#PRAYFORPARIS

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 (Malia) ≈ A burnt child loves the fire

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MessageSujet: (Malia) ≈ A burnt child loves the fire   Sam 16 Jan - 12:28


Malia Ryswell
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I’ve stopped telling people that I’ll be okay, instead I just say not to worry. That way when I go, I won’t be breaking any promises.  ▪️ crédits : dailtphoebetonkin.tumblr


Now is always temporary

NOM(S) ↦ Elle portait le nom de O'Bannon, un nom aux origines irlandaises et bien connu à Dublin. En effet, les O'Bannon sont une ancienne famille largement impliquée dans des activités illégaless et une des branches de la mafia Irlandaises qui a beaucoup d'influence en Irlande. Ce nom de famille est aussi connu aux USA pour les même raisons. Mais si le père de la jeune fille était l'héritier en chef de l'empire de familial, il a refusé ce titre pour le laisser à son frère cadet. John O'Bannon est partit faire carrière dans la finance à Wall Street. Bien entendu il n'a pas totalement coupé les ponts avec sa famille et ses origines. Son poste au placé à Wall Street et son accès à l'argent lui ont permis d'aider les profits familiaux. Probablement la raison pour laquelle John a finit en prison il y a quelques années pour détournement de fonds et blanchiment d'argent. La vie de Malia a basculée à ce moment là, elle a perdue le luxe, l'aisance et l'argent d'un seul coup. Elle a dû fuir New York où elle n'était plus la bienvenue. Elle est devenue une paria dans son monde, elle s'est retrouvée seule contre tous en quelques jours. En quelques jours, elle s'est retrouvé à la rue et bannie de l'Upper East Side. Aujourd'hui, elle porte le nom de RYSWELL, un nom d'emprunt sans réelle histoire. Mais qui lui plait.  Elle a bien entendu inventé toute une histoire autour de ce nom famille, si jamais on lui demande et le petit génie de l'informatique qui lui a donné cette nouvelle identité a fait tout ce qu'il fallait pour que ce nom soit réel et ne soulève aucune question si jamais les forces de l'ordre si intéresse. Une nouvelle identité pour une nouvelle vie, la vie d'une orpheline qui a été baladé de famille en famille. Un passé relativement triste et qui empêche les gens de vouloir trop poser de questions pour éviter de la faire pleurer. PRENOM(S) ↦ Le prénom inscrit sur son certificat de naissance est Sage qui signifie "sage, mature" ce qui est plutôt le contraire de la jeune brune, un prénom qui ne lui colle pas vraiment à la peau mais qu'elle aime par dessus tout. Son grand père plaisantait souvent sur son prénom et le fait que Sage était bien loin d'être un petit ange innocent. La jeune brune est tout le contraire de la signification de son prénom que sa mère a pourtant choisit avec amour avant sa venue au monde. Seulement aujourd'hui, elle ne l'utilise plus, il ne figure d'ailleurs plus sur aucun de ses papiers d'identités. C'est un souvenir pour la jeune femme, un vestige de sa vie passé qu'elle a laissé derrière elle en venant à Washington DC il y a quelques années. Aujourd'hui, elle s'appelle MALIA qui signifie "celle qui possède la force", la signification a une grande importance pour elle. Si elle maintient que ce prénom a été choisit totalement au hasard ce n'est pas vraiment le cas, Malia était le second prénom de sa nourrice. Celle qui l'a élevée et qui s'est occupée d'elle comme jamais ses propres parents l'ont fait. Elle a été une véritable mère pour la jeune brune, et si elle a choisit ce prénom inconsciemment, elle sait qu'il a une signification pour elle. Elle n'a pas de second prénom, elle n'a pas eu envie d'en inventer un. Un seul suffit bien assez pour ce nouveau départ. DATE DE NAISSANCE ↦ La jeune brune a vue le jour il y a aujourd'hui 27 ansun beau matin de Janvier en plein hiver New Yorkais. Sans doute une raison pour la quelle la jeune femme aime tant la saison d'hiver et la neige. Elle préfère l'hiver à l'été. Elle est née le 01 Janvier à 00h01 pour être précis. Elle célèbre doublement la nouvelle année, deux fois plus d'alcool et deux fois moins de sommeil pour ce jour spécial. LIEU DE NAISSANCE ↦ Malia a poussé son premier cri à New York au Mount Sinaï Hospital. La grosse pomme l'a vue grandir et évoluer, elle a de suite adoptée cette immense ville aux multiples facette et possibilité. New York est la sa maison, la seule ville où elle se sent bien. Elle a eu beaucoup de mal à partir, à laisser sa vie de new yorkaise derrière elle. STATUT CIVIL ↦  La question qui fâche, la question à éviter. Soucieuse de son image, elle ne répondra jamais franchement. Elle est célibataire, fiancée, mariée, veuve... elle adapte son statut civil à chaque situation. Mais officiellement elle est célibataire et lire comme l'air. En réalité, elle n'aime pas qu'on lui pose cette question, et c'est pourquoi elle évite bien souvent d'y répondre franchement, elle détourne toujours la question. Elle parle de ses ex très facilement, sans en dire trop, et elle ne manque jamais de rajouter qu'elle ne s'attache jamais à personne et que seul leur compte en banque l'a fait chavirer. Elle se fiche bien de passer pour une fille superficielle, elle aime avoir cette réputation de peste et de reine des glaces. Si elle ne se montre jamais sous son vrai visage, elle ne peut pas souffrir. Elle n'a jamais été amoureuse une seule fois dans sa vie, même au lycée ses fréquentations étaient calculées et toujours superficielles. L'amour est un concept  abstrait pour elle. Elle a eu des aventures, des histoires amoureuses mais elle n'a jamais ressentie ce sentiment là pour personne. Ses relations ne durent jamais, la plus longue relation qu'elle a eu a duré deux semaines. Et cette histoire ne lui servait simplement pour arriver à ses fins. Elle ne fait confiance à personne, et encore moins aux hommes. Aucun homme n'a aucun pouvoir sur elle, sauf lui. Sauf son patron mais cela n'a rien à voir avec de l'amour ou que soit. Mais elle lui doit beaucoup. Et si elle clame haut et fort qu'aucun homme ne peut la faire flancher, elle doit bien avouer que son nouveau patron ne la laisse pas marbre, il est attirant et terriblement sexy mais elle ne mélange jamais le plaisir et le travail. Evan Ashmore est simplement une nouvelle mission, une mission agréable certes, mais un travail qu'elle compte bien mener à bout. Elle veut sa part du butin une fois qu'il sera démasqué. Mais il se pourrait bien que la jeune brune se laisse à son propre jeu de séduction. Si le séduire et ruiner sa réputation n'était qu'un simple challenge pour elle, aujourd'hui, elle semble avoir quelques remords à fournir les informations sur lui à son patron. Mais elle écarte bien rapidement ces sentiments en se focalisant sur sa mission. Seulement cela devient un peu difficile aujourd'hui. ÉTUDES/MÉTIER ↦ Petite elle rêvait de devenir danseuse professionnelle, elle voulait danser dans les plus grandes salles du pays et du monde entier,  travailler avec les plus grands chorégraphes. Elle rêvait d'incarner le cygne blanc dans le ballet "Le lac des cygnes", elle rêvait d'incarner Gisèle ... Elle a touché ce rêve du bout des doigts, elle a sacrifié beaucoup de choses pour pouvoir atteindre son rêve et lorsqu'elle l'a touché des doigts tout s'est écroulé. Tout a basculé. Son père a été arrêté, on a révéler au monde ses magouilles financières ce qui eu un effet terrible sur la vie de la jeune brune. Plus d'argent et donc plus aucun moyen de payer son école de danse et c'est sans remords ni cérémonie que le doyen de l'université lui a demandé de partir et de ne plus revenir. Son rêve s'est donc envolé et avec lui son avenir et sa raison de vivre. Obtenir une bourse? impossible. Elle a donc à contre cœur tiré un trait sur sa carrière avortée de ballerine et elle est partie de sa ville natale qu'elle aimait tant. Elle a enchainé des petits boulots, des boulots qu'elle n'aurait jamais pensé faire avant. Malia c'est une princesse, le genre d'enfant gâtée qui ne connait pas la valeur de l'argent, le genre de fille que l'on a envie d'écraser avec sa voiture tellement on la déteste de tout avoir et en même on l'envie, on veut être elle. Elle inspire le respect et le mépris en même temps. Et contre toute attente, elle est devenue serveuse dans un petit café mais aussi dans un club de striptease pour arrondir les fins de mois plus que difficile depuis sa descente aux enfers. Mais elle avait besoin de ce job de serveuse qu'elle détestait tant. Mais qui lui a permit de garder la tête hors de l'eau et de se faire un peu d'argent. Mais bien sûr le maigre salaire qu'elle gagnait ne suffisait pas, c'est alors qu'elle s'est mise en tête de profiter des hommes et de leur argent. Elle est une arnaqueuse hors paire, une pickpocket aguerrie.  Elle déambule en talons aiguilles dans les soirées huppées où son physique lui ouvre bien des portes et des portes monnaies aussi. Aujourd'hui, elle fait partie d'une organisation criminelle bien rodée dans les arnaques. Et la dernière en date, lui a valu une promotion au niveau travail. Elle est depuis quelques mois l'assistante personnelle de Mr Evan Ashmore, grand patron d'une multinationale dans l'immobilier de luxe. Elle n'a aucun diplôme mais elle s'adapte, et elle est dévouée à son patron. Bien entendu cette implication et dévotion cache ses véritables intentions, ou plutôt celle de son vrai boss Connor Delfino, qui souhaite faire couler Evan pour des raisons bien floues pour Malia.  Mais elle appris à ne pas poser des questions qui ne la regarde pas, alors elle obéit au doigt et à l’œil. TRAITS DE CARACTÈRE ↦ Si au premier abord Malia a tout l'air d'une peste, et d'une jeune femme plus que superficielle, elle n'est pas mauvaise. Elle a même un très bon fond quant on la connait bien, mais il faut savoir percer sa carapace. Et peu de gens connaissent réellement Malia au fond, mais elle préfère garder ce mystère autour d'elle. Elle se protège comme ça, elle met des barrière entre elle et le reste du monde. Mais la réalité n'est pas loin des rumeurs qui circulent à son sujet. Il y a bien des rumeurs qui circulent sur elle, certaines sont vrais d'autres sont simplement de la pure invention des personnes jalouses. Mais Malia a appris rapidement à ne jamais infirmer ou confirmer aucune rumeurs sur son compte. Elle vit avec cet adage qui dit qu'il vaut mieux parler d'elle que pas du tout. Alors en bien ou mal peu importe, l'essentiel est qu'on parle d'elle.  Les gens se méfient d'elle, les hommes la désirent et les femmes la détestent la plupart du temps. Et elle joue sur ce côté de sa personnalité. Elle est persévérante et déterminée et ne laisse jamais tomber. Elle a va toujours au bout de ses idées, et ne se laisse pas manipuler. Elle ne recule devant rien pour arriver à ses fins, elle obtient en règle générale toujours ce qu'elle veut. Ce qui la rend agaçante et égoïste. Elle se fiche des conséquences de ses actes, elle ne s'en soucie guère du moment que c'est bénéfique pour elle. Elle ne se soucie en aucun cas des autres et de ce que cela peut avoir comme conséquences sur  leur vie. Alors oui elle est assez égocentrique et ne s'en cache pas. Voilà pourquoi elle est enviée et en même temps tellement détestée des gens autour d'elle. Malia est une personne franche, peut être un peu trop, elle ne passe pas quatre chemin pour dire ce qu'elle pense. C'est une qualité mais aussi un défaut qui parfois lui attiré des ennuis. Tout le monde n'apprécie pas que l'on dise la vérité, mais comme sa grand mère disait toujours, il n'y a que la vérité qui blesse. Elle a aussi un côté assez autoritaire, elle aime que tout se déroule sans accroc, et que tout le monde fasse ce qu'il a faire. Elle est ce qu'on appelle une control freak. Elle est indépendante, elle se suffit à elle même et ne supporte pas demander de l'aide. Elle est une grande fille qui peut prendre soin d'elle sans avoir besoin d'un homme ou qui que ce soit à ses côtés. Malia est une manipulatrice hors paire, elle joue la comédie à la perfection. Autant, elle est une vraie garce quand la situation le demander autant elle peut jouer  à la perfection la petite fille innocente et fragile. C'est peut être à la limite de la schizophrénie parfois, mais jouer ce genre de jeu l'amuse beaucoup. Elle change de personnalité comme elle change de chaussures, c'est à dire très souvent. La jeune brune est aussi un peu vénale, elle aime l'argent, le luxe et ne s'en cache pas. Elle n'a pas honte. Elle a été élevée dans la richesse alors pour elle c'est tout à fait normal, ce qui d'ailleurs a été un peu compliqué à digérer lorsqu'elle a perdue son compte en banque. D'ailleurs cette vie passée a fait d'elle une petite princesse capricieuse, caprices auxquels son père céder toujours. Son sens de la morale n'est pas toujours le meilleur, elle n'a que très peu de morale en réalité. Ses activités illégales et ses petites arnaques sont totalement normales pour elle, probablement son éducation qui est  l'origine de ce sens du bien et du mal différent des autres humains. Si elle donne cette attitude sûre d'elle, elle est pourtant prudente et méfiante, elle n'accorde pas facilement sa confiance, le monde dans lequel elle a grandit lui apprit à se méfier des gens. On n'est jamais mieux servit que par soi même après tout.  Elle accorde aussi beaucoup d'importance à son apparence, dans le monde où elle évolue, elles sont très importantes alors elle fait très attention à elle. Et surtout elle ne montre jamais sa véritable personnalité ou ce qu'elle peut ressentir. Elle est raffinée et élégante, elle soigne son apparence physique et montre douceur et sourire à toute épreuve.  Elle est quelqu'un de très volontaire, elle aime essayer de nouvelles choses et elle fait tout pour arriver au bout des choses, elle n'aime pas abandonner en cours de route. Elle est très disciplinée dans son travail mais un peu trop impulsive dans sa vie personnelle, elle est courageuse mais pas téméraire, elle ne mettrait pas sa vie en danger par exemple, non ça ce n'est pas possible. Elle aime s'amuser, faire la fête, ne rien regretter et elle aime faire de nouvelle expérience. Elle est aussi bavarde, joueuse, sarcastique, agaçante, souriante, charmeuse....   20 CHOSES A SAVOIR SUR VOUS01. ≡ Malia est une jeune femme qui montre une réelle confiance en elle, elle inspire l'assurance. Pourtant ce n'est qu'une façade. Elle doute beaucoup, elle ne fait confiance à personne sauf à elle même et à Connor. Pourtant, elle sait qu'elle ne devrait probablement pas lui faire confiance, mais malgré tout ce qu'il lui a fait, il est le seul à se soucier d'elle au jour d'aujourd'hui. Et elle sait aussi qu'il possède trop d'informations sur elle pour qu'elle puisse partir. Il l'a déjà menacée pour la faire rester à ses côtés. 02. ≡ Fille unique, Malia est la petite princesse dès son arrivée dans sa famille. Elle demande, elle obtient c'est aussi simple que cela. Elle a tout de l'enfant littéralement casse pieds dont le seul et unique but est de pourrir votre existence. 03. ≡ Elle cache son argent gagné durant ses petites arnaques dans ses peluches qu'elle garde soigneusement dans un coffre dans sa chambre. Elle n'est pas vraiment le genre de fille a être sentimentale, mais ce coffre est son jardin secret. Il contient certaines choses de son passé qu'elle ne peut se résoudre à jeter. 04. ≡ La morale est complètement quelque chose qui lui passe littéralement au dessus tant qu'elle est heureuse elle se fiche bien de savoir si ce qu'elle fait est éthiquement correct ou non. Elle ne porte aucune attention aux conséquences de ses actions. Oui elle est complètement égoïste. 05. ≡ Inutile de le préciser mais Malia n'aime que les marques de luxe. Elle ne jure que par Louboutain, Chloé, Korrs... Son œil aiguisé lui permet de repérer n'importe quel sac ou vêtement de créateur, sac qu'elle finira par s'achète avec ses gain ou bien sac qu'elle va simplement subtiliser. 06. ≡  Elle n'est pas superstitieuse mais elle tape toujours deux fois son verre sur le bar avant de le boire. Une coutume irlandaise, et une coutume familiale aussi. Il parait que cela porte chance. 07. ≡ Elle adore faire la fête, elle est souvent peu raisonnable de ce côté là. Elle ne rate jamais une saint Patrick, origine irlandaise oblige. Elle aime aussi Mardi Gras et réserve bien souvent son vol pour la Nouvelle Orléans des mois à l'avance. 08. ≡ Son parfum favori est Flower Bomb, elle ne jure que par celui-ci depuis des années. 09. ≡ Malia n'a pas vraiment conscience du danger, elle est totalement inconsciente. Et ce comportement lui a valu bon nombres de petits incidents et quelques cicatrices pour lui rappeler d'être un peu plus prudente. Chose qu'elle semble oublier rapidement. Lorsque son chat s'est retrouvé coincé dans l'arbre, elle est montée seule et elle s'est rapidement retrouvé sur le sol, résultat un bras cassé et une jolie cicatrice au dessus de l’œil droit. Mais la plus marquante se trouve sur ses côtes gauches, alors qu'elle n'avait que onze ans, un accident d'équitation, qui aurait pu lui coûter la vie. Ensuite il y a celle sur son bras droit, une fête un peu trop arrosée et une chute malencontreuse dans les bois... 10. ≡ Lorsque son père a été arrêtée, elle se trouvait à Cancun à faire la fête avec ses camarades d'université pour le spring break. Mais lorsqu'elle est revenue à NYC, elle a rapidement déchanté, et sa vie a été changé à jamais. Elle a compris que l'argent était le maitre mot dans son univers, et tout le monde lui a tourné le dos. Elle s'est alors retrouvé seule contre tous. Complètement démunie que ce soit physiquement ou émotionnellement. 11. ≡ Elle a toujours rêvé de devenir un petit rat de l'opéra. Elle était très douée en danse classique, elle a incarné le cygne blanc dans une représentation pour son école de danse lors de sa première année. Aujourd'hui, elle a toujours ses pointes et ses tenues de danses, mais elle les a rangé au fond de son coffre. Et en veut plus en parler, c'est bien trop douloureux pour elle. C'est sans doute la seule chose qui lui tenait à cœur qu'elle a complètement abandonné. 12. ≡ Elle n'a pas adressé la parole à son père depuis cinq ans, et elle a brûlé toutes les lettres qu'elle a reçue. Aujourd'hui, elle n'en reçoit plus et c'est bien mieux comme ça.  13. ≡ L'égocentrisme et le sarcasme sont une partie importante de sa personnalité, elle use du sarcasme comme une virtuose. Ce qui a tendance à la rendre vraiment insupportable et arrogante. 14. ≡ Depuis six mois, elle travaille en tant qu'assistante personnelle d'Evan Ashmore. Elle n'a pourtant aucun diplôme pour ça, mais un petit génie en informatique peut faire des miracles. Mais ce travail n'est qu'une simple ruse pour ruiner Evan, encore une belle arnaque dans laquelle Malia joue un des rôles principaux. Pourtant depuis quelques jours, la jeune brune doute des réelles intentions de Connor envers Evan. 15. ≡ Elle a besoin d'être le centre de l'attention sans même s'en rendre compte parfois. Elle cherche toujours à faire quelque chose, déteste la solitude. Elle ne s'arrête jamais. Si elle venait à se stopper, elle s'écroulerait très certainement. Elle a peur de se retrouver seule. 20. ≡ Elle aime la musique: classique, rock, indie, pop.... tant qu'elle aime, elle écoute. Son dernier coup de cœur en date Vynil Theatre qu'elle écoute en boucle. 21. ≡ Si elle ne s'attache à personne, si elle use de ses charmes pour séduire les hommes et leur subtiliser leur argent et si elle n'a aucun remords ou aucune gêne, en ce qui concerne Evan, elle commence à douter. Elle s'attache à lui, elle l'apprécie. Et elle est effrayée par cette idée alors elle tente de mettre ce début de conscience de côté. 22. ≡ Malia n'a jamais connue sa mère, elle a été abandonnée à l'âge de 2 ans et son père l'a élevé seul avec l'aide de sa famille. Malia n'a jamais manqué de rien, et sa nourrice l'a toujours considéré comme sa propre fille. Mais aujourd'hui elle n'a plus aucun contact avec sa famille. 23. ≡ La jeune brune mange très sainement. Elle déteste les fast-food, ou les plats préparés. Elle est végétarienne depuis son adolescence et fait très attention à sa ligne, parfois c'est presque obsessionnel pour elle de vérifier ce qu'elle mange. Déformation de danseuse classique probablement. Elle se laisse simplement tenter lorsqu'il s'agit de la glace au brownie de Ben&Jerry's. 24. ≡ Elle a tendance à être un peu parano, elle ne prend jamais le même chemin deux fois de suite pour se rendre dans un endroit. Elle est constamment sur ses gardes. Elle sait qu'elle ne s'est pas fait que des amis et que beaucoup de personnes aimeraient lui faire payer ses petites arnaques. 25. ≡ Séduire Evan est un jeu auquel elle aime jouer. Il représente un réel challenge. Ce qu'elle préfère chez lui, c'est lorsqu'il affiche ce petit sourire en coin. Elle ne l'avouera jamais, mais elle aime l'observer quand il est dans son bureau. GROUPE ↦ votre réponse ici.


VOTRE AVIS SUR LA VILLE DE WASHINGTON ↦ Malia aime Washington, bien que ce ne soit pas New York. Oui la jeune brune est une new yorkaise de pure souche, et rien ne peut égaler sa ville. Aucune ville du monde n'arrive à la cheville de la Big Apple, c'est une évidence. L'ambiance, les gens, les clubs... la vie en général. Mais elle s'adapte à son nouvel environnement. Mais si on lui donnait le choix, elle n'hésiterait probablement pas une seule seconde pour faire ses valises et retourner chez elle. Son vrai chez elle. NYC est son seul amour, et le seul qu'il ne l'ait jamais déçue. VOTRE MEILLEUR ET VOTRE PIRE SOUVENIR ↦ Malia a toujours une vie parfaite, de l'argent, une popularité qu'elle aimait tant.... puis tout a basculer. Alors son pire souvenir est ce moment là de sa vie. Le jour où son monde est partit en lambeau, le jour où le FBI a débarqué chez elle au petit matin pour arrêter son père, le jour où les autorités américaines ont bloqués tous ses comptes en banques, le jour où ils ont saisit la maison seconde des Hamptons.... Le jour où elle tout perdu autant financièrement que personnellement. Elle est devenue une paria avec laquelle il ne fallait surtout pas être vue. Un vrai cauchemar dont elle a eu du mal à se réveiller et à accepter surtout. Son plus beau souvenir? Le jour où elle a reçu sa lettre d'acceptation à Juliard, elle pouvait enfin toucher son plus grand rêve du beau des doigts. Apprendre et se perfectionner dans la danse, et pourquoi pas un jour se retrouver dans le rôle principal sur la scène de l'opéra de New York. JUSQU'OU SERIEZ VOUS PRÊT A ALLER POUR SAUVER UNE VIE ↦ En toute honnêteté pas très loin. Même nulle part. Malia n'est pas ce genre de personne qui se soucie de la vie des autres. Non elle s'occupe de la sienne, de ses affaires. Elle est égoïste et rien ne pourra la faire changer, avoir une conscience est bien trop épuisant. Alors c'est chacun pour soit. Bien que elle serait prête à faire une exception pour Jace. AVEZ VOUS DÉJÀ ÉTÉ IMPLIQUE DANS UNE HISTOIRE AVEC LA POLICE ↦ Malia a fait face à la police plusieurs fois au cours de sa vie, le plus souvent lié à sa famille qui n'est pas blanche comme neige, bien sûr rien n'a jamais pu être prouvé. Et puis quand elle était étudiante aussi, lorsqu'elle sortait faire la fête. Mais jamais quelque chose de bien grave. Mais elle ne porte pas les forces de l'ordre dans son coeur loin de là, ils ont détruit sa vie. LA PIRE CHOSE QUE POURRAIT FAIRE OU ETRE VOTRE VOISIN ↦ Malia se fiche complètement de ses voisins. Elle ne leur parle jamais, et tente de les éviter au plus possible. Elle déteste la petite mamie en face de son appartement, et elle déteste son caniche aussi. Moins elle a de contact avec eux mieux c'est. COMMENT AVEZ VOUS VÉCUE LA TRAGÉDIE QUI A TOUCHE WASHINGTON IL Y A 5 MOIS?  ↦ Elle se trouvait à Washington, dans son appartement en train de décuver de la soirée de la veille. Elle a vécue la scène depuis son canapé devant sa télé. Elle a été attristé de la nouvelle, mais elle n'a pas pour autant changé sa vie.

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Partners in crimes

PRENOM/PSEUDO ↦ moi COMMENT TU ES ARRIVE(E) ICI? ↦ une licorne m'a donné l'adresse et elle m'a aussi souflée l'idée du personnage donc j'ai été obligé  ouah   CONNEXION ↦ tous les jours en théorie. TON DERNIER MOT ↦ du love les chatons copain  copain  copain  copain && Malia/Evan c'est les plus beaux  I love you  

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    I built the safe room and I don't let no one in there. Cause if I do, there's a chance that they might disappear and not come back. And I admit I am emotionally scared to let anyone inside. Cause I don't want you to have the opportunity to hurt me and I'll be the only person that I can blame when you desert me


Dernière édition par Malia Ryswell le Sam 6 Fév - 11:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (Malia) ≈ A burnt child loves the fire   Sam 16 Jan - 12:29


Hung my head as I lost the war, and the sky turned black like a perfect storm

C'est la fin. Son monde s'écroule autour d'elle, Sage vient de perdre l'ensemble de ses repères. Pour la première fois depuis longtemps, elle se sent complètement démunie, perdue. Elle se sent vide. Debout devant les marches du tribunal, elle n'ose pas faire un pas de plus. Elle reste immobile alors qu'autour d'elle de nombreux policiers et journalistes s'affairent pour le procès qui a lieu en ce moment même à l'intérieur. Sage est là depuis une bonne heure déjà, elle semble piégée dans le bitume, elle ne peut plus bouger. Le monde bouge autour d'elle et pourtant son monde à elle vient de s'arrêter. Elle n'a jamais vécue un arrêt sur image avant. Ce genre de chose n'arrive que dans les films en général. Pour accentuer l'émotion dans une scène. Ce n'est pas supposé être réel, ce n'est qu'un effet visuel. Mais pour Sage cela est bel et bien la réalité, elle a cette impression que le monde continue de tourner mais qu'elle ne peut plus suivre. Il tourne sans elle. Elle sent son cœur s'arrêter, faire un bond dans sa poitrine pour se stopper net l'espace de quelques micro secondes qui lui semble durer une éternité. Elle manque d'air. Elle a du mal à respirer correctement. Elle pose une main sur sa poitrine comme pour s'assurer que son cœur bat encore. Elle sent le monde s'arrêter autour d'elle, comme une vue au ralenti. Oui, ce n'est supposé n'être qu'une technique de cinéma, pourtant, Sage vient de le vivre. Son regard se porte alors sur l'avocat de son père, seule l'expression sur son visage lui donne la réponse qu'elle appréhendait tellement depuis quelques jours. Elle sait que tout espoir est perdu. Il n'a encore rien dit, mais elle le sait. C'est flagrant, c'est attendu au final. Elle le savait depuis le début, c'était perdu d'avance, mais pourtant elle avait espérée. Un peu, juste un peu. Elle avait voulu y croire malgré tout. C'est comme une gigantesque gifle en pleine figure, la blondinette observe ce qui se passe en face d'elle. Les journalistes se précipitent vers l'homme en costume sombre, certains se ruent vers elle pour avoir sa réaction face à l'annonce du verdict. Il adresse quelques mots rapides aux micros devant lui. Elle ne bouge toujours pas, elle fixe simplement cet homme qu'elle connait si bien, qu'elle connait par cœur et c'est pourquoi il n'a même pas besoin de parler pour qu'elle comprenne de quoi il en retourne. Son père ira donc en prison, comme un criminel. Certes il est un criminel aux yeux de la lois, mais il n'a tué personne. Et elle espérait que le juge le prendrait en considération. Le problème c'est qu'il a un nom de famille gênant. Il a un passif gênant. Un casier judiciaire bien rempli qu'il est bien difficile d'ignorer. Un instant paralysée par ses doutes, ses peurs, elle reste planté là, attendant presque que la scène change et redevienne normale, du moins, ce qu'était sa normalité depuis quelques temps. Comme si elle était en train de rêver, comme si elle allait se réveiller et reprendre le cours de sa vie. Les soirées huppées, les vêtements de luxe, les sorties, les cours de danse. Reprendre le cours de sa vie insignifiante mais ô combien aimée par la jeune femme. Elle entend des voix au loin et pourtant ses voix sont si proche d'elle. Elle n'a pas eu le courage d'attendre à l’intérieur du tribunal, elle a préféré attendre dehors. Elle n'avait pas la force de croiser le regard de son père lorsque la police l’amènerait une nouvelle fois en cellule « Sage on y va. » James met un bras protecteur autour de ses épaules et la ramène contre lui comme pour faire bouclier avec les journalistes. Il la protège, comme il a toujours fait. Il fait certes son travail mais il n'est pas obligé d'être aussi prévenant avec elle. Il écarte les personnes autour d'elle afin de la conduire jusqu'à la voiture. En parfait gentlemen, James lui ouvre la porte et se hâte derrière le volant afin de partir au plus vite de cet endroit. Il sait que la journée a été très difficile pour Sage, mais il sait aussi qu'elle parlera pas de tout ce qui s'est passé. Il sait qu'elle ne lui dira jamais ce qu'elle ressent en réalité. Le trajet se fait dans le silence le plus complet, elle laisse tomber sa tête sur l'épaule du jeune homme « Ne t'en fait pas tout ira bien Sage. » il dépose doucement sa joue contre le haut de sa tête, et elle pour seule réponse elle soupire, lasse d'entendre toujours la même chose. Elle n'est pas idiote, elle sait que rien sera plus comme avant, que ce soit demain ou dans une semaine. Tous ses amis - si on peut les considérés comme tels - lui ont tourné le dos. C'était comme si, soudain elle avait cessé d'exister. Elle n'existait plus pour ses soit disant amis, elle connait le monde dans lequel elle évolue, elle sait que le vent tourne suivant où va l'argent et la popularité mais elle pensait avoir quelques vrais amis. Mais cette histoire lui a fait comprendre qu'elle était seule. Seule au monde. Son grand père lui a toujours dit qu'il fallait compter que sur soit même, et elle avait appris d'une manière brutale que c'était bien le cas. L'argent fait tourner le monde, et les amitiés varient suivant l'argent. Tout est tellement superficiel dans son monde qu'elle en deviendrait presque malade. Elle sait que James la regarde, elle le connait trop. Elle sait qu'il affiche ce regard, qu'il arbore souvent lorsqu'elle ne va pas bien. Il est sans doute la personne qui la connait le mieux sur cette terre, peut être mieux qu'elle ne se connait elle même au final. Le jeune homme est l'avocat de la famille O'Bannon depuis quelques années maintenant, et il est toujours aux petits soins pour la famille mais aussi pour l'unique fille de John. La petite princesse O'Bannon qu'il est bien évident interdit d'approcher de trop près. Mais James c'était fait une place auprès de Sage. Peut être un peu trop d'ailleurs. Si cela venait à se savoir, que Sage et James passaient parfois leurs nuits ensembles, il ne donnait pas cher de sa vie. Il n'y a aucune ambigüité avec cette histoire, il n'y a aucun sentiments engagés - du moins du côté de la jeune blonde - il est charmant, attirant et, elle peut le manipuler à sa guise afin que son père n'est pas vent de tout ce qu'elle peut faire. L'amour ne fait clairement pas partit du vocabulaire de Sage. Et elle ne le recherche pas non plus « Sage? » elle l'a entendu la première fois, si elle ne répond pas c'est tout simplement parce qu'elle n'a pas envie de parler. Elle a juste envie de se retrouver seule, de s'enfermer dans sa chambre et de dormir. Ou plutôt ne penser à rien « Tu sais si tu veux tu.... » il n'a pas le temps de finir sa phrase que la jeune brune le coupe brutalement « Tais toi. Si je te répond pas c'est que j'ai pas envie de te parler. N'insiste pas. » son ton est autoritaire, catégorique. Mais James ne semble pas se formaliser sur ses propos, il a l'habitude des sautes d'humeurs de la jeune femme, il sait qu'elle est parfois un peu trop directe. Son plus gros défaut. Elle ne tourne jamais sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, et parfois elle devrait le faire. Elle peut paraître très froide, hautaine avec certaines de ces réflexions. Mais encore une fois James la connait. Et c'est pourquoi il n'ajoute rien de plus. Il se contente simplement de lui prendre la main, de lui montrer qu'il est là si besoin. Le reste du trajet du tribunal jusqu'à la résidence O'Banon se fait dans le plus grand des silences. Sage a besoin de faire le vide, elle a besoin d'oublier ce qui vient de se passer. En plus d'avoir perdu son père et les gens autour d'elle, car être vue avec elle est totalement impossible, elle s'est aussi fait virer de Juliard. Elle ne l'a dit à personne, elle a bien trop honte que cela se sache. La seule chose qui lui aurait permis de garder la tête hors de l'eau avec cette histoire venait de lui glisser entre les doigts. Elle n'était plus la bienvenue dans son école de danse. Le doyen lui a expliqué que c'était simplement une histoire d'argent mais elle sait très bien qu'il n'y a pas que cela. Bien sûr c'est une des raisons principales de son renvoie, mais aussi car son nom pourrait nuire à la réputation si positive et précieuse de l'école. Si cette jolie princesse avait tout pour elle il y a encore quelques semaines, aujourd'hui ce n'est plus le cas. Elle est totalement au fond du gouffre. Et même si cette l'idée la peinait, elle savait ce qu'elle devait faire. Elle devait partir et recommencer un vie loin de New York, loin du scandale financier de son père, loin de sa famille à la réputation pas toujours positive. Mais sans argent cette tâche s'avère bien plus difficile qu'en théorie « On est chez toi. Tu veux que je reste? » sa voix est douce, tellement rassurante pourtant ses yeux exprime la lassitude d'entendre encore et encore cette proposition de sa part. Depuis que son père a été arrêté, il n'arrête pas de l'appeler, de lui envoyer des messages. C'est adorable de sa part mais ce comportement exaspère Sage. Il serre sa main tendrement et attend qu'elle daigne lui adresser un regard. Après un petit moment de silence, elle lève les yeux vers lui. Pour la première fois depuis des semaines, Sage pleure, du moins elle en a les premiers symptômes. Ses yeux brillent. Elle n'est pas le genre de fille a pleurer pour un rien, elle ne supporte pas ces filles qui sont aussi émotives. Elle cache ses émotions, elle contrôle ce qu'elle montre aux autres « Non je ne veux pas que tu restes » elle le regarde droit dans les yeux « Et je veux aussi que tu oublies mon numéro et mon adresse. » le jeune avocat la regarde sans comprendre, elle peut le deviner sur l'expression qui apparait sur son visage. Si habituellement, repousser ses prétendants ne lui fait aucun effet, elle les évince sans la moindre émotion, sans le moindre remord. Pourtant avec James, elle ressent cette petite pointe de culpabilité, elle sent son estomac se nouer en croisant son regard. Ce n'est pas de l'amour, non ce n'est pas possible. Peut être une forme d'attachement au jeune brun mais quoi qu'il en soit, il faut qu'elle arrête tout avec lui. « Sage je compr.... » elle lui fait signe de se taire de la main. Elle n'a pas envie de revenir sur son explication, elle a été suffisamment claire pour qu'il comprenne. C'était amusant le temps que leur histoire a duré mais aujourd'hui elle y met fin. Alors que James est la seule personne qui lui adresse encore la parole, et qui n'a pas changer sa façon de faire envers elle. Et elle se comporte comme une enfant gâté avec lui, elle ne montre en aucun cas une quelconque reconnaissance « On s'est bien amusés, c'était sympa. Mais maintenant c'est finit. » elle retire sa main de la sienne et attrape son sac à main à ses pieds tout en ouvrant la portière. Et elle rentre chez elle sans lui adresser un regard de plus. Une fois dans la hall de son immeuble, elle s'adosse au mur et prend une grande inspiration. Si elle n'avait pas toujours ce besoin de se montrer insensible et garce, elle lui aurait demandé de venir avec elle. Elle lui aurait demandé de la prendre dans ses bras, elle aurait pleuré toute les larmes de son corps. Mais cette possibilité était absurde. Ce n'était pas Sage O'Bannon. Non elle n'avait besoin de personne. Rapidement, elle reprend ses esprits et se dirige vers la porte de son appartement. Tout est calme, bien trop silencieux. Elle n'aime pas ce silence, elle n'aime pas l'idée de se retrouver seule. Seule avec ses pensées. Et comme pour compléter ce tableau, la pluie se met à tomber. Probablement le signe de la fin du monde, ou bien le temps s'adapte à l'humeur de la jeune blonde. D'un coup, elle jette son sac à main à travers son salon, elle lance à terre la première chose qui lui passe sous la main. Elle est en colère contre son père, contre elle même, contre le monde entier. Et il faut qu'elle extériorise ses sentiments mais surtout la colère qu'elle accumule depuis quelques temps. Elle relâche la pression, elle en a besoin. (...) Rapidement, elle attrape un sac dans son dressing, et attrape quelques affaires qu'elle fourre sans le moindre soin dans ce sac. Elle ne regarde pas vraiment ce qu'elle prend, peu importe. Elle se dirige d'un pas rapide dans sa salle de bain et fait de même avec ses produits de beautés, ses parfums. Elle prend au hasard. Elle n'a qu'une envie partir au plus vite, elle s'est fait une raison et elle ne peut plus rester ici. Sa vie est littéralement un enfer « Nouvelle déco? » elle ne se retourne pas et ignore totalement les propos du jeune homme. Elle aurait pu être surprise de sa présence, de son entrée sans annonce dans son appartement mais ce n'est pas le cas. Ryan se met à rire tout seul à sa remarque, Sage elle continue de ranger ses affaires « Je suis pas fan de l'art abstrait, mais ce que tu as fait avec la télé j'adore. » une fois de plus le jeune blond se met à rire. La jeune blonde avait quelques peu perdue son sang froid quelques heures avant. Elle avait clairement refait la décoration de son petit appartement qu'elle avait pourtant bien pris soin de décoré avec goût. Tous les objets, tous les meubles avaient été choisit avec soin par la jeune femme, et ils n'avaient pas été choisit au hasard. Mais en rentrant du tribunal, elle ne pouvait plus se contenir. Elle avait ressentie ce besoin de tout envoyer en l'air, de passer sa rage sur ces objets inanimé qu'elle aimait tant. Et sa télé n'avait pas été épargné non plus. Si Sage arrive à faire abstraction de ces remarques, elle n'est pas d'humeur aujourd'hui et son cousin semble le comprendre de lui même. Il reprend alors son sérieux, et fait un pas de plus vers Sage, il lui tend une enveloppe marron « Nouvelle identité, nouveau téléphone portable. Nouvelle vie Malia Ryswell. » elle prend l'enveloppe et plonge sa main à l'intérieur pour en sortir une carte d'identité d'elle en brune. Elle n'avait pas encore eu le temps de s'occuper de sa chevelure mais elle avait souhaité redevenir brune pour son nouveau départ. Le fait que son père l'adore en blonde y était pour beaucoup. Elle voulait clairement plus rien à voir à faire avec lui. Elle regarde son nouveau téléphone et sourit lorsqu'elle voit que son seul contact est le numéro de Ryan « Tout est en ordre pour tes papiers, ton passé. Personne ne suspectera rien. » elle dépose l'enveloppe sur son sac de voyage et dans un élan totalement spontanée elle se jette au cou de Ryan. La jeune blonde n'a jamais été du genre démonstrative, avec qui que ce soit. Même les membres de sa famille. Mais avec Ryan s'est différent, et la situation s'y prête. Comme si elle réalisait à cet instant présent qu'elle ne le reverrait plus. Comme si sa décision venait tout juste de prendre sens. Lui même semble surpris par l'attitude de Sage, mais lui retourne son étreinte « Merci Ryan. » un remerciement qui est extrêmement sincère et Ryan le sait. C'est tellement rare de l'entendre dire cela « Je suis si fier de toi, tu as appris un nouveau mot. » il la regarde en lui passant la main dans les cheveux et il affiche ce grand sourire fier de lui. Comme il a l'habitude de faire bien trop souvent. Elle lui donne un coup dans l'épaule pour qu'il arrête de toucher ses cheveux, il sait bien qu'elle ne supporte pas et pourtant il ne rate jamais une occasion de le faire. Sage n'existe plus, aujourd'hui elle est Malia Ryswell, une jeune orpheline qui a été baladée de maison d'accueil en maison d'accueil. Elle regarde une dernière fois sa chambre et pose son regard sur ses chaussons de danse. La seule chose qu'elle regrette. La seule chose qui lui tenait réellement à cœur et la seule chose pour laquelle elle aurait été prête à tout les sacrifices du monde si on lui avait demandé. Elle prend une grande inspiration et les fourre dans son sac, elle ne peut pas les laisser derrière elle « Qu'est ce que tu vas faire? » elle hausse les épaules. La seule réponse qu'elle peut lui donner. Elle ne sait pas du tout ce qu'elle va faire, ou même où elle va se rendre. Elle est dans le floue total concernant sa vie aujourd'hui. Elle sait qu'elle va devoir survivre, elle ne sait pas encore comment. Ses comptes en banque ont tous été bloqués par les autorités sans exception, elle n'a pas pu récupérer grand chose, juste de quoi vivre pendant deux trois mois. Pour la première fois de sa vie Sage va devoir travailler, et tenter de survivre sans l'aide de personne. Un saut dans l'inconnu qui l'effraie au fond.



Survival isn’t who you are… It’s who you become.

Malia se réveille doucement avec un bourdonnement incessant dans les oreilles. Elle essaie tant bien que mal d'ignorer ce bruit et de retourner à ses songes, mais si le bruit s'arrête quelques secondes pour lui laisser un peu de répit, ce dernier reprend bien rapidement. Elle met quelques secondes à réaliser que ce bourdonnement n'est autre que le vibreur de son téléphone portable. Sans ouvrir les yeux, elle tâtonne afin de trouver l'objet qui l'agace tant de bon matin mais en vain. Alors elle soupire et tourne la tête vers la table de nuit, elle ouvre un seul œil pour voir qui ose la déranger maintenant et lorsqu'elle voit le prénom sur l'écran, elle appuie sur le bouton en haut de son Iphone pour ignorer l'appel de Jake mais aussi pour faire taire le bruit. Elle n'est pas en état pour lui parler, ou pour entendre sa voix lui faire des reproches car elle est partie avant la fin de son service hier soir. Elle était bien loin d'être l'employée du mois, elle ne se laissait jamais marcher sur les pieds par son patron qui était bien trop souvent à la limite du pervers de bas étages. En même temps il dirige un strip club donc il ne faut pas trop lui en demander. Et elle remettait souvent les clients à leur place lorsqu'ils avaient des gestes déplacés envers elle, mais malgré cela, Jake ne la mettait pas à la porte. Elle avait de la chance au fond, bien qu'elle ne le voyait pas réellement de cet oeil. Mais si le réveil est difficile, elle ne compte pas rester plus longtemps dans ces draps et dormir. Il est en hors de question. A vrai dire, elle est habituée à se lever aux aurores, pourtant elle aime dormir, mais elle n'arrive jamais à rester au lit sans rien faire. Les seuls jours où elle s'autorise à rester au lit sont les week-ends et certains lendemains de soirée où mademoiselle a un peu trop abusé d'alcool et où elle a l'impression que c'est la fin du monde tellement sa tête lui fait mal. Là en l’occurrence, c’était différent. Elle n'avait pas beaucoup dormi certes, mais elle n'avait pas bu. Ou que très peu mais elle avait fait boire le jeune homme qui partagent son lit ce matin. Elle aurait pu s’autoriser à rester un peu, se réveiller en douceur ou parler avec le jeune brun dont elle n'avait clairement pas retenu le prénom. Premièrement parce qu'elle en n'avait strictement rien à faire, et deuxièmement parce qu'elle n’en avait simplement pas envie. La seule solution à cette soirée fort agréable fut-elle était de filer à l’anglaise, ce qui ne changeait pas vraiment de ses habitudes. Elle partait toujours comme une voleuse - et ce n'était pas seulement une expression la concernant - elle ne restait jamais pour le petit déjeuner ou pour un câlin matinal. Elle se relève pour s'assoir sur le lit, tout en prenant soin de tirer le drap sur elle. Un petit mal de tête vient trouver sa place et elle grimace. A sa droite un homme la trentaine, et clairement canon selon elle est encore endormi. La jeune brune ne choisissait jamais des hommes bedonnant et limite pervers. Elle préférait joindre l'utile à l'agréable. Même si, son comportement était plus que douteux et à la limite de l'illégalité, elle prenait un soin extrême à choisir ses victimes. Lorsque ses yeux se pose sur le jeune homme à ses côté, une pointe de culpabilité se met à pointer le bout de son nez. Un petit doute, un léger remord l'envahissent pourtant, elle n’a aucune intention de renoncer à son triste plan. Bien que ce ne soit pas dans ses habitudes, ils avaient parlés au bar avant qu'elle ne se retrouve devant la porte de sa chambre feintant d'être complètement soule. Et elle l'avait écouté, elle le trouvait charmant et sans doute un peu trop naïf la concernant mais elle avait adoré jouer le jeu de la sainte ni touche, qui ô grand jamais ne draguait des inconnus dans un bar comme ce soir. Et sur un coup de tête, elle avait volé une bouteille de champagne et s'était retrouvé devant la porte de sa chambre d'hôtel. Et si l'homme pensait simplement pouvoir avoir une relation extraconjugale, il ne se doutait pas des réels plans de la jeune brune. Elle se lève alors délicatement, prenant un soin extrême pour ne pas le réveiller. Sinon, son plan tombait à l'eau et elle n'aurait pas ce qu'elle voulait. Et elle détestait quand cela arrivait. Elle se met sur la pointe des pieds et collecte ses sous vêtements, et sa robe de créateur qu'elle enfile tout en surveillant l'homme dans le lit et en guettant le moindre mouvement. Toujours sur la pointe des pieds, elle attrape le pantalon de l'homme. Elle met la main dans sa poche et en sort quelques billets : 50 dollars. Elle hausse les sourcils, puis s’affaire à fouiller les poches de sa veste de costume. Elle espère trouver d'avantage dans son porte monnaie sinon sa soirée n'aurait pas vraiment été rentable. En l'ouvrant elle fait tomber son alliance. Elle la ramasse tout en souriant, décidément tous les mêmes. Les hommes profitent de leur éloignement d'avec leur moitié pour s'envoyer en l'air avec la première venue dans un bar en utilisant le prétexte du voyage d'affaire. Typiquement cliché et véritablement lâche. Certes elle est en partie responsable, mais ce genre d'hommes est tellement prévisible. Ils sont une cible plus que facile pour Malia. Elle continue de regarder le porte monnaie afin d'y trouver quelque chose d'intéressant. Une photo de sa femme et de ses enfants, deux petites têtes blondes trônent dans son porte feuille. Ce genre de photo pourrait la faire culpabiliser, mais ce n'est pas le cas. Elle, ce qui lui importe c'est le contenu de leur porte feuille et de leurs poches, le reste ce ne sont que des détails qui ne la concerne absolument pas, et qui ne l'empêche en aucun cas de dormir. Malia Ryswell a un sens de la morale bien loin de la normale. Il faut bien qu'elle mange n'est ce pas? et ce n'est pas son travail dans ce club de striptease en tant que serveuse qui va lui rapporter de l'argent. Elle est réellement payé au lance pierre, et cette activité dans laquelle elle s'est engagée il y a quelques temps déjà lui rapporte bien plus. Et cela l'amuse, elle aime avoir ce pouvoir sur les hommes, elle aime jouer avec eux. Elle trouve ensuite une carte de crédit, qu'elle laisse à sa place. Elle ne prend jamais les cartes de crédits, bien trop simple à tracer et elle ne compte pas se faire arrêter et terminer derrière les barreaux. Non elle, ce qu'elle cherche c'est les objets de valeurs qu'elle peut revendre sans laisser de trace et le cash. Et ce genre d'homme, elle les connait par cœur. Ils ont toujours de l'argent sur eux, il est bien évident qu'il ne vont pas payer pour un restaurant hors de prix et romantique avec leur carte bleue. Car cela laisse des traces sur le compte en banque qu'ils ont ouvert avec leur jolie épouse. Elle attrape les billets verts et les mets dans son sac à main, elle sourit lorsqu'elle aperçoit la montre sur la petite table. Elle hausse les épaules et la ranger soigneusement dans son sac aussi, elle regarde d'un geste circulaire la chambre d'hôtel. Elle s'apprête à partir, laissant sa victime démunie de quelques billets, elle sait qu'il ne portera pas plainte, sinon cela pourrait arriver aux oreilles de sa chère et tendre épouse, et puis l'égo masculin est tellement blessé qu'il n'en parlerait bien entendu à personne. Elle sourit en posant ses yeux une dernière fois sur le trentenaire et comme dans un élan de culpabilité, elle se penche doucement pour déposer un baiser sur ses lèvres de sa victime. Une façon pour elle de se dédouaner de son geste, quelque part. Marchant sur la pointe des pieds jusqu'à la porte de la chambre, elle enfile sa veste, et prit soin de ne remettre ses chaussures qu’une fois à l’extérieur. Une fois la porte fermée, Malia prend appuie contre le mur d'une main pour remettre ses chaussures à talons. Le jour commence à peine à se lever et un coup d’œil rapide sur son téléphone lui indique qu’il est seulement cinq heures du matin. Particulièrement tôt pour s’enfuir, et sans doute la raison pour laquelle, elle est un peu fatiguée aussi. Ses heures de sommeil ont été réellement sacrifiées hier soir. Mais elle ne pouvait décemment pas revenir à l’intérieur, se déshabiller et reprendre sa place auprès de sa conquête. Et qui plus est s'il avait remarqué sa fuite, et puis elle devrait sans doute expliquer pourquoi elle lui a fait les poches avant de partir. Elle n'avait bien sûr aucune envie de le faire. Elle se dirige vers l'ascenseur tout en passant une main dans ses cheveux, manière d'être présentable un minimum. Elle aperçoit un homme devant l'ascenseur et lui sourit tout en plongeant son nez sur son téléphone portable. Elle ne le regarde pas, mais elle sent son regard sur elle, si habituellement elle aime attirer le regard de la gente masculine, à l'heure actuelle, elle se sent presque gênée. Elle lève alors les yeux vers l'homme qui est appuyé contre le mur les bras croisés sur sa poitrine. Il ne la quitte pas des yeux et balade son regard sur elle comme si elle lui appartenait. Elle croise alors à son tour les bras et le regarde en arquant les sourcils. Elle déteste ce genre d'homme, elle n'aime pas ce genre de regard. Elle a l'impression d'être un simple objet que l'on examine avant de se décider à l'acheter ou non. Et Malia n'est pas un objet, et encore moins un morceau de viande. Elle a réellement l'impression qu'elle représente cela pour ce blond et elle est bien décidé à ne pas se laisser faire « Est ce que je dois sortir mon sifflet anti-viol maintenant ou j'attends un peu? » elle n'a pas envie de rire, elle n'a pas envie d'être aimable. Il est bien trop tôt pour ça, et rien que les deux minutes qu'elle a passé en sa compagnie l'ont déjà exaspérée. C'est d'ailleurs pourquoi, elle se demande vraiment pourquoi elle n'a pas pris les escaliers. Il se met à rire, Malia ne comprend pas. Peut être qu'il est fou, elle ne sait pas. Elle fronce les sourcils et regarde autour d'elle, forcément à cette heure là de matinée, le couloir de l'étage est totalement désert, et pour la première fois depuis bien longtemps elle ne se sent pas vraiment rassurée. Elle n'est pourtant pas le genre de fille à être peureuse et à s'imaginer tout un tas de scénarios les plus loufoques les uns que les autres, mais en sa présence, elle se pose des questions. Elle ne le quitte pas du regard, parce que même si une petite voix dans sa tête lui conseille de partir loin de cet homme, très loin, elle ne peut s'y résoudre. Elle veut savoir pourquoi il reste planté là à côté d'elle tout en souriant en coin. Comme si il préparait un coup tordu. Nerveusement elle appuie sur le bouton de l'ascenseur qui semble mettre une éternité à venir à cet étage « Je n'ai qu'un geste à faire et les flics débarquent pour t'arrêter pour sollicitation » s'il n'était pas aussi bizarre, Malia pourrait le trouver charmant, sa voix était envoutante et il était difficile de rester insensible à son charme. Mais les propos qu'il vient de tenir interpelle la jeune brune. Elle joue donc l'innocente, comme si de rien n'était. Elle détourne alors la tête et affiche cet air hautain qui vous donne envie de la gifler et cette voix si sûre d'elle qui accentue encore un peu plus ce désir de la remettre à sa place. Malia est une jeune femme adorable, mais elle a un sale caractère et elle déteste par dessus tout qu'on la prenne au dépourvue. Elle ne s'avoue jamais vaincue, et elle a toujours le dernier mot. Toujours. Même lorsque c'est plus évident qu'elle a tort et qu'elle devrait se taire pour ne pas aggraver sa situation. Ne pas aggraver son cas. Elle appuie de nouveau sur le bouton de l'ascenseur qui définitivement met bien trop de temps à arriver. Il y a forcément quelque chose qui cloche, alors elle appuie plusieurs fois dessus. Signe de nervosité, signe de malaise. Et ce qui donne raison au jeune homme. Il a raison, ce qu'elle fait est illégal. Elle replace sa veste et ajuste sa jupe, lui il sourit. Elle est nerveuse, encore plus qu'il y a quelques secondes « Je ne vois pas de quoi tu parles. » feindre l'innocence. Une tactique qui a déjà fait ses preuves de nombreuses fois, pourtant aujourd'hui cela ne semble pas fonctionner. Le sourire en coin du jeune blond le prouve bien, mais elle n'abandonne pas son attitude. Il se rapproche d'elle et se penche de manière à être proche de son oreille pour pouvoir lui parler « Coucher avec un homme pour de l'argent tu appelles ça comment toi? » elle affiche cet choquée qu'elle maîtrise à la perfection et fait un pas sur le côté afin de mettre de nouveau une certaine distance entre elle et lui. Il est dans son espace vital, et elle n'aime pas ça. Elle serre un peu plus son sac à main contre elle et rétorque sur le même ton « Il ne m'a pas payé » telle une petite fille que l'on prend en flagrant délit. Elle commence vraiment à être agacée par cet homme qu'elle ne connait ni d'Eve ni d'Adam et qui se mêle visiblement de ce qui ne le regarde pas « Je suis persuadée que tu as allégée son porte feuille des quelques centaines de dollars qu'ils contenait, et aussi de sa rolex hors de prix qu'il portait encore il y a quelques heures. Et j'hésite sur le fait que tu as aussi pris son alliance. Alors oui il ne t'a pas payé directement mais c'est la même chose pour la police.» il pourrait être flic lui même pour ce qu'elle en sait, et c'est d'ailleurs sans doute une tactique pour la faire avouer et la coincer pour vol et racolage dans un hôtel de luxe. Ce qui est totalement interdit et punit par la loi. Elle hésite un instant à lui répondre, elle a envie de la faire taire, mais elle n'a pas envie de passer quelques heures au poste derrière des barreaux pour outrage à agent. Elle l'examine sous toutes les coutures, elle cherche le moindre indice sur lui qui pourrait lui faire dire qu'il est flic. Il n'a pas l'allure d'un policier en civil, son costume vaut une fortune, un costume de designer et aucun flic de la ville ne peut se payer une telle chose avec un salaire aussi maigre. Sa montre hors de prix ne correspond pas. Et même son attitude ne cris pas police. Pourtant, Malia a le don pour les repérer à des kilomètres à la ronde. Elle a eu un excellent professeur dans ce domaine: son grand père. Il lui a appris tout ce qu'elle sait pour éviter de finir comme son père. Lorsqu'elle s'apprête à lui répondre, l'ascenseur arrive enfin. Elle soupire et s'engouffre dans la cabine, elle lui sourit et lorsque les portes se ferment elle lui répond « Je n'ai pas pris l'alliance. » les portes se ferment et elle se retrouve enfin seule. Elle a cependant ce sentiment désagréable qu'il ne va pas la laisser tranquille aussi facilement. Sans savoir pourquoi, elle sait que ce n'est pas la dernière fois qu'elle le voit. Alors qu'elle remet son rouge à lèvre dans son sac à main, elle soupire en voyant la personne en face d'elle. Il est encore là. Il ne semble pas vouloir la laisser tranquille et elle n'en connait pas encore la raison, mais il lui porte déjà sur les nerfs. Son sourire suffisant, son attitude sûr de lui l'agace au plus haut point. Il est comme elle en réalité, et c'est peut pour cela qu'elle est aussi énervée par sa présence et parce qu'il a su lire dans son petit jeu de séduction avec le brun de la nuit dernière. Elle décide de l'ignorer, elle passe à côté de lui sans manquer de le bousculer un peu et affichant un sourire en coin. Et si elle arrive à sortir de l'hôtel en toute tranquillité, ce n'est pas le cas bien longtemps. Elle fait quelques pas dans la rue mais il ne la lâche pas « Je te paye un verre » tout en passant son bras autour de ses épaules. Elle n'aime pas cette familiarité qu'il s'autorise avec elle, et en même temps elle est intriguée par cet homme qui on ne sait pour quelle raison à décidé de lui pourrir son début de matinée. Elle attrape sa main et se dégage de son étreinte « Merci mais non merci. » elle tourne les talons et accélère le pas pour partir dans la direction opposée mais le jeune homme attire son attention « J'ai une offre d'emploi à te faire. » elle s'arrête net, hésite à se retourner pour lui faire face. De quelle proposition d'emploi veut-il parler? elle n'a aucune intention d'avoir un mac, elle n'est pas une prostituée et ne le sera jamais. Elle n'est pas non plus une Escort. Penser qu'elle pourrait exercer un de ses deux métiers la vexe. Elle n'est rien de tout ça. Elle est simplement une jeune femme qui use de ses charmes pour obtenir ce qu'elle veut, il y a une grosse différence. Ou peut être qu'au final, la limite est très floue et très mince. Qu'est ce qu'elle a perdre à part quelques heures de son temps? Et elle a très envie de savoir ce que cet homme peut lui proposer, probablement pas la meilleure des idées mais elle veut savoir. Il a su attiser sa curiosité. Elle soupire et lève les yeux au ciel avant de faire demi tour et de faire les quelques pas qui la sépare de lui « Un petit déjeuner alors. Je meurs de faim. » elle a faim et elle se dit que si elle capitule, elle aura un petit déjeuner gratuit et c'est toujours ça de gagner. Un sourire victorieux apparaît sur le visage de l'homme. Comme s'il était persuadé qu'elle ne laisserait pas une telle occasion lui passer sous le nez. Il l'invite dans le diner le plus proche et lui expose son offre. Au début, elle reste un peu réticente, après tout s'associer à un inconnu pour arnaquer les autres n'est peut être pas une bonne idée. Elle s'en sort toujours car elle est seule, et elle ne pense qu'à elle. Mais travailler en équipe pourrait s'avérer plus dangereux et aussi plus voyant. Mais elle écoute attentivement Connor lui exposer son plan diabolique afin de réduire à néant la réputation si parfaite de ce Evan Ashmore. La seule chose qu'elle ne comprend pas c'est pourquoi elle, et pourquoi cette haine envers cet homme. Il est riche, influent, il possède une belle entreprise mais qu'est ce qui le rend si spécial aux yeux de l'homme assis en face d'elle? Connor a pensé à tout, son plan serait presque parfait, car oui aucun plan de ce genre ne peut être parfait. Sur le papier bien sûr c'est infaillible mais sur le terrain le facteur humain reste imprévisible. Et elle en sait quelque chose. Si son petit jeu de séduction avec ces hommes lui rapporte, parfois ce n'est pas aussi simple. La brunette le regarde tout en fronçant les sourcils « Qu'est ce que j'y gagne moi? » la question qui trottait dans la tête de la jeune femme depuis tout à l'heure. Parce que pour lui c'était évident c'était une vengeance, la raison était encore inconnue au bataillon mais c'était évident. Peut être à cause d'une femme -parce que les femmes sont toujours le centre du monde pour les hommes - ou bien parce qu'il a été viré comme un mal propre. Elle ne sait pas et elle s'en fiche en réalité. Ce qu'elle voit elle, c'est les avantages dont elle va pouvoir bénéficier en aidant Connor « Un boulot décent, un appartement que je me ferais une joie de te payer et un salaire qui ne se refuse pas. » certes l'offre est plus qu'alléchante, devenir assistante personnelle d'un tel homme pourrait lui apporter bon nombre de chose et cela lui permettrait de quitter enfin ce trou à rat qui lui sert d’appartement, mais aussi quitter son job qu'elle déteste. Elle déteste son travail dans ce club de striptease, si ce n'était pas pour les nombreux pourboires qu'elle pouvait se faire, elle aurait sans doute choisit un bar un peu moins glauque. Mais tout cela cache bien entendu quelque chose, Connor attendait forcément un retour de la demoiselle. Rien n'est gratuit dans ce monde, et elle le sait pertinemment. Mais avec lui, elle n'arrivait pas à avoir le moindre indice sur ce qu'il lui voulait. Elle plante sa fourchette dans son dernier morceau de pancake et la porte à sa bouche « Qu'est ce que tu as contre ce Ashmore? » Connor affiche un petit sourire en coin et fait signe à la serveuse de lui resservir un café. Malia est curieuse, et aussi tentant que sa proposition peut l'être, elle se demande si ce mêler à ce genre de petite guerre est une bonne idée « Disons que j'ai mes raisons. » réponse bien large et pas vraiment la réponse que la jeune brune attendait mais elle sait qu'elle n'aura pas une réponse plus précise, du moins pas aujourd'hui. Elle le regarde droit dans les yeux, elle réfléchie. Elle songe à dire oui parce qu'elle n'a pas vraiment le choix mais aussi parce qu'avec cette offre là, elle pourrait dire adieu à son job de serveuse dans ce club de striptease minable. Job qu'elle déteste au plus haut point mais qui lui est pourtant vital. Et jamais elle n'aurait penser dire une telle chose avant. Mais aujourd'hui, tout était bien différent. Elle vivait une vie à des années lumières de celle qu'elle avait pu avoir il y a quelques années auparavant. Certes, voler n'était pas nouveau ou bien utiliser ses charmes de cette façon, mais le fait de ne pas savoir si elle pourrait payer le loyer ou même se payer à manger à la fin du mois était complètement nouveau pour elle. D'ailleurs, elle ne savait pas très bien comment elle avait fait pour survivre durant ces trois dernières années « Je n'ai aucun diplôme pour un tel boulot. » ce qui est strictement la vérité, elle a eu son diplôme de lycée de justesse mais ce n'était pas vraiment primordial pour elle et pour son avenir. Pour elle, il n'y avait que la danse et pour faire carrière un diplôme quelconque n'était pas requis. Et puis elle n'a jamais été le genre de fille à se soucier de ses résultats scolaires. Elle préférait largement s'occuper de ses pom-poms et des dernières tendances de la mode plutôt que de savoir résoudre telle ou telle équation en chimie. Elle est loin d'être idiote mais elle préfère utiliser ses capacités intellectuelles pour des choses qui l'intéresse réellement « Je m'en occupe. Je te demande pas d'être performante dans ton job, juste de le séduire et de l'attirer dans ton lit, ça devrait être dans tes cordes.» à cet instant précis elle ne sait pas très bien si elle doit prendre cette remarque comme une insulte ou un compliment. Enfin une sorte de compliment. Visiblement Connor avait des effort à faire pour parler à la gente féminine. Certes son physique pouvait faire oublier certaines choses à son sujet mais il ne fallait pas non qu'il en use trop, surtout avec Malia. La jeune femme n'aime pas qu'on l'insulte, ou qu'on lui manque de respect mais elle sait aussi parfois tout ranger dans un petit coin de sa tête pour se venger plus tard et c'est exactement ce qu'elle faisait actuellement. Le jeune homme soupire et sort deux billets pour payer l'addition et il ajoute « Mais surtout je ne te dénonce pas à la police et je ne dirais rien sur ta véritable identité Sage. Je pense que c'est un deal qui ne se refuse pas. » elle fait un arrêt sur image, elle s'arrête avant de prendre une gorgée de café. Il a bien trop insisté sur son prénom pour que cela soit une erreur, une simple erreur. Sa tête se met à bouillonner, tout un tas de questions s'entrechoquent. Comment peut-il savoir cela? Comment a-t-il eu cette information? Elle avale difficilement sa gorgée de café et sans montrer la moindre surprise elle ajoute « Malia, je m'appelle Malia. » elle prend un ton assurée, sûre d'elle. Son prénom est Malia Ryswell et non Sage. Cette fille n'existe plus, elle est morte il y a trois ans. Et Malia compte bien que cela reste comme ça. Connor se met à rire et secoue la tête, pourtant elle n'a rien dit de drôle à ce qu'elle sache « Sage, Malia peut importe. On ne va pas jouer à ce jeu tous les deux n'est ce pas. Tu préfères Malia, très bien. » son ton est limite menaçant, une menace déguisée bien entendu mais Malia n'est pas stupide pour ne pas s'en rendre compte. Il se lève de la banquette tout en tendant la main et la regarde en souriant, elle, elle ne sait pas trop ce qu'elle doit faire. S'il connait sa véritable identité ce n'est pas bon signe. Si elle refuse elle craint le pire et pourtant, sa conscience lui dit de partir. Elle n'a pas toute les informations dans cette histoire et elle a comme un sentiment de se faire avoir « Tu es partante ou non? » elle devrait dire non, et passer son chemin mais pourtant elle hésite. Elle pourrait largement profiter de cette association. Elle soupire et prend sa main en affichant un large sourire « Je choisis moi même mon appartement et je veux une vue, et c'est moi qui mène la barque avec ce fameux Evan. Tu ne me dis pas quoi faire. » il hausse les épaules, et passe son bras autour de sa taille, comme pour faire remarquer à tout le monde que maintenant Malia est sa propriété « Si tu fais correctement ton boulot je te laisse prendre les initiatives que tu veux. Tant que j'ai mes infos et que notre cher petit Evan tombe de sa chaise de directeur. » elle hausse à son tour les épaules et passe à son tour son bras autour de la taille du blond tout en souriant mais une fois à l'extérieur il s'arrête et plaque la jeune brune contre le mur « Malia mon porte feuille. » elle feint d'abord l’innocence même, mais le regard de Connor transmet une impatience et une colère bien perceptible. Avec une petite moue, elle sort alors le porte monnaie du jeune homme de la poche de sa veste en cuir et affichant un petit sourire « Plus jamais ça tu m'as compris. » elle le pousse indélicatement sur le côté et reprend sa route « C'était juste pour voir si tu réagissait vite ou non. Tu devrais d'ailleurs être plus prudent. » son ton est totalement exaspérant, et Connor étouffe un rire agacé par son attitude. Cette nouvelle association n'est pas une bonne chose, têtue et provocateurs autant l'un que l'autre, cela promet un duo plus qu'explosif et visiblement prêt à tout.

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    I built the safe room and I don't let no one in there. Cause if I do, there's a chance that they might disappear and not come back. And I admit I am emotionally scared to let anyone inside. Cause I don't want you to have the opportunity to hurt me and I'll be the only person that I can blame when you desert me


Dernière édition par Malia Ryswell le Sam 16 Jan - 12:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (Malia) ≈ A burnt child loves the fire   Sam 16 Jan - 12:29


The secret of being a top-notch con man is being able to
know what the mark wants, and how to make him think he's getting it

Les mains chargées, le menton appuyé sur la boite en carton, pour éviter qu'elle ne se retrouve par terre à la moindre occasion, elle porte quelques douceurs pour le petit déjeuner Malia pénètre dans l'immeuble pour commencer une nouvelle journée de travail. Encore une. Mais elle s'y rend toujours avec plaisir. Elle se sent presque chez elle ici. Elle ne peut que faire un sourire en guise de bonjour à Stanley, l'agent de sécurité de l'immeuble, et elle espère qu'il la laissera passer même si elle ne montre pas le fameux sésame qu'elle s'était vue remettre le jour de son arrivée. Pour accéder aux ascenseurs de services il faut montrer patte blanche, ou plutôt une carte qui prouve que l'on peut avoir accès à une partie de l'immeuble, une carte qui prouve que l'on travaille bien dans les locaux. La famille Ashmore est très à cheval sur la sécurité et sur les personnes qui ont le droit de monter dans leur bureau. Ce que Malia avait trouvé un peu too much à son arrivée mais qui se comprenait aisément une fois que l'on se retrouvait parmi eux « Ma carte est au fond de mon sac. Est ce que tu pourrais .... » Stanley lui sourit et lui ouvre le passage. Elle le remercie en lui adressant un clin d'œil, mais arrivée devant l'ascenseur, elle fait demi-tour et pose les gobelets de café et la boite sur le bureau de Stanley et elle dépose un gobelet de café avec son prénom écrit dessus ainsi qu'un petit sac en papier et elle s'éclipse rapidement. Avoir dans la poche l'agent de la sécurité était la première chose qu'il fallait faire. Et la jeune brune avait réellement bien réussie sa mission. Elle avait appris au maximum sur Stanley et elle ne manquait jamais de lui demander des nouvelles de sa petite famille, bien qu'elle s'en fichait royalement mais elle jouait la nouvelle employée modèle et tellement compatissante. Malia a pensé à tout le monde aujourd'hui, elle se met tout le monde dans la poche pour mieux les faire parler par la suite. Arrivée à son étage, elle dépose rapidement un café pour chaque personne présente, et elle se dirige ensuite vers le bureau de son patron. Celui qui pourrait la virer si jamais son café n'est pas assez chaud. Enfin d'après ce qu'elle avait entendu par-ci par là en laissant trainer ses oreilles. Certes elle n'est pas obligé de faire tout ça, mais elle veut se rendre indispensable aux yeux des autres. Elle veut gagner leur sympathie et surtout leur confiance. Être au service d'une autre personne n'est pas quelque chose que Malia aurait imaginé possible. Lorsqu'elle vivait à New York, c'était à elle qu'on portait le café, le journal mais aujourd'hui elle est cette personne que l'on commande sans arrêt. Et elle ne bronche jamais. Elle affiche toujours un sourire impeccable et une attitude irréprochable, chose qui la surprenait tous les jours un peu plus en réalité. Elle se surprend a aimer son boulot. Mais si parfois, elle a envie de répliquer, si elle a envie d'envoyer balader toutes ces personnes, elle ne fait rien. Elle prend sur elle. La menace de Connor plane bien trop au dessus d'elle pour qu'elle en fasse qu'à sa tête, comme à son habitude. Avoir quelqu'un qui tire les rennes d'une arnaque n'est pas vraiment ce qu'elle préfère mais elle n'a pas le choix. Leur partenariat est bien loin d'être équitable, certes il lui paye tout ce qu'elle veut - et elle a tendance à en profiter - mais elle n'a pas réellement son mot à dire sur le déroulement des opérations. Et si elle aurait dû se méfier de son petit marché, l'appât du gain pour la brunette avait été plus fort, elle avait une nouvelle fois foncé tête baissée. Sans prendre le temps d'analyser la situation, comme elle l'aurait fait pour un de ses pigeon à elle. Elle est de nature impulsive, mais elle sait aussi faire preuve de réflexion selon la situation. Sauf avec Connor, ce beau parleur tellement charismatique. Il avait su la convaincre bien rapidement. Et le fait qu'il connaissance sa véritable identité était un facteur bien trop important pour Malia, et trop dangereux pour qu'elle le contrarie. Et qu'elle refuse ce partenariat. Mais elle n'aime pas ne pas savoir toute l'histoire sur cette affaire. Seulement, elle n'est pas en position de poser quelconques questions. Elle passe une main dans ses cheveux avant de déposer son café sur son bureau à elle, et attrape les trois dossiers qu'elle avait pris soin de terminé avant de quitter son poste la veille. Son patron voulait que ces dossiers soient complets et vérifiés avant sa réunion dans quelques heures. Alors en assistante consciencieuse et dévouée, Malia était restée quelques heures supplémentaires pour finir son travail. Elle devait faire bonne impression, elle devait entrer dans les bonnes grâces d'Evan, elle devait se montrer irréprochable pour pouvoir l'approcher. Elle fait les quelques pas qui la sépare de son bureau mais s'arrête net. La porte est ouverte. Grande ouverte. Qu'est-elle censée faire ? Déjà lorsque la porte est close, elle n'a pas nécessairement le réflexe de ce que la bienséance voudrait, elle est un peu sans gêne et entre parfois sans frapper, même si elle sait que ce n'est pas bien. Si bien qu'en tout temps, elle rentre, elle s'invite, elle s'impose. Sans même en prendre conscience. Mais elle le fait quand même, seulement avec lui c'est un peu différent. Elle s'est mise quelques limites à ne pas dépasser, du moins au début. Elle sait qu'il est pointilleux sur les manières, sur le comportement à adopter au travail alors elle s'adapte. Mais là, la porte est ouverte. Grande ouverte. C'est peut être une invitation implicite ? Et puis elle en a l'envie, et celle-ci suffit à la guider. Elle regarde par dessus son épaule, Courtney est occupée et l'autre assistante aussi, elle hausse alors les épaules pour elle même et entre dans le bureau de son supérieur. Elle ne peut s'empêcher d'admirer et d'être subjuguée par la vue qui s'offre à elle. Si l'immensité de sa ville natale et son effervescence lui manque, elle aime aussi la tranquillité - ou plutôt le semblant de tranquillité - qu'elle peut trouver à Washington. Et à chaque fois qu'elle met un pied dans ce bureau, elle ne peut s'empêcher de poser son regard sur la vue extérieure qui est tout simplement superbe. Elle pourrait rester ici des heures et des heures sans jamais se lasser. Cependant, elle n'oublie pas la raison de sa présence dans le bureau d'Evan. Alors elle dépose le café au milieu du bureau et dispose les dossiers de manière à ce que les titres de chacun soient visible en un coup d'œil. Jamais elle n'a été aussi organisée que maintenant, mais elle se doit de donner le change et d'être à la hauteur du CV qu'elle a fournit lors de son entretien d'embauche. Alors aujourd'hui Malia Ryswell est une personne hyper organisée et qui aime que tout soit parfaitement bien rangé et disposé. Mais seulement au travail, car dans son appartement c'est une autre histoire, ce qui a tendance à agacer Connor d'ailleurs. Et inconsciemment, c'est peut être pour cette raison qu'elle laisse trainer ses affaires un peu partout. Son regard se pose sur une photo d'Evan et de sa femme, et elle ne peut s'empêcher d'esquisser une petite grimace, Ophélia Ashmore est un obstacle pour la jeune brune. Un obstacle qu'elle est prête à dépasser pour arriver à ses fins. Et qui ne lui fait aucunement peur. Elle n'a vu madame Ashmore qu'à de courtes reprises mais elle sait déjà qu'elle ne l'aime pas. Mais alors pas du tout. Elles ne seront jamais de grandes amies c'est un fait établie. Et puis au vue de l'objectif de Malia, elles ne pourront vraiment pas se lier d'amitié. Mais aussi parce qu'elle semble vouloir faire de la vie de Malia un réel enfer, et elle lui avait bien fait comprendre lors de leur première rencontre. La jeune brune laisse la main glisser sur l'agenda d'Evan, elle survole les rendez vous de la journée, et même de la semaine. Elle cherche un rendez vous qui sorte de l'ordinaire, un indice qui pourrait intéresser Connor, car la raison première de sa présence est celle-ci: trouver un maximum d'information qui pourrait faire de l'ombre à sa réputation qui semble si parfaite mais qui selon Connor n'est qu'une simple image pour le monde. Et ses yeux parcours le bureau, mais sans trouver ce qu'elle veut. Et en même temps, elle ne sait pas vraiment ce qu'elle cherche alors c'est un peu difficile. Connor reste toujours assez vague dans ses demandes, elle doit espionner, elle doit le séduire, elle doit ruiner sa réputation mais elle ne sait toujours pas pourquoi. La seule chose qu'elle sait, c'est qu'Evan n'est pas un homme bien, il est un grand manipulateur prêt à tout pour réussir et selon Connor son entreprise cacherait bien des choses. Mais c'est toujours la même interrogation: quelles choses? Malia en a un peu assez d'être gardée dans le flou depuis deux mois, elle aurait espérée en savoir un peu plus mais Connor ne lui donne des informations qu'au compte goutte. Ce qui rend son travail quelque peu compliqué, mais c'est un challenge pour elle. Séduire un homme marié, en soit n'est pas bien compliqué pour la brunette, mais séduire un homme marié qui semble fou amoureux de sa femme est un tout nouveau terrain pour elle. Un nouveau terrain de jeu qu'elle est prête à conquérir. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle, elle a décidé de se rapprocher des autres assistantes, elle joue les grandes copines à la perfection et elles parlent. Pour Malia, seul le résultat compte, la manière dont elle s'y prend ne l'empêche en aucun cas de dormir sur ses deux oreilles. Elle est cependant consciente que ce n'est pas avec cette attitude qu'elle va se faire des amis, mais elle ne cherche pas cela. Elle est mieux seule au final, on ne peut compter que sur soi-même, car tout le monde finit par vous trahir un jour « Mademoiselle Ryswell je peux vous aider? » à l'entente de sa voix elle sursaute. Elle affiche un petit sourire gênée et replace une mèche derrière son oreille. Elle ne l'a pas entendu entrer ou plutôt elle fait comme si. Parfois, elle se dit qu'elle aurait pu être actrice. Elle avait entendu Courtney le saluer alors elle savait pertinemment qu'il allait entrer dans son bureau, et elle n'était donc plus en train de fouiller dans sa pile de dossier. Elle est bien trop maline pour se faire prendre la main dans le sac ainsi. Elle fait un pas en arrière pour s'éloigner du bureau sur lequel elle était appuyée et regarde Evan « Oh monsieur Ashmore. Je... je vous ai apporté votre café et je déposais les dossiers pour votre vente cette après midi. » dit-elle avec un grand sourire, et en désignant les dossiers marrons sur son bureau, comme pour réellement justifier sa présence dans cette pièce. Le jeune homme hoche la tête et la contourne pour prendre place sur son siège. Elle sait qu'il regarde les dossiers qu'elle a évoqué quelques secondes avant, elle se place alors devant le bureau « Oh et je dois vous rappeler que vous avez aussi un déjeuner avec votre père dans votre restaurant. Et j'ai aussi demandé à ce qu'on vous attribue votre table habituelle.» lorsqu'on connait bien la jeune femme, on sait d'avance que tout est calculé, tout est maitrisé à la perfection par la jeune brune. Elle n'est jamais aussi serviable, aussi obéissante sans avoir une idée derrière la tête. Mais par chance, Evan ne la connait pas, du moins il ne connait pas la véritable Malia, alors elle peut être cette personne avenante, un peu timide et pourtant si attachante. Et elle manipule les gens autour d'elle sans aucun remords, elle se fiche bien de tout ça. Elle contourne le bureau pour se placer à la droite du jeune blond, et dans un geste étudié à l'avance, elle se penche un peu pour attraper un stylo et noter l'heure du rendez vous sur son agenda. Elle prend soin d'effleurer la main d'Evan au passage, tout en affichant un sourire gêné. Elle se relève aussitôt et reprend rapidement sa place de l'autre côté du bureau. Elle remet une certaine distance avec lui, elle joue un certain malaise et pourtant elle n'est pas du tout mal à l'aise dans cette situation « Est ce que je peux faire quelque chose de plus pour vous monsieur Ashmore? » son sourire est quelque peu forcé lorsqu'elle prononce cette phrase, elle déteste s'entendre dire cela. Elle se mord la langue pour éviter de tout envoyer balader. « Non merci Malia vous pouvez disposer. » et si elle a envie de lui jeter son agenda au visage pour la congédier ainsi, sans un sourire ni rien. Elle sourit et s'éclipse rapidement pour rejoindre son bureau. Mais elle ne quitte pas des yeux Evan, elle l'observe et tente de trouver un moyen pour se rapprocher de lui un peu plus rapidement. Et puis elle devait aussi avouer qu'elle aimait bien l'observer. Car oui, Evan est un bel homme, très charmant et tout à fait le type d'homme qui peut plaire à la jeune brune. Et si elle sait que se rapprocher de lui prendra du temps, mais elle n'aime pas tellement attendre que les choses arrivent. Elle joue avec ses cheveux mais ne lâche pas Evan du regard, elle réfléchit à son plan d'attaque « Malia? » elle ne réagit pas mais sursaute lorsqu'elle sent une main se poser sur son épaule, là elle ne joue pas la comédie. Elle a vraiment été surprise et tente de cacher cela « Pardon j'étais ailleurs je crois. » Courtney esquisse un petit sourire et lâche un petit rire par la même occasion. La seule chose que Malia espère c'est que sa collègue n'a pas remarqué que sa rêverie se portait sur le grand patron, sinon elle aurait sans doute un peu de mal à cacher tout cela. « Ce n'est pas une bonne idée. » Malia regarde Courtney sans vraiment comprendre de quoi elle parle, ou plutôt elle sait ce qu'elle sous entend mais elle mise sur son innocence totale pour se sortir de cette situation. Cette attitude l'a beaucoup aidé par le passé mais au vue de l'expression de Courtney, elle n'allait pas s'en sortir si facilement. Tant pis elle adaptera plus tard « Il est indisponible Malia. » elle sourit faiblement, oui mais son indisponibilité l'attire encore un peu plus. Malia a toujours voulu avoir ce qu'elle ne pouvait pas. Un gros défaut qui lui a attiré bien des ennuis par le passé. « Je vais te donner un conseil, prend tes distances. Garde une relation simplement professionnelle. Sinon tu le regretteras et sa femme ne te lâchera pas jusqu'à ce que tu n'ais plus rien. » elle n'a déjà plus rien. C'est vrai Malia n'a rien à perdre dans cette histoire. Sans doute la raison pour laquelle prendre de tels risques ne la perturbe pas tant que ça. Elle risque de perdre son travail pour lequel elle n'a aucune qualification, sa vie actuelle est un mensonge de A à Z alors elle n'a plus rien à perdre. Vraiment plus rien. « Tu en parles comme si tu avais déjà vécue l'expérience? » Malia se lève de sa chaise et se rapproche de Courtney, elle chuchote presque. Elle veut la pousser à parler, à se confier « Toi et lui? » cette question est accompagné d'un petit regard entendu avec Courtney. Mais l'assistante secoue rapidement la tête de manière négative, elle est presque choquée de la question de Malia. Elle regarde à sa droite, puis à sa gauche. Elle veille à ce que personne ne l'entende, car elle pourrait perdre sa place et contrairement à Malia, la jeune femme ne compte pas perdre son boulot « Non jamais voyons. Il est mon patron. Je ne devrais pas t'en parler, mais ce que je peux te dire c'est que la dernière fois qu'une assistante à craqué pour lui, cela s'est très mal terminé. » voilà que la jeune femme vient de piquer au vif la curiosité de Malia. Elle veut en savoir plus, elle veut savoir ce qu'il s'est passé mais surtout elle se demande si Connor est au courant de cette histoire. Mais elle ne pose pas plus de question à sa collègue, elle n'a pas envie d'éveiller les soupçons, et surtout ne pas trop attirer l'attention sur elle. Mais elle allait mener sa petite enquête. Le reste de la journée lui semble durer une éternité, et ce qu'on lui demande de faire l'ennuie au plus haut point. Elle déteste recevoir des ordres et pourtant, c'est son travail. Elle regarde sa montre et s'empresse de ranger dès qu'elle s'aperçoit que la fin de journée est arrivée. Si hier, elle a fait des heures supplémentaire ce soir elle n'en n'avait aucune intention. Elle rassemble ses affaires et se dirige vers l'ascenseur, les portes s'ouvrent et elle appuie sur le bouton du rez de chaussée. Mais au moment où les portes se referment, une main vient s'interposer entres elles. Evan. Elle lui adresse un petit sourire, et ne peut s'empêcher de lui jeter quelques regards en biais. A un moment leurs regards se croisent, les deux semblent gênés, mais ils n'échangent aucun mots. Mais Malia décide de rompre ce silence « J'espère que le déjeuner avec votre père c'est bien passé. » elle tente simplement de combler le silence, l'ascenseur s'arrête à un étage et des gens montent et par conséquent Malia se rapproche un peu d'Evan « Très bien. » il n'est pas vraiment bavard mais elle s'en contente, les regards qu'ils se lancent lui suffise. Une fois arrivée à destination, Evan rejoint sa femme qui ne manque pas de jeter un regard plus que noir à Malia tout en attrapant son mari par le cou, comme pour marquer son territoire et lui faire bien comprendre qu'Evan est à elle. Mais s'il y a une chose à savoir sur Malia, c'est qu'elle est extrêmement joueuse, et que ce genre de provocation l'amuse plus qu'autre chose. Elle n'est en aucun cas impressionnée par Ophélia Ashmore. Une fois à l'extérieur, la jeune brune attrape son téléphone sans son sac à main et ne manque pas de jeter un dernier regard à Evan avant qu'il ne s'engouffre dans sa voiture de luxe avec sa femme. Ce soir, elle va enquêter sur cette histoire d'assistante, elle ne sait pas encore comment elle va s'y prendre mais elle va trouver de quoi il retourne « J'avoue que tout comme lui je préfère l'autre brune. » elle se retourne brusquement en entendant cette voix masculine qui lui donne déjà mal à la tête et fronce les sourcils pour se donner un air plus menaçant « Tu es obligé de venir me pourrir ma soirée aussi? » il avait déjà joué les troubles fait au réveil de la jeune Ryswell, et elle n'avait que légèrement appréciée cette intrusion matinale. Certes elle logeait dans ce magnifique appartement à Dupont Circle grâce à lui mais il n'était pas vraiment obligé de rentrer dans son appartement quand cela lui chantait. Il n'avait réellement aucune retenue et aucune décence. Elle soupire et commence à marcher pour s'éloigner de lui, mais Connor est bien décidé à la suivre. Pourtant, Malia redouble d'effort pour le fuir, le semer mais rien n'y fait. Elle l'entend rire dans son dos, elle lève les yeux au ciel. Il y a réellement des jours où elle regrette d'avoir accepté sa proposition d'emploi. Et lorsqu'elle croise des policiers elle hésite même à les accoster pour leur dire qu'un homme la suit depuis quelques temps et quelle a des doutes sur sa stabilité mentale. Elle fait un pas leur direction, et Connor semble comprendre immédiatement ce qu'elle veut faire, alors il accélère le pas et l'attrape par les épaules tout en souriant « Des infos à me transmettre? ma chérie. » elle affiche un sourire forcé, elle déteste quand il l'affuble de ce genre de surnom, elle ne le supporte pas. Elle ne supporte d'ailleurs aucun surnom aussi ridicule que celui-ci. Malia n'est pas le genre de fille a raffoler des petits noms d'amour qu'il ne cesse de lui attribuer « Non aucune, ah si une mais je doute qu'elle t'intéresse. Lila de la compta a probablement couché avec Larry du courrier, et Marlow est sans doute lesbienne mais info à confirmer bien sûr. » elle s'arrête en plein milieu de la rue et le regarde en souriant. Elle se fout littéralement de lui, elle se moque de lui ouvertement. Elle le provoque sans arrêt. Elle aime bien au fond leur petit jeu de provocation, elle est joueuse mais très mauvaise perdante. Et elle met toujours un point d'honneur à gagner chaque joute verbale qu'elle commence avec le jeune blond. Mais ce n'est pas si facile que ça, et elle garde un tableau de score dans son esprit. Il est adversaire redoutable mais elle aime ça. Il l'attrape par le bras, avec peu de délicatesse, mais elle ne bronche pas, elle ne bouge. Elle n'essaie pas de se débattre. Première cela attirerait le regard des passants sur eux, et deuxièmement, il lui ferait encore plus mal si elle bouge. Elle le fixe un court instant, son regard est noir, menaçant, il s'impatiente. Mais à cet instant précis, elle a un certain avantage sur lui. Il attend qu'elle parle, c'est elle qui a la main dans la situation actuelle. Il n'a aucune information, et il est pendu à ses lèvres. Cette idée la fait sourire, et calmement, elle se défait de son étreinte. Elle ajuste sa veste en cuir sur ses épaules et reprend sa marche « Je suis une piste mais pour l'instant rien de concluant. Et aucun cadavre dans les placards à signaler pour l'instant. » elle préfère pour l'instant ne pas évoquer cette assistante avec qui Evan aurait pu s'égarer quelques temps. Elle n'a pas assez d'information pour en parler à Connor, et garder un peu de mystère lui donne un avantage non négligeable. Alors pour l'instant, elle garde tout pour elle et ce soir elle commence sa petite enquête « Tous les empires sont construit dans le sang Malia, et celui de Evan est pareil. » il délire c'est évident. Malia a quelques difficultés à voir Evan comme un homme prêt à tout, même à tuer, pour arriver à ses fins. Elle comprend que Connor et lui ont eut leurs différents par le passé, elle mise toujours sur une femme mais n'a toujours pas eu le fin mot de l'histoire. Elle étouffe un petit rire suite à la déclaration bien dramatique du blond. Mais si Malia trouve cela drôle, lui au contraire est très sérieux. Alors oui, elle est consciente que ce n'est sans doute qu'une simple métaphore, qu'Evan n'a pas vraiment tuer quelqu'un mais elle trouve quand même cela un peu trop dramatique « Les Ashmore ne sont pas non plus les Lannister. » mais Connor ne sourit pas. Il ne se déride pas. Elle hausse les sourcils et sourit. Elle le regarde cependant pendant quelques instants, elle tente de déchiffrer l'expression sur son visage mais ne parvient à rien. Si elle arrive à cacher ses émotions, Connor est pareil. La colère et l'impatience, cependant son bien lisible sur son visage mais rien d'autre. Le jeune homme insiste pour la raccompagner jusqu'à chez elle, et si elle insiste pour rentrer seule, elle n'a pas le dernier mot. Elle ne comprend pas d'ailleurs pourquoi il la suit à la trace comme cela. Un moyen de plus pour la contrôler sans doute. Une fois chez elle, elle s'installe sur son lit avec son ordinateur sur les genoux et commence à chercher des informations sur les employés de l'entreprise de Evan.


The only real battle in life is between hanging on and letting go

Courtney stoppe la voiture juste devant une maison de la banlieue de Washington. Malia tourne la tête vers la maison et entre ouvre la bouche, elle est bouche bée devant cette demeure qui semble si parfaite. Elle a l'impression de se trouver dans un film. Le jardin est impeccable, pas un brin d'herbe plus que l'autre, des fleurs magnifiques et des couleurs assorties. Une barrière blanche devant la terrasse tout droit sortie d'un magasine de décoration. Elle ouvre la portière passager et passe l'anse de son sac sur son épaule tout en serrant quelques dossiers contre elle. Elle ne peut s'empêcher de regarder autour d'elle, toutes les maisons se ressemblent, elles sont parfaites en tout point. Un épisode de Desperate Housewives. Mais s'il y a bien une chose qu'elle sait, c'est qu'il ne faut jamais se fier aux apparences. Ne jamais se fier à tous ces sourires que l'on voit sur le visage des habitants du quartier « Oui moi aussi je rêverais de vivre dans une maison comme ça. Mais c'est pas demain la veille. » cette réplique fait sourire Malia et lui permet de reprendre ses esprits par la même occasion. Elle, elle a vécue dans un tel endroit toute son enfance mais elle ne dit rien, et acquiesce seulement à la remarque de la jeune rousse. Il n'est pas utile pour elle de se perdre dans ce genre de souvenirs ou bien de répondre à Courtney, un simple sourire fait l'affaire. Malia ne peut pas parler - et ne veut pas surtout - de son passé, du moins celui de Sage. Alors elle hausse simplement les épaules, un petit sourire entendu et le tour est joué. Et l'histoire qu'elle a raconté à tout le monde jusqu'ici ne colle pas avec une vie dorée dans un tel quartier, dans une telle maison. Non Malia Ryswell vient d'une famille modeste, sans problèmes importants. En réalité, la jeune brune change souvent d'histoire, elle change de scénario suivant les personnes avec qui elle est. Et ses collègues de travail n'ont pas réellement besoin de connaître sa vie personnelle au final. Malia n'a jamais était intéressée par ce genre de relation. Elle est beaucoup mieux seule,. Elle n'est pas douée pour se faire des amis, et même si cela arrivait elle serait sans doute la pire amie que la terre puisse connaître. Elle ne sait pas comment être une telle personne en réalité. Elle n'a jamais vécue de réelle amitié avec qui que ce soit. Ses amis ou ses soit disant amis l'étaient simplement par pur intérêt lorsqu'elle vivait à New York et lorsqu'elle avait encore une utilité pour eux. Elle a bien vu que du jour au lendemain, tout le monde lui a tourné le dos. Et si les premiers jours elle l'a mal vécue, elle s'est faite à cette idée et aujourd'hui, elle sait qu'elle est mieux seule. Elle ne doit de compte à personne, ou presque. Parce qu'elle n'oublie pas qu'elle doit en rendre à Connor, et elle n'oublie pas non plus que le jeune blond n'est pas réellement ravie du temps que Malia prend pour se rapprocher d'Evan. Il lui a encore rappelé ce matin, et de manière abrupte, comme à son habitude. Connor manque réellement de tact, et ce n'est pas faute de lui faire remarquer. Alors Malia avait décidé qu'aujourd'hui, elle devait tenter une approche avec son patron. Elle devait faire le premier pas, elle devait le tenter aujourd'hui. Cette journée porte ouverte était l'occasion rêvée pour son plan. Loin de tout, loin de tout le monde et une journée entière avec lui. Seulement voilà, Malia n'avait pas réellement prévu qu'Ophélia soit de la partie, elle allait lui rendre la tâche plus compliquée. Et lorsqu'elle voit la brunette sur la terrasse en train de menacer une personne au téléphone, elle esquisse une petite grimace discrète et passe son chemin. Courtney lui fait signe de la suivre, seulement une fois à l'intérieur de la maison elle ne peut s'empêcher de s'arrêter en plein milieu de l'entrée et de regarder tout autour d'elle. Cette maison respire le luxe, elle respire l'argent. Et Malia étant assez matérialiste, elle est impressionnée, elle est attirée par tout cela. Elle doit avouer aussi que ce style de vie lui manque, même si elle n'a pas à se plaindre en moment. Elle vit dans un bel appartement dans un excellent quartier de la ville, mais elle est consciente que cela est éphémère « Malia tu viens? » une nouvelle fois Courtney la sort de sa rêverie. Elle sursaute légèrement et sourit un peu gênée de se faire reprendre de la sorte, encore une fois. Et en si peu de temps. Mais elle tente de cacher tout cela et marche rapidement vers sa collègue. Elle entend un petit rire étouffé dans son dos, elle soupire mais ne retourne pas. Elle se doute que Ophélia Ashmore doit en être la source, elle ne sait pas si cela s'adresse directement à elle, mais elle le suppose. Elle le prend pour elle. C'est comme une évidence pour la jeune brune. Si elle avait été dans une situation différente, cela ferait bien longtemps qu'elle l'aurait remise à sa place, qu'elle lui aurait demandé directement en face qu'elle était son problème. Mais c'était tout bonnement impossible. Elle ne pouvait pas se le permettre, elle ne pouvait pas se mettre à dos la femme de son patron - même si c'était sans doute déjà un peu le cas - mais elle ne devait surtout pas se mettre à dos Evan. L'enjeu était bien trop important pour tout gâcher seulement par fierté. Car le fond du problème était bel et bien là. La fierté de Malia en prenait un coup. Son amour propre aussi était quelque peu malmené ces derniers temps. Et elle devait réellement prendre sur elle pour ne pas exploser à tout moment. Mais à chaque fois qu'elle était sur le point de le faire, la voix de Connor résonnait dans son esprit et immédiatement, elle se calmait. Elle reprenait peu à peu ses esprits et se focaliser sur la mission. Elle ne devait en aucun cas oublier ce qu'elle faisait ici. Elle entre dans le salon et dépose les dossiers qu'elle tient dans ses bras sur la table, là ou Courtney lui demande. Elle fronce les sourcils lorsque ses yeux se posent sur le tableau représentant la famille vivant dans cette maison, elle ne les connait pas personnellement et pourtant elle a une impression de déjà vu. Elle connait ce genre de famille, souriante à souhait sur les photos et en public mais en privée, l'histoire est bien différente. Cela lui rappelle ses parents, et les souvenirs horribles qu'elle peut en avoir. Un sourire peut cacher bien des choses. On ne voit que les apparences, on ne voit que ce que ces familles veulent montrer. Les gardes robes magnifiques de madame, les voitures de luxes garées dans l'allée, les bijoux en or que l'on expose à chaque réception, simplement pour dire aux autres que l'on a de l'argent, que l'on est mieux qu'eux. Mais en y regardant de plus près, on peut voir les fissures de cette image si parfaite. Il y a toujours un envers du décor et souvent il n'est pas beau à voir. Malia a vécue tout ça, elle a été ce genre de personne. Celle que l'on admire, celle que l'on jalouse pour tout ce qu'elle possède, et puis du jour au lendemain plus rien. Le néant. Elle a eu l'impression de se noyer et de ne pas pouvoir se raccrocher à quoi que ce soit. Mais il parait que l'argent ne fait pas le bonheur. Cette phrase a souvent fait sourire Malia. L'argent ne fait sans doute pas tout c'est vrai, mais quand on n'a plus rien, mais réellement plus rien du tout. Le bonheur n'est pas présent. Elle le sait, elle l'a vécue. Elle s'en est sortie certes mais elle a touché le fond. Alors aujourd'hui pouvoir avoir un semblant de vie comme dans son passé lui importe beaucoup. Peut être un peu trop. Car elle est prête à tout pour garder son statut, ses possessions matérielles. Même ruiner la vie d'un homme qu'elle ne connait pas. Et si cette idée lui a effleuré l'esprit quelques fois, elle chasse bien vite cette idée en regardant son dressing. Elle est superficielle, et elle l'assume totalement. Cette famille dans ce portrait au dessus de la cheminée est l'illustration parfaite de la vie en banlieue, dans ce monde là. A l'entente de pas dans la pièce, elle cesse de regarder cette photo et reporte son attention à la personne qui vient de faire son entrée. L'objet de son attention. Evan Ashmore. La jeune brune le regarde avec insistance, elle a passé ses derniers mois à jouer l'innocence et le subtil pour lui faire comprendre qu'elle était intéressée mais visiblement cette technique d'approche ne porte pas ses fruits. Alors elle a décidé de tenter une approche un peu plus explicite. Elle sait qu'elle risque de se faire repérer, Ophélia va clairement voir clair dans son jeu -si ce n'est pas déjà le cas - Courtney semble être à des années lumières de savoir quoi que ce soit ce qui est un point positif. Elle n'a pas semblé suspicieuse lorsque Malia lui a demandé des renseignements sur l'histoire avec son ancienne assistante: Sasha. Ou bien, elle a compris le petit jeu de Malia, mais l'ayant déjà mise en garde, elle pense sans doute avoir jouer son rôle. Et maintenant les cartes sont entre les mains de Malia « Je n'ai pas besoin de vous rappeler que cette journée est une journée importante n'est ce pas? » Courtney et Malia se regarde et font un signe de tête pour signaler à Evan qu'elles ont compris le message. Il ne cesse de le répéter depuis des jours et des jours, elles savent très bien que tout doit être parfait. Cette journée porte ouverte doit se passer sans accroc c'est une obligation. Cette maison doit se vendre à la fin de la journée et cette vente aura aussi des répercutions positives sur carrière politique du patron. Même si Malia avait bien du mal à comprendre cet engouement pour la politique et encore plus pour le partit républicain, elle ne dit rien. Malia et la politique ce n'est pas le grand amour, elle n'aime pas prendre parti pour un tel ou un tel. Son père s'est lancé tête baissé avec homme politique et cette histoire l'a mené directement à la case prison. Il n'est pas passé par la case départ. Alors elle reste vraiment sceptique sur tout ce qui tourne autour de ce monde là. Et puis honnêtement, elle s'en fiche complètement. Elle ne s'y est jamais vraiment penchée, elle ne sait même pas de quel côté elle est. Républicain, Démocrate. Cela dépend des jours. Elle doit cependant avouer qu'elle trouve que le président actuel a une certaine classe et de bonnes idées mais elle n'est pas vraiment sûre que tout soit une bonne idée. Alors elle ne prend pas plus de temps que cela pour comprendre « Ne vous inquiétez pas Monsieur Ashmore, nous sommes prêtes. » pendant trois jours, elles avaient triées les invités sur le volet. Il fallait inviter que les personnes susceptibles d'être intéressées par la vente de cette maison mais aussi les personnes qui étaient du même partit que Evan, ou bien qui penchaient fortement en faveur des Républicains. Elle se lève et lui tend quelques dossiers « Toutes les informations que vous avez besoin sur les acheteurs potentiels se trouvent ici. » elles avaient bien tout préparé, et Malia devait avouer qu'elle s'était bien amusé à fouiller dans la vie de tous ces hommes et ces femmes. Découvrir les secrets des autres est tellement passionnant. Tout le monde cache quelque chose, et posséder cette information sur la personne c'est avoir un coup d'avance. C'est une simple partie d'échec les affaires ou la politique. C'est avoir un réel pouvoir sur cette personne. Malia le sait. Malia en profite bien souvent de cet avantage « En quoi savoir que Larry Hollister possède un appartement à Los Angeles peut m'aider Courtney? » il arque un sourcil, il ne comprend pas pourquoi cette information est noté dans le dossier de Hollister. Courtney le regarde sans rien dire et tourne la tête vers Malia, en réalité ce n'est pas la jeune rousse qui a trouvé cette information mais Malia. Cette dernière lève les yeux de son dossier et hausse les épaules « En soit l'information n'a pas grande importance. Le plus important est de savoir à quel nom est la bail de l'appartement. Parce que je doute fort que la demoiselle de 22 ans soit sa femme et encore moins sa fille. » elle sourit fière de sa petite trouvaille. Parce que oui, Larry Hollister était bien loin d'être l'homme fidèle qu'il prétend être. Il est loin d'être aussi un père modèle pour ses deux fils que tout le monde connait pour leurs nombreuses frasques dans les soirées mondaines de la ville. Evan sourit et hoche la tête. Courtney n'avait clairement pas l'habitude de fournir ce genre d'information à Evan, mais Malia connaissait les rouages de ce monde et le meilleur moyen d'avoir un homme dans sa poche est soit de le séduire ou bien de détenir le pire secret sur son compte. Celui qui le ferait tomber de piédestal, et la plupart du temps pour ces hommes là c'était une maitresse « C'est cliché peut être mais ça fonctionne toujours bien. » elle se lève tend un autre dossier à Evan. Au moment où elle lui donne le dossier, elle se permet d'effleurer sa main. Leurs regards se rencontrent, une certaine tension se ressent. Ils restent quelques secondes, le regard plongé dans celui de l'autre. Mais Courtney les ramène à la réalité en faisait remarquer sa présence. Encore une fois, elle reprend Malia. Pour la troisième fois aujourd'hui. Mais cette fois, Courtney l'agace. Mais elle ne dit rien. Un simple petit sourire et elle retourne à ses occupations, sans oublier de jeter un regard à Evan. A les voir tout les deux maintenant, on pourrait presque croire que Malia commence à se laisser charmer par son patron. Mais bien sûr tout cela n'est qu'un jeu de rôle , du moins c'est que qu'elle pense. Evan ouvre le dossier et sourit tout en regardant Malia. Elle lui a donné toutes les informations dont il besoin pour la journée et la soirée. Il a alors un coup d'avance dans la partie. Le téléphone de Malia interromps ce jeu de regard entres eux, elle regarde l'écran de son Iphone et voit son prénom s'afficher. Elle n'est guère encline à répondre mais elle sait que l'ignorer pourrait le mettre dans une colère noire, et elle n'a pas envie de subir ses foudres en regagnant son domicile ce soir. Elle s'excuse alors poliment auprès de Evan et de Courtney, et elle sort de la pièce pour répondre à Connor. Rien que le fait d'entendre le son de sa voix lui met les nerfs en boule. Il est sans arrêt sur son dos ces derniers temps, et cela Malia a bien du mal à le supporter. Pourtant elle n'a pas le choix. Alors pour la énième fois depuis le début de semaine, elle lui répond qu'elle n'a rien de bien concluant à lui fournir, et qu'elle progresse lentement avec Evan. Ce qu'elle ne lui dit pas, c'est qu'elle garde quand même quelques informations pour elle. Histoire d'assurer ses arrières. Juste au cas ou. Elle ne donne pas toutes ses cartes, elle n'est pas stupide. Elle garde une assurance. Elle connait bien trop le genre d'homme que Connor est, pour tout lui donner sur un plateau d'argent. Bien qu'elle n'est pas trouvé des informations croustillantes sur Evan Ashmore, il semble parfait. Aucun squelette dans les placards. Mais bien sûr ne jamais se fier aux apparences. Tout le monde a quelques squelettes bien cachés au fond du placard. C'est évident. Et Malia sait que Evan est comme tout le monde. Avant de raccrocher, elle assure à Connor qu'elle trouvera un moyen de se rapprocher de son patron. Plus pour qu'il la laisse tranquille qu'autre chose. Lorsqu'elle arrive devant une chambre, qui semble être la chambre d'un enfant, elle n'a plus envie de parler à Connor. Alors sur un ton froid et autoritaire, elle lui demande de la laisser faire son travail et elle lui raccroche littéralement au nez. Si elle n'a jamais mis les pieds ici elle se sent presque chez elle. Beaucoup de choses lui rappelle son ancienne vie, son ancienne maison où elle a grandit. Elle s'interdit ce genre de chose en règle générale, repenser à son passé. D'une part parce qu'elle a tourné la page et d'une autre part parce que c'est encore bien trop douloureux de revivre tout cela. Ce qui prouve encore une fois, qu'elle n'a pas réellement mis derrière elle sa vie d'avant. Elle entre dans la pièce et soupire, elle se rend compte que ça fait bien longtemps qu'elle n'a pas repensé à tout ça, mais aujourd'hui elle ne peut pas y échapper. Sa main effleure les murs peint de rose poudré, avec quelques petites dorures par ci par là, digne d'une chambre de princesse. Tout est parfaitement rangé, à croire qu'aucun enfant n'a jamais vécu ici. C'est bien trop propre, bien trop rangé. En avançant un peu plus dans cette pièce, elle se rend compte alors que de nombreuses photos montrent une petite fille blonde souriante, pleine de vie et puis des photos un peu plus tristes. Avec cette même petite fille moins souriante, moins enjouée. Tout en observant bien les endroits où les photos ont été prise, elle remarque bien rapidement que les photos les plus récentes ont été prises dans un hôpital. Ce qui explique qu'aucune joie ne transparaisse. Elle ne sait pas vraiment pourquoi mais elle sent son estomac se nouer, pourtant, elle n'est pas du genre émotive comme cela. Elle n'est pas du genre à ressentir une quelconque compassion pour personne « Malia? » Il lui faut un moment pour se reprendre. Son corps lui semble lourd, paralysé par les émotions qui l’a parcourt. Elle met un certain temps avant de se tourner vers le jeune homme. Discrètement, elle essuie une larme au coin de ses yeux. Et elle passe une main dans ses cheveux « Evan...euh pardon monsieur Ashmore. » elle plisse les yeux. Elle vient de se rendre compte de son énorme boulette. Elle n'aurait jamais dû appeler son patron par son prénom. Si habituellement, elle joue le jeu lorsqu'elle se montre gênée, en ce moment ce n'est pas le cas. Elle l'est réellement « Evan c'est très bien. Tu vas bien? » Il s'approche d'elle et pose sa main sur son épaule. A ce contact, elle frissonne mais se dégage rapidement. Si habituellement c'est elle qui cherche ce genre de contact, là elle est mal à l'aise. Sans vraiment comprendre pourquoi, elle préfère imposer d'elle même une certaine distance « Oui ça va. C'est juste .... enfin non rien d'important. » elle sourit et montre la peluche qu'elle tient dans ses mains avant de la reposer sur le lit avec les autres. Elle veut changer de sujet rapidement, elle ne doit en aucun cas se montrer vulnérable comme ça. Jamais elle ne l'a été. Ce n'est pas son genre, mais pas du tout. Non Malia, elle est insensible, égoïste et elle se fiche de ce que peuvent vivre les personnes autour d'elle. La seule chose qui l'importe c'est elle même. Oui elle est totalement égoïste et le revendique. Elle ne ressent aucune émotions, les sentiments c'est pour les faibles. Elle se répète ces mots pour se convaincre elle même presque « Les propriétaires ont laissé toutes leurs affaires? » elle est surprise et en même temps cela lui permet de changer de sujet. Evan lui sourit et s'assoit sur le rebord du lit « Monsieur Ashland n'a pas eu le courage de toucher à la chambre de sa fille depuis. » elle comprend aisément que la jolie petite princesse blonde n'a pas eu la fin de son conte de fée. Elle peut deviner la fin de l'histoire, et ce n'est pas ils vécurent heureux et pour toujours. Elle soupire et regarde une dernière fois les photos au mur « Ils avaient l'air tellement heureux. » dans un murmure, presque pour elle même. Lorsqu'elle se tourne, elle se retrouve face à face avec Evan, un infime espace entres eux. Il se penche vers elle afin d'atteindre un cadre photo sur le bureau. Malia ne bouge pas, elle est comme tétanisée. Elle peut sentir son parfum, ses jambes flanchent presque. Finalement Evan lui fait plus d'effet qu'elle ne veut le laisser croire, c'est plus qu'une évidence maintenant et pourtant elle continue à le nier. Elle chasse ses idées, ses sentiments au loin. Elle se convainc du contraire. Car ce n'est pas possible. Non c'est même impossible. Elle ne peut pas tomber sous le charme du jeune blond. C'est elle qui mène la barque. Elle seule. Lorsqu'il reprend alors une distance normale, elle vient à penser qu'elle veut simplement qu'il se rapproche encore d'elle. Elle n'a qu'une envie réduire cette distance entre eux. Comme une pulsion « Il ne faut pas se fier aux apparences. » elle le regarde ranger le cadre dans un tiroir de la commode. Elle reste planté là, sans rien dire, sans rien faire. Elle pose son regard sur lui simplement. Il sort de la chambre sans ajouter un mot de plus et elle, elle le suit du regard. Elle ne sait pas comment interpréter cette phrase. Elle ne sait pas comment elle doit la comprendre. Malia reste un moment sans bouger dans cette chambre. Puis quelques minutes plus tard, elle décide de sortir. Avant même d'atteindre les escaliers, elle retrouve face à Ophélia, elle croise son regard et elle sait d'avance que la petite scène dont elle a été probablement témoin ne lui a pas plu. Elle sait que son sourire cache quelque chose, mais elle décide de l'ignorer et de poser son pied sur la première marche. Mais une main la retient, alors elle affiche son expression habituelle, et sourit en coin avant même que madame Ashmore est dit quoi que soit. Car aucune menace de sa part ne pourra effrayer Malia. Elle n'est pas Sasha. Bien au contraire « Evan n'est en aucun cas intéressé par une pauvre fille comme toi. » elle se dégage de la prise d'Ophélia et lui répond sur un ton calme « Je crois que c'est à lui de décider non? » c'est un duel de regard noir et de sourire en coin qui s'annonce entre les deux brunes. Elles sont similaires au fond, elles ne lâche rien et veulent avoir le dernier mot quoi qu'il arrive « Ne joue pas à ce jeu avec moi Malia. » elle se rapproche de la brunette et baisse le ton de sa voix mais ce dernier est tout aussi menaçant que si elle lui hurlait dessus. Plus on est calme plus la menace a de l'effet. En principe. Ophélia le sait, mais Malia aussi use souvent de cette technique. Voila pourquoi elle n'est en aucun cas impressionnée « Je doute qu'une ancienne serveuse d'un club de striptease soit son style. » elle accuse le coup. Elle le dissimule au maximum, mais elle accuse le coup. Comment peut-elle savoir ce que faisait Malia avant d'obtenir ce poste d'assistante? Malia regarde autour d'elle, afin d'être sûre que personne n'a entendu les propos d'Ophélia « Alors si je ne suis pas son style pourquoi vous sentir menacer madame Ashmore? » Malia sourit, fière de sa réponse, fière de son attaque. Et Ophélia perd à son tour un peu de son sourire en coin. Un combat sans merci vient de débuter entres les deux jeunes femmes, et aucune des deux n'a l'intention de céder. Malia sait qu'elle a touché un point sensible, tout comme Ophélia la fait quelques secondes plus tôt « Maintenant si vous voulez bien m'excuser j'ai du travail. » elle sait qu'elle n'aurait pas dû. Elle ne devrait pas provoquer Ophélia ainsi, elle aurait du lui dire qu'elle se faisait des idées, qu'elle n'avait aucune intention de faire quoi que ce soit avec Evan. Mais elle n'avait pas pu s'en empêcher. Elle n'aime pas ce genre de menace, elle n'aime pas être provoquée car elle doit obligatoirement répondre à ses attaques. Elle ne supporte pas ne rien faire, et se laisser marcher sur les pieds. Mais elle sait aussi qu'en provocant Ophélia, elle peut tout perdre. Elle peut perdre ce semblant de rapprochement qu'elle a avec Evan, elle peut perdre beaucoup. Mais c'est comme ça. Elle ne supporte pas la jeune brune, elle ne supporte plus ses menaces voilées. En réalité, elle est prise à son propre jeu. Si séduire Evan n'était qu'une mission il y a quelques temps, aujourd'hui Malia semble aussi totalement sous le charme du jeune blond. Ce qui est une véritable erreur. Ne jamais ressentir quoi que ce soit envers sa victime, une règle primordiale dans sa ligne de carrière. Oui Malia Ryswell commençait à avoir quelques remords à continuer tout cela. (...)

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Dernière édition par Malia Ryswell le Sam 16 Jan - 12:39, édité 1 fois
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MessageSujet: #cc3333   Sam 16 Jan - 12:29

(...) Elle adresse quelques sourires complètement faux et hypocrites à tous ces gens qu'elle ne connait pas, et qu'elle n'a pas envie de connaître. Ils n'ont aucun intérêts pour elle. Il lui rappelle bien trop les personnes de son ancienne vie, ceux qui venaient aux soirées organisées par son père ou son grand père. Soirées qu'elle préférait éviter comme la peste, une petite apparition et puis elle rejoignait ses amis pour faire la fête jusqu'au bout de la nuit. Mais ce soir c'est différent. Elle se doit de rester ici, et elle se doit d’interagir avec tout le monde. Mais ce soir, elle ne peut pas simplement montrer son jolie minois et disparaître comme une voleuse. Non ce soir c'est une obligation professionnelle d'être ici. Elle fait la conversation, elle charme les hommes présent mais elle n'a qu'une seule envie sortir d'ici au plus vite. Et elle doit avoir ce comportement irréprochable alors elle ne peut pas faire des petites remarques sarcastiques - comme elle a tant l'habitude - ou bien fuir à toutes jambes. Et à chaque fois, qu'elle prépare son évasion, elle est retenue par une nouvelle discussion ou bien une ancienne dont elle avait pourtant échapper à son plus grand bonheur. Ou bien, elle pose son regard sur Evan, et elle ne peut s'empêcher de l'observer agir avec ces femmes autour de lui et elle ne peut s'empêcher de le voir agir avec sa femme. Ce qui la contrarie plus que cela ne devrait. Elle attrape une coupe de champagne sur le plateau d'un serveur tout en écoutant d'un oreille distraite ce qu'on lui dit. Lorsqu'elle repose son attention sur le cinquantenaire qui se tient à côté d'elle, elle prend la parole  « Ma grand mère m'a toujours dit: commence la journée avec un sourire et finit là avec un verre de champagne. » elle lève son verre vers lui et s'excuse poliment avant de s'éloigner. Elle ne compte pas rester une minute de plus près de lui. Non elle ne veut pas rester une seconde de plus près de cet homme limite pervers et clairement trop soul pour ce genre de soirée. Et qui ne sait pas contrôler ses mains non plus. Elles ont bien trop souvent dérivées vers ses fesses, choses qu'elle déteste au plus haut point. Vraiment. Elle ne supporte pas ce genre d'attitude. Son regard est presque lubrique et si cela ne tenait qu'à elle, elle lui lancerait son verre de champagne au visage. Alors avant d'en arriver à, elle s'éclipse de la salle de réception, elle boit son verre d'une traite et le pose sur une table dans le hall d'entrée tout en continuant son chemin vers la cuisine. Où elle sait qu'elle pourra être tranquille quelques minutes. Elle a bien mérité une petite pause. Mais elle s'arrête net en passant le pas de porte. Un fantôme du passé qu'elle n'aurait jamais pensé revoir devant elle: Jake. Mais que fait-il ici? Elle baisse alors légèrement la tête et tente de cacher son visage avec ses cheveux, elle regarde autour d'elle. Elle doit trouver une porte de sortie. Elle ne peut pas se retrouver face à lui. C'est bien trop risqué.  Mais alors qu'elle tourne les talons pour revenir dans le salon, deux hommes arrivent dans sa direction et le monde fait qu'elle est obligé d'entrer dans la cuisine. Elle essaie de cacher son visage, et garde dans sa ligne de mire la porte de sortie. Si elle l'atteint avant qu'il ne la remarque, elle peut s'en sortir. Mais bien sûr rien ne se passe comme prévu et Jake se retrouve nez à nez avec Malia. Ou Malia se retrouve nez à nez avec Jake. Son cœur s'accélère. Elle a peur de ce qui va se passer maintenant. Elle sourit faiblement et tente de s'éclipser mais le jeune brun ne semble pas de cet avis. Il pose alors une main délicate sur son épaule et la force à se retourner «  Sage? » elle ferme les yeux un instant et grimace, il l'a reconnu. Maintenant, elle va devoir faire preuve de malice pour s'en sortir. Elle prend alors une rapide inspiration et se retourne rapidement vers lui tout en souriant et en prenant soin de garder une mèche de cheveux sur une partie de son visage. Elle est finalement bien contente d'avoir gardé ses cheveux ainsi, et elle évite aussi son regard au maximum «  Je suis désolée mais vous devez faire erreur sur la personne. » elle n'est pas certaine que c'est de cette façon qu'elle va s'en sortir. Mais c'est la seule qu'elle a pour l'instant. Elle implore Courtney d'entrer dans la pièce pour voler à son secours ou même Ophélia, c'est pour dire qu'elle est réellement désespérée. Et si elle essaie de partir, Jake l'empêche. Elle se trouve piégé entre le mur et lui. Elle n'a aucune chance. Il la regarde avec insistance, il hésite. Elle le lit dans ses yeux et pourtant elle évite au maximum de croiser son regard, car elle sait que s'il pose ses yeux dans les siens, il va découvrir la supercherie. Elle a simplement changé sa couleur de cheveux. Elle est passé de blonde à brune. Mais ce n'est pas non plus un grand changement «  Je dois y aller. » il hoche la tête et lui sourit, mais il n'a toujours pas enlevé sa main de son épaule. Elle baisse les yeux, mais elle sait que lui la regarde encore. Elle ne peut pas bouger tant que le brun ne se pousse pas, elle est coincée et si elle le pousserait bien rapidement sur le côté, elle ne fait rien. Elle veut éviter d'attirer l'attention sur eux «  C'est troublant la ressemblance quand même. » elle rencontre son regard et elle sait qu'il n'est pas idiot et qu'il sait très bien qui elle est. Pourtant il ne dit rien, pour l'instant. Il la regarde simplement. Elle essaie de passer à sa droite mais il lui bloque le passage. Elle se sent mal à l'aise, et elle commence à avoir peur de lui. Du moins, elle a peur de ce qu'il pourrait dire et de ce que l'on pourrait entendre. Elle pourrait l'amener dans un coin plus tranquille pour le supplier de ne rien dire, mais elle préfère encore jouer l'innocence totale plutôt que d'avouer la vérité. Mais finalement elle pose son regard dans le sien et le supplie du regard de ne rien dire à personne. De ne pas faire de vagues. Pas ici. Pas ce soir. Elle sait qu'il l'a reconnu, elle le sait tout simplement. Elle espère seulement qu'il va aller dans son sens. Elle est a sa merci et ne peut compter que sur sa bonté ce soir «  Ah Malia vous êtes là je vous cherchais. » cette intervention est parfaite. Il ne pouvait pas mieux tomber. Alors que Jake détourne le regard vers Evan, elle profite de cette aubaine pour échapper  à Jake et se précipite sous la véranda. Elle passe une main sur son front soulagé d'avoir échapper à l'avocat. Elle n'aurait pas su quoi lui dire, et elle ne voulait surtout en aucun cas avoir à parler de sa décision de disparaitre de la surface de la terre pour beaucoup de gens. Elle sait qu'elle ne lui doit rien, elle n'est pas obligé de lui donner une explication mais être prise au piège comme ça lui a donné des sueurs froides. Elle aurait bien besoin d'un verre de suite, mais elle n'ose pas revenir dans la cuisine de peur de retomber sur lui. Et si cela se produisait, elle était consciente qu'elle ne pourrait pas faire demi-tour et que Evan ne viendrait sans doute pas à son secours de nouveau. Elle avait réellement été sauvée par le gong «  J'espère que je n'ai pas interrompu quoi que ce soir entre toi et cet homme. » elle se tourne vers cette voix familière et affiche un petit sourire. Serait-ce une pointe de jalousie qu'elle entend dans la voix d'Evan? Ce n'est pas possible, c'est elle qui se fait sans doute beaucoup trop de film. Elle se fait des idées.  Evan ne peut décemment pas être jaloux de qui que ce soit, et encore moins de Jake. Il y a tout un monde entre les deux hommes et si Malia avait le choix. Ce dernier ne se porterait en aucun cas sur l'avocat. Mais elle se garde bien de formuler ses pensées à haute voix. Ce n'est pas approprié. Vraiment pas. Pourtant, elle aimerait beaucoup que le jeune blond soit jaloux  « Non non pas du tout. Il m'a confondu avec une autre. »  mensonge. Mais elle ne peut décemment pas lui dire la vérité, et elle était bien heureuse qu'il soit arrivé à ce moment là. Un bruit de fond venant de l'intérieur se fait entendre faiblement, et si elle avait une forte envie de revenir à l'intérieur pour se cherche un verre, maintenant elle n'avait aucune envie de le faire. Elle avait simplement envie de profiter de cette fraîcheur nocturne un peu plus longtemps. Mais surtout, elle avait envie de se retrouver seule avec lui. Certes c'était sa mission, mais le problème c'est que depuis quelques jours, elle appréciait ces petits moments. Même s'ils ne duraient pas longtemps, elle tentait de les multiplier tout au long de la journée. Elle cherchait réellement la compagnie d'Evan. Ce qui était une première pour elle. Bien sûr elle n'aimait pas rester seule, mais habituellement elle ne recherchait la compagnie des hommes que pour une seule et unique chose. Leur argent ou leurs biens matériels. Et si au début avec le jeune blond c'était le cas, aujourd'hui il y a eu un peu de changement. Avec Evan c'était bien différent. Elle adore leur conversations toujours à demi mots qu'ils peuvent avoir. Ce petit jeu l'amuse beaucoup. Certes c'est un jeu dangereux. Mais elle est joueuse. Elle se perd de nouveau dans ses yeux, un silence s'installe mais il n'est pas gênant. Au contraire. Pourtant, la jeune brune décide de le briser , elle se rappelle alors qu'il la cherchait et qu'il avait sans doute quelque chose à lui demander au sujet de la soirée. Elle espérait seulement que Ophélia n'avait pas parlé. Qu'elle n'avait pas raconter leur petit altercation dans la journée, car Malia ne doutait pas une seule seconde que la femme d'Evan aille se plaindre auprès de lui de la petite assistante un peu trop insolente. Et si jamais c'était le cas, elle risquait de perdre son job «  Tu me cherchais? » vu de l’extérieur le tutoiement envers Evan n'était en aucun cas approprié, bien qu'elle ne le fait que lorsqu'ils sont seuls. Elle ne se permettrait jamais de le faire en présence d'autres personnes. Et puis le fait qu'elle se permette cette familiarité avec lui, donne une connotation singulière à leur relation si particulière. Il secoue la tête négativement tout en souriant, ce qui éveille alors la curiosité de Malia, elle fronce les sourcils impatiente de savoir ce qu'il va dire «  J'ai simplement pensé que tu avais besoin d'aide pour lui échapper. » et il avait raison. Son aide était vraiment comme tombé du ciel. S'il n'était pas intervenu elle ne sait pas ce qu'elle aurait fait. Elle penche la tête sur le côté et lui fait un signe de tête pour le remercier qu'elle accompagne d'un magnifique sourire  « Timing parfait. »  si il lui pose d'autres questions sur Jake, elle inventerait une histoire. Comme elle le fait bien souvent. Malia ne se souvient plus la dernière fois qu'elle a dit la vérité. Elle a tellement pris l'habitude de mentir, que parfois elle se perd elle même dans ses mensonges. Et le fait de nier cette attirance pour Evan, en fait partit. Seulement, elle ne peut pas se perdre dans ce genre de réflexion. Malia n'est pas faite pour tomber sous le charme d'un homme, elle n'est pas faite pour être fidèle. Et surtout elle n'est pas faite pour être en couple ou même ne serait-ce imaginé qu'elle pourrait le vouloir. Elle ne fait confiance à personne, sauf à Jace. Il est le seul homme dans sa vie en qui elle peut avoir confiance. Une confiance aveugle. Il est toujours là pour elle. Lorsqu'elle tourne la tête vers lui, elle ne peut s'empêcher de plonger dans ses yeux. Une erreur. Une erreur de débutante. Elle a cette désagréable impression de se noyer dans ses yeux, elle oublie tout. Elle n'arrive plus à réfléchir correctement. Elle perd le pouvoir et c'est définitivement pas une bonne chose. Car elle commence à avoir des doutes. Des doutes sur ce qu'elle fait ici. C'est pourquoi, elle se force à fermer les yeux et se détourner de son emprise. Jamais elle n'a été comme cela devant un homme, elle ne baisse jamais les yeux. Elle a le contrôle en toute circonstance. Elle fait alors un pas en arrière, elle s'éloigne d'Evan un peu plus et elle s'assoit sur les marches de la petite terrasse et lève la tête vers Evan avant de lui poser la question «  Tu fuis quelqu'un en particulier ce soir? » elle lui pose la question avec malice. Il fuit peut être sa femme. Mais il étouffe un petit rire, et prend place à ses côtés. Il prend soin de s'assoir près d'elle. Quelques centimètres seulement les séparent. Il aurait pu s'assoir plus loin, mais il ne l'a pas fait. Et si Malia sait que cette proximité est une bonne chose pour son plan machiavélique, elle sait aussi qu'elle apprécie plus que de raison cet infime distance. Et elle ne pense plus vraiment à Connor, et à ce qu'il lui a demandé. Elle a simplement envie de profiter d'un peu de fraicheur, de calme ce soir. Et sa présence n'est que positive pour elle. Elle ne sait vraiment pas d'où lui vient ce sentiment. Et c'est très bizarre pour la jeune brune. Leurs mains posées sur le sol se touchent presque, mais pourtant elles gardent une certaine distance de sécurité  «  Je ne me cache pas. » il na pas l'air convaincu par ce qu'il vient de lui répondre. Elle l'entend à sa voix. Depuis qu'elle travaille sous les ordres de Evan, elle a appris à reconnaître quand il ment et quand il est honnête. Peut être pas pour tout ce qu'il dit car elle ne le connait pas si bien que ça. Mais Malia est quelqu'un qui observe beaucoup. Elle étudie les gens, leur façon de parler, leur façon de se tenir... et elle apprend énormément en faisant cela. Et elle doit dire qu'observer Evan lorsqu'il travaille est un petit plaisir coupable pour elle.  Par exemple elle sait qu'il faut que tout soit à a place exacte sur son bureau sinon il peut très vite sortir de ses gonds. Ce côté maniaque au possible a bien souvent fait sourire Malia, sauf quand elle faisait les frais de sa mauvaise humeur car son agenda n'était pas à la bonne place. Elle sait qu'après son café de midi il lui faut une pause cigarette. Elle a noté beaucoup de choses sur lui, certaines plus utiles que d'autres pour sa mission certes.  Alors à l'entente de sa voix et le fait qu'il détourne légèrement le regard, elle sait qu'il cache quelque chose. Il ne dit pas toute la vérité  «  Oh pourtant j'aurais pensé que tu voulais échapper à la jumelle de Hilary Clinton qui a l'air d'avoir totalement craqué pour toi. » c'est pourquoi elle décide d'orienter la réponse. Et puis elle va pouvoir le chambrer par la même occasion alors pourquoi s'en priver. Mais un silence s'installe de nouveau entre eux, aucun mot mais des regards échangés, des regards en coin, des sourires. Et puis elle remarque que Evan fronce les sourcils, il se tourne un peu plus vers la brunette et l'interroge du regard  «  Comment tu peux savoir si elle est sous le charme? » parce que c'est évident qu'aucune femme ne peut résister à cet homme. Personne ne peut rester insensible à son sourire. Il faut être honnête. Et puis il est tellement charismatique, persuasif qu'il pourrait séduire n'importe qu'elle femme dans une assemblée. Ce qui ce soir est le cas. Elle hausse les épaules pour une première réponse, si elle répond à cette interrogation, elle va devoir se dévoiler un peu. Et en même temps c'est l'occasion rêvée pour avoir une conversation autre que professionnelle avec le jeune homme. Elle sourit et regarde autour d'elle, comme pour s'assurer que personne n'est près d'eux. Que personne ne peut entendre ce qu'elle s'apprête à dire. Comme si cette petite conversation devait rester à tout prix secrète. Et elle se rapproche un peu plus de lui « C'est simple, elle n'arrête pas de te toucher le bras comme ça. »  elle pose sa main délicatement sur l'avant bras de Evan tout en plongeant ses yeux dans les siens. Elle affiche ce petit sourire séducteur, avec lequel elle a toujours obtenue ce qu'elle désirait. Sans vraiment faire beaucoup d'effort. Sourire qui exaspère Jace d'ailleurs, car lui aussi est tellement faible face à Malia dans cette situation. Elle le sait. Ce sourire a un pouvoir inexplicable sur les hommes et elle s'en sert plus que de raison « Et elle te regarde comme si ce que tu lui disais pouvait résoudre la faim dans le monde. Elle boit littéralement tes paroles. » elle plonge ses yeux encore peu plus dans les siens, sa voix est douce et elle ne lâche pas le bras de Evan. A cet instant c'est comme s'ils étaient seuls au monde, elle se rapproche un peu de plus. Elle peut sentir son parfum, celui qui lui a fait tourner la tête un peu plus tôt dans la journée. Il faut qu'elle reprenne ses esprits rapidement au risque de ne plus répondre d'elle même. Elle se doit de garde le contrôle. Elle doit garder l'avantage. Elle ne doit pas perdre de vue la raison de sa présence en premier lieu. Car oui ces derniers jours, elle a tendance à oublier un peu tout ça «  Elle se mord parfois la lèvre seulement pour attirer ton attention.» elle fait de même et elle obtient toute son attention. Si pendant une seconde lui aussi semble se perdre, il reprend ses esprits et se recule un peu. Il remet cette distance entre eux. Celle qu'il faut qu'ils gardent à tout prix. Et cette petite démonstration le fait sourire, mais peu importe, Malia sait qu'elle a gagné la partie. Elle a raison, encore une fois. Elle hausse une épaule et se met à rire  « Je ne savais pas que j'étais autant surveillé Malia. » elle s'attendait à une telle remarque.  Mais peu importe elle a raison et c'est le plus important pour elle «  C'est juste une simple observation. » elle lève les mains devant elle, comme pour dire qu'elle est complètement innocente dans cette histoire. Oui elle l'observe, elle ne peut pas le nier. Mais ce qu'elle refuse d'admettre c'est qu'il lui arrive d'avoir ce petit sourire en l'observant. Mais elle se dit que si elle ne le dit pas, ou si personne ne le remarque cela n'est pas réel.  Parce que oui, elle ressent aussi une légère pointe de jalousie quand elle le voit jouer le petit couple parfait et amoureux avec sa femme. Elle n'a jamais été jalouse de qui que ce soit dans sa vie, et elle ne peut pas le devenir maintenant. Impossible. Définitivement pas dans ses plans futurs « J'ai remarqué que tu avais la même attitude avec Hollister. » elle relève les yeux vers lui. Donc il la surveille aussi. Mais il est son patron, il a bien fait savoir à tout le monde aujourd'hui qu'il fallait que cette journée et soirée se passe parfaitement. Il devait réussir a tout prix aujourd'hui. Alors c'était sans doute tout à fait normal qu'il la surveille comme ça. Qu'il regarde si elle fait bien son travail. Oui c'était simplement professionnel tout cela. Simplement dans le cadre du travail, il avait dû observer Courtney également « Simplement dans le but que tu obtiennes sa signature pour la maison Mr Ashmore. » elle lui adresse un clin d'oeil. Elle avait d'ailleurs dû prendre sur elle pour flirter avec cette homme répugnant et qu'elle méprisait au plus haut point. Elle n'avait pourtant passer que quelques heures avec lui, mais c'était déjà bien trop. Elle ne supportait pas se laisser toucher par cet homme   « D'ailleurs j'espère que tu l'auras et que j'aurais genre un super cadeau pour l'avoir supporté. Il a les mains un peu trop baladeuses. » elle affiche une grimace. Ce qui fait rire Evan instantanément. Malia le rejoint rapidement. Mais leur petit moment est interrompu par Courtney qui demande à Evan de la suivre car Monsieur Hollister veut signer de suite l'acquisition de sa nouvelle maison. Evan reprend son sérieux rapidement et se lève tout en ajustant sa veste de costume, et il adresse un clin d'œil à Malia. Et Courtney lui lance ce regard tellement désapprobateur et moralisateur que Malia déteste tant. Un regard tellement paternaliste.  

Well maybe you should think of something
that's not going to ruin your life

Adossée contre une cabine téléphonique, probablement la dernière en ville. Tellement inutile de nos jours avec les téléphones portables et autre ordinateurs, elle s'impatiente, elle tape du pieds sur le trottoir tout en jetant des coups d'œil à droite et à gauche. Elle peut paraître nerveuse mais ce n'est pas le cas, elle est juste impatiente. Vraiment. Et l'homme avec qui elle a rendez vous ce soir teste légèrement un peu trop ses nerfs. Elle soupire et attrape son téléphone portable dans la poche de sa veste en cuir, quatre minute de retard. Inadmissible. Malia déteste lorsqu'on la fait attendre. Elle passe une main dans ses cheveux, et elle regarde les gens passer devant elle. Définitivement pas son quartier, elle resserre machinalement son sac à main contre elle. Elle n'aime pas ce quartier, elle n'aime pas comment ces hommes au coin de la rue la regarde. Mais elle ne leur prête pas plus d'attention que ça. Elle veut qu'une chose : le retrouver et lui faire payer sa terrible erreur. Un regard sur sa droite mais toujours rien. Un regard sur sa gauche et un mince sourire apparaît au coin de ses lèvres. Si lorsqu'elle le voit avancer vers elle, n'a qu'une seule envie l'étrangler de ses propres mains pour l'avoir fait attendre dans ce réel coupe gorge, elle se ravise rapidement. Elle a besoin de lui. Encore un peu. Elle passera ses nerfs sur le jeune homme plus tard, une autre fois. Ce soir elle a bien autre chose en tête.  Le brun avance vers elle, les mains dans les poches comme si de rien n'était. Il se stoppe à la hauteur de la brune et esquisse un sourire en balançant son mégot sur le trottoir. Elle aurait presque envie de l'engueuler pour son manque de savoir vivre, mais pour une fois, elle juge préférable de se taire. Elle a besoin de son aide, elle a besoin de l'information qu'il possède. Elle n'est pas en situation de jouer les petites pestes comme à son habitude. Elle prend appuie de son épaule contre la cabine téléphonique et adresse à Jonah son plus beau sourire. Il est totalement à ses pieds, elle le sait et sait en profiter par la même occasion. L'homme ne dit rien, il a l'habitude de ses petites manigances. Il regarde derrière lui et se rapproche de Malia tout en sortant  un morceau de papier froissé de la poche de son blouson et lui tend. Cette dernière l'attrape et détaille les quelques annotations dessus, elle regarde avant attention l'adresse qui y figure. « C'est ici que tu le trouveras. Il y traîne parfois le soir avec ses potes. Pas des enfants de chœurs si tu veux mon avis. » explique-t-il tout en allumant une nouvelle cigarette. La demoiselle esquisse d'emblée un sourire. Elle se rapproche du jeune homme « Si je t'avais demandé ton avis tu le saurais. » dit-t-elle avec sa froideur légendaire. Elle s'était pourtant jurée d'être gentille avec lui, mais les mauvaises habitudes reviennent bien trop vite au galop. Mais cette petite remarque ne semble pas gêner l'homme qui sourit d'avantage. Ce genre de sourire qui fait froid dans le dos. Du moins qui ferait froid dans le dos à la plupart des personnes sur cette planète. Mais Malia ne le relève même plus. Bien trop habituée à ce genre d'homme depuis bien trop longtemps. Elle hausse les épaules, s'approche, attrape la clope de Jonah et tire dessus, renvoyant toute la fumée dans son visage, à quelques centimètres de ses lèvres elle murmure « Nul doute, que je saurais te remercier en temps voulu. » les doigts de la machiavélique brunette traînent sur le torse de l'homme quelques secondes. Puis elle tourne finalement les talons pour s'éloigner de lui. Elle sait que c'est une très mauvaise idée. Elle en est parfaitement consciente et pourtant, elle est là assise à cette table le regard fixé sur cet homme. L'homme responsable de l'état de Jace aujourd'hui. Elle le regarde depuis au moins deux heures sans trouver comment l'aborder. En poussant la porte de ce bar, elle savait qu'elle le trouverait ici. Elle savait aussi que ce serait très facile de le séduire, que ce serait simple qu'il lui propose d'aller finir la soirée ailleurs. Malia connait ce genre d'homme, elle sait les manipuler pour obtenir ce qu'elle veut. Si elle n'avait pas de plan réel en tête, elle avait étudié la question pendant quelques jours. Elle n'avait pas pesé les pour et les contre pour savoir si c'était une bonne idée ou non, elle n'avait pas besoin de le faire. Car rien, ni personne ne pouvait la dissuader. Le séduire, l'amener autre part pour qu'ils soient seuls était son plan. Mais après? Aucune idée. Appeler Jace pour qu'il se venge? Appeler Alba? mais elle n'était pas censé se mêler de cette histoire. Elle veut lui faire payer mais elle n'a aucune idée de comment le faire. Malia Ryswell est égoïste, elle ne pense qu'à elle et se fiche de ce qui peut arriver aux autres c'est un fait, mais il y a une chose qu'elle ne supporte pas. Que l'on s'en prenne à Jace. La jeune brune connait le dealer depuis quelques années déjà, et si un jour on lui avait dit qu'il serait la seule personne à lui venir en aide, elle aurait probablement lever les yeux aux ciel et elle se serait moquer ouvertement de cette personne. Malia n'a besoin de personne. Rien ne prédestinait ces deux là à avoir ce genre de relation, mais aujourd'hui elle ne pourrait pas vivre sans lui. Pourtant, ce n'est pas dans ses habitudes de dépendre de la sorte d'un autre être humain et encore moins d'un homme. Mais quand tout le monde lui a tourné le dos, quand plus personne ne voulait lui adresser la parole, il lui a tendu la main. Il était le seul à vouloir l'aider. Alors peu à peu, elle a avait laissé tombé cette façade qu'elle affiche en toute circonstance, elle avait abaisser les barrières qu'elle avait construites autour d'elle afin de ne laisser personne entrer dans sa vie. Afin que personne ne sache qui elle était réellement. Parce qu'elle avait été trop déçue par le passé, parce qu'elle sait qu'avec son nom elle ne peut pas être simplement elle. Mais avec Jace, elle avait tout laissé tombé. Pourquoi? Elle ne saurait l'expliquer, mais il est devenu la personne la plus importante de sa vie, et la seule personne en qui elle a confiance. Se soucier des autres, s'intéressait à ce qu'ils racontent n'est pas vraiment une qualité qui définie Malia. Mais Jace avait un traitement de faveur. Elle sait que son métier n'est pas un job très sûr niveau sécurité, elle sait que toutes ses affaires sont plus qu'illégales, elle le sait et elle en à que faire. Il est son ami après tout le reste lui importe peu. Elle est loin d'être une sainte, elle aussi. Elle ne pose pas de question, il n'en pose pas. Et c'est sans doute mieux ainsi, et c'est aussi la raison pour laquelle leur amitié fonctionne aussi bien. Ils sont là l'un pour l'autre en cas de besoin, mais ne demande jamais pourquoi. Cela leur convient parfaitement. Sauf aujourd'hui. Malia sait qu'elle doit rester en dehors des affaires de Jace - il en va de même pour le jeune homme dans les affaires de la brunette - mais le voir dans cet état était totalement insupportable. Elle avait pris conscience que le jeune brun était bien trop important pour elle pour ne rien faire. Elle sait qu'elle ne devrait pas jouer avec le feu comme ça, et elle ne sait pas très bien ce qu'elle cherchait en venant ici. En se rapprochant de lui. Elle connait sa réputation et elle se jette dans la gueule du loup sans réfléchir. Le problème avec Malia c'est que parfois, son impulsivité lui joue de mauvais tour. Elle attaque mais n'a aucun plan sur comment se sortir de son histoire. Elle ne sera jamais capable de tuer un homme, ou bien de faire que ce soit qui s'y rapproche. Alors pourquoi était-elle encore là?  Elle reste assise à cette table, les yeux rivés sur lui. Sur le responsable de l'attaque de Jace. Cet abruti de Parrish. Elle avait laissé trainer ses oreilles au club, chose qu'elle ne devrait pas faire. Elle le sait, mais personne ne voulait lui dire quoi que ce soit, alors elle avait été obligé de ruser pour obtenir les renseignements d'elle même. Elle porte le verre à ses lèvres tout en ne lâchant pas du regard cet homme qu'elle haïssait sans le connaitre. Le son du vibreur de son téléphone la sort de ses pensées, elle jette un œil rapide sur l'écran et décide d'ignorer l'appel. Connor. Il est bien le dernier de ses soucis ce soir. Elle fourre son téléphone dans son sac à main et se lève pour rejoindre un instant les toilettes. Ne jamais quitter sa cible des yeux, elle le sait très bien. Mieux que quiconque. Il vient de commander un nouveau verre, donc il n'est pas près de partir après tout. Seulement quand elle revient dans la salle du bar, le jeune homme n'est plus là. Un rapide coup d'oeil circulaire lui confirme bien tout cela. Elle se maudit intérieurement pour l'avoir laissé filer, erreur de débutante purement et simplement. Elle soupire et regagne le bar. Elle pose son sac sur le comptoir et fait signe au serveur de lui amener un verre. Peut être que c'était mieux ainsi, peut être qu'il fallait mieux qu'elle n'aille pas au bout de son plan. Plan qui n'était pas vraiment définit au final. Elle se résout donc à laisser cette histoire aux grandes personnes comme aime le répéter Jace dès qu'il ne veut pas qu'elle se mêle de quoi que soit. Rien que cette pensée la met hors d'elle, elle déteste qu'il lui parle ainsi. Comme à une enfant incapable de se gérer ou de se défendre. Elle est loin d'être le genre de demoiselle en détresse. Elle n'est pas une princesse. Du moins, elle n'attend en aucun cas le beau chevalier sur son cheval blanc. Elle se débrouille toute seule. Lorsqu'elle cherche le barman du regard pour régler sa note, elle pose son regard sur un brun assis à quelques sièges d'elle. Et elle doit avouer qu'elle n'a aucune envie de rentrer maintenant chez elle. Elle a envie de s'amuser un peu. A son poignet elle voit une montre de marque, hors de prix. Elle a le don pour reconnaître ce genre de chose. Un sourire nait au coin de ses lèvres, et si pour une soirée, elle reprenait ses anciennes habitudes. Séduire des hommes pour leur dérober leurs effets personnels lui manquait. Le sentiment de danger lui manquait. L'adrénaline qu'elle ressentait lors de ces petits arnaques inoffensives lui manquait.  Des regards échangés, des sourires en coins, des allusions des deux côtés par réellement subtiles. Des verres offerts. Et Malia sans réfléchir une seconde de plus se laisse charmer par cet homme mystérieux. Tout était parti de ce baiser. Malia était probablement un brin trop intoxiquée pour s’en apercevoir mais ses lèvres ne quittaient plus celles de Robb qui, quant à lui, l’avait rapprochée d’un simple geste de la main posée sur ses hanches. La jeune femme s’accrochait docilement à ce contact qu’ils partageaient et vint naturellement entourer ses bras autour de son cou. Elle voulait bien plus qu’un simple baiser et au vu du deuxième essai, beaucoup plus révélateur des intentions du jeune homme, elle comprit alors qu’ils partageaient la même idée. Elle se jette clairement dans la gueule du loup sans avoir réfléchie au préalable. Quelques heures plus tard, elle se réveille dans sa chambre d'hôtel, un mal de tête commence à faire son apparition et elle n'a pas vraiment les idées claires. L'alcool dans son sang fait encore effet. Elle tourne la tête à sa droite et voir l'homme endormi à ses côtés, un sourire espiègle apparait sur son visage et du regard elle cherche ses habits qui sont éparpillés sur le sol de la chambre. Une fois habillée, elle commence à regarder dans les poches du pantalon de Robb, dans les poches de sa veste. Puis un sac noir attire son attention, elle regarde si Robb dort toujours, elle n'a pas envie de se faire prendre en flagrant délit de vol ce soir. Mais lorsqu'elle pose ses mains sur le sac pour l'ouvrir et voir ce qu'il contient, elle ne s'attend pas du tout à trouver ce qui s'offre à elle. Des billets verts en pagaille. Un objet métallique attire son attention également, une arme. Elle tourne la tête une nouvelle vers sa victime pour être sûre. Puis reporte rapidement son attention à ce que contient le sac de voyage noir. Elle prend l'arme dans ses mains et le porte monnaie du jeune homme posé sur la table attire son attention. Elle prend une grande inspiration, son cœur commence à battre plus vite. Elle n'a jamais aimé les armes. Et pourtant, elle a grandit dans une famille pour qui la violence et les armes à feu étaient monnaie courante, mais elle n'a jamais su rester calme face à cela. En examinant le porte monnaie, elle remarque le prénom et le nom de l'homme avec qui elle vient de passer la nuit. Robb Renfield. Ce nom fait écho dans son esprit. Elle sait qui il est. Elle sait qu'elle devrait fuir à toute vitesse. Mais elle ne peut s'y résoudre. Elle est devant  l'homme qui était responsable - ou en partie - de l'attaque de Jace.  Elle a entendu des choses sur lui de part Jace ou Alba. Ses oreilles ont trainés par ci par là, car Jace met un point d'honneur à la tenir éloignée de tout cela. Et si en règle générale, elle respecte les ordres du jeune homme, aujourd'hui elle en avait fait qu'à sa tête. Comme bien souvent ces derniers temps. Malia est  incontrôlable au fond. Elle s'est assagit mais elle reste imprévisible et libre de ces faits et gestes. Personne ne la contrôle vraiment même si il lui arrive de faire croire le contraire, et en particulier à Connor « A ta place je ne ferais pas ça. » elle se fige en un instant en entendant sa voix. Une ton tellement autoritaire et menaçant. Elle lève les yeux au ciel mais ne se retourne pas encore, elle repose la liasse de billet qu'elle tient dans la main. Prise la main dans le sac c'est le cas de le dire. Elle met quelques secondes avant de se tourner pour faire face au jeune brun qui a partagé son lit avec elle. Nier ne servira à rien. Elle pourrait le supplier de la laisser partir, mais Malia ne supplie jamais. Un règle qu'elle s'impose. Si elle se fait prendre, elle ne supplie pas. Elle tente de se sortir de la situation par ses propres moyens et en gardant autant que possible sa dignité « Tu devrais apprendre à ranger tes affaires. » elle joue clairement avec le feu, elle adopte cette attitude si exaspérante qui pourrait rendre fou n'importe qui sur cette terre. Robb la menace du regard, tout passe par le regard avec le jeune homme. Et si Malia fait comme si elle n'est pas terrifiée à l'instant présent, la réalité est toute autre. Elle ne sait pas comment se sortir de là, elle espère seulement pouvoir sortir en vie «   Et toi tu devrais apprendre à te mêler des tiennes. » elle sourit, ce sourire hypocrite, celui qu'elle affiche quand elle est d'humeur joueuse. Celui qu'elle arbore quand elle a une idée derrière la tête. Elle le provoque volontairement. Très mauvaise idée, mais elle a envie jouer. Elle tourne la tête vers le sac rempli d'argent et tend sa main vers l'arme posée sur le dessus. Elle effleure de ses doigts la crosse de l'arme  «  C'est dangereux de laisser son arme comme ça. » il s'approche d'elle l'air froid et contrarié qu'elle est eu l'audace de fouiner dans ses affaires. Elle comprend rapidement que monsieur Renfield n'aime pas ça et c'est sans doute la raison pour laquelle elle en profite. Mais il en faut bien plus pour faire fuir la brunette. Même si son coeur s'accélère drôlement à chaque pas qu'il fait vers elle. Elle connait Robb et sa réputation sanguinaire, son manque de compassion pour ces victimes. Mais elle ne montre pas qu'elle a peur. Elle ne veut pas lui donner cette satisfaction. Il lui attrape violemment le poignet et la rapproche de lui  « Une fille comme toi ne devrait pas jouer avec ce genre de jouet. » il plonge son regard dans le sien sans la lâcher. Elle ne peut pas bouger, car si elle le fait elle est presque sûre qu'il pourrait lui briser le poignet en un clin d'œil. Le duel silencieux dure quelques secondes ou quelques minutes et puis il la lâche d'un geste brusque et referme la fermeture éclair du sac noir posé sur la commode de sa chambre d'hôtel tout en prenant soin de sortir l'arme et de la serrer dans sa main « Et si tu veux être payé pour ce qui vient de se passer tu n'as qu'a demander. » elle ouvre de grands yeux outrée par ses propos. Elle le pousse pour atteindre ses chaussures qui se trouvent derrière lui  «   Je ne suis pas une prostituée. » son ton est sec, et on peut entendre sa voix qu'elle est vexée. Mais elle tient là une excuse pour mettre les voiles. Elle sait qu'elle ne fera jamais le poids contre lui, mais elle connait l'adresse où le jeune homme loge, c'est déjà un bon point. Elle pourra donner l'information à Jace, même si elle sait d'avance qu'il va lui voler dans les plumes dès qu'il va apprendre qu'elle a passé la nuit avec lui. Mais pour sa défense, elle n'avait aucune idée de qui il était jusqu'à il y a quelques heures  « Et dis à Carstairs qu'il devrait arrêter de ce cacher derrière des femmes, c'est lâche. » elle le regarde, elle ne comprend pas ce qu'il veut lui dire ou peut être qu'elle ne veut pas comprendre au fond. Mais ce qui l'interpelle c'est comment il peut savoir qu'elle connait Jace? Et soudain, elle réalise qu'elle a probablement mis son ami dans un plus grand danger qu'il ne l'est déjà  «  Je ne vois pas de quoi tu parles. Et je ne connais pas ce Carstairs. » elle enfile sa veste et ouvre la porte de la chambre d'hôtel mais avant qu'elle ne passe le pas de porte il ajoute « Choisis bien ton équipe Malia.» elle secoue la tête tout en riant « Serait ce une menace?  » pour seule réponse il hausse les épaules et arbore un sourire presque malsain au coin des lèvres.  La brunette ne répond rien de plus, rien ne sert d'aggraver sa situation, et celle de Jace. Pour une fois, elle met sa fierté de côté pour prendre une décision mature et responsable ou du moins en partie. Maintenant elle prie pour que cette escapade ne s'ébruite pas.   (...)  

_________________

    I built the safe room and I don't let no one in there. Cause if I do, there's a chance that they might disappear and not come back. And I admit I am emotionally scared to let anyone inside. Cause I don't want you to have the opportunity to hurt me and I'll be the only person that I can blame when you desert me


Dernière édition par Malia Ryswell le Sam 30 Jan - 16:28, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: (Malia) ≈ A burnt child loves the fire   Sam 16 Jan - 12:29


Malia ouvre péniblement les yeux, agacée d'avoir été fauchée en plein rêve pas la dure réalité à laquelle son réveil venait de la ramener subitement. La première réaction de la jeune femme est d'enfouir sa tête sous son oreiller et de refermer les yeux dans l'espoir que la sonnerie du réveil cesse. Mais c'est peine perdue. Elle n'arrive pas à ignorer cette agaçante sonnerie - qui est pourtant sa chanson favorite du moment - elle n'entend que ça et son mal de crâne fait surface de manière rapide. Elle tente une nouvelle fois d'atténuer le bruit avec l'oreiller, mais cela est vraiment impossible. Ses nerfs sont mis à rude épreuve de bon matin, ce qui n'annonce rien de bon pour sa future humeur. Mais surtout pour les gens qui vont avoir le malheur de croiser son chemin. Pour faire taire son téléphone, elle doit se lever. Malia avait pris cette habitude depuis quelques temps maintenant, poser son téléphone à distance de manière à ne pas pouvoir l'atteindre en étant encore au lit, car sinon il était bien évident qu'elle passerait bien plus de temps au lit. Mais elle arriverait en retard au travail. Sa gueule de bois était horrible, elle lui donnait un horrible mal de tête. Totalement insupportable, signe qu'elle avait encore passé une soirée à boire un peut trop. Sans aucune modération et elle le paye ce matin. Une soirée bien trop alcoolisée pour un réveil aussi tôt devrait être totalement interdit. A chaque fois qu'elle rentrait trop ivre chez elle, elle se jurait le lendemain matin de ne plus jamais toucher une goutte d'alcool ou bien de boire avec plus de modération. Mais bien sûr ce genre de résolution est bien vite oubliée, dès le soir même dans le cas de la jeune brune. A croire que la tequila avait à chaque fois raison de sa mémoire et de son sens de la modération. Malia aime faire la fête, elle aime s'amuser jusqu'au bout de la nuit et elle ne se prive en général jamais bien que ces derniers temps elle avait été assez raisonnable de ce côté là. Sans savoir réellement pourquoi, elle ne buvait plus autant, elle sortait un peu moins et consacrer beaucoup de son énergie à son travail. Ce qui était vraiment inhabituel pour la jeune Ryswell. Travailler n'a jamais été une priorité jusqu'à aujourd'hui. Mais hier soir, elle avait totalement sombré. Elle avait besoin d'oublier un peu les derniers jours, la dispute avec Jace qui ne souhaitait plus lui adresser la parole, mais aussi oublier le fait que Connor était constamment sur son dos avec Evan. Et aussi oublier le fait qu'elle pensait un peu trop à son patron ces derniers temps, et qu'elle mettait en péril sa mission avec Connor , simplement pour les beaux yeux de Evan Ashmore. En règle générale Malia aime la simplicité, elle n'aime pas se prendre la tête sur quoi que ce soit. Vivre au jour le jour, comme elle le souhaite est son crédo auquel elle ne déroge jamais. Sauf en ce moment, à croire qu'elle veut se compliquer la vie. Elle ne peut pas faire grand chose avec Connor, mais elle peut simplifier la situation avec Jace. Elle peut arranger cette dispute complètement idiote en faisant le premier pas. Une adulte serait allée au devant du problème pour discuter et trouver une solution, un terrain d'entente. Mais Malia a cette tendance à fuir tous les conflits. Et si en temps normal elle pouvait vivre avec le fait que certaine personne ne lui parle plus, c'était carrément impossible avec Jace. Elle ne pouvait pas vivre sans lui, et les quatre derniers jours lui ont encore prouvé que c'était le cas. Elle soupire et se lève avec regret de son lit si confortable, elle traine des pieds jusqu'à son portable et éteint enfin la sonnerie. Le calme revient prendre sa place dans l'appartement et elle profite de cela un instant. Un petit moment avant que son mal de tête ne reprenne totalement possession d'elle. Elle a l'impression d'avoir des marteaux piqueurs dans les oreilles, elle grimace, se masse les tempes mais rien n'y fait. Alors en trainant les pieds, elle fait les quelques pas qui la sépare de sa salle de bain et se jette littéralement sur le petit placard au dessus de son lavabo. Elle ouvre la porte et cherche avec précipitation son flacon d'aspirine. Une fois le graal en main, elle avale deux cachets avec un peu d'eau. Et ferme les yeux comme pour se calmer un instant, elle sait que cette douleur lancinante ne passera pas en un claquement de doigt mais elle a espoir que les aspirines fassent effet rapidement. Plus rapidement que d'habitude. Elle referme le placard et se regarde dans le miroir, son reflet ferait presque peur. Elle a les traits tirés, ses yeux sont cernés ce qui prouvent aisément son manque de sommeil et son trop plein d'alcool de la veille. Mais ce dont elle a besoin la de suite, c'est un café bien noir. Toujours en sous vêtements et à moitié endormie, Malia se dirige dans sa cuisine mais lorsqu'elle entend du bruit provenant de la cuisine, elle se stoppe net et ouvre de grand yeux. Elle est soudainement plus que réveillée et elle ne pense plus à son mal de tête. Elle attrape la première chose qui lui tombe sous la main - un vase que Connor aime tant - et s'avance à petit pas vers la cuisine. Lorsqu'elle aperçoit enfin la source du bruit, une grimace nait sur son visage, ce bruit est insupportable et raisonne dans ses oreilles. Elle regarde cet homme qu'elle ne connait pas, le vase dans les mains prête à le lancer vers lui s'il fait un pas vers elle. L'homme, un blond très charmant continue à faire tourner la cuillère dans son mug de café et grimace également à chaque fois que la cuillère cogne les parois de la tasse. Il a l'air d'avoir autant la gueule de bois qu'elle, c'est pourquoi elle décide de baisser sa garde sans pour autant lâcher le vase. On ne sait jamais. Elle fait quelques pas dans sa direction et lorsqu'il lève les yeux vers elle, il affiche un sourire en coin et n'hésite pas une seule seconde à balader ses yeux sur le corps à moitié dénudée de la jeune brune « Je peux savoir ce que tu fais dans ma cuisine et pourquoi tu bois mon café?  » elle aussi, elle ne peut s'empêcher de balader ses yeux sur le corps de rêve juste en face d'elle. Même complètement soule, elle avait de très bon goût en matière d'homme. Mais ce qu'elle remarque immédiatement c'est sa ressemblance avec Evan. Avait-elle dé libéralement choisit cette homme pour sa ressemblance avec son patron? Si c'était le cas, elle 'était alors totalement perdue. L'homme ne dit rien pendant quelques minutes mais continue à regarder Malia de haut en bas tout en portant le mug à ses lèvres. Ce genre d'attitude joue sur les nerfs de la brunette, et sa patience est vraiment au niveau minimum ce matin « Lâche ce vase tu pourrais te blesser. » elle regarde l'homme en caleçon dans sa cuisine et le vase qu'elle tient dans les mains, elle hésite réellement à lui lancer dessus. Pas parce qu'elle est en colère ou quoi que ce soit, mais plus parce que ce vase plait beaucoup à Connor et aussi parce qu'elle n'aime pas qu'un inconnu s'invite chez elle au petit déjeuner et encore moins qu'il lui donne des ordres  « Connor m'a prévenu que tu aimais faire les poches à tes conquêtes d'une nuit. Je t'ai laissé de l'argent sur la table du salon on gagnera du temps toi et moi. » elle regarde cet homme dont elle ne se souviens plus le prénom, et ce n'est pas faute d'essayer mais rien ne lui revient. Seulement des bribes de la veille et de ce qu'ils ont fait dans la chambre. Elle est tellement mal, elle est tellement sous le choc encore que pour une fois elle ne trouve pas quoi répondre à ces attaques. Elle le regarde avec de grands yeux, prête à répliquer et pourtant son cerveau ne veut pas suivre. Ce qui n'est vraiment pas dans ses habitudes, cela ne lui ressemble pas. Malia Ryswell a toujours du répondant, elle a toujours cette petite réplique assassine bien pensée. Mais pas ce matin. L'homme sort de sa chambre alors qu'elle n'a toujours pas bougé d'un pouce, toujours planté dans l'entrée de sa cuisine, toujours avec ce vase dans la main. Réellement indécise sur sa destinée prochaine. Le jeune homme blond enfile sa veste de costume grise, et elle ne peut s'empêcher de penser qu'un homme avec une cravate est totalement irrésistible à ses yeux. Il s'approche d'elle en souriant fier de lui, et dépose une nouvelle fois ses lèvres sur celle de la brunette qui ne dit rien. Elle se laisse faire sans rien dire. Elle n'arrive pas à réagir. Puis il part sans rien dire de plus. Lorsque la porte d'entrée claque, elle sursaute, elle sort de sa rêverie et tente de reprendre ses esprits. Elle regarde ce vase qu'elle tient dans la main droite, elle penche la tête sur le côté et un sourire apparait au coin de ses lèvres, et sans vraiment y prêter attention, elle lâche l'objet de son hésitation sur le sol. Sans grande surprise, le vase se brise en plusieurs morceaux, elle prend soin d'enjamber les dégâts et se dirige vers sa cafetière. Elle ne passe pas le balai, elle ne nettoie pas le lieux du crime. Elle sait que Connor va venir chez elle aujourd'hui, et elle lui laisse la surprise de voir son objet favoris sur le sol. Simple vengeance pour avoir raconter ce genre de chose à son amant d'une nuit. Bien que cela lui est égal en réalité, mais dès qu'elle peut mettre les nerfs de Connor à rude épreuve elle ne rate jamais une occasion. Une fois que l'odeur du café gagne ses narines elle se sent déjà un peu mieux. Ce n'est pas la grande forme mais elle regagne un peu de sérénité. Elle déverrouille son Ipad et regarde encore une fois si elle n'a pas un message de Jace. Mais rien du tout. Elle soupire et hésite à lui écrire quelque chose. Elle commence à taper sur son clavier, et puis elle efface. Qu'est ce qu'elle pourrait bien lui? Qu'elle est désolée? ce qui serait la chose la plus mature à faire, mais faire des excuse ne fait pas vraiment partit de son ADN. Malia ne connaît pas la signification de ce mot, elle ne s'excuse jamais tout simplement parce qu'elle n'en voit pas l'utilité, et elle ne regrette jamais rien. Elle assume totalement tout ce qu'elle dit, ce qu'elle pense ou ce qu'elle fait. Elle a tellement de fierté qu'elle ne fait jamais d'excuse pour rien ni personne. Sauf que dans cette situation, si elle veut arranger les choses, si elle ne veut pas perdre Jace c'est ce qu'elle doit faire. Même si cela va à l'encontre de ses principes. Et dieu sait que Malia Ryswell ne déroge jamais à ses principes, une règle importante pour elle. Ego sur dimensionné quand tu nous tiens. D'un geste vif, elle éteint son Ipad. Elle passe une main dans ses cheveux sans savoir quoi faire, ni quoi dire. Elle a envie de revenir vers lui, c'est évident, mais elle ne sait pas quoi lui dire. Après avoir tourné en rond dans son appartement, malgré son mal de tête incessant elle était bien décidé à faire le premier pas. Pour la première fois de sa vie, elle allait faire le premier pas pour résoudre une situation dont elle était à l'origine. Reconnaître ses erreurs n'est pas dans ses habitudes, les admettre à haute voix encore moins. Mais Jace étant aussi têtu qu'elle, si elle ne prenait pas les rennes elle savait qu'elle pourrait le perdre. Et c'était totalement impensable. Jace était sa famille, son meilleur ami, la seule personne en qui elle avait une totale confiance. Et la jeune brune ne peut pas se vanter d'avoir ce genre de personne dans sa vie. Elle n'a plus que lui dans sa vie et elle ne peut se permettre de perdre son amitié et son soutien pour une simple histoire de fierté mal placé. Alors elle avait décidé d'aller présenter ses excuses - ou du moins elle a allait essayer de le faire - et elle n'avait plus qu'à espérer que Jace lui pardonne son erreur. Lui pardonne son énorme erreur et son manque de jugement. Pendant quelques jours elle a réellement cru que tout pourrait passer sous silence, mais elle n'avait pas pris en compte le fait que Robb renfield était surveillé en permanence par les hommes de Jace. Et elle n'avait surtout pas pris en compte la stupidité de ces hommes et leur tendance à donner n'importe quelle information à leur chef. D'ailleurs si elle avait sous la main l'abrutit qui avait ouvert sa bouche, elle se ferait un plaisir de lui faire regretter pour plusieurs années. Elle se regarde une dernière fois dans le miroir, elle a réussit à cacher un peu la misère comme on dit, un bon fond de teint et un excellent anti cerne font des miracles apparemment pour les gueules de bois. Elle ajuste son pull, puis son écharpe et inspire profondément. Sans plus d'hésitation, elle se hâte vers la porte d'entrée. Si elle ne part pas de suite, elle va perdre  le peu de courage qu'elle a en elle. Il ne faut pas réfléchir, il faut agir. Ce qu'elle fait souvent, de nature impulsive la brunette ne réfléchie que très peu à ses actions, aux conséquences qu'elles peuvent avoir mais quand quelque chose lui tient à cœur c'est totalement l'inverse. Elle pense trop. Elle réfléchie trop et au final elle ne sait plus ce qu'elle doit faire. Mais vivre sans lui dans sa vie n'est pas une chose qu'elle peut envisager ou à laquelle elle peut survivre. Alors elle doit le faire. Et il parait qu'avoir peur c'est se rendre compte que l'on a quelque chose à perdre. Plantée devant la porte de son appartement, elle hésite à frapper. Ce serait bien entendu la meilleure chose à faire mais surtout ce que la bienséance veut. Seul petit problème c'est que les bonnes manières et les politesses ne sont pas le point fort de Malia, elle a quelque peu du mal à assimiler certaines règles de savoir vivre. Et ce depuis toujours. Elle n'a pas de limite cette fille là. Elle fait ce qu'elle veut, quand elle le veut. Elle lève le point vers la porte et puis au dernier moment, elle décide simplement de poser sa main sur la poignée et d'entrer sans s'annoncer une seule seconde. Ses talons se font entendre dans l'entrée et elle se retrouver rapidement face à Jace, son arme à la main prêt à tirer sur la personne qui ose s'aventurer chez lui sans une annonce préalable. Il soupire en la voyant et baisse son arme, tout en enclenchant la sécurité « Ton père ne t'as jamais appris à frapper avant d'entrer?  » elle hausse les épaules et agite sous le nez du jeune brun la clé qu'il lui a donné il y a quelques temps maintenant. Un geste que Jace doit regretter depuis car parfois Malia prenait bien trop ses aises chez lui. Elle sourit et passe à côté de lui sans le moindre mot, sans la moindre excuse pour débarquer ainsi. Elle aurait pu s'excuser directement et lui demander son pardon mais elle ne sait pas comment faire. Et sa fierté prend le pas sur ses bonnes résolutions, encore une fois «  Tu as vraiment une salle tête.  » elle pose son sac à main sur le canapé et fait volte face pour regarder son ami qui semble déjà agacée par sa présence et son comportement. Elle ne peut pas le blâmer, parfois elle s'agace elle même. Pourtant, il est habitué à Malia, il la connait mieux que quiconque, mieux qu'elle ne se connaît elle même, elle en est persuadée. Elle pose son regard sur Jace et ne peut s'empêcher de vérifier qu'il va bien, elle n'a qu'une seule envie le prendre dans ses bras pour simplement s'assurer qu'il va bien. Seulement, elle ne bouge pas, et continue à afficher ce sourire si agaçant pour tout le monde autour d'elle. Elle cache à la perfection son inquiétude, ses émotions. Pourtant, elle sait qu'elle n'est pas obligé de le faire devant Jace, elle sait qu'il peut lire en elle comme dans un livre ouvert. Il la connait. Mais elle n'arrive pas à abattre ce mur d'indifférence qu'elle s'est construit au fil des années et qui aujourd'hui semble faire partie intégrante d'elle. Sans qu'elle ne puisse faire quoi que ce soit « Si c'est ta façon de me présenter des excuses il y a encore du travail. » son ton est las de ce comportement, il commence à perdre patience sans doute avec elle. Le jeune homme pose son arme sur le bar de la cuisine et s'assoit sur un des tabourets à côté de lui. Il regarde Malia, il attend quelque chose venant d'elle, mais il sait aussi que savoir ce qu'elle pense vraiment va être difficile. Il affiche un grimace en prenant place et soupire une nouvelle fois. Malia fait un mouvement en avant mais rien de plus. Elle se retient. Elle ne bouge pas et croise les bras sur sa poitrine « Je ne vois pas pourquoi je devrais m'excuser. C'est plutôt à toi de m'en faire.  » au revoir les bonnes résolutions. Malia n'est vraiment pas douée pour demander pardon c'est un fait. Alors à sa manière, elle lui demande pardon. C'est subtil, presque imperceptible mais pourtant elle est réellement désolée pour son comportement, et elle veut réellement faire la paix avec Jace. Mais sans savoir comment lui dire. Il faut vraiment qu'elle travaille sur cette partie de sa personnalité  et le regard que lui assène Jace en dit long «  Et puis je ne présente jamais d'excuses. »  elle hausse les épaules et se dirige vers le frigo comme si elle était chez elle. Elle l'ouvre et regarde l'intérieur bien vide. Deux bières, une cannette de soda et du lait qui doit être là depuis bien trop longtemps pour être encore bon. Mais elle ne ferme pas la porte du frigidaire encore, elle attrape une pomme qui traine sur une des étagère et croque dedans «  Ah oui j'avais oublié princesse Malia est mieux que tout le monde. » cette remarque la frappe en pleine figure. Jace lui parle rarement sur ce ton là. Ce qui la frappe ne sont pas vraiment les mots qu'il utilise, non cela ne la choque en rien, mais c'est son ton, sa voix. Il est en colère contre elle, mais il est aussi déçu par elle. Elle sait que ce qu'elle a fait peut être assimilé à une trahison de sa part, mais elle voulait simplement défendre Jace. Certes le résultat n'a pas été réellement ce qu'elle espérait. Elle ne pensait pas vraiment passer la nuit avec le big boss du réseau de traffic d'arme qui a essayé d'assassiner Jace. Ce n'était pas le plan du début. Ce n'était pas ce qu'elle voulait. Mais Robb avait un certain charme, et elle ne résiste jamais à ce genre d'homme. Les hommes qu'elle ne peut pas avoir, les hommes qui ne sont pas pour elle. Les mauvais garçons ont toujours eu du succès auprès de Malia. Sans doute parce qu'elle sait qu'ils ne sont pas fréquentables et que rien de sérieux ne pourra jamais découler de ses nuits là. Elle ferme la porte du frigo et croque dans sa pomme rouge tout en faisant face à Jace «  Tu vas me faire la gueule encore combien de temps Jace? »  elle s'approche de lui, et plonge son regard dans le sien. Elle affiche un regard dont seul Jace a la chance de voir, elle ne le dit peut être pas avec les bons mots mais son regard parle pour elle. Elle est réellement désolée, elle s'excuse sincèrement  « Je sais pas. Tu as été stupide Malia. » à son tour il s'éloigne d'elle. Il a raison, elle a été inconsciente, stupide et tout autre synonyme que la langue française peut avoir pour ce genre d'action. Elle a regrettait ce qu'elle a fait à la minute où elle a compris qui il était en réalité. Quand elle a comprit que lui aussi avait lu en elle bien trop facilement. Quand elle a compris qu'il l'avait manipuler pour atteindre encore un plus Jace. Elle se sentait réellement idiote pour ne pas avoir remarqué tout cela, et le fait que Jace lui rappelle ne faisait qu'amplifier son sentiment de culpabilité. Seulement, ô grand jamais elle ne lui dirait à haute voix  « Oui bon ça va j'ai compris la première fois.  » elle lève les yeux au plafond. Elle n'aime pas quand il a raison. Elle n'aime pas se l'avouer, et elle aime encore moins recevoir des leçons de sa part ou bien de la part de personne en réalité. Elle était presque prête à lui faire des excuses mais il lui a soudainement coupé toute envie d'être mature et responsable. Elle pose la pomme sur le comptoir et elle commence à se diriger vers le salon où son sac à main l'attend. Mais Jace lui attrape le bras et la force à lui faire face. Il n'a pas encore finit de lui faire la morale, alors comme à son habitude elle se dégage de son emprise et souffle bien fort pour lui montrer qu'elle se fiche bien de ce qu'il va lui dire. Et qu'elle na pas vraiment envie d'entendre le reste de son discours moralisateur « Je ne veux pas que tu te mêles de mes histoires c'est bien compris?  » il est autoritaire. C'est clairement un ordre qu'il lui donne pourtant il sait que Malia ne réagit pas comme tout le monde face à ce genre de ton. Elle n'aime pas qu'on lui dise quoi faire, non elle déteste cela. Elle ne supporte pas qu'on lui dicte sa conduite, elle est libre de ces choix, de ses actions. Alors comme à son habitude, elle feint la désinvolture, ce qui met encore un peu plus sur les nerfs le jeune brun. Pourtant, venant de Jace cet ordre aura une conséquence. Malia va lui obéir, sans lui dire bien sûr mais tout ce que lui dit Jace à un réel impact sur la jeune femme. C'est d'ailleurs la seule personne a avoir une telle influence sur elle. Même son père n'a jamais réussit à avoir une telle influence sur sa propre fille « Je vois pas en quoi passer la nuit avec lui à un rapport avec vos histoires de petites guerre de terrain. » elle aurait pu répondre qu'elle comprenait, et qu'elle ne referait plus jamais une telle erreur. Mais Malia veut toujours avoir le dernier mot. Une autre facette de sa personnalité sur laquelle elle a beaucoup d'effort à faire visiblement. Bien qu'elle ne comprenait pas vraiment en quoi passer une folle nuit avec Robb pouvait avoir un rapport avec leur deal stupide. Et leur guerre de terrain et de pouvoir «  Malia. » un seul regard de Jace et elle sait qu'elle aurait du se taire. Ne pas lui rappeler ce qu'elle avait fait avec lui. Elle se laisse tomber sur le canapé et lève les yeux vers son ami tout en affichant une petite moue. Elle ne peut plus reculer maintenant. Elle doit avouer, elle doit le faire maintenant «  Très bien, je suis désolée Jace d'avoir couché avec Robb mais pour ma défense je ne savais pas qui il était quand j'ai décidé de partir avec lui.  » elle est sincère, elle n'a découvert sa véritable identité que bien plus tard. Ce n'était pas lui sa cible de la soirée à l'origine. Elle voulait faire payer à Parrish, mais sa mission ne s'était pas déroulé comme prévue. Et elle avait simplement voulu oublier la débâcle de sa soirée dans les bras de Robb «   Encore pire Malia. Tu es vraiment inconsciente. » il se laisse tomber à son tour sur le canapé à ses côtés et le silence s'installe entre eux. La brunette pose sa tête sur l'épaule de Jace, elle ne dit rien mais il sait qu'elle est désolée. Elle ne veut plus être fâchée avec lui «  Je voulais simplement... enfin je sais pas exactement ce que je voulais faire. » elle murmure presque, comme si lui dire la vérité était honteux. Comme si elle avait honte de tout cela « Comment tu as su que c'était Renfield?  » elle reste silencieuse un moment, mais elle sait qu'elle ne va pas pouvoir mentir. Pas cette fois. Cela ne va pas lui plaire « J'ai essayé de séduire Casey, mais ça n'a pas marché. Alors  j'ai écouté aux portes. » elle relève sa tête et lève la main pour interrompre Jace qui s'apprête à lui faire une nouvelle leçon de morale sur ses habitudes, ses mauvaises habitudes «  Je sais ce que tu vas dire. Mais c'est ta faute. Tu me dis rien alors je suis obligé d'avoir mes infos par mes propres moyens. » rejeter la faute sur les autres alors que c'est clairement elle qui est fautive est une de ses spécialités. Une méthode qui a longtemps fait ses preuves et qui la dédouane de toutes les choses qu'elle a pu faire.  Bien qu'elle n'est pas certaine que cette façon de voir les choses peut fonctionner aujourd'hui, avec le jeune brun « Tes excuses craignent réellement, il va falloir que tu apprennes Malia. » elle hausse les épaules et dépose ses pieds sur la table basse. Et elle attrape la télécommande de la télé, tant que son téléphone ne sonne pas pour lui annoncer la fin du monde, elle est bien décidé à rester avec Jace, sur ce canapé.
I can see the end as it begins, my one condition is
Say you'll remember me

 Malia le nez plongé dans ce contrat soupire et laisse tomber son front sur son bureau lourdement. Elle ne le voit pas mais Claudia et Davis lève la tête vers elle pour s'assurer qu'elle n'est pas morte. Elle lit les même lignes, les mêmes mots depuis maintenant une heure et demie  et elle ne comprend rien. Strictement rien. Elle a l'impression que sa tête va exploser. Elle a beau mettre tous les efforts du monde dans ce qu'elle lit, elle ne comprend pas. Les mots ne forment même pas des phrases qui ont un sens. Elle serait en train de lire du chinois que ça serait du pareil au même. La jeune brune se sent complètement idiote et réellement pas à sa place. Elle lève la tête et aperçoit les autres concentrés sur leurs dossiers alors qu'elle n'arrive à rien depuis son arrivée au bureau. Elle n'aime pas les lundi matins. Vraiment pas. Machinalement, elle tape ses ongles parfaitement manucurés sur le bureau, et elle pose son regard sur l'horloge en face d'elle. Plus que dix minutes et elle va pouvoir faire sa pause déjeuner. C'est la première fois qu'elle est aussi impatiente de pouvoir sortir d'ici, habituellement elle est la dernière à partir, elle traine dans l'espoir de pouvoir lui parler ne serait-ce qu'une petite minute. Elle ne sait pas vraiment pourquoi elle est comme ça, ni même ce que cela peut vouloir dire, mais elle sait que ce n'est pas une bonne chose. Pourtant, elle a une notion du bien et du mal assez particulière. Elle file du mauvais coton, elle en est certaine.  Elle sait que cacher toutes ces informations à Connor n'est pas une bonne idée, elle le sait et pourtant elle ne peut se résoudre à lui transmettre. Elle ne donne que la moitié des choses à son patron, et quand elle lui donne des informations, ces dernières ne sont que futiles et sans grande importance. Et si Connor s'en rend compte, elle ne donne pas cher de sa vie et de son avenir dans cette ville. Elle s'est embarquée dans une histoire, une rancune qui la dépasse complètement. On est bien loin de ces arnaques habituelles, elle prend bien trop de risques. Mais comment faire marche arrière maintenant? si elle joue carte sur table avec Evan, elle sera virée, probablement jetée en prison comme une malpropre enfin dans l'hypothèse ou Connor ne la tue pas avant pour avoir ouvert sa bouche. Elle pourrait fuir, tout laisser tomber. Ce serait sans doute la meilleure solution. Le seul problème c'est qu'elle n'a pas envie de fuir. Si elle n'aime pas s'enfermer dans une routine, elle doit avouer qu'elle aime bien celle qu'elle s'est créée depuis quelques mois. Alors quoi qu'elle choisisse, elle perd tout. En un simple claquement de doigt. Recommencer à zéro sans rien, elle sait faire. Elle a déjà touché le fond quelques années auparavant, alors recommencer ne devrait pas être très dur. Pourtant, aujourd'hui elle a plus à perdre selon elle. Même si elle jure ne s'attacher à personne, et à ne jamais ô grand jamais avoir de quelconques sentiments pour une autre personne, elle sait que c'est impossible de traverser tout cela sans personne. Elle veut être forte, indépendante mais ce n'est qu'une illusion au fond. Elle est comme tout le monde, tous les êtres humains ont besoin de soutient. Parce que le contraire c'est se mentir, en réalité tout ce rituel, prendre de la distance, et faire semblant de ne pas se préoccuper des autres, c’est des conneries. Et Malia le réalise aujourd'hui. Fuir n'est pas la solution aujourd'hui, cela aurait pu l'être quelques années avant mais plus maintenant. Toujours le regard sur la pendule, elle ne remarque pas la présence à côté de son bureau, mais un claquement de doigt devant ses yeux la fait revenir à la réalité brusquement. Si soudainement qu'elle fait un bon sur sa chaise et manque de tomber. Elle se rattrape de justesse à son bureau et regarde Davis qui se tient devant elle, les bras croisés sur la poitrine «  Tu sais que tu peux tout me dire n'est ce pas Malia?  » elle regarde le jeune brun en haussant un sourcil. Lorsqu'une conversation comment généralement ainsi, c'est qu'il y a anguille sous roche. Mais elle ne dit rien, elle attend simplement la fin de la phrase. Mais elle sait déjà qu'il va lui demander un service, cela peut se lire sur son visage. Cela se voit comme le nez au milieu de la figure. Elle ne le connait peut être pas depuis très longtemps, mais elle observe. Elle observe énormément afin de connaître les personnes avec qui elle est, et ainsi elles ont plus facile à manipuler. Comme elle a rapidement compris comment plier Courtney à ses quatre volontés, comment la faire parler. Malia est douée pour cela, un don qu'elle met en œuvre bien souvent. Le jeune homme regarde par dessus son épaule et reporte son attention sur Malia qui patiente tout en étudiant son visage pour y détecter quelque chose, un indice sur sa prochaine demande. Il s'assoit sur le coin du bureau et se penche vers elle «  J'ai vu que Ashmore a l'air plus cool avec toi. Tu es passé sous le bureau avoue hein?  » à cette remarque, elle ne peut s'empêcher d'exploser de rire. Un rire tellement honnête, libérateur qui lui fait tout oublier l'espace d'une seconde. Elle lui fait signe de se rapprocher et murmure « Si j'étais passé sous le bureau tu crois que je jouerais encore à l'assistante? » drôle de manière de démentir la remarque de son collègue. Et cette réponse éveillera encore un peu plus sa curiosité, elle le sait mais cela l'amuse. Et elle sait aussi qu'il va s'empresser de répéter cette petite conversation à sa copine de la compta, qui va sûrement en parler à la pause café le lendemain. Oui à Ashmore Industries les ragots vont vite, les secrets sont gardés très peu de temps. Et le fait qu'elle sait que cette information va faire le tour des bureaux joue en sa faveur. Sa manière à elle de faire taire quelques rumeurs stupides qu'elle a pu glaner ici et là en parlant de la pluie et du beau temps avec les employés de la sociétés. Si elle se fiche bien de ce que les autres pensent d'elle, de ce qu'ils peuvent bien dire, le fait d'entendre ce genre d'histoire l'agace au plus au point «  Être sous ses ordres peut avoir ses charmes. » elle esquisse une grimace et le pousse. Lejeune homme manque de tomber du bureau et se met à rire. Malia, elle ne rit pas. Elle en assez de cette conversation, c'est l'heure de sa pause déjeuner et elle compte bien l'utiliser aujourd'hui. Elle a besoin de se retrouver au calme, elle besoin de réfléchir sur son avenir. Sur ce qu'elle compte faire après cette mission. Car oui elle ne va pas pouvoir jouer les assistantes toute sa vie, elle ne peut pas usurper ce genre d'identité toute sa vie. Et encore moins quand toute cela sera terminé, et que Connor aura gagné la partie ou lorsque Evan le fera. Elle enfile son manteau et attrape son sac à main tout en se dirigeant vers la sortie de son open space, toujours avec Davis sur les talons. Juste après avoir passé la porte, elle se retrouve face à face avec Ophélia Ashmore. Malia lui sourit, hypocritement, mais elle lui sourit et se force à lui dire bonjour le plus naturellement du monde. Même si au fond, elle ne pense pas vraiment ce qu'elle dit. La brunette en face d'elle, adopte la même attitude. Pas un mot plus haut que l'autre, ou même déplacé, mais tout passe par leur regard. Malia ne peut s'empêcher de la regarder entrer dans le bureau de Evan, et elle en oublie presque la présence de Davis à ses côtés. Elle soupire et regarde la porte se fermer, et elle fixe Ophélia qui lui adresse un nouveau un sourire en coin « Tu es sûre que tu n'as pas une promotion canapé? » Davis suit sa collègue jusqu'à l'ascenseur. Si tout le monde craint Ophélia Ashmore, ce n'est pas le cas de Malia, elle aime la défier du regard à chaque fois qu'elles se croisent. Par fierté majoritairement. Malia ne s'incline devant rien ni personne. Elle ignore la question de Davis et parle de choses complètement différente. Pas certaine que ce soit la meilleure solution, car on dit bien que la personne qui ne dit rien consent non? Et connaissant l'amour de Davis pour les messes basses, elle allait en entendre parler pendant un certain temps de tout cela. Mais le jeune homme semble déjà vouloir passer à un autre sujet croustillant  « Tu as entendu à propos de Preston?  » non elle ne veut rien savoir sur ce Preston qui est totalement insignifiant pour elle. Alors avant que Davis ne se lance dans une énième de ces histoires sans intérêt, elle l'arrête d'une main et pose sa main sur l'épaule du jeune homme « Davis je t'adore, mais tais toi. Je n'ai pas envie d'entendre les histoires sordides de Preston ou encore de savoir où à eu lieu sa dernière parties de jambes en l'air d'accord. C'est ma pause déjeuner. MA pause déjeuner. Okay?  » elle lui sourit et lui tapote l'épaule tout en affichant un petit sourire excédé. Elle a insisté sur le fait que c'était sa pause déjeuner, à elle et rien que pour elle. Elle adore Davis, elle aime déjeuner avec lui mais aujourd'hui, elle n'est pas d'humeur. Vraiment pas. Et puis elle doit absolument comprendre ce charabia juridique avant la réunion d'Evan à quatre heures cette après midi. Alors elle n'a vraiment pas le temps pour les futilités de la vie de l'entreprise. Vraiment pas le temps. Elle passe la porte d'entrée de l'immeuble et se retrouve dehors, elle prend une grande inspiration et profite de cet air frais. Elle ne peut s'empêcher de se demander ce que va encore pouvoir dire Ophélia sur son comportement à Evan. Elle sait qu'elle est agaçante, elle le sait. Elle sait qu'elle parle un peu trop et que son comportement et plus que déplacer. Et elle est persuadée qu'elle a dû lui dire plus d'une fois, qu'il fallait qu'il se débarrasser de Malia. Et elle sait aussi que le fait qu'il passe la plupart de ses soirées au travail, ne doit pas la ravir. Elle sourit à repensant à cette soirée de travail, cette fois où ils ont presque dépasser la frontière entre le professionnalisme et le privé. Elle ne sait pas vraiment pourquoi elle sourit, à cet instant présent, comme une idiote au milieu de la rue. Mais cette pensée la fait frissonner. Si elle avait fait comme si rien ne s'était passé, elle avait été perturbée. Et elle sait que lui aussi. Pourtant, depuis ils n'avaient aucune allusion à ce qui c'était passé, ou plutôt ce qui ne s'était pas passé dans leur cas. Pourtant, leur petit jeu du chat et de la souris ne présageait rien de bon. Et prenait un peu plus d'ampleur à chaque fois. Malia n'a jamais autant apprécié ce genre de petit jeu qu'avec Evan. Mais avec lui c'est différent. Elle ne saurait pas dire exactement pourquoi ou en quoi c'est différent mais ça l'est. Il occupe bien trop souvent ses pensées, bien plus qu'il ne le devrait et définitivement pas de manière décente. Et le rêve qu'elle avait fait avec lui en était la parfaite illustration. Elle ferme un instant les yeux, elle ne doit pas penser à son patron de cette manière, elle ne doit pas penser à sa cible de cette façon. Elle le sait, et cela ne lui ait jamais arrivé. Comme jamais personne ne la regarde comme le fait Evan. Jamais elle ne s'est sentie aussi importante pour quelqu'un, jamais elle ne s'est sentie aussi désirée que par lui. Elle ne devrait pas avoir ce genre de pensées. Non elle ne devrait pas. Et puis si elle se joue de lui, lui aussi peut se servir également d'elle. Elle le sait et pourtant elle ne veut pas le croire. Elle n'est pas une jeune femme naïve, elle connait parfaitement le monde dans lequel le jeune homme évolue, mieux qu'elle ne veut le laisser penser. Et elle sait que la manipulation, les apparences sont les maîtres mots de cet univers. Mais elle aime croire qu'elle a cet effet sur Evan, le même qu'il  a sur elle. Une histoire impossible certes, mais tellement exaltante. Mais c'est contraire à l'étique. A l'étique des escrocs. Elle sait que si elle continue à tomber sous le charme de Evan c'est la fin pour elle. Pourtant, elle ne peut s'empêcher de culpabiliser depuis quelques jours pour cette histoire. Elle est perdue, elle est prise à son propre jeu. Et elle sait qu'elle ne pourra pas en sortir indemne. N'importe quelle fin qu'elle imagine n'est pas une fin heureuse pour elle. Elle reprend ses esprits et se dirige vers un taxi, elle fait signe au chauffeur qu'elle a besoin de ses services et au moment où elle s'apprête à poser sa main sur la poignée, elle se fait devancer. Sans prendre la peine de regarder la personne en question, elle soupire et s'apprête à être réellement désagréable avec cette personne lorsqu'elle aperçoit la chevelure blonde qu'elle hait tant aujourd'hui « C'est du harcèlement sur le lieu de travail Connor.  » il lui sourit et lui fait signe de monter dans la voiture. Le chauffeur se tourne vers elle, le regard interrogateur. Mais elle le rassure rapidement en lui disant qu'elle connait cet homme, et qu'elle n'a pas besoin d'alerter qui que ce soit. Elle se glisse sur la banquette arrière et montre son mécontentement d'être importunée de la sorte. Elle l'ignore, elle n'a pas envie de lui parler et elle hésite même à sortir son tazer du sac pour faire comprendre qu'elle ne va pas être réceptive à leur conversation. Mais elle ne fait rien et donne simplement l'adresse d'un petit café au centre ville pour enfin profiter de sa pause déjeuner « Je vais commencer à perdre patience avec toi Malia. » elle en a assez qu'il lui répète la même chose, chaque jours que dieu fait. Elle veut divorcer ici et maintenant. Elle se maudit d'avoir accepter cette idée d'arnaque avec un homme qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam. Mais qu'est ce qu'il lui a prit ce jour là? Elle croise les bras sur son sac à main, comme si elle avait peur que Connor ne lui prenne et répond sur le ton qu'elle emploie bien trop souvent avec lui ces derniers temps. Il a le chic pour gâcher ses journées les unes après les autres, c'est un don chez Connor Delfino apparemment « Et moi je commence en avoir assez de t'avoir sur le dos tous les jours.  » le chauffeur de taxi augmente un peu le volume de la radio, visiblement un peu mal à l'aise avec la scène qui se déroule sur sa banquette arrière.  Connor lui attrape le poignet et la force à le regarder «  Remonte à ton bureau, pleure, saute lui dessus j'en ai rien à faire.  Mais fait le boulot pour lequel je t'ai engagé.»  elle se dégage de son emprise, et se masse le poignet. La provocation dont elle fait preuve ne joue pas en sa faveur loin de là, elle joue avec les nerfs de l'homme à ses côtés. Elle teste ses limites. Un mauvaise idée mais Malia Ryswell ne répond pas de manière positive à ce genre de menace. C'est dans son tempérament de montrer les crocs « Si tu n'es pas satisfait de mes prestations tu as qu'à faire le sale boulot toi même. » elle serre d'avantage son sac à main, un réflexe qu'elle ne devrait pas avoir et pourtant elle ne peut s'en empêcher. Et ce geste si protectif envers ses affaires attire l'attention immédiate de Connor. Un sourire en coin il regarde la jeune brune, on pourrait presque lire de l'anxiété dans son regard «  Tu me fatigues Malia. » il serre le poing et lève la main légèrement vers elle, si elle a envie de se blottir contre la vitre du taxi, elle ne fait rien.  Elle sait qu'il ne lèvera jamais la main sur elle. C'est un connard, mais il ne la frappera jamais. Et si un jour cela arrivait, il ne le ferait pas avec autant de témoins autour d'eux, mais elle pouvait lire dans ses yeux qu'il perdait réellement patience avec elle. Et son petit jeu de provocation n'arrangeait vraiment la situation. Il attrape violemment le sac à main de Malia et fouille à l'intérieur. Ne trouvant pas ce qu'il veut, il renverse le contenu du sac sur la banquette arrière du taxi. Malia passe une main dans ses cheveux, le dossier marron ne passe évidemment pas inaperçu, et Connor ne peut s'empêcher d'y jeter un œil. En soit ce n'est pas un dossier confidentiel, mais les noms de quelques clients y apparaissent et elle craint qu'il ne les utilise contre Evan. De colère, il jette le dossier au visage de Malia et tape contre la vitre pour que le taxi s'arrête. Il descend mais avant de partir, il se penche sur la porte et s'adresse une dernière fois à Malia qui commence à ranger ses affaires dans son sac « Je veux cette clés USB avec les informations financières que j'ai demandé ce soir. Je me fiche de ce que tu as à faire pour les avoir. » il claque la porte et elle soupire. Elle adresse un faible sourire au chauffeur de taxi comme pour le rassurer. Il ne dit rien et conduit Malia au café dont elle a donné l'adresse un peu plus tôt. Elle le remercie et lui laisse un pourboire conséquent, elle s'en fiche c'est l'argent de Connor. Il ne lui reste plus que quarante minutes pour faire du charme à cet étudiant en droit qu'elle connait et qu'il lui explique avec des mots simples ce que tout ce charabia dans le dossier signifie. Ses simples notions de droit acquises sur le net ne suffise clairement pas dans ce cas, et elle ne pourra pas donner le change en face de Evan si elle ne comprend pas. Elle n'a pas envie de passer pour une idiote ou de se faire virer.  (...) Elle regarde la clé USB qu'elle tient dans sa main. Elle ne sait pas quoi faire. Une partie d'elle lui crie de la remettre à Connor pour qu'elle puisse enfin être libre de cet emprise qu'il a sur elle. Pour enfin être libre et retourner à sa vie. Redevenir la Malia Ryswell d'avant, sans réellement d'avenir, mais au moins elle était libre de ses faits et gestes. Et une autre partie, lui crie de ne pas donner ces informations à Connor, car il va en faire mauvais usage. Elle sait qu'il va s'en servir pour détruire la carrière d'Evan et elle a bien du mal à assumer son rôle dans cette chute. Elle a une prise de conscience qui lui pose un dilemme énorme. Elle fait tourner la clé USB dans ses mains en essayant de trouver la solution à son problème. Elle n'a aucune idée de ce que contient ce petit objet et elle ne veut pas savoir en réalité. Le problème, c'est que Connor va savoir le fin mot de l'histoire et depuis quelques jours il se fait de plus en pressant et elle commence à avoir peur. Peur qu'il ne devienne violent avec elle, peur des conséquences que son refus d'obéissance pourrait engendrer. Si elle lui donne, Evan perd tout. Son entreprise, sa réputation, il perd tout. Si elle ne la donne pas, c'est elle qui perd tout. Il y a encore quelques années, elle n'aurait pas hésité une seule seconde. Elle aurait pensé à elle en premier, elle aurait pensé à sauver sa peau, elle avant toute chose, et elle aurait vu l'argent qu'elle pouvait tirer de cette arnaque. Et c'est ce qu'elle avait vu lorsqu'elle a accepté de faire équipe avec Connor Delfino, mais aujourd'hui tout semble compromis. Elle est totalement sous l'emprise de Evan elle est envoutée et jamais cela ne lui ait arrivé. Jamais. Assise à son bureau, elle pèse le pour et le contre, elle tente d'imaginer tous les scénarios possibles sur la fin de l'histoire. Mais les différentes possibilités ne lui plaisent pas. Dans tous les cas, elle est perdante. Elle se lève rapidement et se dirige vers les toilettes de l'étage. Elle est nerveuse, n'importe qui pourrait le voir à des kilomètres. Elle est indécise. Elle est perdue. Elle se demande quand est ce qu'elle a commencé à avoir cette fichue prise de conscience qui l'a met bien dans l'embarras. Pourquoi ne peut-elle pas être encore égoïste comme avant? Pourquoi il a fallu qu'elle se prenne à son propre jeu?  Pourquoi? Elle pousse la porte des toilettes et tend sa main au dessus de la cuvette. Si elle décide de ne rien dire à Connor, elle ne peut pas garder cette preuve avec elle. Ni à son bureau, car il y a toujours des petits fouineurs qui se mêlent de ce qui ne les regardent pas, et personne ne doit tomber sur ses informations. Personne ne doit savoir qu'elle les a eu en sa possession ne serait-ce qu'une minute. Ni à son appartement, car apparemment Connor pense qu'il peut faire des fouilles à tout moment de la journée sans l'avertir. Aucun besoin de mandat pour lui. Alors elle n'a qu'une seule solution, détruire les preuves informatiques de la société Ashmore. Le seul petit problème dans sa situation actuelle - n'est pas de ne pas savoir mentir, car cela elle maîtrise - mais c'est ce gars au service informatique. Qui semble avoir un deal avec Connor. S'il parle, Connor saura que Malia lui dissimule des choses. Alors est ce qu'elle est prête à prendre se risque? L'autre solution qui lui a effleuré l'esprit un quart de seconde est de tout révéler à Evan. Ou bien tout dire à Jace et qu'il règle son problème à sa manière. Mais à cette pensée elle grimace. Non elle ne peut pas lui demander de l'aide. Car cela reviendrait à admettre qu'elle ne contrôle plus rien, et qu'elle s'est faite avoir. Alors non aucune chance qu'elle lui en parle. Elle reste comme ça pendant quelques minutes. Sa vie était bien moins compliqué quand elle faisait les choses selon ses envies. Beaucoup moins prise de tête. Et c'était aussi bien plus simple quand elle ne commençait pas à s'attacher à sa cible. Elle prend une grande inspiration et penche sa main afin de faire tomber la clé USB dans les toilettes puis elle tire la chasse. Elle ne peut plus revenir en arrière, elle a pris sa décision. Elle souffle comme pour rester calme, car elle vient de se rendre compte de ce qu'elle vient de faire. Elle sort des toilettes et pose ses mains sur le rebord des lavabos et se regarde un instant dans le miroir. Elle passe une main dans ses cheveux, elle a pris une décision importante ce soir, mais elle n'est pas prête à en assumer les conséquences au fond. Mais quoi qu'il en soit ce qui est fait est fait, elle ne peut pas le changer et maintenant elle n'a plus qu'à espérer que cet idiot de Barry ou Ben enfin peut importe son prénom ne parle pas à Connor Delfino. Sinon elle allait devoir inventer encore un beau mensonge comme elle a pris l'habitude de le faire depuis quelques temps. Mais sans être certaine qu'elle pouvait encore être convaincante. Elle regagne son bureau et se laisse tomber sur sa chaise, le bureau est vide et le silence règne. Cela est complètement inhabituel ici, jamais on ne peut entendre une mouche volé. Les bruits des claviers raisonnent toujours dans cette pièce, ou bien le bruit de l'imprimante ou encore la sonnerie du téléphone mais ce soir aucun bruit. Elle attrape son livre et pose ses chaussures de créateur sur son bureau. Elle fait tourner son surligneur entre ses doigts tout en étant étonnement concentré sur sa lecture. Ou du moins elle donne l'impression de l'être car la réalité est bien autre. Elle essaie de se concentrer sur les mots qui sont devant ses yeux mais elle n'arrête pas de penser à cette fichue clé USB. Si il y a quelques minutes, la décision de la jeter était la meilleure idée qu'elle ait eu, maintenant elle n'en est plus certaine. Elle déteste hésiter de la sorte, elle déteste ne pas savoir si ce qu'elle a fait est une bonne chose ou pas. Elle déteste avoir une conscience. C'est définitivement bien trop fatiguant de se soucier des conséquences, des autres et de leurs états d'âmes « Je pensais que tout le monde était partis plus tôt ce soir. » elle manque de tomber de sa chaise, encore une fois aujourd'hui et pose rapidement son livre tout en le glissant sous un dossier marron. Comme si elle avait honte de s'être surprendre sur le fait par son patron. Elle sourit et se tourne vers lui tout en affichant un sourire plus que soulagé de le voir ici, et tellement sincère. Sourire qu'elle ne réservait en principe que pour Jace et qui maintenant apparaissait aussi sur son visage lorsqu'il était présent dans une pièce  « Ils sont partis dès que tu leur as dit que ce soir c'était autorisé. »  et lorsqu'Evan leur donnait cette information, tout le monde se hâtait à rassembler leurs affaires et à partir presque en courant vers la sortie avant qu'il ne change d'avis et ne leur trouve quelque chose à faire. Contre toute attente, Malia se proposait souvent pour faire quelques heures en plus, ou bien rester après les horaires de bureau. Sans vraiment savoir pourquoi, elle se sentait bien ici. Même si elle était totalement consciente qu'elle n'avait pas sa place dans cette entreprise, et qu'elle n'était clairement pas douée pour le boulot au final. Il fallait être honnête, elle avait des qualités pour exercer ce travail mais pour tout ce qui était technique elle était bien loin à la traine. Et parfois, elle culpabilisait presque d'avoir mentis pour décrocher ce poste alors que beaucoup de personne aurait pu tuer père et mère pour avoir sa place. Et ils étaient bien mieux qualifiés qu'elle. La jeune brune a toujours réussi à mentir pour arriver où elle voulait. Elle n'est jamais honnête. Elle ment comme elle respire, elle manipule les gens et peut leur faire croire n'importe quoi. Elle a confiance en elle, peut être un peu trop d'ailleurs pour son propre bien, elle a un certain aplomb. Le jeune patron se met à rire et elle le regarde s'approcher de son bureau, il la regarde en souriant et il tend la main vers le livre qu'elle vient tout juste de cacher. Lorsqu'il l'attrape, elle peut voir qu'il se retient de se moquer d'elle. Elle le sait, il a envie de rire, et le cache bien mal selon la jeune brune. Elle soupire et se pince les lèvres tout en regardant ailleurs «  Le droit pour les nuls? » il penche la tête sur le côté tout en souriant légèrement, il se retient toujours d'éclater de rire.  Comme s'il ne voulait pas la vexer. Et elle est légèrement agacé par son attitude, mais elle ne dit rien. Elle soupire et met ses mains devant son visage. Elle se cache, elle a honte. Vraiment honte. Et il faut savoir que Malia Ryswell n' a jamais honte en général, sauf à ce moment précis. Elle est totalement mortifiée par cette scène. Evan sourit de plus en plus et s'assoit sur le bord du bureau de son assistante tout en feuilletant le livre « C'est tellement embarrassant. » et c'est peu de le dire. Mais il était évident aussi qu'Evan ne gardait pas Malia pour ses connaissance en matière de droit, car elle n'y connaissait rien. Elle peut mentir et se sortir de n'importe quelle situation ou conversation sauf quand ça concerne le droit. Là elle est totalement perdue. Même quand cet étudiant en droit qu'elle avait séduit pour avoir ses faveurs lui parlait comme une enfant de cinq ans. Littéralement comme si elle avait cinq ans. Elle n'a jamais pris les études aux sérieux, elle s'en fichait totalement. Elle était populaire, elle avait de l'argent alors pourquoi se fatiguer à travailler. Elle n'avait jamais imaginé devoir se retrouver dans une telle situation «  Si tu veux rire tu peux. Je suis nulle c'est un fait. Le pire c'est que je comprend pas ce livre non plus. » à ce moment précis elle ne joue aucun jeu, elle ne joue aucun rôle. Elle est honnête tout simplement, elle est simplement Malia. Elle plonge son regard dans celui d'Evan et tout semble s'effacer. Plus rien n'existe autour d'eux, ils sont seuls au monde dans ce bureau. Et elle ne comprend pas vraiment ce qu'il lui arrive, elle ne comprend plus rien à vrai dire. Comment peut-elle être si démunie devant son regard, comment peut-elle perdre ses moyens juste lorsqu'il pose ses yeux sur elle. Il faut qu'elle se ressaisisse, il faut qu'elle reprenne le contrôle. Il faut qu'elle arrête d'être cette fille dont elle a l'habitude de se moquer. Cette fille qui est totalement idiote devant un tel homme « Tout va bien? »  cette question la fait redescendre sur terre. Elle affiche un faible sourire et lui reprend le livre des mains pour le ranger dans un tiroir. Elle effleure sa main posé sur le bureau et retire sa main immédiatement. Si au début, elle profitait du moindre moment de proximité avec lui, aujourd'hui elle en profite toujours mais elle culpabilise d'avantage. Car oui Malia est en train de tomber pour son patron. Mais elle sait aussi qu'il est marié, et que même s'il y a des moments d'égarement entres les deux adultes, il est toujours amoureux de sa femme. Ou du moins toujours attaché à cette dernière. Elle sait que le mariage bat de l'aile, presque tout le monde le sait mais personne ne dit rien ici. Et si la dernière fois qu'ils se sont retrouvé seuls elle était à deux doigts de complètement se laisser aller avec lui, elle avait aussi en mémoire le lendemain. Un Evan en retard, et pas à cause d'une panne de réveil. Elle ne sait pas trop penser de tout ça. Elle se pose vraiment trop de questions. Elle ne devrait pas. Connor a raison, elle doit agir, elle doit faire ce qu'on lui demande. Elle ne peut pas jouer indéfiniment double je avec les deux hommes. Il va falloir qu'elle choisisse son équipe, son camp un jour. Sinon, c'est elle qui va se retrouver rapidement sur le carreau «  Je n'ai pas trop envie de rentrer chez moi. » encore une vérité criante. Il semble intrigué et concerné par sa réponse mais ne pose pas plus de question sur le sujet. Elle ne veut pas rentrer chez elle, car elle sait qu'il va attendre, elle sait qu'il va lui faire la morale une nouvelle fois. Et elle n'a pas vraiment envie de l'affronter, car elle commence être à court de raison pour laquelle elle ne lui dit rien. Elle commence a être à court d'infos intitules à lui donner  «  Et toi tu ne rentres pas?  » il regarde ailleurs et ne répond pas. Elle ne s'attendait pas à une réponse de sa part en réalité, c'était plus une question rhétorique. Cette question semble le contrarier, elle le lit dans son comportement et dans son regard. Il se lève et se dirige vers la fenêtre juste à la droite du bureau de la brunette «  Aucune photo sur ton bureau j'ai remarqué. » changement subtil de conversation, ou peut être pas si subtil que ça au final. Elle fronce les sourcils ne voyant pas très bien où il veut en venir. Elle balaie son bureau du regard et regarde celui de Claudia où trône en effet quelques effets personnels et des photos de sa famille, de son chat et de son petit ami. Malia n'avait jamais fait attention à cela avant qu'il ne le mentionne. Elle pose son regard sur la photo de Claudia et probablement ses parents le jour de sa remise de diplôme. Attendrie une minute, elle contemple cette photo et serait presque nostalgique. Presque. Evan se tourne vers elle, il attend une réponse «  Je n'ai pas de chat à exposer aux yeux de tous. » elle sait que ce n'est pas cette réponse qu'il attend. Elle soupire et continue « Je ne suis pas du genre a étaler ma vie sur des photos.  » et puis quelles photos pourraient-elle bien afficher? Elle ne connait pas sa mère, elle ne parle plus à son père. Elle n'a pas une famille parfaite. Elle ne parle plus à sa famille. Et puis elle est censée être orpheline alors aucune photo joyeuse familiale ne peut orner son bureau Elle se lève à son tour et le rejoint près de  fenêtre, elle ne dit rien et se poste à ses côtés. Elle garde une certaine distance entre lui et elle, mais en même cette distance est infime. Et elle fixe son regard au loin sur les lumières de la ville, mais elle sent son regard à lui sur elle. Elle sait qu'elle est observée  «  Je n'ai plus aucun contact avec ma famille. » le regard toujours au loin, elle regrette d'avoir parler. Elle n'en parle à personne, et elle n'a pas envie d'en parler non plus. Elle aime créer ce mystère autour d'elle, et au final c'est une habitude pour elle.  Personne ne connait réellement la vie de Malia et c'est bien mieux ainsi. Elle détourne son regard vers Evan une demie seconde et voit ce regard. Celui qu'elle voit à chaque fois qu'elle a le malheur d'évoquer sa famille, son histoire familiale, ou du moins l'histoire inventée pour Malia Ryswell. Elle soupire, elle ne supporte pas ce genre de regard, ce genre de compassion. Cette pitié. Mais il ne dit rien, elle non plus. Le silence regagne l'espace. Aucun des deux n'osent parler pendant de longues minutes, ils se jettent des regards en coin de temps en temps, ils se rapprochent l'un de l'autre sans vraiment faire attention. Lorsque son bras effleure celui d'Evan, elle frissonne et se perd dans ses yeux qu'elle rencontre. Aucun des deux ne bougent ou ne parlent. Aucun ne baisse le regard non plus.... mais la sonnerie du téléphone d'Evan se fait entendre. Cet interruption vient rompre tout moment qu'ils pouvaient avoir. Elle sourit et s'éloigne du jeune homme pour regagner son bureau et commencer à ranger ses affaires dans son sac à main. Il est tard, et il est temps qu'elle rentre si elle ne veut pas perdre le contrôle. A croire que même l'univers lui envoie des signes pour lui faire comprendre que tout cela est une mauvaise idée. Et visiblement l'univers à un sens de l'humour douteux. Elle fait tout pour ne pas écouter la conversation mais malgré elle, elle capte quelques bribes de mots, de phrases et elle comprend rapidement que madame Ashmore veut que son mari rentre à leur domicile familial. Il raccroche « Je te raccompagne chez toi. » elle lui assure que ce n'est pas utile, qu'elle peut très bien prendre un taxi. Mais il lui assure à son tour que cela ne le dérange pas, et que ce n'est pas prudent pour elle de rentrer seule aussi tard. Ce n'est pas prudent pour elle de rentrer chez elle tout simplement, c'est pour ça qu'un instant elle hésite à lui demander de la conduire chez Jace. Le trajet jusqu'à l'appartement de Malia se fait dans le silence le plus complet, mais un silence lourd de sens. Seul les chansons qui passent à la radio se font entendre et le bruit du moteur de la voiture du sport d'Evan. Lorsqu'il stoppe la voiture devant l'immeuble, Malia n'a pas très envie de sortir de l'habitacle de la voiture, elle regarde par la fenêtre pour voir s'il y a de la lumière chez elle mais elle ne voit rien. Elle se surprend à vouloir rester là, dans la voiture avec Evan encore un moment. Elle se tourne vers lui et lui sourit et sans réfléchir elle lui demande « Tu veux entrer pour boire un verre ou un café?  » il sourit sans la regarder et pose sa main droite sur le volant. Elle n'a simplement pas envie de se retrouver seule chez elle  « Oh je viens de me rendre compte de ce que je viens de dire. C'est totalement déplacé.» et elle n'a pas réfléchie à ce qu'elle lui disait. C'est sortit tout seul. Elle pose la main sur la poignée de la porte passager et l'ouvre, mais avant qu'elle ne pose les pieds sur le sol une main se pose sur son bras et la retient. Elle aime ce contact, elle ne veut pas qu'il retire sa main. Non elle ne veut pas «  Je crois que c'est mieux si on en reste là Malia. Je suis.... » elle secoue la tête pour lui montrer qu'elle est du même avis que lui et elle lui coupe même la parole pour terminer sa phrase «  Marié, oui je sais. » elle le sait et pourtant elle ne résiste pas lui faire des avances. Connor s'est trompé. Il est fidèle du moins maintenant il l'est.  Elle descend de la voiture et regagne la porte de son immeuble. A peine eut-elle fermer la porte d'entrée qu'elle voit la voiture d'Evan s'éloigner. Elle soupire et monte les escaliers jusqu'à au quatrième étage lentement. Très lentement même.

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Dernière édition par Malia Ryswell le Jeu 4 Fév - 23:20, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: (Malia) ≈ A burnt child loves the fire   Sam 30 Jan - 16:29

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MessageSujet: Re: (Malia) ≈ A burnt child loves the fire   Sam 30 Jan - 20:46

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MessageSujet: Re: (Malia) ≈ A burnt child loves the fire   Mer 3 Fév - 19:54

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