#PRAYFORPARIS

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 please don't leave quite yet ›› w/aaron

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MessageSujet: please don't leave quite yet ›› w/aaron   Mer 28 Oct - 21:05


how can I forget you when memories come and go you're all I've ever wanted you're all I've ever known. can I be happy living with your ghost? the pictures tell the story I took them off the wall it's hard enough to get through I still can feel the fall, do you even think of me at all? Oh, I want you, only you. ››› aaron chapman and lola chapman


Lola ferme les yeux et soupire. Ses yeux sont gonflés, terriblement gonflés et cernés. L’anticerne n’y fait absolument rien. Elle était arrivée à un point que seul le sommeil pourrait peut-être faire quelque chose. Mais le fait est qu’elle n’arrivait plus à dormir. Elle avait pourtant passé son weekend chez elle, enfermée dans son appartement, à ne rien faire d’autre que de passer en revu des vieilles photos. Son appartement était dans un foutoir monstre. Des cartons, tous ouverts et à moitié vidés étaient éparpillés un peu partout dans la pièce. Des photos, des objets en tout genre, des souvenirs d’antan avaient pris possession de son studio. Et elle n’avait au bout d’un certain temps, après avoir tout passé en revu, après avoir déballé chacun de ses souvenirs, pas trouvé la forme de les ranger. Non parce que, de toute évidence, pleurer comme elle avait pleuré l’avait épuisé. Elle n’avait pu s’arrêter. Elle était d’un pathétique à en faire rire plus d’un. Elle-même se trouvait ridicule, parce qu’au fond elle savait qu’elle avait bien mérité ce qui venait d’arriver. Elle savait d’ailleurs que cela allait arriver un jour, mais naïvement, dans son esprit étriqué, elle avait un instant pensé qu’il ne prononcerait jamais ces mots. Qu’il ne lui dirait jamais qu’il souhaitait mettre officiellement un terme à leur mariage. Leur mariage s’était pourtant achevé il y a bien longtemps, à l’instant même où elle avait décidé de quitter le domaine familiale et par conséquent, de quitter son époux. Elle avait failli, elle était la fautive, elle était celle qui avait tout foutu en l’air, et aux yeux de la loi, Aaron pourrait récupérer gros de ce divorce. Car oui, la loi condamnait sévèrement les abandons de domicile, quand bien même il pouvait y avoir en l’espèce des circonstances atténuantes. Ceci étant, Lola n’avait que ce qu’elle méritait. Et pourtant. Pourtant elle se sentait terriblement mal et ne voulait pas que cela arrive. Elle avait refusé de voir qui que ce soit durant le weekend. Parce qu’elle ne ressemblant à rien d’autre qu’à l’une de ces pauvres filles qui pleuraient sans cesse pour tout et rien, et parce qu’elle ignorait qui pourrait la comprendre. Maeve peut-être, mais elle avait déjà bien assez d’ennuis comme cela. C’est pourquoi, Lola avait refusé de sortir et que qui que ce soit lui rende visite. Pas même Tommy. Surtout pas Tommy. Car aussi étonnant que cela puisse paraître, les mots d’Aaron lui avait fait prendre conscience de bien des choses. Malheureusement, bien trop tard. Elle avait refait sa vie avec un homme charmant certes, mais qu’elle n’avait jamais aimé. Elle avait abandonné l’homme qu’elle aimait pour vivre à moitié. Elle n’était qu’une idiote sans nom qui ne savait rien faire de mieux que de se saboter. Parce qu’au fond, elle avait peur. Peur de revenir et qu’Aaron la rejette. Parce que, c’est ce qu’il allait faire. Il le lui avait assez bien fait comprendre durant leur petite conversation dans les toilettes du club dans lequel ils s’étaient retrouvés tous les deux par le plus grand des hasards. Mais malgré tout ça, Lola ne voulait pas. Elle ne voulait pas divorcer, elle ne voulait pas mettre un terme définir à tout espoir entre Aaron et elle. Elle ne voulait pas qu’il quitte sa vie et n’en fasse plus jamais parti. Il était l’homme de sa vie, celui qu’elle avait toujours aimé et qu’elle aimerait toujours. Il était son tout, sa moitié, sa dose d’oxygène. Alors comment pourrait-elle faire sans lui ? Exactement comme lui avait fait sans elle lorsqu’elle l’avait quitté, ne lui laissant pas le moindre choix. Elle s’en voulait d’avoir été aussi cruelle avec lui, elle s’en voulait de l’avoir blessé et espérait plus que tout qu’il parvienne à lui pardonner un jour. Et s’il fallait qu’elle attende deux années, elle était prête à le faire. Elle ne voulait pas le perdre. Et cela, elle s’en était rendue compte à l’instant où il lui avait demandé le divorce, à l’instant même où elle allait finalement le perdre définitivement. Elle savait qu’elle ne pouvait pas lui demander de ne pas faire cela, parce qu’elle l’avait elle-même fait sans lui laisser le choix ; mais elle s’était aussi rendue compte que si elle ne se battait pas maintenant pour sauver le peu de bonheur qu’il lui restait, elle ne se battrait jamais et le perdrait pour toujours. Et ce n’était pas ce qu’elle voulait. Elle le voulait lui, et personne d’autre. Elle voulait le voir sourire, elle voulait sentir son corps contre le sien, elle voulait qu’il entoure ses bras autour d’elle, elle voulait être sienne, et qu’il soit à elle, rien qu’à elle. Et tant pis si certains jours étaient plus douloureux que d’autres parce qu’il lui rappelait des moments douloureux. Tant pis, parce qu’elle en était persuadée, la plupart des jours seraient heureux. Ils pourraient tout affronter, parce qu’ils étaient ensemble. Et qu’ils le seraient pour toujours. Un mince sourire se lit sur ses lèvres à ces pensées, complètement idylliques et peu réalistes mais le fait est qu’elle y croyait. Les mots, terriblement durs qu’il avait eu à son égard avaient eu l’effet d’un électrochoc et elle s’était réveillée. Enfin réveillée. Ce n’était pas trop tôt. Et c’était surement trop tard, mais elle n’avait aujourd’hui plus rien à perdre. Elle devait le faire. Elle devait réagir, elle devait se battre. Pour elle, pour lui et pour Minx. De nouveau, un sourire apparait sur son visage lorsqu’elle tombe sur une photo d’Aaron et d’elle le jour de leur mariage. Ca avait été l’un des plus beaux jours de sa vie. Comment avait-elle fait pour tout foutre en l’air ? Pourquoi avait-elle été aussi faible et aussi stupide ? Elle n’avait pas les réponses à toutes ces questions, à part celles de se dire qu’elle en avait besoin. Elle avait besoin de tout détruire pour tout recommencer. Mais était-ce encore possible, elle l’ignorait. Elle se lève alors, avec une détermination qu’elle n’a plus eue depuis des années. Elle court jusqu’à la salle et bain et saute dans la douche –chose qu’elle n’avait pas fait du weekend, autant dire qu’elle en avait grand besoin. Elle mit un temps conséquent à se préparer, parce qu’elle voulait que tout soit parfait, elle ne voulait omettre aucun détail. Elle voulait être tout simplement parfaite pour lui. Une touche de rouge à lèvres, un petit de blush sur ses joues, une robe qui avait une signification toute particulière –puisque c’était celle qu’elle portait le jour où il l’avait demandé en mariage- et elle était fin prête. Elle attrape les papiers qu’elle devait lui apporter. Elle avait eu envie de les brûler tout le weekend. Elle avait eu envie de les déchirer en mille morceaux et de les jeter par la fenêtre. Puis elle s’était rendue à l’évidence qu’elle ne pouvait faire cela. Parce qu’il souhaitait le divorce et qu’elle n’avait pas le droit de le lui refuser. Cependant, elle n’avait pas pour autant décidé d’admettre sa défaite sans lutter. Car pour la première fois depuis bien longtemps, elle avait décidé de réagir et de lutter pour sauver le semblant de couple qu’il lui restait. Elle griffonne en bas de la page et fourre les papiers sans le moindre soin dans son sac. Et elle se dirigea vers l’appartement d’Aaron. Wes lui avait dit où il habitait il y a quelque temps de cela, espérant qu’elle reprendrait ses esprits et irait le retrouver. Il lui avait fallu deux ans pour cela, deux très longues années pour prendre le chemin de l’endroit où Aaron avait dorénavant élu domicile. Avant de monter, elle fume une cigarette pour se détendre. Elle a, de toute évidence, pris de très mauvaises habitudes durant ces dernières années. Elle inspire puis expire bruyamment pour se donner du courage, fermant les yeux et se répétant que tout allait bien se passer. Qu’elle se devait de le faire parce que finalement c’est ce qu’il fallait et qu’elle n’avait aujourd’hui plus d’autre choix. Tout en sachant qu’elle était aussi là avec une idée bien particulière dans la tête. Elle frappe trois fois à la porte d’entrée, espérant ne pas s’être trompée de porte. Lorsqu’il ouvre la porte, elle mince sourire s’affiche malgré elle sur ses lèvres. Elle n’est pas bien sûre qu’il soit de circonstance mais tant pis. « Je t’apporte les papiers… » Lâche-t-elle doucement sans pour autant pénétrer dans l’appartement. Sa voix est neutre et sans le moindre tremblement, ce qui ne lui ressemble finalement pas en présence d’Aaron ces derniers temps, et surtout après avoir pleuré une bonne partie du weekend. Mais elle avait camouflé les traces de toute tristesse comme elle l’avait pu derrière son maquillage. Elle lui tend lesdits papiers légèrement froissés et son cœur se met à battre à cent à l’heure. Car c’est finalement le moment où tout allait se décider, le moment où elle prenait probablement le risque de tout perdre, comme de tout gagner. Son sourire s’efface alors qu’elle sent la panique l’envahir doucement. « Je ne te dérange pas plus longtemps. » Elle fait immédiatement volte face pour partir. Dans le couloir la menant à l’ascenseur elle marche le plus lentement possible, priant de tout son être, de tout son cœur pour qu’il l’interpelle, et surtout pour qu’il lise la mention qu’elle a mis là où aurait dû se trouver sa signature pour consentir au divorce. Car oui, Lola n’avait pas consenti au divorce. Bien sûre, si c’était ce qu’il souhaitait, elle le ferait. Parce qu’elle n’aurait d’autre choix. Mais elle voulait abattre la dernière carte qui se trouvait actuellement dans son jeu. Elle voulait lui montrer que finalement, elle l’aimait, l’avait toujours aimé et qu’elle était prête à se battre pour eux. Alors, dans la plus grande sincérité, elle avait écris quelques mots sur le bas de la page en espérant que ceux-ci vaudraient quelque chose pour Aaron… ‘Je suis vraiment désolée, désolée de t’avoir fait autant de mal, d’avoir été aussi égoïste et de t’avoir abandonné au pire moment. Je regrette chacun de mes choix de ces deux dernières années, et j’aurais aimé pouvoir tout effacer pour tout pouvoir recommencer, avec toi. Je t’aime, pour toujours. Lola.’ Elle grimace et se mordille la lèvre inférieure, définitivement stressée. Le temps lui semble ici une éternité. D’autant qu’elle vient d’atteindre l’ascenseur et que rien ne s’est passé…

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MessageSujet: Re: please don't leave quite yet ›› w/aaron   Dim 1 Nov - 22:01

What I truly would die for.  Is you. You have no idea how much I miss your light brown hair, how the snow got caught in it when we were locked out. The way your lips wrapped around one of your trademark cigarettes. Or the time when you were high and you couldn’t stop laughing at me. I just want you. So fucking badly. ❖ lola chapman and aaron chapman



Aaron était bien plus exécrable que d’habitude, cela ce ressentait à l’hôpital et Alycia lui en avait déjà fait plusieurs fois la remarque, mais ça ne changeait rien. Il ne savait pas pourquoi il était sortit ce soir là alors qu’il était de garde le lendemain, et en fait à y réfléchir il n’aurait pas du y aller … Revoir Lola ne lui avait pas fait autant de bien qu’il l’avait pensé jusqu’alors. Il avait travaillé continuellement parce qu’il n’était pas capable de rentrer chez lui, pour ce retrouver tout seul et ne penser qu’à ce qu’ils c’étaient dit. Il avait demandé le divorce … Il ne ce rendait pas encore vraiment compte de ce qu’il avait dit, sur le coup il c’était choqué lui même et avait regretté à l’instant ou il le lui avait demandé. Il n’avait jamais vraiment considéré le fait de divorcer, parce que c’était trop cruel et parce qu’il n’était tout bonnement pas prêt à divorcer … Pourtant son père l’avait poussé plus d’une fois, Elena elle même lui avait laissé sous entendre que c’était peut être la meilleure chose à faire. Après tout cela faisait deux ans qu’il attendait que Lola lui revienne, et elle ne l’avait toujours pas fait alors à quoi bon attendre plus longtemps ? Mais il avait tenu tête, il leur avait dit qu’il ne serait pas celui qui en ferait la demande, mais que si elle le souhaitait il divorcerait. Il y croyait fermement, en dépit de tout le mal qu’elle avait fait, si Lola revenait il serait le premier à la prendre dans ses bras. Mais la voir avait changé la donne, la voir sourire avec ses amies, la voir aller bien en apparence, cela l’avait rendu complètement fou. Parce que c’était elle qui l’avait abandonné, parce que lui n’arrivait pas à remonter la pente mais qu’elle semblait aller bien. Quand il avait finit sa garde, il n’était pas directement rentré chez lui parce qu’il n’en avait pas la force, mais il avait plutôt pris le chemin de l’appartement d’Hailee. La jeune femme travaillait pour le FBI et c’est Wes qui lui avait donné ses coordonnées, en lui vantant ses talents de hackeuse … Aaron n’avait toujours pas abandonné l’espoir de retrouver Minx, et il était prêt à débourser plus d’argent qu’il n’en avait pour la retrouver. C’était la seule chose qui lui restait : l’espoir. Il n’avait pas été capable de baisser les bras quand au fait de retrouver sa fille, il avait fait appel à plusieurs personnes différentes mais aucunes d’entre elles n’étaient assez douées pour parvenir à un moindre résultat. Avec Hailee ils avaient tout reprit du début, cela n’avait pas été facile pour lui de tout raconter à la jeune femme dans les moindres détails mais si c’était pour retrouvé sa fille il le referait. Ils avaient passé la nuit à travailler sur ses souvenirs, sur les jours qui avaient suivit l’enlèvement et c’était encore plus difficile à revivre en ce remémorant tout ce qu’ils avaient pu ce dire avec Lola. Une chose en particulier restait graver dans sa mémoire, le fait qu’elle lui avait dit ne plus voir en lui l’homme qu’elle aimait … C’était peut être ce qui lui avait le plus de mal. Il comprenait ce qu’elle voulait dire, et elle ne disait pas qu’elle ne l’aimait plus, mais le fait qu’elle ne soit pas capable de le regarder sans souffrir était dur à avaler. C’était peut être la seule et unique chose qui revenait toujours dans son esprit, constamment … Il était la tête penché sur un plan de la ville, et plus précisément sur le quartier ou ce trouvait la maison qu’ils avaient acheté avec Lola, et qu’ils louaient aujourd’hui à un couple de jeunes mariés. Cette maison qui était supposé être leur petit paradis, celle qui représentait le rêve qu’ils avaient toujours eu. Ils avaient eu tellement de mal à la trouver, il ne ce rappelait même plus le nombres de maisons qu’ils avaient visités, prêts à baisser les bras et puis ils étaient tombés sur celle-là, et ils avaient su tout de suite que ce serait la leur … Aujourd’hui elle était peut être toujours à eux, mais Lola était incapable de s’y rendre et lui non plus. Malgré tout c’est lui qui avait organisé les visites avec l’aide de son père, et quand les nouveaux locataires ont eu le coup de coeur pour l’endroit il a été incapable d’y rester plus longtemps, laissant son père gérer tout le reste. Ce quartier ou il n’avait plus mis les pieds depuis deux ans avait apparement bien changé, de plus en plus de famille s’y était installés mais ceux qui étaient auparavant leurs voisins eux en étaient partis peu de temps après l’enlèvement de Minx, ayant trop peur que la même chose leur arrive et vienne détruire leur propre famille. Il était donc encore penché sur cette carte pour montrer les endroits exactes à Hailee, ceux que la police avaient cherchés en premier, ceux ou il avait l’habitude de courir le matin, parfois avec Minx dans sa poussette, ils repassaient tout en détail. Il avait toujours l’impression de ce répéter depuis le temps, mais peut être que cette fois-ci ils trouveraient quelque chose de nouveau, il refusait de baisser les bras. Son téléphone sonna une fois mais il décida de ne pas écouter, son téléphone sonna une seconde fois et cette fois-ci il s’arrêta dans ses recherches. Ce frottant les yeux complètement abimés par la fatigue, il le cherche dans la poste de sa veste avant de finalement regarder ce qu’affichait l’écran … Heureusement qu’il avait mit cette alarme, parce qu’il allait complètement oublier, il avait rendez-vous à l’hôpital en fin de matinée pour accueillir le nouveau chef. Il marmonna plusieurs fois, sa présence était obligatoire, et il ne voulait pas partir. Seulement il n’avait pas le choix, étant l’un des internes les plus prometteur il devait même assister à la réunion. «  Je suis désolée, je dois y aller ! » s’exclama t-il alors à l’intention de la jeune femme, celle-ci acquise l’espace de quelques secondes, et ce replonge dans ses codes. Il présuma qu’elle l’appellerait quand elle ce rendrait vraiment compte qu’il était partit, et qu’il lui expliquerait le pourquoi du comment à ce moment là. Il ne voulait pas la couper si elle était concentrée, il ne voulait pas la couper si elle était à deux doigts de trouver sa fille. Il attrapa donc sa veste et son casque, et sortit les clefs de sa moto tandis qu’il descendit les escaliers deux par deux. Si il voulait dormir un peu, et avoir le temps de ce préparer il fallait vraiment qu’il rentre. A peine fut-il arrivé qu’il ce débarrassa de son casque, qu’il posa directement sur la table du salon, il balança sa veste sur le canapé avec nonchalance et enlève son t-shirt avec l’intention d’aller prendre sa douche avant d’essayer de dormir quelques choses. Ce n’est que lorsqu’il s’apprête à aller dans sa salle de bain, t-shirt à la main qu’il entend que l’on frappe à sa porte. Un regard sur sa montre, lui indique qu’il doit s’agir de Suzanne. La vieille dame mettait à peu près dix minutes avant de venir frapper à sa porte, à chaque fois qu’il rentrait, pour ce plaindre du bruit que faisait sa moto. Il souffle un bon coup, prêt à offrir un grand sourire à sa voisine franchement chiante et ouvre grand la porte prêt à entamer son discours d’apologies. Sauf que ce n’est pas Suzanne qu’il retrouve là devant la porte, mais Lola. Son sang ce glace d’un coup, il reste surpris quelques secondes avant de ce rappeler qu’il à son t-shirt dans la main, et de l’enfiler. Elle lui sourit, faiblement, et Aaron ne comprend ce qu’elle fait là. Il ne ce demande pas comment elle à fait pour savoir ou il habitait, parce que lui même savait ou elle avait élu domicile depuis quelques années maintenant. «  Je t’apporte les papiers… » sa voix est bien plus douce que ce week-end, quand ils ce sont affrontés, et cela frappe Aaron en pleine figure. Car devant lui ce trouve Lola, sa Lola, pas celle qui allait en boîte avec ses copines, pas celle qui sortait avec un connard de pompier, il voyait là devant lui sa Lola à lui, et à personne d’autre. Le fait qu’elle porte cette robe en particulier le laisse complètement muet, parce que ce n’est pas quel robe qu’elle porte, mais bel et bien celle qu’elle portait quand il lui à demandé de l’épouser, quand elle était enceinte. Il mit un certain temps à comprendre ce qu’elle venait de dire, les papiers ? Quels papiers ? A cet instant Aaron était transporté dans un autre monde, dans le passé comme si tout ce qui c’était déroulé depuis l’instant ou elle avait dit oui n’était pas arrivé. Comme si ils étaient à nouveau un jeune couple amoureux, prêts à devenir parents et à ce promettre de finir leurs jours ensembles. Quand elle lui tend les papiers il ne les attrapent pas tout de suite, parce qu’il vient de comprendre de quoi elle parle : les papiers du divorce. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle le fasse aussi vite, et surtout pas en main propre. Elle qui l’avait complètement fui pendant deux ans, ce trouvait à le voir deux fois en l’espace de quelques jours. Et au final cela lui fit plus mal qu’il ne l’aurait cru, parce que si elle amenait elle même les papiers c’est qu’elle souhaitait en finir, et vite. Puisqu’elle à toujours la main dans le vide, il attrape les papiers froissés qu’elle lui tend et le frôlement de leurs doigts déclenche une décharge d’électricité en lui. Elle ne pouvait pas toujours avoir cet effet là sur lui, c’était impossible … «  Je ne te dérange pas plus longtemps. » Il n’a pas le temps de dire quoi que ce soit, qu’il la regarde lui tourner le dos. Que pouvait-il dire après tout ? C’était lui qui avait demandé le divorce, ce n’était peut être pas ce qu’il voulait, mais il ne pouvait pas faire marche arrière. Un instant il la regarde avancer jusqu’à son ascenseur, incapable de la quitter des yeux, parce que c’est peut être la dernière fois qu’il la voit et qu’il ne peux pas ce résoudre à cette idée, pas une deuxième fois. Complètement sonné il espère l’espace d’une seconde qu’elle n’a pas vraiment signé, que si elle lui à donné les papiers c’est pour qu’il signe d’abord et dans la précipitation il froisse encore plus les feuilles qu’il tourne afin d’arriver le plus vite possible à la dernière page. Là ou devrait ce trouver la signature de Lola … « Qu’est ce que ça veux dire ? » s’exclame t-il d’une voix plus sèche qu’il n’aurait voulu, le regard toujours fixé sur les papiers. Lola n’avance plus, il lève les yeux vers elle complètement perdu et s’avance vers elle, les papiers du divorce toujours en main. Son coeur est tellement serrer dans sa poitrine que ça lui fait mal. Mal comme si il venait de recevoir une énième flèche, en plein milieu. Il est maintenant en face d’elle, il soulève les papiers au niveau de son visage et répète sa question, d’une vois plus douce cette fois-ci, presque brisée « Qu’est ce que ça veux dire Lola ? » Parce qu’il n’était pas certain que ce soit réel, il n’était pas certain que les mots qu’il venait de lire était ce qu’il attendait depuis deux ans maintenant. Alors qu’aujourd’hui pourtant il pensait être à l’aube d’un nouveau jour, d’un nouveau chapitre comme elle l’avait deux années auparavant. Il pensait enfin pouvoir sortir la tête de l’eau, mais Lola ne semblait pas partager son avis. L’aimait-elle toujours ? Ou bien était-elle juste finalement, incapable de le laisser partir ?

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MessageSujet: Re: please don't leave quite yet ›› w/aaron   Mar 10 Nov - 22:56


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Lola était une idiote, une sombre idiote. Elle le savait, et s’en rendait aujourd’hui encore plus compte qu’autrefois, et encore plus que chacun des jours qui s’étaient écoulés ces deux dernière années. Aujourd’hui, parce qu’elle est bord du gouffre, qu’elle est devant le fait accompli, qu’elle risque de tout perdre, elle est prise de conscience. Elle se prend cette énorme gifle qui lui impose de revenir tout de suite à la réalité. Elle était bien consciente qu’il était un peu tard pour se rendre compte des choses, que ce n’était pas aujourd’hui, après deux années écoulées qu’elle pouvait se pointer chez Aaron et lui dire qu’elle l’aimait. Et pourtant, c’est ce qu’elle venait de faire. Elle venait de griffonner quelques mots sur les papiers du divorce à l’endroit même où elle aurait dû apposer sa signature. La logique aurait voulu qu’elle se contente d’y mettre son nom de famille, suivi de son habituel gribouillage qui lui servait de signature dont Aaron adorait se moquer à l’époque. Elle aurait dû. Parce qu’il y a deux ans de cela, elle avait tiré elle-même un trait sur son mariage. Certains lui avaient dit qu’elle était bien trop jeune pour s’être mariée, pour s’être rangée avec un seul et unique homme pour le restant de sa vie et que finalement, ce qui devait arriver arriva. Mais bien sûre, à ces personnes là, Lola répondait toujours de la même manière. Elle les affublait de son plus beau regard noir et leur démontrait par A + B qu’elle n’avait pas commis la moindre erreur en se mariant avec Aaron –mais plutôt en le quittant. Qu’il était l’homme de sa vie et l’avait toujours été. Elle se fichait bien de ces gens qui lui invoquaient un besoin des plus fondamental de profiter de sa jeunesse. De voir d’autres personnes, de faire de nouvelles expériences. Mais encore une fois, elle réfutait et rétorquait toujours qu’elle voulait certes profiter de la vie, de sa jeunesse, mais avec Aaron et personne d’autre. Lola avait dit cela à de si nombreuses reprises, que ce soit avant, pendant ou après son mariage. C’était clairement contradictoire quand on savait qu’elle s’était elle-même enfuit sans qu’Aaron n’ait quoi que ce soit à se reprocher. Il était l’homme parfait, et elle n’était que la stupide petite idiote qui n’en faisait qu’à sa tête, qui prenait des décisions irréfléchies car elle n’arrivait tout simplement plus à penser correctement. Elle était tellement malheureuse sans Minx. Encore aujourd’hui et probablement le serait-elle toujours mais le fait est qu’au delà de l’absence de sa fille, son mari lui manquait tout autant. Bien sûre, elle jouait les fières et se convainquait elle-même qu’elle avait pris la meilleure des décisions au moment où elle avait décidé de partir. Certes, elle avait eu besoin de se retrouver seule pendant un temps et cela avait été bénéfique. Malgré toute la sociabilité dont Lola faisait preuve de manière générale, elle aimait parfois se retrouver avec elle-même, dans le silence ou en écoutant de la musique triste et en lézardant toute la journée au lit. Ce n’était pas un signe de dépression –quand même bien tout le monde savait pertinemment qu’au fond, Lola avait été plus que dépressive durant l’année qui avait suivi la disparition de sa fille. Tout le monde le savait et s’en était inquiété, parce qu’ils n’avaient pas l’habitude de ne voir aucun sourire naître sur le visage de porcelaine de la petite blonde, qu’ils n’étaient pas coutumier à ce qu’elle ne rit pour un rien, qu’elle sautille comme une enfant ou bien qu’elle s’amuse de si peu de chose. Lola Chapman était une fille simple, sans la moindre prétention. Elle n’avait jamais été ainsi et pourtant, ces derniers temps, elle n’était plus vraiment ce qu’elle était. Elle était bien plus renfermée, parfois hautaine et distante. Mais ça n’avait strictement rien à voir avec une quelconque suffisance ou une impression de supériorité sur les autres, non, ce n’était pas ça. C’était simplement parce qu’elle n’arrivait plus à être la femme qu’elle était. C’était fou, mais depuis deux années déjà, elle vivait à moitié. Elle donnait le change auprès de sa famille et de ses amis parce qu’elle en avait assez de les voir s’inquiéter pour elle, elle souriait de temps à autre et tentait parfois de s’amuser. Elle jouait un véritable jeu d’actrice dont elle avait elle-même fini par se convaincre. Elle avait fini par s’adapter à cette situation qui ne la comblait certes pas mais qui semblait être la situation la moins horrible selon elle. Elle était incapable d’expliquer pourquoi elle s’était laissée entraîner là-dedans. Elle ignorait pourquoi elle n’était pas retourner auprès de celle qui la rendait heureuse plus tôt, ou du moins elle pensait le savoir, quand elle se rendait clairement compte aujourd’hui que ce n’était qu’une excuse, une excuse parce qu’elle avait peur, qu’elle était effrayée. Elle s’était convaincue qu’elle ne pourrait vivre de nouveau d’amour et d’eau fraiche avec Aaron comme si de rien était sans repenser à chaque seconde à Minx, sans se dire qu’elle ne méritait pas d’être heureuse, quand sa fille était probablement dans une position des plus horribles. Elle s’était punie. Punie elle-même d’avoir manqué à son devoir de parent, d’avoir confié sa fille à une personne qu’elle aurait voulu tuer de ses propres mains. Elle culpabilisait. Elle avait l’impression que tout ce qu’il s’était passé était de sa faute et elle ne voulait pas entraîner Aaron dans son châtiment. Alors elle l’avait laissé, ne s’imaginant pas une seule seconde qu’en l’abandonnant elle le punissait lui aussi. Non pas qu’être avec Tommy était une punition. Il était à vrai dire la seule chose qui lui redonnait de temps à autre un peu de baume au cœur, mais il n’était pas Aaron. Il n’était pas l’homme qu’elle aimait et qu’elle aimerait toute sa misérable vie. Et aujourd’hui, elle était face au mur, au bord du précipice. Elle devait agir, elle devait réagir. Elle ne pouvait plus continuer de vivre ainsi. Finalement, elle s’était rendue compte que pour rendre honneur à sa fille, où qu’elle soit, elle devait faire exactement le contraire de ce qu’elle avait lâchement entrepris jusque là. Elle devait se battre. Elle ne devait pas sombrer, elle devait relever la tête et faire ce qui était le mieux pour tout le monde, que ce soit pour elle, pour Aaron ou même pour Tommy. Car elle le savait, lui-même n’était pas totalement heureux non plus dans cette histoire. Le fait est qu’ils s’entendaient à merveille, comme deux amis, deux très bons amis, mais seulement des amis. Elle n’était même pas jalouse de cette grande et plantureuse blonde avec qui, elle en était persuadée, il avait un passif et probablement un avenir. Alors qu’au contraire, elle crevait de jalousie dès qu’elle voyait la moindre femme s’approcher d’Aaron, et ce même la plus moche d’entre elles, la plus idiote ou la plus improbable. Elle ne voulait pas que quiconque s’approche de lui, elle ne voulait pas qu’une autre femme ait le privilège, la chance de se blottir dans ses bras, de faire naître sur ses lèvres un sourire, de lire dans ses yeux tout ce flot de sentiments, de pouvoir poser ses lèvres sur les siennes… Hors de question. Alors oui, elle n’était pas dupe et savait très bien qu’Aaron n’était pas resté chaste pendant qu’elle prenait du bon temps avec Tommy Whelan. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’avoir envie de crever les yeux à ces filles innocentes qui n’avaient fait que saisir l’occasion de se retrouver avec cet homme merveilleux. Voilà ce qu’il était. Parfait, absolument parfait, lorsqu’elle n’était qu’une parfaite égoïste, faible et contradictoire. Elle n’avait su ce qu’elle voulait durant ces deux dernières années, mais à l’instant même où il l’avait propulsé au bord de la falaise, à l’instant où elle avait failli tomber et s’écrouler, elle s’était raccroché à lui, à cet infime espoir que tout n’était pas encore perdu. Elle l’aimait. Elle l’avait toujours aimé et il n’y avait que lui dans son cœur. Alors elle avait saisi cette dernière chance, comme dernier jet, comme dernière tentative, dernier recours avant de finalement tout perdre et n’avoir que ce qu’elle avait de toute évidence mérité… La jolie blonde passe ses mains dans ses cheveux, qui s’entremêlent dans ceux-ci. Elle a la nausée, comme lorsqu’elle était enceinte, alors qu’en réalité, cela n’a rien à voir. Pourtant, c’est le même effet qu’elle ressent à cet instant. Elle se sent affreusement mal parce qu’elle ignore totalement ce que va pouvoir donner ce qu’elle vient de faire. Elle ignore si Aaron va l’interpeller alors qu’elle a rapidement fait demi tour après avoir machinalement déposé les papiers et s’être éclipsée furtivement. Elle ignore si Aaron va l’affubler d’une autre de ses leçons de morale, de toutes ces méchancetés qu’elle méritait certes mais qu’elle avait de toute évidence bien du mal à encaisser. Elle ignorait totalement qu’elle pourrait être sa réaction. Elle le connaissait pourtant, mais jamais au grand jamais elle ne l’avait considéré comme acquis et il la surprenait toujours. Elle inspire bruyamment. Elle est loin de lui maintenant, puisqu’elle a eu le temps de parcourir tout le couloir jusqu’à l’ascenseur avant qu’il ne réagisse. Elle s’était attendue à être troublée, à être stressée, et paniquée. Parce qu’elle avait toujours un vrai problème de gestion du stress lorsqu’il s’agissait de ce qui comptait réellement pour elle. Et il comptait réellement. Et ce bouleversement n’avait été que plus grand lorsqu’elle avait découvert un Aaron torse nu lui ouvrant la porte. Si elle n’y avait pas songé en le voyant dans cet accoutrement au moment où elle était en face de lui, un éclair de lucidité semble la frapper alors qu’elle patiente devant l’ascenseur. Et si il était avec une femme ? Si son absence de t-shirt était dû au fait qu’il était en train de s’envoyer en l’air avec une nouvelle femme qui n’était de toute évidence pas elle. Et pire encore, s’il avait trouvé quelqu’un de mieux, s’il avait refait sa vie avec une femme qui lui permettait de sortir la tête de l’eau, tête qu’elle avait elle-même maintenue sous l’eau pendant bien trop longtemps. Elle a encore plus envie de vomir. Au moment où elle s’apprête à baisser les bras et à pénétrer dans l’ascenseur, quelque chose la retient. « Qu’est ce que ça veut dire ? » Elle aurait voulu sourire, elle aurait voulu se réjouir parce qu’il venait de faire ce qu’elle rêvait finalement qu’il fasse, la retenir. Mais le fait est, que le ton qu’il avait arboré, de cette voix si sèche et si interloquée, provoqua en elle la confusion. Elle s’immobilise, lâchant enfin le bouton de l’ascenseur. Les battements de son cœur s’accélèrent alors qu’elle sent la panique monter. Elle est plongée dans l’inconnu, elle ne sait absolument pas ce qui l’attend. Ses mains sont moites alors qu’elle se sent trembler de toute part. Elle n’a pourtant pas froid, mais c’est plus fort qu’elle, le stress la fait agir de façon totalement étrange. Elle se mord la lèvre pour se donner du courage, inspire bruyamment avant de tourner les talons pour faire face à Aaron. Son regard est rempli d’émotions, pourtant elle ne sait plus comment les interpréter. Elle sent ses yeux la piquer alors qu’elle le laisse venir vers elle parfaitement silencieuse. Elle se contente de le regarder. Elle veut comprendre ce qu’il pense de cela, parce qu’à cet instant, elle est incapable de dire quoi que ce soit. Il se rapproche d’elle et aussi étrange que cela puisse paraître elle se sent mieux à mesure qu’il réduit la distance. Pourtant, elle redoute ce qu’il va lui dire. Il brandit les papiers vers elle, elle sent les reproches arriver de nouveaux. Elle rentre légèrement les épaules comme pour se protéger de ces projectiles verbaux qui vont arriver droit sur elle. Mais ce n’est pas ce qu’il se passe. « Qu’est ce que ça veut dire Lola ? » Cette fois, sa voix est bien plus douce, elle se brise même sur la fin. Ce qui brise totalement le cœur de Lola, qui n’a à cet instant qu’une envie, attraper ces papiers, les balancer et venir retrouver ces lèvres qui lui ont échappé pendant bien trop de temps à son goût. Mais il y a un temps pour tout, et il serait clairement mal venu de faire ce genre de geste. Elle le regarde un instant alors qu’il l’interroge du regard. Il veut savoir. Il veut savoir ce qu’elle vient de faire alors que finalement, il touchait du bout des doigts la fin de toute cette histoire qui lui avait de toute évidence pourrie la vie depuis deux ans maintenant. Lola baisse un instant les yeux. Et de nouveau, comme elle l’avait fait au club parce qu’elle était sujette à quelques sueurs d’angoisse, elle entremêle ses doigts les uns aux autres. « Que je suis désolée. Vraiment désolée … » Sa voix est terriblement basse et hésitante. Bien sûre, elle n’hésite pas sur ses propos, parce qu’il est clair qu’elle est désolée et qu’elle s’en veut terriblement, mais elle ignore comment ses mots vont être reçus et si finalement, Aaron avait envie de les recevoir. Elle sent les larmes lui monter, mais elle fait de son mieux pour ne pas se laisser submerger, les ravalant de plus belle. Elle ferme un instant les yeux avant d’enfin réussir à les lever vers lui et à lui faire face. Elle lui devait au moins ça, elle lui devait de le regarder dans les yeux et de tout lui dire. Tout ce qu’elle avait sur le cœur depuis tellement longtemps. « Je ne te l’ai jamais dit parce que j’étais trop renfermée dans mon propre chagrin et dans mon égoïsme, mais je suis désolée. » Elle n’avait jamais été aussi sincère qu’aujourd’hui. Sa voix devint plus ferme, moins hésitante à force qu’elle parlait. Parce qu’elle voulait qu’il comprenne l’ampleur de ce qu’elle lui disait, elle voulait qu’il sente toute la véracité de ses propos. « Je me suis trouvée tellement d’excuse pour te repousser, alors que finalement c’était simplement parce que j’étais trop épuisée et trop lâche pour me battre pour ce que je voulais réellement. » Elle n’avait pas préparé de discours, mais elle savait exactement ce qu’elle avait à faire, laisser parler son cœur tout simplement. Elle n’avait été qu’une idiote dans cette histoire et elle s’en mordait aujourd’hui les doigts. Alors elle tentait comme elle le pouvait de rattraper le peu de chance qu’elle avait. Ou au moins faire comprendre à Aaron qu’elle regrettait et que même s’il ne souhaitait pas lui pardonner, qu’au moins il sache qu’elle était désolée. Elle plonge ses yeux dans les siens avant de poursuivre. « Alors je me suis totalement laissée aller, et j’ai laissé les choses se faire, se tasser. Je me suis mise en tête que tu allais bien, que tu refaisais ta vie de ton côté, et que je n’avais plus le droit de venir te voir après tant de temps … » Là avait été sa plus grosse erreur. Machinalement, elle masse son annulaire gauche, où se trouvait autrefois son alliance, et où se trouve dorénavant un espace vide, sans même s’en apercevoir. « J’ai été stupide, je le sais et si j’étais trop aveugle pour m’en rendre compte, je l’ai compris au moment où j’ai su que j’allais vraiment tout perdre. » De nouveau elle baisse les yeux parce que plus elle avance dans son récit, dans ses apologies, plus elle sent qu’elle est au bord de craquer et que les larmes commencent à lui brouiller la vue. Pourtant elle continue. « Au moment où j’allais te perdre. » lâche-t-elle dans un soupire terriblement difficile. Une larme vint perler le long de sa joue. Elle la chasse immédiatement, elle ne voulait pas pleurer. Elle était bien plus forte que ça. Du moins, c’est ce dont elle s’était convaincue avant de venir devant cette porte où elle n’avait finalement auparavant jamais mis les pieds. Elle relève les yeux vers Aaron. « Je n’ai pas signé les papiers, parce qu’Aaron, j’en ai pas envie, je ne veux pas de tout ça. Je ne veux plus de cette séparation, de ne plus pouvoir te voir tous les jours, de ne plus pouvoir te toucher, te regarder … Je ne veux plus de la vie que j’ai aujourd’hui. Elle ne m’a jamais rendu heureuse, malgré que j’aie toujours prétendu le contraire. Parce que le seul moment où j’ai été heureuse dans ma vie, c’était grâce à toi … » De nouveau, une autre larme coule le long de sa joue mais elle est si rattachée au regard d’Aaron qu’elle ne s’en aperçoit même pas, la laissant couler le long de sa joue pour venir se réfugier au creux de son cou. Elle regarde un instant autour d’elle, se rendant à l’évidence compte qu’elle se donne en spectacle au beau milieu couloir de l’immeuble. Elle n’avait même pas songé à cela, mais il était évident que lorsqu’Aaron était là, elle avait l’impression qu’il n’y avait qu’eux, et personne d’autre. Elle marque une pause durant laquelle elle reprend ses esprits. Cependant, elle n’a pas fini. Parce qu’elle a beaucoup de chose à lui dire, à se faire pardonner et que finalement, elle n’avait pas foncièrement de droit à lui dire toutes ces choses quand de son côté, Aaron n’attendait peut-être qu’une chose, qu’elle la boucle et qu’il puisse retourner auprès de cette potentielle femme mystérieuse qui se trouvait chez lui… Elle avale difficilement sa salive à cette pensée. « Bien sûre, je comprendrais que ce soit trop tard, que je dépasse complètement les bornes en revenant après deux ans alors que tu pensais enfin pouvoir te débarrer de tout ça, et de moi … Et encore plus si une autre t’attends … Je signerais les papiers si c’est ce que tu veux. » Elle ne voulait pas les signer ces papiers, elle voulait les brûler, les déchirer en mille morceaux, les détruire. Mais elle savait qu’elle n’était pas la seule à avoir une opinion dans cette histoire et que finalement, elle se conformerait à ce qu’il voulait, car il avait aujourd’hui tous les droits. Elle l’avait assez fait souffrir comme ça. « Mais sache juste que ce n’est pas ce que je veux, que je suis désolée. » Elle affiche un mince sourire, qui se veut sincère. Elle est vraiment désolée et elle ne cessera jamais de le lui dire. De nouveau, des larmes coulent malgré elle, mais elle les laisse couler, de toute façon elles sont ingérables et ont définitivement décidé de ne plus s’arrêter. « La vérité c’est que j’ai peur de te perdre Aaron et que je t’aime, malgré tout ce que j’ai pu te dire ou malgré tout le mal que je t’ai fais… » Elle venait de tout sortir, de tout évacuer et étrangement, cela lui faisait du bien, un bien fou. De nouveau, un léger sourire s’installe qui ne dure que quelques secondes. Elle veut capter son regard pour réitérer des mots qu’elle n’avait plus dit depuis bien longtemps. « Je t’aime… » Pour toujours.

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MessageSujet: Re: please don't leave quite yet ›› w/aaron   Mar 17 Nov - 22:45

What I truly would die for.  Is you. You have no idea how much I miss your light brown hair, how the snow got caught in it when we were locked out. The way your lips wrapped around one of your trademark cigarettes. Or the time when you were high and you couldn’t stop laughing at me. I just want you. So fucking badly. ❖ lola chapman and aaron chapman



La douleur était inoubliable, la traversant de toute part. Tout les jours il voit à l’hôpital des hommes et des femmes atteints des pires blessures, de cancers incurables et douloureux, il à pour métier d’ouvrir des têtes, des corps il sait que la douleur que ressentent ses gens, ses êtres humains n’est pas mesurable, pas comparable. Mais la douleur qu’il ressentait en lui depuis des années maintenant ne semblait pas partir elle … Il savait comment enlever une tumeur, il savait opérer le système nerveux, il était capable de faire remarcher une personne, de redonner vie à quelqu’un. Mais il était incapable de s’insuffler assez de force et de vie à lui même, parce qu’il était complètement absent à l’intérieur. Il était devenu une ombre de lui même, une mascarade, un spectacle qu’il remettait à l’ordre du jour à chaque fois qu’il était entouré, à chaque fois qu’il devait fréquenter des gens qu’il connaissait et qui attendait de lui qu’il soit une pierre, un homme inébranlable. Mais ce n’était pas ce qu’il était, il était faible, il était lâche, il était mort de l’intérieur, pourri, foutu. Voilà ce qui ce cachait derrière cette surface qu’il continuait d’être, ce golden boy comme son meilleur ami avait prit l’habitude de l’appeler à une époque. Parce qu’Aaron avait tout eu, absolument tout, il avait la vie que beaucoup d’hommes lui aurait jalousé et il le savait. Il n’était pas de ce genre de personne incapable de reconnaître la beauté de sa vie, au contraire il en avait conscience et en était reconnaissant tout les jours. Il n’était pas chrétien, et si il respectait la croyance des gens, il avait pendant longtemps eu beaucoup de mal à croire en dieu alors que sa mère aurait tant voulu qu’il le fasse. Mais si il n’y croyait pas, il savait que quelque part une bonne étoile veillait sur lui, que Jane Chapman faisait en sorte que sa vie soit aussi belle qu’elle l’avait souhaité. Et elle l’était, elle était parfaite et il était capable de bien des choses pour la garder. On ne sait quand ça va arriver, quand est-ce qu’on va rencontrer ce virage qui chamboule tout, qui vous déstabilise, qui vous perd. On ne sait pas quand il va arriver alors on n’est pas prêt, parce qu’on ne s’attend pas non plus à ce que ce soit aussi violent, à ce que ça vous écorche vif. Chaque respiration lui faisait mal, chaque levé de soleil le blessait plus que nécessaire, chaque rires d’enfant le crispait, chaque regard de femme sur lui lui avait longtemps donné envie de mourir. Il avait sombré dans la dépression, dans l’alcool, et il c’était complètement perdu. Devenant imbuvable, insupportable, et son frère parmi d’autres en avait fait les frais … Il n’avait plus parlé à Ethan depuis ce soir ou il avait été odieux à son égard sans en avoir même le contrôle. A un moment donné Elena avait sonné l’alarme, jamais il ne l’avait vu aussi excédée, jamais il ne l’avait vu autant crier et elle avait eu raison de le faire. Si elle n’avait pas prit son courage à deux mains, si elle n’avait pas donné une si grande claque dans la vie d’Aaron, peut être ne serait-il pas capable de tenir sur ses deux jambes aujourd’hui, peut être ne serait-il pas sur le point de devenir titulaire. Et alors il aurait absolument tout perdu, n’aurait plus rien du tout pour le raccrocher à la vie. Sa petite soeur avait sauvé cela, et elle ne ce rendait certainement pas compte de l’impact que ça avait pu avoir sur lui. Alors il avait trouvé une nouvelle raison de ce lever le matin, de tenter d’étouffer la douleur qui le lacerait et de sourire au reste du monde, de sourire à ses personnes qui mettaient tout les jours leurs vies entre ses mains, qui lui faisait entièrement confiance pour qu’il soit celui qui viendrait leur annoncer qu’il allait leur sauver la vie. Il en avait conscience, tout ça valait le coup de jouer la comédie, il le savait et c’est la raison pourquoi au court de ses deux années il avait continué à le faire. Pour beaucoup il allait mieux, il allait bien, comme si ils retrouvaient là l’homme qu’ils avaient toujours connu l’étincelle dansant dans ses yeux habituellement en moins … Peu reconnaissait les efforts qu’il faisait, le courage qu’il lui fallait alors pour ne pas mettre un terme à tout ça, pour ne pas ce laisser sombrer dans ce trou noir qui l’attirait pourtant toujours autant. Quand il avait vu Lola pour la première fois depuis deux ans, sa colère avait prit le pas sur le reste, alors elle était la seule responsable de son malheur, elle était celle qui tenait la corde le précipitant bientôt au fond sans qu’il ne soit capable de ce relever. Elle avait toute sa vie pendant si longtemps, son âme, son être … En réalité elle l’avait toujours été, il avait seulement prit plus de temps que ce nécessaire pour s’en rendre compte. Elle avait toujours été la raison de son sourire, de sa bonne humeur, de sa volonté, tout comme elle avait toujours été la raison de ses prises de tête, de ses montées de jalousie. On dit qu’il s’agit d’un coeur brisé, mais la douleur qu’il avait ressentit en comprenant qu’elle était partie avait habité tout son corps … Ils avaient perdu leur fille et si cela lui faisait mal, il prenait en réalité la défense de la jeune femme auprès de ceux qui la dénigrait. Qui continuaient de dire que son comportement était lâche … Il était celui qui encore et toujours, ce tenait là les affrontant, ce battant pour celle qu’il continuait d’aimer alors qu’elle l’avait clairement abandonnée. Et même après, après qu’elle ai rencontré Tommy, après qu’il ai apprit qu’elle refaisait sa vie il avait mal de plus en plus profondément mais refusait d’entendre que l’on puisse ainsi parler d’elle. Pourtant à l’instant ou il c’était retrouvé dans la même pièce qu’elle, à l’instant ou il avait été capable de dire quelque chose il c’était complètement lâché et lui avait tout dit. Il était devenu plus blessant que toutes les personnes qu’il avait confronté, réunies et cela lui avait fait du bien, sur le coup. Un peu moins après … Parce que si il avait fait du mal à la jeune femme, cela lui avait fait beaucoup de mal aussi. Beaucoup trop de mal, et ne le faisait pas ce sentir mieux. Il c’était alors replongé dans ce qu’il savait faire de mieux, son travail et continuer les recherches de sa fille. Les flics étaient catégoriques, cela faisait deux ans maintenant que Minx avait disparue, il y’avait peu de chances qu’ils la retrouve un jour … Mais Aaron ne perdait pas espoir, ne baissait pas les bras. Car il allait trouver sa fille, et que personne ne pourrait jamais l’en empêcher. Alors c’était ce qui l’avait tenu éveillé ce week end, ce qui avait continuer de le faire avancer et tenter d’oublier des bribes de conversations qu’il avait eu avec la jeune femme. Il avait demandé le divorce … Jamais il n’avait cru un jour le faire, il avait toujours pensé naïvement qu’il finirait ses jours avec elle. Qu’il l’appellerait sa femme toute sa vie, jusqu’à ce que la mort les séparent, il croyait, vraiment. Mais il fallait ouvrir les yeux, ce n’était pas le cas, c’était fini depuis longtemps et le fait qu’il aime toujours Lola ne changeait rien maintenant. Elle avait des choix à sa place, et aujourd’hui il fallait qu’il grandisse, qu’il avance dans sa vie. Ce n’était pas ce qu’il voulait, mais il le savait, c’était ce qu’il fallait faire. Et puis elle c’était retrouvé là, dans son immeuble, dans son couloir, devant sa porte. La voir était irréel non seulement parce qu’à cet instant il n’était pas embrumé par les affres de l’alcool, et parce qu’elle était là chez lui. Aussi naturelle qu’elle était, aussi belle qu’elle l’avait toujours été. Le simple fait de la voir ainsi suffisait à lui couper le souffle, à l’empêcher de parler. Elle avait toujours sur lui un pouvoir qu’elle ne semblait pas être capable de mesurer, et il détestait ça. Si auparavant être à sa merci ne le dérangeait pas du tout, aujourd’hui c’était différent, il voulait être assez fort pour être capable de penser correctement en étant en face d’elle. Mais c’était impossible, face à ses yeux bleus, à ses joues rosies et à ses lèvres …. Elle était là donc, les papiers qu’il avait demandé en main et dans un sens cela lui fait peur. Il avait lancé cette phrase comme si elle était évidente, mais elle ne l’était pas. Il ne voulait plus jamais que Lola ne disparaisse de sa vie, plus jamais. Elle lui avait refourgué la liasse dans les mains, comme si elle brulait et qu’elle était incapable de la tenir plus longtemps, faisant rapidement demi-tour et le laissant là, une nouvelle fois. Il avait finalement prit le courage de regarder les dits-papiers, les mains moites, la respiration saccadé comme s’attendant à ce qu’elle le poignarde une nouvelle fois. C’était ce qu’il avait demandé, mais pas ce qu’il voulait. Et puis il c’était arrêté, immobilisé, relevant doucement les yeux vers la jeune femme à présent immobile à son tour devant l’ascenseur. Incapable de décerner le vrai du faux, incapable de savoir si ce qu’il venait de lire était une énième illusion plutôt que la réalité. Les mots qu’il prononce il ne les entends pas, les pas qu’il fait, il ne les sent pas. Mais pourtant il à bien interpellé Lola, et il c’est bel et bien rapproché d’elle comme si tout à coup il ne voulait plus qu’elle puisse mettre de la distance entre eux. Et tandis qu’il la regarde sans comprendre elle semble le voir pour la première fois, l’espace de quelques secondes leurs yeux s’attrapent avant de ce quitter quand elle les baisse sur la moquette marron du couloir. «  Que je suis désolée. Vraiment désolée … » si elle entremêle ses doigts sous le coup de la peur, comme elle à toujours eu l’habitude de le faire même lorsqu’elle n’avait que six ans, il ne le voit pas bien trop occupé à la fixer. Relâchant ses muscles son bras retombe le long de son corps, les papiers toujours serrés dans son poing tandis qu’elle ose enfant relever les yeux vers lui. Quand elle le fait il retrouve ses yeux qui avait fait naître en lui la première fois l’envie d’aller la voir, ses yeux dans lesquels il avait l’habitude de ce noyer, ses yeux qui le rendait jaloux de tout ce qu’ils pouvaient regarder. Il est toujours immobile, incrédule. «  Je ne te l’ai jamais dit parce que j’étais trop renfermée dans mon propre chagrin et dans mon égoïsme, mais je suis désolée. » C’était un fait, elle c’était complètement renfermé dans son chagrin, et il le lui avait assez reproché quelques jours auparavant. Elle n’avait pensé qu’a elle, et pourtant ce n’était pas ce qu’il retenait contre elle. Et si il sentait la voix de Lola un peu chavirante sur le départ, à cet instant ce n’était plus le cas. « Je me suis trouvée tellement d’excuse pour te repousser, alors que finalement c’était simplement parce que j’étais trop épuisée et trop lâche pour me battre pour ce que je voulais réellement. » Il secoue doucement la tête, si doucement qu’il ne ce sent même pas le faire. C’était impossible, elle n’était pas en train de lui dire ce genre de choses … Parce qu’en fait il c’était attendu à ce qu’elle le fasse à plusieurs reprises les premiers mois. Jusqu’à ce qu’il rende compte qu’elle ne le ferait jamais, jusqu’à ce qu’il comprenne que c’était vraiment la fin, et cela lui avait pris beaucoup trop de temps. Tandis qu’elle continue de parler il croit qu’il n’est plus dans la réalité, parce que c’est impossible, ça ne peux pas arriver. Il à passer tellement de temps à ce persuader qu’elle ne reviendrait jamais, que jamais elle n’accepterait de le regarder dans les yeux comme elle est en train de le faire maintenant qu’il est incapable de croire ce qui est en train de ce passer devant ses yeux complètement perdus. « JAlors je me suis totalement laissée aller, et j’ai laissé les choses se faire, se tasser. Je me suis mise en tête que tu allais bien, que tu refaisais ta vie de ton côté, et que je n’avais plus le droit de venir te voir après tant de temps … » Et ce qu’elle dit fait mal, beaucoup trop mal. Si elle l’avait vu, aussi au bord du gouffre qu’il ne l’avait été, qu’il ne l’était réellement elle ne serait pas en train de dire ses choses là. Il comprend, il sait que ce qui est en train de ce passer est ancré dans la réalité et non dans le rêve. « Je t’ai attendu Lola … » pendant des jours, pendant des semaines, pendant des mois et jamais elle n’était revenue. Jamais elle n’avait repris contact avec lui, elle avait tourné la page sans que lui soit capable de le faire. Son murmure s’achève en quelques secondes, presque comme si il n’avait finalement effectué aucune intervention à cet instant. Il l’avait attendu, avait fait comprendre à tout le monde qu’il avait baissé les bras, mais il avait continué de porter son alliance. Il la portait encore aujourd’hui tandis qu’a l’annuaire que massait Lola, il n’y avait plus l’ombre d’une alliance, comme si finalement elle n’en avait jamais et alors qu’elle portait toujours son nom. « J’ai été stupide, je le sais et si j’étais trop aveugle pour m’en rendre compte, je l’ai compris au moment où j’ai su que j’allais vraiment tout perdre. » sa voix est au fur et à mesure de ses propos, en train de s’éteindre. Et si il s’en rend compte il ne veux plus l’arrêter. Il est perdu, il ne sait pas quoi faire mais une chose est certaine il veux la laisser aller jusqu’au bout. Parce qu’il à besoin d’entendre ce qu’elle à a lui dire. Alors c’était tout ce qu’il avait fallu ? Il avait suffit qu’il soit odieux avec elle pour qu’elle ce rende compte de ce qu’elle avait fait ? Suffisait-il d’une demande faîte sous le coup de la colère pour qu’elle ouvre enfin les yeux sur ce que lui avait finalement toujours su ? « Au moment où j’allais te perdre. » quand il voit une larme rouler le long de la joue de Lola, malgré lui il avant prêt à lever son bras pour la cueillir. Mais dans un moment de lucidité soudaine il s’arrête. Il ne savait pas plus ce qu’il pouvait ou ne pouvait pas faire, il ne savait plus quel manières adopter alors qu’ils étaient là tout les deux. Elle n’était plus sa femme même si elle en portait toujours le titre … « Je n’ai pas signé les papiers, parce qu’Aaron, j’en ai pas envie, je ne veux pas de tout ça. Je ne veux plus de cette séparation, de ne plus pouvoir te voir tous les jours, de ne plus pouvoir te toucher, te regarder … Je ne veux plus de la vie que j’ai aujourd’hui. Elle ne m’a jamais rendu heureuse, malgré que j’aie toujours prétendu le contraire. Parce que le seul moment où j’ai été heureuse dans ma vie, c’était grâce à toi … » la voir aussi malheureuse le rend fou. Il détestait ça, il détestait être la cause de son malheur quand tout ce qu’il lui avait toujours promis était de la rendre heureuse. Mais il était aussi tiraillé parce qu’elle lui avait fait mal, comme jamais il n’aurait pensé qu’elle puisse le faire. Il voulait la regarder et lui dire qu’elle l’avait bien mérité, c’était elle qui avait causé ce bordel, pas lui. Mais peut être avait-il joué dans sa décision, peut être aurait-il du agir autrement … Tout n’était pas blanc ou noir, il en avait conscience aujourd’hui. Il ne voulait pas qu’elle pleure, parce qu’il le savait elle l’avait déjà trop fait. Cette femme était celle qu’il avait toujours aimé, et qu’il aimait toujours aujourd’hui malgré les épreuves qu’ils avaient subit, malgré le fait qu’elle ce soit complètement donnée à quelqu’un d’autre quand lui avait été incapable de le faire. Il aimait cette femme qui l’avait abandonné, qui l’avait rendu plus malheureux que jamais et qui détenait encore aujourd’hui son coeur entre ses mains. Il aimerait cette femme toute sa vie, il le savait et l’avait toujours su, peu importe ce qui pouvait les séparer un jour dans le futur ou dans le passé. « Lola … » murmure t-il finalement, comme à bout de souffle. Incapable de trouver ses mots, alors qu’il avait pourtant répéter dans sa tête une scène similaire et qu’a chaque fois il avait su quoi lui dire. Aujourd’hui il en était incapable, quand tout ce qu’il voulait faire était de la prendre dans ses bras, de la serrer contre lui pour ne plus jamais la laisser partir. « Bien sûre, je comprendrais que ce soit trop tard, que je dépasse complètement les bornes en revenant après deux ans alors que tu pensais enfin pouvoir te débarrer de tout ça, et de moi … Et encore plus si une autre t’attends … Je signerais les papiers si c’est ce que tu veux. » reprend t-elle. C’était un fait, deux années avaient passées, elle arrivait en retard. Mais pas trop tard, jamais trop tard. Il secoue la tête et son regard qui était encore perdu la seconde d’avant ce durcit, « Quoi ? Personne ne m’attend. » il semble s’animer de nouveau, comme si la coquille vide qu’elle avait eu devant elle jusqu’à présent reprenait vie à chaque mots qu’elle avait prononcé. Ce rappelant des papiers qu’il avait dans la main, il les serre un peu plus fort comme si cette simple action pouvait les détruire. Mais comme il ne peux pas le faire, il les repousse dans son dos. « Mais sache juste que ce n’est pas ce que je veux, que je suis désolée. » le visage de Lola est à présent inondé de larmes qu’Aaron aimerait être capable de faire disparaitre. Mais au travers de ses larmes un mince sourire ce dessine, et si il devine qu’il n’est pas aussi sincère qu’elle voudrait le faire paraître c’est la première fois qu’il la revoit sourire depuis deux ans. « La vérité c’est que j’ai peur de te perdre Aaron et que je t’aime, malgré tout ce que j’ai pu te dire ou malgré tout le mal que je t’ai fais… » et si tout les mots de Lola l’ont touché au plus profond de lui même, si chacun d’entre eux semblent lui avoir insufflé de la vie c’est ses-derniers qui semblent le réveiller. Il scrute son regard brillant au travers de ses larmes tandis qu’elle ne baisse plus les yeux à présent, qu’elle l’affronte consciente de ce qu’elle est en train de faire. « Je t’aime… » si elle n’était pas la seule à lui avoir dit au court de sa vie, c’était la seule qui avait jamais eu autant d’impact sur lui, la seule pour qui ses mots avaient réellement comptés. Il n’est plus perdu, il n’est plus accablé. Dans un geste voulu, il laisse tomber les papiers sur la moquette qui étouffe leurs bruit et s’avance plus encore de la jeune femme. « Je ne veux pas que tu signe ses papiers. Je n’ai jamais voulu que tu les signes, j’étais juste si en colère … » il hausse les épaules, il n’avait pas de meilleurs explications que ça. Il était en colère, et il était blessé. C’était ce qui l’avait poussé à faire ça, a demander ce qu’il croyait pourtant impossible. « Je ne veux pas divorcer Lola. » ses propos étaient criant de vérité. Jamais il n’avait voulu divorcé, pas même lorsqu’il le lui avait demandé. Finalement il lève sa main vers les joues humide de la jolie blonde, maintenant assez près de lui pour qu’il puisse le faire. Dans une infime douceur il dépose son pouce sur sa pommette pour essuyer ses premières larmes. Son coeur bat à cent à l’heures à ce premier contact, tandis qu’il n’a toujours pas quitté les yeux de Lola. De son autre main, il vient essuyer les autres larmes tenant à présent ce si jolie visage entre ses mains. « J’ai pensé que plus jamais tu ne reviendrais, je pensais que je t’avais perdu. » peut être ne ce rendait-elle pas compte de la souffrance qu’il avait vécu, de la douleur qu’elle avait créer. Mais il ne voulait pas lui en tenir rigueur, pas maintenant. Il avait perdu sa fille, et puis sa femme, il avait tout perdu … Et si il ce battait encore pour retrouver la première, la seconde ce tenait là devant lui. Il exerce une nouvelle pression sur le visage de Lola avant de remonter sa main le long de la tempe de la jeune femme, et replacer une mèche de ses cheveux blond derrière son oreille. Les mêmes cheveux dont avait hérité leur fille … « Je t’aime … » déclare t-il finalement avec une douceur non cachée, criante de vérité. Il n’avait jamais cessé de l’aimer, il ne cesserait jamais de l’aimer. « Je comprend pourquoi tu est partie. » il fait descendre sa main dans le cou de sa femme, qui à leur contact permanent frissonne. Si ses yeux brillaient de nouveau, un instant il ce rappel … « Je ne veux pas te faire souffrir Lola, je ne veux pas que tu la voit à chaque fois que tu me regarde. » murmure t-il finalement … Il préférait souffrir, pour qu’elle souffre moins. Il c’était rendu compte ses derniers jours. Quand elle lui avait avoué ne plus être capable de le regarder sans voir leur fille, il avait comprit alors qu’il ne voulait pas être la raison de sa souffrance. Tant pis si lui devait souffrir … Il la choisirait, toujours.

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MessageSujet: Re: please don't leave quite yet ›› w/aaron   Sam 21 Nov - 19:16


how can I forget you when memories come and go you're all I've ever wanted you're all I've ever known. can I be happy living with your ghost? the pictures tell the story I took them off the wall it's hard enough to get through I still can feel the fall, do you even think of me at all? Oh, I want you, only you. ››› aaron chapman and lola chapman


On dit souvent que chacun gère son deuil, une perte ou une épreuve à laquelle nous confronte la vie à sa façon. On n’est pas tous parés à armes égales pour affronter les embuches de la vie et personne ne réagit de la même manière. Parfois même, on ne nous reconnaît plus, ou on ne se reconnaît plus soi-même. Et c’était exactement ce qui passé pour Lola. Elle avait complètement perdu les pédales, elle n’arrivait absolument plus à reprendre le contrôle et déviait sur une route qu’elle n’avait pourtant pas envie d’emprunter mais qui s’était imposée à elle sans qu’elle n’ait pu faire d’écart, ou peut-être qu’elle n’avait pas eu la force nécessaire pour pouvoir elle-même forcer afin de rester du bon côté de la route. Non, elle avait dévié et foutu en l’air tout ce pour quoi elle s’était toujours battue. Être mère l’avait changé. Bien sûre, elle était toujours la Lola pétillante qu’elle était mais elle était beaucoup moins insouciante et s’était attachée plus qu’il ne fallait à ce petit trésor qu’on lui avait miraculeusement envoyé. Minx était la chose la plus importante qu’on lui ait donné en ce bas monde. Et la perdre l’avait effondrée, complètement effondrée, sombrant plus qu’elle n’aurait dû. Elle s’était d’abord laissée gagner par la dépression, la tristesse qu’elle l’avait laissé l’emparer sans crier gare avant de complètement sombrer et de mettre un terme définitif à ce qu’il lui restait. Fuir, quitter l’homme qu’elle aimait en ne laissant derrière elle qu’une bague qui avait pourtant une lourde signification ne fut pas difficile. Elle aurait aimé pouvoir dire qu’il s’agissait là de la chose la plus difficile qu’elle ait eu à faire, mais ce n’était pas le cas. Pour la simple raison qu’elle n’avait absolument rien ressentie. Elle était vide, totalement vide du moindre sentiment, de la moindre culpabilité, car on lui avait arrachée une partie d’elle et qu’elle n’avait pas su résister à l’appel du désespoir, à l’appel de la tristesse et du chagrin. Elle n’était qu’une coquille vide qui passait ses journées dans le noir, ne se rendant plus à son boulot, ne parlant à personne, ne regardant rien d’autre que le vide, n ‘ayant le moindre goût pour quoi que ce soit, et ne voyant plus celui dans les yeux duquel elle se noyait toujours, celui qui la faisait sourire, la rendait autrefois vivante et pour lequel elle aurait pu tout donner, tout faire … Elle n’y arrivait plus, elle ne parvenait plus à se lever chaque matin en prenant conscience qu’elle allait vivre une autre journée sans elle. Alors oui, fuir son mariage et ce qui lui rappelait sa fille semblait peut-être aux yeux de beaucoup un acte de lâcheté, d’égoïsme et elle-même savait que d’une certaine façon ce n’était pas loin de la vérité, mais c’était aussi et surtout un acte de résistance, un acte de survie. Elle avait eu besoin de se reconstruire seule loin de tout cela. Elle n’avait pas tenu compte du mal qu’elle pouvait faire à Aaron en partant, mais n’aurait-ce pas été encore plus difficile de voir quotidiennement sa femme, l’être aimé sombrer jour après jour sans réussir à se relever ? N’aurait-ce pas été encore plus horrible de la voir pleurer pendant des heures, se perdre dans des souvenirs douloureux, passer ses journées dans la pénombre et refuser le moins contact humain ? N’aurait-ce pas été encore plus déchirant de se sentir impuissant face à la détresse de sa propre femme ? Lola n’avait pas la réponse à cette question, mais elle s’était convaincue que s’éloigner d’Aaron le ferait aller mieux, lui permettrait de se reconstruire petit à petit sans qu’elle n’ait à le tirer vers le bas. Elle s’était rendue compte qu’elle avait eu partiellement tort, parce qu’il ne s’était pas reconstruit comme elle s’était attendue à ce qui le fasse, mais en même temps, elle n’était pas certaine que les choses n’auraient pas été pires si elle était restée et qu’il avait dû porter le fardeau qu’elle était devenue jour après jour. Alors oui, elle était consciente que beaucoup de gens la détestaient pour ce qu’elle avait fait, qu’elle s’était attirée les foudres de bon nombre de personnes, à commencer par celle d’Elena, qui avait tout de même le courage de lui dire les choses en face, alors que certain lui souriait puis s’acharnait sur elle, la traitant de tous les noms lorsqu’elle n’était plus là. Elle savait que toutes ces personnes avaient leur raison, qu’elles assistaient à la déchéance d’Aaron et qu’ils la blâmaient pour cela. Mais pour être parfaitement honnête, elle se fichait bien de l’avis que les autres pouvaient porter sur elle. Elle n’était pas le genre de femme à se laisser guider par le regard que les autres pouvaient porter sur elle, ni même à se conformer à la majorité, simplement parce qu’ils étaient en plus grand nombre. Non. Elle s’en fichait parce que seule l’opinion de certaines personnes comptait pour elle, et pour la plupart, ils n’en faisaient pas partis. Et puis, outre le fait qu’ils s’étaient tous clairement rangés du côté d’Aaron –et elle les comprenait parce qu’Aaron était tout bonnement la personne la plus agréable et la plus fidèle qu’il soit – elle ne voulait pas les entendre, parce qu’ils ne comprenaient rien, ils ne savaient rien. Bien sûre, ils avaient un avis sur la question, tentaient de se mettre à leur place mais la vérité était qu’ils ignoraient absolument tout de la douleur que la perte d’un enfant pouvait provoquer. Ces belles tirades moralisatrices étaient bien belles mais elles n’étaient absolument pas encrées à la réalité des faits. Donc oui, elle se fichait de baisser dans leur estime ou d’être traitée de tous les noms. Ils ne comprenaient pas et ne pourraient comprendre que lorsqu’ils auront vécu une tragédie similaire à a sienne. Peut-être que ces personnes, en apprenant ce qu’elle venait de faire, tentant de s’emparer à nouveau du cœur de cet homme qui lui appartenait autrefois en débarquant au beau milieu de la journée sans même s’annoncer, devant la porte de son appartement, auront des mots durs envers elle, et conseilleront à Aaron de ne pas céder. Mais, tant pis. Tout ce qui lui importe aujourd’hui, c’est Aaron et au fond d’elle, elle espère qu’il n’écoutera pas toutes ces voix qui l’entourent et se laissera guider par ce que son cœur lui dicte. Tout comme elle laisse parler le sien à cet instant. Extériorisant tout ce qu’elle rêvait de lui dire, tout ce dont à quoi elle avait passé son weekend à réfléchir, tout ce qu’elle regrettait aujourd’hui et espérait pouvoir encore être possible après deux années … Elle avait enfin pris conscience de ses maladresses, de ses erreurs et du mal qu’elle lui avait fait. Le temps lui avait permis de prendre un certain recul sur cette histoire et de ressentir à retardement la douleur qui s’imprégnait en elle lorsqu’elle comprenait ce qu’elle avait fait. Ca avait toujours été ainsi, Lola avait besoin d’être secouée, parfois avec virulence pour prendre conscience de certaines choses. Elle avait besoin qu’on soit un brin féroce et vif avec elle, qu’on la mette devant le fait accompli pour qu’elle se rende compte à quel point elle avait tort et à quel point elle n’était qu’une stupide petite idiote. Qu’elle avait certes perdue une partie d’elle même mais qu’elle n’était pas obligée de perdre l’autre partie. Sous prétexte qu’elle se refusait un quelconque bonheur sans Minx. Elle se punissait alors qu’elle n’était finalement pas responsable de la situation, mais surtout, elle punissait Aaron qui n’avait pas à affronter tout cela seul. Elle devait se relever et se battre. Se battre pour ce qui lui restait, pour l’homme qu’elle aimait et qu’elle avait toujours aimé. Ils étaient si dépendants l’un de l’autre, tant que cela faisait parfois peur à Lola. Elle savait que sans lui, jamais elle ne pourrait vivre réellement –comme elle n’avait pas vécue entièrement depuis deux années-, elle savait que sans lui elle était incomplète et elle se demandait comment elle pourrait vivre si, finalement, il n’était plus là à ses côtés à l’avenir. C’était pour cette raison qu’elle n’avait jamais pu signé ces papiers demandant le divorce, pour cette raison qu’elle n’avait pas repris son nom de jeune fille. Elle avait besoin de se rattacher à Aaron, et ce même si elle l’avait fuit. Elle avait été incapable de rompre totalement avec lui, et elle en sera probablement toujours incapable. Parce qu’au fond, ce n’était pas ce qu’elle voulait. Elle avait juste besoin de temps. Un temps conséquent certes, trop conséquent peut-être … Ce temps avait fini par créer de la peur. Peur qu’il soit trop tard, qu’il ne veuille plus d’elle dans sa vie, ou qu’il ait finalement trouvé mieux qu’elle, à juste titre. Comme lorsqu’elle mourrait d’envie, lorsqu’elle n’était encore qu’une adolescente, de révéler à Aaron ses véritables sentiments, et qu’elle le voyait la minute d’après se pavaner avec l’une de ces filles populaires qu’elle détestait pas dessus tout. Pas parce qu’elles étaient populaires, non, parce qu’elles étaient auprès d’Aaron et avaient avec lui cette proximité qu’elle ne pouvait avoir. Aujourd’hui, aurait pu semblé loin de tout cela puisqu’elle s’était entre temps mariée avec lui, avait eu un enfant avec lui … Et pourtant, elle se sentait démunie face à lui et appréhendait terriblement la réaction qu’il pourrait avoir. Allait-il la rejeter comme elle s’attendait à ce qu’il fasse, après tout le mal qu’elle lui avait fait, ou allait-il lui donner une seconde chance ? Elle l’ignorait, elle se jetait dans le vide sans savoir s’il allait ou non la rattraper. Elle laissait simplement s’extérioriser tout ce qu’elle avait à lui dire, espérant secrètement qu’il recevrait ses propos sans la rejeter ou sans lui dire toutes ces horreurs qu’elle ne voulait plus entendre… Il resta dans un premier temps confus face à ce que la blonde lui disait, l’interrogeant parfois du regard, afin de savoir où elle voulait en venir, jusqu’à ce qu’il dise enfin quelque chose. « Je t’ai attendu Lola … » Elle le regarde un instant, silencieuse. Son regard est si triste, si blessé par le souvenir que cela lui a provoqué d’attendre tout ce temps sans qu’elle ne daigne faire quoi que ce soit. Elle ferme les yeux, se concentrant pour ne pas laisser couler une autre larme. Si il y a quelques jours, au club il avait déversé sur elle toute sa colère, aujourd’hui c’était tout autre chose. Il lui montrait l’étendu des dégâts qu’elle avait provoqué sur lui… Elle sent ses yeux la brûler et elle inspire bruyamment pour ne pas craquer et éclater en sanglots. Elle s’en veut, terriblement. Il ne méritait pas tout ce qu’elle lui avait fait endurer alors qu’entre eux, il était le plus fort, le plus fiable, le plus droit… Elle avale difficilement sa salive avant de rouvrir les yeux. Elle décide d’ignorer ce qu’il vient de lui dire, car après tout, elle sait. Elle sait qu’il l’a attendu et qu’elle n’a pas su y répondre à temps. Elle sent d’ailleurs à ce moment ses jambes flancher, mais elle tient bon. Elle doit vider son sac, elle doit dire tout ce qu’elle a sur le cœur, et ensuite, advienne que pourra. Elle reprend son récit, mais rapidement elle ne parvient plus à contenir ses larmes qui perlent le long de son visage. Passer du temps à se maquiller n’avait de toute évidence servie à rien. Elle le voit s’approcher d’elle, levant légèrement le bras, probablement pour venir sécher ses larmes, mais il avorte son geste avant d’avoir atteint son visage. Et pour être tout à fait honnête, cela lui fait plus de mal qu’elle ne l’aurait cru. Si elle mourrait d’envie de retrouver ce contact qu’elle avait perdu avec lui, elle était consciente qu’elle avait été celle, il y a deux ans de cela, qui ne voulait plus être touchée, ni par lui, ni par quiconque. « Lola … » Ce murmure est déchirant. Comme le regard qu’il arbore en ce moment. Mais elle ne doit pas laisser l’émotion l’envahir, comme elle l’avait tellement fait ces deux dernières années. Elle secoue doucement la tête, histoire de lui faire comprendre qu’elle veut qu’il la laisse terminer avant de lui répondre, avant de lui dire ce qu’il pense de tout cela, même si ça n’allait pas dans le sens de la jeune femme. Elle arrive enfin à terme de son discours, mais elle n’oublie pas de mentionné que cette fois, la balle est dans son camp, qu’elle saura s’effacer si c’est ce qu’il veut, s’il veut vivre une nouvelle vie et qu’elle n’en fasse pas partie. Elle le fera parce que finalement, elle ne veut que son bonheur, qu’il soit avec ou sans elle. Elle mentionne même la possible présence d’une autre femme. Et immédiatement, son regard se durcit et il secoue frénétiquement la tête. « Quoi ? Personne ne m’attend. » A cet instant, sans qu’elle ne parvienne à se contrôler, un mince sourire s’afficha sur ses lèvres. C’était égoïste mais elle était contente de savoir qu’il ne l’avait pas remplacé. Mais le souvenir qu’elle, par contre l’avait fait, lui insuffla un horrible mal au ventre. Elle baisse immédiatement les yeux se rendant compte qu’elle était la pire des femmes que l’on puisse avoir. Ce n’est que lorsqu’elle entend le bruit du papier se froisser qu’elle relève les yeux. Ceci lui redonne un peu de courage pour terminer. Elle le devait. Que ce soit pour elle, mais aussi et surtout pour lui. Lorsqu’elle lui dit les mots qu’elle n’avait plus prononcé depuis plus de deux ans, le silence s’empare du couloir. Un silence qui aurait pu être pétrifiant pour la jeune femme, mais qui ne l’est pourtant pas. Parce qu’elle s’est accrochée à son regard qui parvient, sans qu’elle ne sache réellement pourquoi, toujours à la rassurer, à lui faire comprendre les choses. Elle doit avoir à cet instant une mine déplorable, inondée par les larmes qui ont fini par avoir raison d’elle, mais cela semble bien loin de sa préoccupation. Les papiers du divorce tombent sans qu’elle ne les regarde s’effondrer sur le sol, bien trop occupée par le doux visage de son époux qui s’avance vers elle. Elle plisse les lèvres, elle est prise d’un sentiment étrange mêlant angoisse et excitation. « Je ne veux pas que tu signes ces papiers. Je n’ai jamais voulu que tu les signes, j’étais juste si en colère … » Il hausse les épaules, alors qu’en face, le cœur de Lola manque un battement. « Je ne veux pas divorcer Lola. » A cet instant c’est plus fort qu’elle, elle laisse échapper un léger rire de soulagement, un rire nerveux qui se transforme rapidement en sourire. Il ne voulait pas divorcer. Il ne voulait pas qu’elle quitte sa vie, comme elle ne voulait plus qu’il quitte la sienne. Elle le regarde, ne pouvant effacer ce sourire de ses lèvres. Elle est soulagée, et presque heureuse. Elle était heureuse, envahie par un sentiment de bonheur qu’elle n’avait pas ressenti depuis si longtemps qu’elle eu bien du mal à le maîtriser. Son cœur battait à cet instant si vite alors que ses larmes continuaient de couler. Mais ce n’était plus des larmes de tristesse. Il passe une main délicate sur sa joue. Ce contact la fait frissonner, comme à chaque fois qu’il la touche. L’autre main du jeune homme vient retrouver l’autre côté de sa joue, alors qu’elle amène ses propres mains sur les poignets du garçon. « J’ai pensé que plus jamais tu ne reviendrais, je pensais que je t’avais perdu. » Il ne l’avait pas perdu, il ne la perdrait jamais. Elle n’était juste qu’une sombre idiote qui avait risquer de tout perdre. Elle avait déjà assez perdu. Elle ne voulait pas le perdre lui. Elle secoue la tête, pour lui faire comprendre que ce n’était pas le cas, qu’il ne l’avait pas perdu, et qu’elle était aujourd’hui bel et bien là, pour lui, avec lui, avec la ferme intention de ne plus jamais le quitter. Il lui replace d’un geste si délicat une mèche de cheveux derrière l’oreille alors qu’elle ferme les yeux à ce contact. Elle a l’impression de respirer à nouveau. « Je t’aime … » Ses yeux clairs réapparaissent lorsqu’elle entend ses mots. Une énième larme coule, elle ne pouvait plus s’arrêter. Elle n’avait à cet instant qu’une envie, lui sauter dans les bras et retrouver ce contact qu’elle avait perdu pendant bien trop longtemps. Elle laisse ses mains retomber le long de son corps, ne pouvant quitter son regard criant de sincérité. Elle l’aimait tellement. Comment n’avait-elle pas pu s’en rendre compte avant ? Comment avait-elle pu laisser passer autant de temps loin de lui ? Elle-même était incapable d’y répondre. « Je comprend pourquoi tu es partie. » Pour le coup, ses mots la déroutent. Son sourire s’efface un instant alors qu’elle fronce les sourcils. Il comprenait ? Lui qui lui avait reproché de l’avoir abandonné, de n’avoir pas été capable de se battre pour eux, de n’être qu’une lâche, une égoïste sans nom, venait de lui dire qu’il comprenait… Si lui pensait jamais la revoir, s’il pensait l’avoir perdu pour toujours, elle, elle pensait que jamais il ne pourrait comprendre pourquoi elle avait fait ce qu’elle avait fait, pourquoi elle avait fuit, pourquoi elle était sortie de sa vie, se sentant chaque jour un peu plus prise au piège. Et quand elle le regarde, elle comprend qu’il est sincère et qu’il la comprend réellement. Ces mots, presque inespérés font qu’elle ne peut s’empêcher de lâcher un soupire de soulagement. « Je ne veux pas te faire souffrir Lola, je ne veux pas que tu la vois à chaque fois que tu me regardes. » Immédiatement, Lola secoue la tête. Il n’est pas celui qui la fait souffrir et il ne le sera jamais. C’est elle qui a été injuste et cruelle avec lui durant tout ce temps. C’est elle la fautive, pas lui. Alors oui, elle lui avait dit qu’elle revoyait Minx dans ses yeux, à chaque fois qu’elle le regardait, ce qui était parfaitement vrai, mais après tout, il devait probablement la revoir dans les siens lorsqu’il l’observait. Elle leur ressemblait tellement, à l’un comme à l’autre. Et probablement la verrait-elle toujours en lui, mais finalement, ça n’était pas une fin en soit. Elle s’en était servie comme excuse pour le repousser, alors qu’au fond, c’était tout le contraire. Elle attrape les mains d’Aaron et les retire de son visage, afin d’y entremêler ses doigts dans les siens. « Je ne veux pas l’oublier Aaron. » Elle ne le voulait pas, elle voulait se souvenir de tout, même de la peine que cela suscitait en elle. Elle ne voulait pas passer à autre chose comme elle avait tenté de le faire. Elle voulait revoir le visage de Minx dans les yeux de Aaron et ne jamais l’oublier, qu’elle soit en quelque sorte toujours là, près d’eux, d’une manière ou d’une autre. « Je veux qu’elle revienne, je veux la retrouver et qu’on forme à nouveau cette famille que nous avions. » Lola n’était pas quelqu’un d’optimiste. Bien trop souvent elle baissait les bras parce qu’elle était trop pessimiste sur le potentiel dénouement. Elle avait même fini par abandonner tout espoir de retrouver Minx lorsqu’elle avait, dans un excès de colère détruit le tableau de ses recherches. Et pourtant, aujourd’hui, face à Aaron, l’espoir renaissait. Il avait tant d’effet sur elle. « Et si elle ne revenait pas, ce que je prie le ciel tous les jours pour ça n’arrive pas, je ne veux pas l’oublier. » Elle fait un pas de plus vers Aaron et serre ses mains contre elle, contre son cœur. « Tant pis si certain jours sont plus difficiles que d’autres. Tant pis si je dois souffrir quelques fois en repensant au fait qu’on l’a perdu… » Si elle a arrêté de pleurer et qu’elle cherche en quelque sorte à rassurer Aaron, lui assurant qu’elle ne repartirait plus, quoi qu’il arrive, elle a bien du mal à ne pas laisser la chagrin reprendre possession d’elle, comme à chaque fois qu’elle mentionne sa fille. « Je veux me souvenir de tous ces beaux moments qu’on a partagé ensemble, de son sourire, qui ressemble tellement au tien, de son rire, de son regard … » A cette pensée, un mince sourire nait sur ses lèvres. Tous les bons souvenirs de sa petite Minx la faisaient aujourd’hui sourire alors qu’autrefois, elle ne cessait de pleurer. « Elle me manque tellement Aaron… Mais repousser l’homme qui me rappelle Minx, l’homme que j’aime et que j’aimerais surement toute ma misérable vie, mon âme sœur, ne m’aidera pas à surmonter sa perte. » Elle se mordille doucement la lèvre inférieure captant le regard d’Aaron. Elle veut qu’il comprenne. Qu’il comprenne que si elle n’a été ces dernières années qu’une sombre idiote, elle ne veut plus être cette femme-là. Elle veut redevenir la femme qu’elle était, sa femme… « Je dois cesser d’être faible et lâche et me battre pour ce qu’il me reste, pour nous. » Elle lâche doucement les mains du garçon qu’elle devait probablement lui avoir broyées avant de les lui rendre. Elle baisse un instant les yeux se demandant bien d’où elle tire cette force, quand la réponse est parfaitement logique. Aaron. Elle est toujours plus forte quand elle est auprès de lui, et c’est aujourd’hui qu’elle s’en rend compte. Quand elle pose à nouveau son regard sur lui, elle ne peut s’empêcher d’y accompagner sa main sur la joue du garçon. « Je ne veux plus qu’on soit séparé. Ca a toujours été toi et moi contre le reste du monde et je veux que ça dure toujours. » Elle sourit, brièvement mais d’un sourire terriblement sincère. Elle se hisse sur la pointe des pieds pour s’approcher du jeune homme. Elle sent son souffle se heurter contre sa peau comme elle pouvait le sentir autrefois, et ce souffle lui fait plus encore de bien. Elle se sent tellement bien quand elle est auprès de lui. Elle rapproche ses lèvres des siennes jusqu’à les effleurer, les caresser furtivement sans pour autant s’en accaparer parce qu’à l’instant où elle s’apprête à l’embrasser, où elle s’apprête à rompre tout espace entre eux, le visage de Tommy apparaît. Elle ferme les yeux et grimace, alors qu’elle retrouve la terre ferme, se dérobant de cette proximité presque retrouvée. Elle ne pouvait pas faire ça. Elle ne pouvait pas déclarer son amour à Aaron, elle ne pouvait pas lui dire toutes ces choses, vouloir tout reprendre à zéro, retrouver ce contact presque oublié, retrouver ses lèvres alors qu’à quelques kilomètres de là, Tommy n’était au courant de rien… Pour éviter le regard d’Aaron, Lola vient se blottir dans ses bras, le serrant contre lui, la tête posée sur son torse. « Tommy… » Parvint-elle seulement à murmurer pour seule explication de ce baiser avorté…

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MessageSujet: Re: please don't leave quite yet ›› w/aaron   Sam 28 Nov - 23:15

What I truly would die for.  Is you. You have no idea how much I miss your light brown hair, how the snow got caught in it when we were locked out. The way your lips wrapped around one of your trademark cigarettes. Or the time when you were high and you couldn’t stop laughing at me. I just want you. So fucking badly. ❖ lola chapman and aaron chapman



Dans le fond, il avait toujours su. Il savait depuis le début que c’était elle, et personne d’autre. Mais à l’époque il était bien plus facile d’ignorer cela que de l’affronter, alors il avait fait comme si de rien n’était. Comme si elle n’était rien d’autre que sa meilleure amie. Pourtant cela n’empêchait pas le fait qu’il perde les pédales quand on parlait mal d’elle devant lui, qu’il ai envie d’éclater le premier type qui posait les mains sur elle, qu’il fusillait du regard la première fille qui la regardait de travers. Ca avait toujours été elle, et personne d’autre. C’était une réalité encore ancrée aujourd’hui, il était en manque d’elle, de son sourire, de son regard, de son odeur, de la chaleur de sa peau. Avant même de savoir le gout que ça avait de partager tout ça avec elle, que ça lui manquait déjà … Aucune autre femme qu’elle n’avait compté dans sa vie, les autres avant elle étaient déjà oubliées depuis longtemps. Il n’a jamais été le genre d’homme a croire aux contes de fées, et encore moins le genre d’homme à apprécier le genre de films que Lola et Maeve aimaient parfois regarder. Mais quand il s’agissait de Lola, tout ce révélait vrai. Tout était plus clair … Enfin ça l’avait été en tout cas, aujourd’hui c’était plus compliqué que ça. C’était le bordel, ça avait été la guerre, le champs de bataille et tout les deux avaient bien trop perdu dans ce combat. Il avait encore aujourd’hui l’impression de s’être perdu lui même, comme si une part de lui c’était enfuie avec elle lorsqu’elle était partie, et c’était ça. Elle le rendait meilleur, elle était la raison pour laquelle il avait toujours été l’homme qu’elle aimait et en partant, elle avait embarqué ça avec elle. Deux années … Voilà le temps que cela avait duré, vingt-quatre mois dans une vie ce n’est rien du tout, mais cela à semblait passer comme étant des siècles pour le jeune homme. Au début il à voulu la retrouver à plusieurs reprises, parce que ce n’était pas compliqué, si Maeve ne parlait pas de l’endroit ou la jeune femme ce trouvait il savait que ce n’était pas non plus compliqué à obtenir en poussant un peu. Ou alors il aurait pu faire appel à Wes, pour tenter de l’aider à la retrouver. Mais il savait que ce n’était pas ce qu’elle voulait, que ce n’était pas ce qu’elle voulait faire. Car si elle avait réellement voulu disparaitre pour de bon, elle ne serait pas resté ici à Washington dans la même ville que lui. Alors ils étaient là, à la fois ensembles dans cette ville et à la fois si éloignés l’un de l’autre. Avant la colère il y’a eu la compréhension, pensant qu’elle avait simplement besoin d’un peu de temps pour panser ses blessures, pensant que peut être elle reviendrait à la raison, qu’elle comprendrait que ce n’était pas forcement la meilleure solution. Alors il à d’abord attendu qu’elle revienne, avant de ce rendre compte qu’elle ne reviendrait jamais. Et c’est ça qui à fait mal, parce qu’il avait été prêt à l’attendre avant de ce rendre compte que c’était peine perdue. Elle ne reviendrait plus, elle l’avait abandonnée. Jamais elle n’aurait surement imaginé le voir comme il était devenu, jamais. Car il c’était laissé sombrer dans l’alcool, devenant cynique et agressif. Un autre homme en réalité, un homme que lui même n’avait pas apprécier mais le seul échappatoire qu’il avait finalement trouvé pour essayer de ce protéger face à la douleur que son absence pouvait provoquer en lui. Il n’aimait pas non plus cette version de lui, car elle ne lui ressemblait pas, mais il n’avait en fait pas vraiment d’autre choix que de ce plonger dans cet homologue de lui même à ce moment là. C’était la seule et unique solution, et cela l’avait complètement perdu. Il lui avait fallut beaucoup de temps pour remonter la pente, pour tenter de redevenir un tant soit peu lui même et il avait eu besoin d’accompagnement. Aujourd’hui encore il savait qu’il devait cela à son meilleur ami, mais aussi à sa soeur et à Maeve. Car si cette dernière était la meilleure amie de Lola, et avait pour habitude de toujours prendre son partit, et la soutenir, elle avait été d’une grande aide pour remettre Aaron sur pieds. Aujourd’hui il fallait être franc, il n’était pas complètement remit puisque de mauvaises habitudes persistaient, lui qui n’avait jusqu’alors jamais eu pour habitude de boire de l’alcool l’avait aujourd’hui ancré dans son quotidien. Mais on ne pouvait dénier le fait qu’il allait mieux, visiblement en tout cas il faisait plus d’efforts qu’il n’avait eu l’habitude de faire … Il avait reprit sa vie en main, avait poursuivit les objectifs qui l’avait animé toute sa vie et aujourd’hui professionnellement parlant il était au top. Pourtant il n’était pas en forme, il n’allait pas bien, et c’était quelque chose qui selon lui ne s’en irait jamais … Il détestait ça mais il devait faire face à l’évidence. En plus de perdre Lola, Minx et ainsi la personne qu’il était, il à aussi perdu d’autre membres de sa famille. Car les Valentino ont toujours été pour lui une seconde famille, et si visiblement aucun d’entre eux ne semblait le tenir responsable pour ce qui était en train de ce passer, il était bien trop difficile pour lui de les côtoyer quand ils voyaient souvent Lola et lui non. Eventuellement au bout d’un moment, c’est devenu compliqué pour lui d’entendre parler d’elle, de la façon dont elle avançait dans la vie quand lui en était en réalité incapable. Et puis il y’avait Ethan, de tous c’était avec lui qu’il avait été le plus exécrable en réalité. Mais aujourd’hui ils n’avaient toujours pas réussit à surmonter ça l’un et l’autre, incapable de mettre leur fierté de côté. Il avait beaucoup trop perdu dans cette histoire, et si il avait seulement blammé Lola pendant ses deux années, il avait eu tord. Parce qu’il avait fait ses propres choix, et c’était ses derniers qui l’avait mené là ou il était aujourd’hui. Alors non, il ne voulait pas la tenir pour responsable de tout ce qui lui était arrivé, parce qu’il aurait pu lui même agir autrement. Une certaine guerre c’était créer aussi dans leurs amis en communs, leurs proches, certains prenaient le partit de Lola et d’autre celui d’Aaron, et si cela lui avait fait du bien dans un certain sens. Il c’était finalement rendu compte que c’était ridicule, il avait apprécié le soutient d’Elena, mais elle même n’avait pas de problèmes avec Lola, cette histoire ne la concernait pas directement aussi cette petite vendetta qui c’était créer n’avait pas lieu d’être. Le fait est que cela concernait Lola et Aaron finalement, personne d’autre. Il comprenait que tout le monde ce soit sentit concerné, parce que l’on tenait à eu, parce qu’on avait suivit toute leur évolution, et parce que l’on tait comme ça. Mais finalement personne ne devait prendre de décisions pour eux, et si Aaron décidait de pardonner à Lola parce qu’il l’aimait, il savait que certains ne seraient pas du même avis que lui, et ça l’importait peu. C’était lâche de sa part d’ainsi abandonné tout ceux qui l’avait aidé pendant tout ce temps, pour enfin retrouver Lola. Peut être que certains ne comprendraient pas son geste, tant pis. Parce qu’elle était tout, absolument tout. Il savait qu’il devrait faire face à certains propos, à des personnes qui tiennent à lui, lui rappelant ce qu’il avait vécu. Mais ça n’importait pas plus que pouvait importer Lola, parce que pendant tout ce temps il n’avait aspiré qu’à une seule et unique chose : son retour. Ils avaient tout les deux fait des erreurs dans leur vie, dans toute ce morceau de vie qu’ils avaient déjà partagé ensembles, et il n’était pas innocent. Plus jeune il avait fait souffrir Lola plus d’une fois … C’était ainsi l’amour, tout ne pouvait pas être parfait et l’épreuve qu’ils avaient du traverser était la pire de toute. Personne ne devrait jamais vivre ça, perdre un enfant est la pire des choses qui puisse arriver à qui que ce soit et il ne le souhaite à personne. A l’hôpital ce sont les cas avec lesquels il à le plus de mal, parce que ce sont des parents, parce que ce sont des enfants et que cette douleur il la connaît bien trop pour accepter de la voir ce dessiner sur le visages de ses parents comprenant qu’ils vont tout perdre. Il les jalouse parfois, il ce l’avoue d’ailleurs avec honte, parce que eux au moins ont la chance de dire aurevoir à leur enfant, et de savoir exactement ce qui va lui arriver. Lola et Aaron n’avait pas eu ça … Ils étaient encore aujourd’hui dans l’incertitude, ils ne savaient pas ce qui était arrivé à leur fille. Il ne perdait pas espoir de la retrouver un jour, sincèrement. Tout comme il n’avait pas perdu espoir de retrouver Lola … Et elle était là devant lui. Lui ouvrant enfin son coeur, volontairement. Parce qu’elle lui avait dit ce qui n’allait pas, lorsqu’ils étaient tout les deux dans les toilettes de ce club. Mais elle ne l’avait pas fait volontairement, il avait du la pousser et les choses étaient sortis de façon si brutales de la part des deux jeunes gens. Aujourd’hui c’était différent, elle était venue le trouver et souhaitait faire avancer les choses. Elle qui pendant deux ans avait mis leur histoire sous silence, ne voulait pas l’abandonner quand il lui avait assuré lui en être capable, à tort. Il serait lui mentir de lui dire qu’il n’avait pas souffert, qu’il n’avait pas espérer que ce moment arrive et elle devait le savoir. Il l’avait attendu pendant deux ans, et ça avait été horrible. Ses propos semblent atteindre Lola de plein fouet, il ne souhaite pas la faire souffrir bien au contraire, mais il veux qu’elle comprenne. Il le sait elle ce retient, elle retient toutes ses émotions qui la submerge quand elle voit les dégâts qui ont étés causées … Parce que ce week end, sous les effets de l’alcool Aaron c’était sentit poussé des ailes et ne lui avait pas montré une once des ravages que son départ avait causé sur lui. Parce qu’au fond la voir souffrir n’était pas ce qu’il voulait, il n’aimait pas savoir qu’elle n’allait pas bien, il n’aimait pas la voir pleurer et être incapable de faire quoi que ce soit … La Lola qu’il avait connu avant qu’elle ne s’échappe, était au plus mal et il était incapable de faire quoi que ce soit pour la soulager, et il détestait ça. Tout comme il détestait à l’instant voir ses larmes couler sur ses joues, et ne pas être en mesure de les effacer. Il ne pouvait pas les arrêter, il ne pouvait pas la serrer contre lui … C’était une situation qu’il détestait, tout simplement. Elle était sa femme, et pourtant il n’avait pas le droit de faire ce genre de choses. Alors comme il s’apprête par habitude à toucher ses joues pour effacer le chagrin qui s’y déverse il s’arrête ce rappelant qu’elle lui à refusé ce droit deux années auparavant. Il doit la laisser continuer, la laisser tout lui dire parce qu’elle le garde pour elle depuis trop longtemps … Ce n’est que lorsqu’elle évoque le fait que quelqu’un puisse l’attendre qu’il l’interromps. Personne ne l’attends, personne ne fait partit de sa vie, personne n’a prit sa place. Jamais. Il l’a toujours refusé, et il en aurait été incapable. Et quand il lui en fait part, il ne peux que remarquer le mince sourire qui ce dessine sur ce visage qui lui avait tant manqué. Même si il avait voulu la remplacer, ça ne ce serait jamais fait, parce qu’elle occupait toutes ses pensées. Si il avait du refaire sa vie, elle aurait été refaite sur un pur mensonge. Il n’avait pas fait ce qu’elle avait fait … Et le rappel qu’un homme partage la vie de Lola vient lui donner une nouvelle claque dans la figure. Quand il avait appris qu’elle avait un nouvel homme dans sa vie, la rage c’était complètement emparée de lui. Et si Maeve n’avait pas été là pour le raisonner, il serait probablement aller le trouver pour lui casser la figure. Aaron n’était pas violent de nature, et il l’avait été à chaque fois que Lola était impliquée tout simplement. Le simple fait que cet homme la touche, pose ses mains sur elle, puisse la contempler … Cette pensée fait monter la colère en lui de nouveau. Il le détestait. Et malgré tout ce qui c’était passé, tout ce qui pouvait encore les séparer aujourd’hui comme ce type. Il ne voulait pas signer les papiers du divorce, il ne voulait pas la rayer de sa vie, il le refusait. Si bien que les papiers qu’elle avait ramené comptaient peu, comme inexistant. Ce qu’il lui fit comprendre après les avoir laisser tombés au sol, il ne voulait pas divorcer, jamais. Il lui avait fait une promesse, pour toujours. Le rire de Lola le surprend, il ne s’attendait pas du tout à ça. Ce son si doux qui lui avait tant manquer, et qui le faisait sourire malgré lui. Et si les larmes de la jeune femme sont toujours présentes, elles laissent peu à peu place à un sourire franc et sincère. Elle non plus ne voulait pas de ce divorce, il lui avait certes fallut quelques années pour le voir mais aujourd’hui cela semblait aussi clair pour elle que ça ne l’était pour lui. Alors il s’en fou de si il à le droit ou pas de le faire, ses mains viennent retrouver les joues de Lola. Et ce contacte le perturbe complètement, comme si il ce retrouvait des années en arrière la première fois qu’il l’avait embrassée. Elle était la seule femme capable de le perturber à ce point, la seule femme en un regard capable de lui faire perdre tout ses moyens. Elle était sa femme. Il pensait ne jamais retrouver cette sensation si familière, et à la fois toujours aussi nouvelle. Il avait cru la perdre, ne jamais la retrouver … A ses mots elle secoue la tête. Ses doigts parcours le visage de la jeune femme, caresse ses cheveux blonds, comme si c’était la première fois qu’ils le faisaient. A ses contacts, Lola ferme les yeux. Cela lui avait tellement manqué … Ce n’est que lorsqu’il lui dit ce qui à toujours été un fait, et une vérité que la clarté des yeux de la jeune femme le transperce. Il était presque incapable de parler, il était trop submergé par ce qui était en train de ce passer, par le fait de la retrouver, enfin … Cependant il doit lui dire que malgré tout il la comprenait. Il comprenait qu’elle soit partie même si cela l’avait détruit, et il ne voulais pas la faire souffrir jamais. Peu importe à quel point il avait pu souffrir, il ne voulait pas qu’elle vive la même chose que lui, il ne voulait pas qu’elle ce perde de nouveau alors qu’elle semblait s’être retrouvée. Il voulait l’embrasser, la toucher encore mais pas si elle devait souffrir d’à peine le regarder. Cela lui faisait mal de dire ça, parce qu’il voulait la retrouver mais pas dans des conditions si douloureuses. Mais Lola vient attraper les mains qu’il avait posé sur son visage, les serres dans les siennes avant d’y entremêler ses doigts … Ce simple contact le fait ce sentir vivant à nouveau, enfin complet. «  Je ne veux pas l’oublier Aaron. » il ne souhaitait pas l’oublier non plus. Sa fille faisait partit de sa vie, outre le fait qu’elle était ancrée sur son corps, il ne voulait jamais l’oublier. Elle était sa chair et son sang … Elle n’était plus avec eux aujourd’hui, mais elle était là tout les jours, dans son coeur, dans sa tête. Il n’avait pas effacé les photos d’elle au contraire il les gardaient précieusement. Et les heures qu’il passait à tenter de la retrouver, non il ne voulait pas l’oublier. Il n’y comptait pas. «  Je veux qu’elle revienne, je veux la retrouver et qu’on forme à nouveau cette famille que nous avions. » il hoche doucement la tête, c’était ce qu’il voulait aussi. C’était l’espoir auquel il c’était raccroché tout au long de ses derniers mois, la retrouver. Il refusait d’admettre qu’elle ne fasse plus partit de ce monde, il refusait d’abandonner comme tout le monde semblait l’avoir déjà fait. «  Et si elle ne revenait pas, ce que je prie le ciel tous les jours pour ça n’arrive pas, je ne veux pas l’oublier. » ses yeux s’assombrissent à cette pensée. Il n’osait imaginé qu’ils ne la retrouve pas … Il ne voulait pas l’imaginer, parce que ça le détruirait. Pourtant sa raisonabilité était tel qu’il devait ce préparer à cette éventualité, il le savait. Ce n’était pas ce qu’il voulait, mais un jour il devrait peut être ce rendre à l’évidence … Seulement ce jour n’était pas aujourd’hui. Elle tient toujours fermement ses mains, les ramenant finalement contre elle. «  Tant pis si certain jours sont plus difficiles que d’autres. Tant pis si je dois souffrir quelques fois en repensant au fait qu’on l’a perdu… » Parler de Minx n’est pas facile ni pour, ni pour lui. Mais d’en parler avec elle lui fait du bien, parce qu’elle était la seule et unique personne avec qui il était prêt à en parler. Il esquivait le sujet à chaque fois que quelqu’un la mentionnait et pas de manière la plus agréable en générale. Mais le fait que Lola lui en parle, c’était différent. Parce qu’ils n’avaient jamais eu l’occasion de le faire, elle avait toujours refuser d’en parler avec lui, parce que ça faisait trop mal … Cela ne signifiait pas que ça ne faisait plus mal, il était convaincu que cette douleur ne le quitterait jamais. Mais c’était un peu moins oppressant quand il en parlait avec elle. «  Je veux me souvenir de tous ces beaux moments qu’on a partagé ensemble, de son sourire, qui ressemble tellement au tien, de son rire, de son regard … » au sourire de Lola vient ce rajouter celui d’Aaron. Sa fille était si belle, si gentille, si douce … Elle ressemblait tant à Lola dans sa façon de parler, dans ses petites moues. Elle était leur bien le plus précieux, leur raison de vivre. Il était normal qu’ils aient perdu les pédales en la perdant … Il ne quitte pas la jeune femme du regard, il ne veux plus jamais la quitter des yeux ni ne la laisser partir. «  Elle me manque tellement Aaron… Mais repousser l’homme qui me rappelle Minx, l’homme que j’aime et que j’aimerais surement toute ma misérable vie, mon âme sœur, ne m’aidera pas à surmonter sa perte. » le fait qu’elle ce mordille la lèvre, met complètement fin à sa raison. Si il le pouvait là tout de suite, maintenant il viendrait prendre ses lèvres qui lui ont tant manqué. Mais pour le moment il doit ce contenter de la chaleur irradiant des mains de Lola qui tiennent encore les siennes. Il ne veux pas précipiter les choses, par peur de tout gâcher … «  Je dois cesser d’être faible et lâche et me battre pour ce qu’il me reste, pour nous. » quand elle lâche ses mains son contact lui manque déjà, il la regarde adoptant à son tour un sourire qu’il ne ce connaissait plus. « Je n’arrêterais jamais de me battre pour nous, pour toi Lola … » il n’avait finalement pas baissé les bras pendant deux ans. Il n’avait pas voulu entendre ce qu’on lui disait, de tourner la page, d’avancer. Il ne voulait ni ne pouvait avancer sans elle. Elle relève les yeux vers lui, avant de venir à son tour poser sa main sur sa joue. La chaleur qui l’accompagne le submerge, elle avait cette capacité de le faire vivre à nouveau quand toute vie semblait l’avoir abandonné. Elle était sa raison de vivre, de respirer. Elle était tout, absolument tout. Elle était la femme qu’il avait toujours aimé. «  Je ne veux plus qu’on soit séparé. Ca a toujours été toi et moi contre le reste du monde et je veux que ça dure toujours. » C’était ce qu’il avait toujours voulu, et n’avait jamais cessé de vouloir pour eux. Il ne voulait plus jamais la perdre, ça avait été bien trop dur, ça avait fait bien trop mal. Il ne lui répond pas encore qu’elle ce hisse sur la pointe des pieds, comme elle avait souvent l’habitude de le faire avant. Parce qu’elle était plus petite, elle avait toujours été plus petite que lui et il avait toujours trouvé ça adorable. Il sait ce qu’elle va faire, parce que c’est ce qu’elle voulait toujours et il souhaite qu’elle le fasse. Il souhaite retrouver la douceur de ses lèvres qui lui ont tant manquées … Quand il sent son souffle ce heurter au sien, son coeur bat un peu plus rapidement qu’il ne le fait d’habitude. Lola à toujours eu le don de lui faire perdre pieds, et à toujours eu sur lui un effet que personne ne lui avait jamais procuré. Quand ses lèvres s’approchent, il n’a qu’une envie et les attraper et les garder, toujours. Et lorsqu’elles viennent effleurer les siennes, c’est ce qu’il va faire, parce que ce simple effleurement lui donne envie de plus, beaucoup plus. Seulement Lola s’éloigne au moment ou il s’approche, il ne comprends pas pourquoi elle fait ça … Pourquoi s’arrête t-elle ? Il la regarde un peu perdu, tandis qu’elle ferme les yeux et ce remet à plat. Il ne comprend pas ce qu’il passe ,ne voulait-elle pas le retrouver aussi ? Aussi rapidement qu’elle ne c’était éloignée, elle vient ce blottir contre lui, l’entourant de ses deux bras. Ce rapprochement le réchauffe, lui fait du bien mais il est toujours complètement paumé, il ne comprend pas. «  Tommy … » ce simple murmure à le don de ranimer sa colère. Alors qu’il était venu entourer la jeune femme de ses bras pour la serrer plus fort contre lui, pour la retenir, pour ne pas qu’elle parte à nouveau, il sent la colère monter en lui de nouveau. Ce petit con était toujours un problème, et si il devait avouer savoir qu’il était une des raisons pour laquelle Lola ne c’était pas complètement perdue, Aaron ne l’aimait pas. A chaque fois qu’il pensait à lui, sa colère triplait, et c’était le cas à l’instant. Parce qu’il voulait retrouver Lola, et que cet idiot l’en empêchait. « Tu est ma femme Lola. » il tente de cacher son énervement du mieux qu’il peut, sa jalousie, sa possessivité. Mais c’est bien compliqué, parce que c’est un fait. Avant même d’être avec Tommy, elle était avec lui. Et sans qu’il ne puisse s’en empêcher il pense au fait qu’en embrassant Tommy la première fois avait-elle pensé à lui ? C’était-elle demandé ce qui était bien ou non ? « Qu’est ce que tu veux faire ? » murmure t-il finalement. Qu’avait-elle en tête ? Voulait-elle vraiment le retrouver ? Ou était-elle bloquée entre un choix qu’elle ne pouvait pas prendre ? Il ne la lâche pas, parce qu’au cas ou les choses ce compliqueraient à nouveau il souhaite profiter de l’avoir contre lui. « Est ce que … » les mots n’étaient pas faciles à dire. Parce qu’il ne voulait pas parler de Tommy, du couple qu’elle formait avec lui. Parce qu’il ne voulait pas s’imaginer plus que ce qu’il ne s’imaginait déjà. Mais il devait demander c’était plus fort que lui. « Est-ce que tu l’aime ? » ses mots lui arrachaient la gorge, lui piquaient le nez. Mais le fait est qu’il devait savoir à quoi s’attendre ...

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