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 Existential disorder ▬ Monroe Valentine

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MessageSujet: Existential disorder ▬ Monroe Valentine   Jeu 17 Juil - 21:25





DRAVEN BARNES & MONROE VALENTINE
Existential disorder________.



Il y a bon nombre d’affaires passant entre ses mains, certaines qu’il oublie avec le temps, d’autres qui le marque et d’autres, encore, qu’il utilise pour son propre confort. Ces dernières sont souvent les plus risquées, les plus dures à prendre en main parce qu’elle lui permette de ne pas se retrouver derrière les barreaux d’un centre quelconque ou sur l’une de ces tables qu’il côtoie heure après heure, toutes les semaines. Mais l’instinct de survie permet à qui le souhaite de s’en sortir ; c’est ici le cas de Draven qui subsiste encore dans la foule de Washington qu’il s’est dépêché de rejoindre en quête d’un peu de paix, de sécurité quant à ceux qu’il a laissé derrière lui. Car même ce qu’on appelle un monstre peut avoir une conscience qui dicte protection envers ceux qu’il porte en son cœur, les pulsions du blond l’aurait amené à leur faire du mal et c’est ce qu’il a voulu esquiver ; du mieux qu’il le pouvait. Fuir avait été la meilleure chose qu’il avait à faire mais… pour combien de temps ? En restant trop dans une nouvelle ville, on finit par y avoir de nouvelles attaches. Ainsi, le légiste sera probablement amené à repartir, d’autant que son secret n’est pas le plus facile à  garder. Encore moins durant ses heures de travail mais il doit prendre sur lui, faire avec. Ça vient expliquer ses traits neutres, cet aspect si déconnecté des choses dès lors qu’on vient lui « rendre visite ». Mort ou pas.

Draven sait, que tôt ou tard, il sera amené à être suspecté des disparitions de cadavres. Le jeune homme ne pourra pas toujours accuser autrui, falsifier les papiers prétextant qu’aucun corps n’a été transféré sur son lieu de travail ; mais plutôt dans sa cuisine, bien qu’il se garde d’évoquer cette réalité-ci. Mais, parfois, même ceux qui restent intact et non pas entre ses mains lui donnent du fil à retordre et c’est probablement ce qui pourrait l’inciter, un jour, à perdre tout bon contrôle sur ce qu’il est ; bien qu’il ne sera pas forcément gagnant dans l’histoire. Mais la colère fait tout faire à un homme quand celle-ci demeure trop longtemps passée sous silence, enfoncée dans un recoin de l’âme en attendant seulement que la mèche vienne l’enflammer, la libérer de cette cage étroite, asphyxiante. Draven doit apprendre à canaliser cela, à faire en sorte que son masque ne tombe pas ; il se persuade qu’au fur et à mesure, cette tâche lui deviendra bien plus aisée. Mais, ce n’est pas en ces lieux qu’il y parviendra. Le jeune homme souffle légèrement, termine le rapport qu’il avait sous la main depuis un petit moment déjà et qui, enfin, parvient à se boucler sous ses doigts. L’obscurité règne en dehors du bâtiment, la nuit s’est installée en Reine sur cette ville qu’il ne prendra pas la peine de regarder en sortant. Il doit seulement rentrer, dormir, faire taire cette envie qui le consume dès lors que ses pensées s’attardent sur celle-ci. L’appelle de la chair – ni voyez aucune allusion sexuelle pour le coup – reste le seul souci qu’il devrait régler. Mais pas ce soir, pas ce soir…

Ses perles azures détaillent les lieux pour s’assurer qu’il n’enfermera pas quelqu’un en sortant, il ne prête aucune attention si ce n’est au ressenti qu’il aura probablement une fois dans son lit. Draven sait que cette nature pourrait être bien plus simple à gérer s’il n’essayait pas de la lutter mais être une Bête ne faisait pas partie de ses plans lorsqu’il imaginait sa vie plus tard ; il en vient presque à chuchoter quelques remerciements ironiques à son père tandis que l’ascenseur ouvre ses portes sur le hall : vide lui aussi. Seuls ses pas résonnent encore mais la mélodie s’estompe lorsqu’il s’échappe de sa prison professionnelle. Le légiste respire un bon coup, ressent déjà cette paix d’être libéré de tout et surtout des obligations ; malgré sa courte durée. Ses yeux pâles et fatigués se posent sur une silhouette qu’il commence à trop bien connaitre et qui, déjà, l’amène à faire bouillir son sang plus que d’ordinaire. Un des vivants que la Mort lui a gentiment offert pour le traquer, bien que ce ne soit pas pour la raison que ça aurait dû. L’homme attend des réponses à ses questions, il le suivra jusqu’à ce que Draven plie sous sa présence mais même celui qui joue l’éperdu au quotidien cache une force qu’il ne faut sous-estimer. Draven doit seulement la cacher, ne pas y avoir recours car une personne de plus sur son dos serait la mal venue et pourtant, alors qu’il pourrait répondre et mettre un terme à toute cette mascarade, le médecin se tait ; joue parfaitement son rôle en prônant le secret médical ou une connerie du genre. « Je vais commencer à croire que vous n’avez rien à faire durant votre temps libre. » Finit-il par dire, ne lui adressant pas même un regard en gagnant son 4x4. Le renverser pourrait être une solution mais allez expliquer aux urgences que vous avez roulé sur un homme dont le frère décédé est passé sous vos mains et que, depuis, il ne vous lâche pas ? Non, Draven, rentre chez toi.
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MessageSujet: Re: Existential disorder ▬ Monroe Valentine   Mer 23 Juil - 18:16

Existential disorder
I was the man who never lied. I never lied until today.

L'enquête sur mon frère stagnait. Les flics n'avançaient pas. Gilliam non plus. Et j'étais comme eux. La mienne restait au point mort, comme si toute personne ayant un rapport avec ce meurtre ait disparu ou quitté la ville avant que je ne puisse leur dire quelques mots. Même la police semblait perdue. Et ça m'énervait. J'étais en colère contre eux, contre moi, même contre mon cadet qui avait rejoint ce groupe de bikers qui causa sa perte. J'en voulais à la Terre entière mais surtout à son assassin. Pompier, mon but était de sauver des vies mais, pour une fois, je serais prêt à tuer. Je serais prêt à ôter la vie d'un être humain pour me venger du meurtre de mon jeune frère. La vengeance m'animait. Elle faisait que ma tristesse ne m'engloutissait pas et me permettait de surmonter mon quotidien sans sa présence. J'étais installé au volant de mon pick-up. Je conduisais au cœur même de Washington sans pour autant connaître ma destination. Je réfléchissais. Je pensais aux preuves, aux indices, à son cadavre. Je me répétais sans cesse qu'une personne pourrait m'aider mais elle refusait systématiquement. Je devais retenter ma chance. Je ne pouvais arrêter de le faire chier pour qu'il me donne les informations dont j'avais besoin. En quelques secondes, j'avais fais demi-tour et me dirigeais maintenant vers le MedStar, l'hôpital de la capital. Je devais voir le légiste, celui que j'avais croisé lors de la reconnaissance des corps. J'appuyais donc sur l'accélérateur. Vu l'heure, il pouvait déjà être parti. J’espérais donc arriver au plus vite afin de le croiser et de lui parler. Encore une fois.

Je descendais de mon véhicule, ne prenant pas la peine de fermer la portière. Je n'en avais pas pour longtemps. Alors que je m'avançais vers l'entrée, je l'aperçus au loin qui sortait. Je restais donc à l'extérieur et patientais. Chose qui m'était particulièrement difficile à faire. J'attendais qu'il sorte, qu'il me voit pour que je puisse lui dire le fond de mes pensées. « Je vais commencer à croire que vous n’avez rien à faire durant votre temps libre. » Je grognais, le regardant passer devant comme si je n'étais personne. Il gagne son 4x4. Je le fixais toujours, les yeux dans les yeux, tandis qu'il avait les mains sur son volant. Je ne perdais pas de mon habituel entrain et me ruais sur son capot. Je posais les poings sur la taule qui résonna sous le choc. « On n'avait pas encore fini. » Lui lançais-je sur un ton agressif. Voyant qu'il ne réagissait pas, je décidais de prendre les devants. Je bougeais le long de la carrosserie, remarquant le petit bijou que le médecin conduisait, et m'installais alors du côté passager sans avoir l'autorisation de son propriétaire. Je claquais la porte derrière et attrapais les clefs de la voiture - déjà sur le contact et prêtes pour le démarrage - que je gardais entre mes doigts. J'évitais ainsi toute fuite inattendue. « J'ai besoin de réponse. J'ai besoin de savoir ce que vous avez écrit dans votre rapport. Je veux ces informations maintenant !! » Terminais-je d'une forte et grave, accompagné d'un regard noir et un ton toujours agressif. « Me suis-je fais comprendre, docteur Barnes ? » J'étais sec, presque froid. Je n'attendais rien d'autre de sa part. Nous ne ferions pas ami-ami et je ne le reverrais plus une fois le rapport en main. Alors, je ne lésinais pas sur les mots. Je n'avais pas de temps à perdre sur des broutilles.
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