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 J'aimerai récupérer ma fiche

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Freyja Svensson
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Invité


MessageSujet: J'aimerai récupérer ma fiche   Sam 30 Jan - 19:34

Bonjour, bien que ce soit triste que le forum ferme, j'aimerai quand même pouvoir récupérer la fiche de Freyja qui m'a pris du temps et que je n'ai pas dans mon ordinateur....

Merci d'avance
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MessageSujet: Re: J'aimerai récupérer ma fiche   Sam 30 Jan - 19:51

coucou ouah
je reposte ta fiche ici comme ça tu peux la récupérer :ange:

Invité a écrit:

Freyja Anabella. Svensson
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What if he kills a prostitute next? Or a woman walking home drunk? Late at night in a short skirt? Will they be in some way less innocent therefore less deserving? Culpable. The media loves to divide women into virgins or vamps, angels or whores. Let's not encourage them.  ▪️ crédits : tumblr


Now is always temporary

NOM(S) ↦ Svensson. En toute lettre, digne héritage patrimoniale de son père. Si, ici, le nom n’a aucune valeur si ce n’est la réputation de la sévérité de la femme qui le porte, en Suède c’est une tout autre histoire. Qui n’a pas déjà entendu parler des frasques médiatiques des dignes frères et héritiers de la firme Svensson.   PRENOM(S) ↦ Freyja est un prénom typique nordique, pour ne pas dire de religion nordique et scandinave, il s’agit du prénom d’une déesse scandinave adulé par un peuple païen. Certains disent d’elle qu’elle était d’une beauté à vous couper le souffle mêlée à une force de guerrier impressionnante. Freyja fut choisis par sa mère et ce fut la seule chose que le père lui céda. Anabella est son second prénom, un prénom qu’elle n’apprécie pas plus que cela, elle le juge trop douçâtre, pas assez fort, il ne lui correspond pas. Elle le tient de son père.  DATE DE NAISSANCE ↦  Elle est née le neuf aout mille neuf-cent soixante-dix. LIEU DE NAISSANCE ↦Stockholm d'origine  Franco-Suédoise. Un père purement suédois une mère française héritière d'une longue lignée bourgeoise et aristocrateSTATUT CIVIL ↦Nouvellement célibataire, elle vient de signer les papiers du divorce.ETUDES/METIER ↦ Professeur de médecine légale & Légiste scientifique au commissariat d'Adams-Morgan
TRAITS DE CARACTÈRE ↦  C’est une pragmatique. On pourrait croire qu’il ne possède aucune sensibilité, mais ce n’est pas le cas, elle agit seulement en raisonnant de façon scientifique, depuis sa plus tendre enfance, elle prend du recul, réfléchis peut-être un peu trop sur la façon dont elle devrait réagir à certaine situation. Elle ne croit qu’en la science et rien d’autre.  Elle n’est ni douceur, ni amertume, simplement passive, toujours à laisser sa vie défiler sous ses yeux sans faire le moindre effort. On ne peut pas dire que ce soit une femme combative, elle laisse couler, s’effondre dans un canapé, car la réalité c’est qu’elle restera toujours cette enfant rêveuse, ce de ses dix ans, qui rêvait d’un monde meilleur.
Attentionnée, elle sait l’être lorsqu’il le faut, même si parfois son indifférence frise la froideur, elle sait tendre la main et soutenir ceux qu’elle aime, tantôt en silence, tantôt avec des mots ni trop doux, ni trop enflammés.Maniaque elle l’est à la fois dans son quotidien, mais aussi professionnellement, véritable fouine, elle est doté d’une intuition presque obsessionnelle. Rigide elle paraît être la femme la plus coincé de l’espace-temps lorsqu’on considère qu’elle passe la plupart de son temps à la morgue, on ne saurait dire s’il s’agit d’un trait de personnalité qu’elle a depuis son enfance ou si son lieu de travail déteint sur elle. Et pourtant, elle s’est être surprenante lorsqu’elle est entourée de personne en qui elle a confiance. D’ailleurs, sa méfiance fait d’elle une pessimiste. Elle ne croit pas en l’être humain, ni aux bonnes œuvres. Elle est négative, constamment consternée par la vie, tristement seule Contradictoire, on ne saurait dire si elle prend en considération les autres lorsqu’elle décide de tout casser autour d’elle ou s’il s’agit simplement d’une maladresse, elle peut aimer à en haïr, rire à en pleurer. Mais, Freyja est dotée d’un charisme assez surprenant, elle éblouie par sa connaissance, sa maîtrise de son corps et de son esprit. Ce qui ne l’empêche pas d’être une femme cassante. Hantée par son passée qu’elle ne délaisse qu’une fois plongée au fin fond de sa morgue elle peut se montrer d’une fragilité presque époustouflante. Artistique, elle reste sensible sur des choses irréelles qu’elle seule peut voir.
20 CHOSES A SAVOIR SUR VOUS ↦ Elle aime peindre et écrire, lorsqu’elle est en phase avec elle-même, elle pourrait passer des heures et des heures sans se nourrir, totalement enfermée dans son atelier, dans sa bulle. ▬ Elle lit énormément et a essayé de transmettre cette passion pour les mots à ses enfants, malheureusement, on ne fait pas des clones de nous-même. ▬ Depuis son mariage, elle n’adresse plus la parole à sa mère et se contente d’aller voir son père à l’hôpital de temps en temps lorsqu’il dort. ▬ Elle a perdu l’une de ses filles dans l’incident de la gare et elle insista pour mener l’autopsie. ▬ Elle est insensible aux odeurs de cadavres. ▬ Elle a perdu l’un de ses enfants à la naissance, lors de sa première grossesse. ▬ Même si elle n’a jamais réellement été éperdument amoureuse de son ex-mari, elle s’est prise d’affection pour lui et reste à l’écoute de ses problèmes. ▬ Elle a hérité de l’entreprise de son père, mais l’a revendu et reverser l’argent à plusieurs associations pour femmes victimes de violences et violes. ▬ C’est une fine cuisinière, elle aime faire la cuisine et inventer de nouvelles saveurs. ▬ Elle déteste le sport. ▬ Elle est végétarienne. ▬ Elle possède deux perruches. ▬ Malgré le fait qu’elle soit aisée, elle n’a jamais souhaité avoir de nourrices ou de femmes de ménages. ▬ Elle aime le thé et déteste le café. ▬ Elle n’est pas facilement abordable. ▬ Elle est très pédagogue. ▬ Elle possède une longue liste de choses qu’elle aimerait faire avant de mourir. ▬ Elle porte un vieux bracelet de cheville que son meilleur-ami lui avait offert au lycée. ▬ Elle ne supporte pas les choses trop épicées. ▬ Elle est allergique aux chiens. ▬ Elle aime marcher pieds nus lorsqu’elle se balade au parc. ▬ Elle rêve parfois du visage de son oncle. ▬ Elle est féministe. GROUPE ↦ STEREO SOLDIER.


VOTRE AVIS SUR LA VILLE DE WASHINGTON ↦  L’histoire d’amour entre Freyja et cette ville n’a pas été douce au départ. Elle aimait la neige, l’espace, les soirs où elle pouvait glisser contre le verglas, elle aimait sa langue natale. Les premières années, Washington la répugnait, il y avait trop de bruit, trop de gens, trop de bitume, de voiture, de chiens, de musique, de café, tout était trop pour elle. Et puis, elle a fait la connaissance de personnes qu’elle continuera certainement à aimer sur son lit de mort. Des personnes qui lui ont montré ce qu’était réellement cette ville et le cœur de cette dernière. Aujourd’hui, elle ne vivrait ailleurs pour rien au monde. VOTRE MEILLEUR ET VOTRE PIRE SOUVENIRLe pire. Ce n’est pas un seul souvenir qui la hante mais une continuité de ces derniers. Chaque fois qu’il entrait dans sa chambre, chaque fois qu’il posait ses mains contre son corps, chaque fois qu’elle sentait le souffle de cet homme qui se cognait contre sa peau. Chaque nuit était un cauchemar qui la hante encore aujourd’hui. Le meilleur. La naissance de ses jumelles, le jour où elle a eu contre sa poitrine les deux choses les plus précieuses de sa vie. Elle a réalisé ce qu’était vraiment le mot aimer ce jour-là.JUSQU'OU SERIEZ VOUS PRÊT A ALLER POUR SAUVER UNE VIE ↦ Honnêtement ? Elle l’ignore. Elle passe la plupart de ses journées à décortiquer des morts, à retracer leurs dernières heures. Elle ignore si elle serait le genre de femme à se jeter sous une voiture pour sauver un ou une inconnu(e), son pragmatisme l’empêche de se lancer dans de grandes tirades courageuses. Elle ne sait pas. Pour sa fille, oui, elle serait prête à donner sa vie pour rallonger la sienne de quelques heures, mais pour le reste, elle l’ignore. AVEZ-VOUS DEJA PERDU VOS MOYENS AU COURS D'UNE INTERVENTION   ↦ Oui. Plus d’une fois, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire ce n’était ni contre un suspect, ni contre une victime ou un quelconque coupable, il s’agit souvent de ses collègues masculins qu’elle trouve sexiste à en vomir. Freyja s’est toujours permise de les remettre à leur place sans aucun tact.  LA PIRE CHOSE QUE POURRAIT FAIRE OU ETRE VOTRE VOISIN ↦ Un violeur. Un sérial killer. Un sexiste. Un gros porc. En réalité le pire voisin qu’elle puisse avoir et la pire chose qu’il puisse faire c’est de nuire aux femmes. Ni plus, ni moins.. COMMENT AVEZ VOUS VÉCUE LA TRAGÉDIE QUI A TOUCHE WASHINGTON IL Y A 5 MOIS?  ↦ Mal serait un faible mot pour décrire ce qu’elle a ressenti à ce moment tragique. Premièrement, elle songeait à la tonne de travail qu’elle aurait sur les bras avant de se rendre compte qu’un membre de sa famille pouvait se trouver là-bas. Et puis il y a eu cet appel, la morgue, l’enterrement. La perte de l’une de ses jumelles et le monde qui s’écroulait sur ses pieds. Aujourd’hui, elle n’en parle pas, cette tragédie est comme enfouie dans un coin de sa tête.


♦️♦️♦️

Partners in crimes

PRENOM/PSEUDO ↦ H/Hannibal. COMMENT TU ES ARRIVE(E) ICI? ↦ Anciennement Genesis sur la première version. CONNEXION ↦ Alors un peu tous les jours mais avec mes cours je risque de pouvoir Rp une fois par semaine. TON DERNIER MOT ↦  gruik  

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Dernière édition par Malia Ryswell le Sam 30 Jan - 19:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: J'aimerai récupérer ma fiche   Sam 30 Jan - 19:52

Invité a écrit:


The only easy day was yesterday



Les pas raisonnaient chaque nuit, éveillant en elle une haine farouche, un sentiment d’insécurité et de vulnérabilité. Onze ans. C’était l’âge où tout avait commencé, le moment où l’enfer s’était emparé d’elle, la différence était que l’enfer n’était pas fait de flamme et de sang, mais de chair et de chaleur et d’une main qui se posait sur ses lèvres pour étouffer ses protestations. Chaque visite était régulée de façon à ce qu’il n’y ait aucune preuve de l’abomination et au fil des mois et des violences qu’il lui infligeait, ses iris pétillantes sombraient dans le silence morbide et elle devenait la victime. Les jours s’écoulaient, à une lenteur qu’elle maudissait. Chaque nuit elle souhaitait que la suivante ne s’achève, chaque déjeuné était aussi douloureux que l'écartèlement. Affronter les regards interrogatifs de ses parents, leurs haussements d’épaules abattus chaque fois qu’elle hurlait sans raison, chaque fois que ses doigts brisés un objet présent dans son sillage lors de ses nombreuses crises de colères. Les seuls instants où elle restait prostrée dans le mutisme, étaient des moments où il était présent, la scrutant en cachant à peine ses attentions incestueuses. Il était l’oncle, un homme en qui elle aurait dû avoir confiance, mais qui la bafouée. Les regards curieux de ses parents se posaient chaque jour un peu plus sur elle, de plus en plus insistants. Comme ce matin de printemps, où la petite fille était plongée dans un ouvrage de Kant. « Freyja, tu ne veux pas me dire ce qu’il se passe ? Quelqu’un t’embêtes à l’école ma chérie ? » La mère était toujours douce, ses longs cheveux blonds longeaient ses épaules généreuses, le froid de la Suède lui faisait parfois rougir les joues. Freyja releva son regard avec l’envie dévorante de vider son sac, de soulager sa conscience et peut-être qu’à la fin, elle se sentirait moins salie ? D’un revers de main, elle referma l’ouvrage, toisant sa mère puis son père qui se trouvait à sa droite, l’air à moitié plongé dans le journal. « Je ne veux plus voir mon oncle, il vient chaque fois dans la nuit et me force à faire des choses. » étonnement, elle n’aurait jamais cru cela si simple à dire, elle s’était imaginée fondre en larmes de honte, mais elle ne ressentait qu’un vide absurde. Elle fut tout aussi étonnée de la vitesse avec laquelle son père s’était levé, jetant le journal sur la cuisine et faisant cogner sa main contre la joue droite de la fillette. « Menteuse ! Comment oses-tu ?! » Ce ne fut pas la gifle qui la fit le plus souffrir. Loin de là, elle n’avait senti contre sa joue qu’une douce caresse en comparaison à ce que son oncle lui infligeait chaque nuit où il était présent. Le plus difficile et le plus douloureux fut le regard de son père et ses paroles. Alors, elle se leva, fila jusqu’à l’extérieure de la grande demeure familiale sous les protestations de sa mère inquiète. Et depuis ce jour, plus jamais les parents ne s’inquiétèrent du comportement morne de leur petite fille. Plus jamais Freyja ne prononça le prénom de son oncle et ne se risqua à avouer ce qu’il faisait.

Il faisait froid. Mais, ce n’était pas le même froid que celui qui plongeait la Suède dans la neige, non. Le froid de Washington était humide, désagréable tout comme l’odeur modifiée chimiquement par toutes ces voitures. Le voyage avait été long, éprouvant et par-dessus-tout silencieux. Freyja s’était plongé dans l’un de ses nombreux ouvrages philosophiques tout en écoutant un grand classique de la chanson française, sans même adresser la parole à ses parents. Elle se sentait à la fois soulagée de quitter cette grande maison où elle y avait vécu l’horreur, mais terriblement triste de quitter un pays qu’elle aimait plus que tout. La jeune fille tira sa lourde valise péniblement, un chauffeur attendait la famille patiemment en fumant de longues cigarettes d’une finesse très dérangeante. Sans un mot, elle se laissa tomber à l’intérieur, collant son visage contre les vitres teintées, elle admirait à contrecœur la vue qui s’offrait à elle. Du bitume, des gens qui se déplaçaient le pas vif et le regard perdu, pas un seul sourire et des files de voitures à ne plus en finir. La main de sa mère se posa délicatement sur sa joue. Freyja savait que l’idée venait d’elle, que malgré le déni dans lequel vivait son père, sa mère croyait les paroles de sa fille. Elles n’en avaient jamais parlé, tout cela était trop honteux pour une famille de leur statut social. Ce genre de chose n’arrivait qu’aux pauvres, parce que les pauvres, eux, n’avaient rien d’autre que la misère et la saleté. « Tu vas voir, tu vas adorer Washington. » Freyja haussa les épaules en silence. Elle vit deux enfants emprunter le métro main dans la main, une femme qui promenait son chien, un homme qui mendiait et un autre qui avait le regard perdu sur son portable. La jeune fille se demandait comment survivre dans cette jungle qui lui semblait abominable. Elle voulait retrouver sa meilleure amie, son professeur de philosophie, tout ce qui avait fait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui. Ici, elle se sentait invisible, démunie de tout.

Les jours s’étaient écoulés plus vite qu’elle n’aurait pu l’espérer, elle était toujours prête à attendre la fin de sa vie qui tardait à arriver. Sans vraiment avoir réussi à se faire des amis, elle préférait se concentrer sur ses études. Elle n’était jamais réellement à l’aise au milieu de la foule, malgré son physique d’adolescente plus qu’avantageux aux yeux des autres, elle aurait aisément pu faire partie de l’un de ces groupes de reines du lycée, de longs cheveux, un visage de poupée. La puberté l’avait en quelque sorte épargnée, les regards se tournaient souvent sur elle lorsqu’elle longeait les couloirs de son lycée, un sac accroché à l’une de ses épaules et la plupart de ses livres contre sa poitrine, les écouteurs enfonçaient à l’intérieur de ses oreilles. Elle se sentait hors du monde, hors de toute chose, elle ne voulait pas s’identifier à un quelconque groupe. « Yo ! » Elle n’avait pas entendu ce que lui disait le jeune homme qui s’était interposé entre elle et la salle de classe. Calmement, Freyja ôta l’un de ses écouteurs, scrutant l’individu avec une certaine appréhension. « Salut ? » Murmurait-elle, tout en redressant la lanière de son sac-à-dos. « Dis, il paraît que t’as des supers bonnes notes en biologie et j’avoue que moi je suis nul… » Freyja esquissa un sourire en coin, elle connaissait l’énergumène de nom ou plutôt de réputation. Il était le stéréotype typique du gars au sourire à vous faire fondre le cœur, l’adolescent que toutes les filles désirent à s’en ronger les ongles, populaire, charmeur. Un véritable stéréotype sur pied, comme elle-même l’était avec ses livres et ses notes. « Laisses-moi deviner ? Tu veux des cours particulier ? Ou c’est juste une excuse pour me draguer ? » Elle avait vu ça dans de nombreuses séries télévisées et malheureusement, son interlocuteur ne fit que sourire en coin. Signe qu’elle se trompait ? Elle l’ignorait. « Je te trouve un peu prétentieuse de penser ça…t’es pas la seule fille du lycée à être mignonne. Bref, si tu ne veux pas laisses tomber j’irai demander à Angela. » Angela était pour ainsi dire la pire garce qu’ait rencontré Freyja. Dire que les deux jeunes filles se haïssaient cordialement était un euphémisme. Angela avait commencé à brimer Freyja dès lors qu’elle sentait sa place de reine du lycée lui filer entre les doigts. Et Freyja avait appris à ne pas se laisser faire et lui avait fichu une raclée monumentale, ce qui lui avait coûté un mois entier de punition. Elle soupira, posant sa main sur l’avant-bras du jeune homme. « Attends ! Je vais te donner des cours, mais ce sera au parc, je ne veux pas que tu fasses l’idiot juste parce que tu sens qu’ici c’est toi le roi. Et pas de retard ! » Il souriait. Et Freyja se sentait à la fois agacée et charmée.
************
Le soleil la frappait en plein visage, d’un revers de main, elle chassait les quelques rayons qui la foudroyait. Une mèche de cheveux roux longeait sa nuque tandis que le reste de sa chevelure était entretenue dans un gros chignon bordélique. Elle soupira, jetant un œil à sa montre. Trente minutes qu’elle l’attendait, habituellement le jeune homme semblait toujours à l’heure, d’un enthousiasme qui étonnait toujours la jeune Freyja. Peut-être s’était-il lassé des cours qu’elle lui donnait. Pourtant, elle avait eu l’impression que ce dernier appréciait les quelques moments où il trouvait la réponse à l’une de ses questions, chaque fois il observait la jeune Freyja d’un sourire niais lorsqu’elle frappait dans ses mains, visiblement fière de son élève. Chaque cours se soldait par une balade le long du parc, une canette de soda entre les mains, elle appréciait ce moment de pause. En réalité, elle appréciait bien plus ces moments qu’elle ne voulait se l’avouer à elle – même. Elle soupira, prête à partir, les doigts enlaçant son sac-à-main, lorsqu’elle le vit débarquer en courant. Il s’arrêta en face d’elle, les mains posées sur ses genoux, il était essoufflé et lorsqu’elle vit l’entaille sur le bord de sa lèvre, elle avait ressentie une profonde inquiétude. « Tu t’es battu ? » Demandait-elle tout en lui tendant un mouchoir de soie qu’il attrapa de ses mains tremblantes. « Non…c’est juste…. » Il s’était arrêté, plongeant son regard dans celui de la jeune fille, souriant d’un sourire qu’elle connaissait mieux que personne. Le genre de sourire triste, qui comblait une blessure qu’on ne voulait pas partager avec les autres. Elle avait souvent remarquée ses absences et les rares moments où elle était allée le chercher chez lui, elle avait vu l’ambiance, les vapeurs d’alcool qui l’inondaient chaque fois que le père du jeune homme lui ouvrait la porte. Elle hocha son visage, lui offrant une canette de soda. « Et si on allait faire le tour du parc pour commencer ? Ensuite on pourrait manger dans ce petit restaurant chinois en face ? » Elle sentait, cette gêne qu’elle avait autrefois connu, cette honte, cette impuissance qui la poussait à se haïr chaque fois qu’elle se regardait dans un miroir. Sa main glissa dans celle du jeune homme et elle murmura « Après tout, tu me dois un repas. » Elle ne souhaitait pas qu’il pense qu’elle ne l’appréciait que par pitié. Tout comme elle ne souhaitait pas dévoiler sa propre cicatrice. Alors, elle était simplement là, rayonnante d’une tristesse palpable dans cette robe blanche qui s’arrêtait au-dessus de ses genoux.





« Tu as vu ma chérie comme elles sont magnifiques ? » Le sourire de son mari l’avait toujours déstabilisé. Même si ce mariage n’était qu’un contrat entre la famille Svensson et celle de son mari, elle ne pouvait nier apprécier l’homme qui partageait son quotidien. Elle était jeune, à l’époque où son père lui ordonna d’épouser l’homme avec qui elle venait d’avoir deux jumelles. Au début, elle essayait de le haïr, de se souvenir de cet amour d’enfance qu’elle chérissait encore et puis le temps avait fait son travail, laissant à Freyja un vide qu’elle essayait de combler avec l’homme qu’elle avait juré d’aimer devant dieu. Bien qu’elle tolérait ses infidélités avec une certaine amertume, noyant ses déceptions dans un travail qu’elle chérissait et qui la comblait de bonheur, elle n’aurait jamais cru un jour pouvoir ressentir autant d’amour qu’en enlaçant ses deux filles. Bien sûr, l’avenir ne serait pas parfait, les enfants ne règlent pas tous les problèmes, mais elle aurait toujours ses filles pour combler le vide en elle. Elle attrapa la petite fille et la déposa contre sa poitrine. « Oui. » Murmurait-elle tandis que son époux caressa le haut de son crâne avec une tendresse qu’elle ne lui connaissait que trop. « Tu sais, j’ai un voyage d’affaire demain matin, j’aimerai rester mais… » Elle leva sa main aux cieux, l’arrêtant. Ce n’était plus la peine de s’encombrer d’excuse. « Vas, j’irais voir ma mère avec les petites. » Parce qu’aujourd’hui sa vie ne serait qu’au travers les yeux de ses enfants. Bien qu’un instant, un infime instant, elle songea à ce qu’était devenu son amour d’enfance. Etait-il lui aussi si peu heureux en ménage ? Arrivait-il à rire de bon cœur ? Est-ce qu’il pensait à elle ? Elle le savait marier. Rien de plus, cela lui avait suffi.

Ils venaient de jeter la terre sur le cercueil, la foule se dispersait avec lenteur. Elle était simplement restée assise, les mains sur ses genoux, songeant à la façon dont elle avait refermé le corps de sa fille. Cette dernière qui avait toujours le sourire, qui n’était jamais triste, qui respirait la joie de vivre. Elle sentit la main de son ex-mari qui enlaçait son épaule. « Freyja…tu devrais rentrer chez toi, je garde Iris avec moi. » Elle secoua simplement son visage, parce que parler était trop difficile, elle admirait la force du père de ses filles. Elle admirait la façon dont il affrontait le deuil. Iris n’osait plus parler, ni même regarder sa mère et Freyja en avait le cœur brisé, mais trop peu de force pour protester. Et le silence l’engloba, jusqu’à ce que la nuit de l’engloutisse totalement et qu’elle ne se mette à marcher sans but. Errant de ruelles en ruelles, instinctivement, elle s’était retrouvée devant sa maison. Ses phalanges cognèrent contre la porte et elle le vit. Ce regard qu’elle avait connu et qui avait comblé ses années de lycées. Elle n’avait pas rêvé, il était présent à l’enterrement, ce n’était donc pas une illusion d’optique que son cerveau produisait désespérément. « Je… » Avait-elle réussi à déglutir, tandis que son bras l’attira contre lui, que ses lèvres se posèrent sur les siennes et qu’elle ne noie son désespoir avec lui. Malgré le risque, malgré l’erreur, malgré tout.



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MessageSujet: Re: J'aimerai récupérer ma fiche   Sam 30 Jan - 20:00

Merci beaucoup et bonne continuation!
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