiée son histoire d'amour pour obéir encore une fois. Serena se veut forte et indépendante mais elle est bien trop faible face à ses parents. Et cette attitude ne date pas d'hier. C'est une habitude pour la jeune femme. Lorsque Robb était encore présent, elle tentait de contre balancer les bêtises de son frère en étant la petite fille modèle, la petite fille parfaite. Non pas qu'elle voulait s'attirer les grâces de son père mais plutôt pour protéger son grand frère. Elle voulait simplement parfois faire oublier les frasques de Robb en se mettant en avant par ses bonnes notes ou son comportement irréprochable. Elle était peut être qu'une enfant, mais elle était consciente que Robb et son père avaient une relation conflictuelle. Elle n'était pas au courant de tout ce qui pouvait se passer entre eux, mais elle remarquait parfois les traces de coups sur son grand frère. Et elle savait que ce n'était pas seulement dû à ses sorties nocturnes et ses fréquentations. Alors à son niveau, elle tentait simplement de l'aider en faisant plaisir à ses parents. Elle attirait l'attention pour que Robb soit tranquille ne serait que quelques heures. Et elle se gardait bien de le raconter à qui que ce soit. Mais lorsque ses militaires sont venus frapper à la porte de la demeure familiale et annoncer l'atroce nouvelle, elle a alors vu le vrai visage de ses parents, et leur empressement de faire oublier leur fils ainé. Une chose que la jeune blonde ne pouvait clairement pas supporter et accepter. Pour elle, Robb était son monde. Il était son tout. Elle ne s'imaginait pas vivre sans lui, elle avait besoin de soutient. Il était son roc. Et sans lui elle partait à la dérive alors elle s'est enfuit de chez elle. Elle a essayé de se trouver, de savoir qui elle était sans lui et loin de l'influence néfaste de ses parents. Mais encore une fois, l'ombre de la famille Renfield a eu raison de son bonheur avec Casey, et aujourd'hui elle s'en veut. Et elle est perdue. Et encore plus maintenant qu'elle se retrouve face à lui. Cet homme qu'elle pensait mort au combat, mort en héro. Cet homme qu'elle adulait, et qu'elle aimait tant. Cet homme qui lui a mentit pendant près de quinze ans. Cet homme qu'elle ne reconnait plus. Serena a longtemps espéré revoir le visage de son frère, elle en rêvé pendant des années. Car pour elle c'était tout bonnement impossible qu'il ne puisse plus être présent à ses côtés. Une partie d'elle même, ne voulait pas faire le deuil. Elle est restée longtemps bloquée avec l'étape du déni. Sans doute ce qui l'a aidé à survivre pendant très longtemps. Le fait d'imaginer que tout cela n'était qu'un horrible cauchemar, et qu'elle finirait par se réveiller et retrouver sa vie d'antan. Sa vie avec Robb. Mais au fil des années, elle a appris à faire son deuil, du moins au minimum pour éviter de sombrer. Jamais personne n'a pu combler son absence, jusqu'à Casey. Elle a appris à vivre avec cet absence. Du moins c'est ce qu'elle pensait jusqu'à ce soir. Et si elle a imaginé plusieurs scénarios de leurs retrouvailles, celui de ce soir n'en faisait clairement pas partit. Il était bien loin de tout ce qu'elle a pu imaginer, ou même vouloir durant toutes ses années. On dit bien souvent que le temps guérit toutes les blessures,  mais la personne qui a un jour exprimer cette pensée, n'a visiblement jamais réellement souffert de la perte d'une personne chère. On n'oublie jamais rien, on apprend simplement à vivre avec. Maintenant qu'elle se retrouve face à Robb, elle ne sait plus vraiment quoi penser, quoi dire. Elle est encore sous le choc. Elle le gifle pour être certaine que c'est bien lui, qu'elle ne fait pas un énième rêve. Ses rêves lui ont toujours semblé si réel. Et en un seul clin d'œil tout s'envole, sauf ce soir. Il est bien là devant elle, et pourtant elle ne le reconnait pas. Ce n'est pas le Robb attentionné et aimant qu'elle connait. Il n'est plus que l'ombre du grand frère qu'elle a connu. Son regard est vide, froid, menaçant. Sa voix est différente et à la fois si familière. Ce qui est encore plus perturbant. Elle n'a qu'une envie fuir. Elle n'est pas prête à lui faire face et pourtant, elle ne bouge pas. Elle a besoin de savoir. Elle veut des explications. Elle hésite à poser les questions, elle n'en n'a pas la force. Et elle n'est pas certaine de pouvoir supporter les réponses ou les mensonges du jeune brun. Le voir dans un tel état lui brise le cœur, et en même temps elle est tétaniser. Le sang sur son visage, l'arme dans sa main. Elle n'attend pas réellement de réponse de sa part, mais elle ne peut s'empêcher de formuler ses interrogations à haute voix. Parfois, ce n'est pas les questions que l'on a peur de poser mais plutôt les réponses que l'on va recevoir, et c'est le cas de Serena ce soir. Elle veut savoir pourquoi. Pourquoi il est là? Pourquoi avoir fait croire à tout le monde qu'il était mort? et en même temps elle est effrayée de ce qu'elle va pouvoir entendre. Elle a l'impression d'avoir cette image fausse de Robb en tête à présent « Je suis désolé Serena… » elle ne retient plus ses larmes à quoi bon. Elle ne peut pas ne pas pleurer à cet instant, c'est bien trop dur pour elle. Mais elle ne pleure pas seulement de tristesse, mais aussi de colère, de déception. Elle ne sait plus vraiment comment réagir en face de lui. En face de cet étranger. Car oui le Robb présent ce soir dans ce parc et un étranger . A ces mots, elle le regarde attentivement. Elle se fiche de ses excuses, ce n'est pas ce qu'elle veut. Ou peut être que si mais elle sait qu'elle ne pourra pas lui pardonner ce mensonge. Ce mensonge qui s'apparente à une haute trahison pour elle. La pire de toute. Elle n'arrive pas à comprendre comment il a pu être capable de faire cela. Il lui avait pourtant promis d'être toujours là pour elle, et au lieu de cela, elle a grandit seule, sans lui. Il a trahi la promesse qu'il lui a faite. Et c'est totalement impardonnable  « Le Robb que tu connaissais est mort. »  ces mots la heurtent de plein fouet. Et malgré elle, elle ne peut que être d'accord avec ces propos. La personne devant elle, est loin d'être Robin Renfield, celui qu'elle a côtoyé pendant de longues années.  Mais elle a dû mal à lâcher prise, à laisser se souvenir derrière elle. Elle veut croire qu'il est toujours là, qu'il y a toujours un peu de Robb dans cet homme au regard noir et vide en face d'elle. Pendant un moment, Serena s'est imaginé que son frère avait été forcé à faire croire à sa mort, qu'on l'avait obligé pour une raison bien obscure pour elle. Elle n'avait trouvé que cette explication pour sa disparition soudaine. Pour elle, seulement cette théorie était plausible. Car jamais il n'aurait pu partir de son plein grès, jamais il n'aurait pu la quitter pour de bon. Impossible. Pendant quelques années, elle avait élaboré cette théorie dans son esprit. Certes complètement folle mais réconfortante pour elle. Et puis elle s'était fait une raison. Enéa lui avait longuement démontré de long en large et en travers ô combien c'était insensé. L'armée ne pouvait pas mentir aux familles ainsi. Il fait un pas vers elle, et par instinct de protection elle se recule d'un pas. Elle a peur de lui en réalité. Peur de ce qu'il est devenu « Tu devrais retourner à ta vie Serena. »  elle ne dit rien et le regarde agir. Il s'arrête à ses côtés, elle n'arrive toujours pas à réaliser que Robb est bel et bien vivant. Et pourtant. Elle ne rêve pas, elle le sait. Mais cette sensation de rêve éveillé ne la quitte toujours pas, elle ne réalise pas vraiment. Elle tient à peine sur ses jambes mais elle est encore debout. Lorsque leurs épaules se frôlent, ce contact lui donne comme une décharge électrique, comme un autre choc. Elle ne peut pas rêver c'est évident. Elle sait à quoi ressemble ses songes à propos de Robb, lorsqu'elle est proche de lui, lorsqu'elle s'apprête à le toucher elle se réveille toujours en sursaut et réalise alors qu'il n'est pas là. Que c'était encore son imagination et son manque qui la font délirer. Mais ce soir ce n'est pas le cas. Il est bien réel, ce n'est pas une illusion fabriqué par son esprit. Robb est vivant. Du moins en apparence  « Prends soin de toi. » elle ferme les yeux. Elle ne peut pas le regarder. Elle n'arrive pas à le regarder dans les yeux. Elle tente simplement de retenir ses larmes, sa colère. Elle ne sait plus exactement ce qu'elle doit ressentir. Elle ne sait pas si elle doit ignorer cette rencontre et retourner à sa vie comme il lui a si bien suggéré. Ou si elle doit l'affronter. Lui dire ce qu'elle pense. Ce qu'elle a rêver de lui dire si un jour elle se retrouvait face à lui. Et soudain sans vraiment savoir pourquoi, elle se sent stupide de se rendre encore sur sa tombe, de lui parler comme si il pouvait entendre. Elle n'est plus sûre de rien. Elle est totalement perdue comme jamais elle n'a été « Je continuerais à garder un œil sur toi. » cette phrase aurait pu la faire sourire. Cette idée lui rappellerait presque que son grand frère a tenu sa promesse, de toujours prendre soin d'elle. De s'assurer qu'il ne lui arrivait rien. Mais cette idée la rend malade aussi. Il n'a plus aucun droit en ce qui concerne sa vie, sa sécurité ou quoi que ce soit d'autre. Il s'éloigne. Ne lui adresse pas un regard de  plus. Elle sent la colère monter en elle, elle serre les poings pour tenter de se calmer. Le laisser partir est la meilleure solution. L'ignorer complètement est la meilleure solution. Il ne veut plus faire partit de sa vie? Très bien, elle peut lui accorder ce souhait. Après tout, elle vit bien sans lui depuis quinze ans. Alors quelle serait la différence aujourd'hui?  Elle arrivera très bien à oublier le fait qu'elle l'a vu aujourd'hui. Elle est douée pour faire comme si rien n'était arrivée, elle continuerait à aller sur sa tombe. Comme d'habitude. Elle continuerait à rêver de son retour, des retrouvailles. Elle continuerait à le défendre face à ses parents. Elle reste quelques secondes plantés sans rien dire, sans bouger. Elle entend ses pas s'éloigner de plus en plus. Elle prend une grande inspiration et se retourne vivement pour l'apercevoir de dos l'arme toujours à la main « C'est tout ce que tu as à me dire. Je suis désolé. Tu crois vraiment que ça suffit Robb? » elle fait quelques pas pour se rapprocher de lui, elle lui crie dessus. Non c'est bien trop dur pour elle de ne rien dire. De le laisser partir aussi facilement. Il est lâche. Il ne ressemble pas au Robb d'avant. Sans doute tout le problème avec les souvenirs, qui ont tendance à embellir la vérité. Serena le sait parfaitement. Elle a tellement de souvenir que parfois elle se dit que c'est bien mieux de ne pas réellement revenir à la réalité . Il ne va pas s'en tirer aussi facilement. «  Tu es plus lâche que ce que je pensais. » elle veut lui faire comprendre qu'elle n'est plus la petite fille qu'elle était. Elle peut se prendre en main, elle peut se débrouiller seule. Elle n'a pas besoin de lui. Mais elle veut aussi le blesser comme elle a été blessé lorsqu'il a décidé de disparaître de la surface de la terre. Même si elle est consciente que jamais personne ne pourra comprendre ce qu'elle ressent. Jamais elle n'a osé parler à son frère de la sorte. Non elle avait bien trop d'estime et de respect pour lui, mais aujourd'hui tout s'était envolé. Elle se sentait trahie par la seule personne en qui elle avait une confiance aveugle. Et si elle était plutôt du genre à fuir les confrontations, les conflits ce soir c'était au dessus de ses forces de  le laisser partir sans rien dire. Elle devait lui dire ce qu'elle avait sur le cœur, ce qu'elle pensait « Je te déteste. »  son regard s'assombrit. « Je te déteste. »   comme si le dire une nouvelle fois pouvait mettre plus de poids à ses mots si lourd de sens pour elle. Elle le hait vraiment à cet instant présent. Elle le déteste pour tout ce qu'il lui a fait endurer, parce qu'à cause de lui elle a dû mal à faire confiance aux autres. A cause de lui, elle ne veut plus s'attacher à personne. Tout le monde finit par partir un jour. Certes il n'est peut être pas le seul responsable au fait qu'elle préfère fermer son cœur à toute forme d'attachement mais c'est bien plus simple de le blâmer à lui pour tout ce qui lui arrive. Elle ressent des choses bien trop contradictoire en elle pour pouvoir réellement trouver la cause. « Et surtout ne perturbe pas ta petite vie de criminel de bas étage pour moi. Je ne veux pas que tu me surveilles. Je n'ai pas besoin de toi. Je peux m'occuper de moi même. Après tout je l'ai bien fait jusqu'ici. » elle crache son venin sur le jeune brun. Lui dire tout ça lui fait du bien, et en même temps lorsqu'elle s'entend lui crier dessus ces horreurs elle pourrait presque culpabiliser. Presque parce qu'en réalité, elle a le droit d'être en colère, déçue «  Tu as perdu ce droit quand tu as décidé de me mentir et de m'abandonner. » elle insiste sur le dernier mot. Car oui c'est un abandon pur et simple. Elle tremble, elle serre de nouveau ses poings pour cacher le fait qu'elle est à bout de nerfs. Elle ne veut pas craquer maintenant, elle tente de respirer normalement. Il faut qu'elle se ressaisisse avant de totalement perdre le contrôle d'elle même.

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