#PRAYFORPARIS

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 open your eyes (w/sally)

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MessageSujet: open your eyes (w/sally)   Ven 3 Oct - 13:35

En arrivant au boulot, près d’une heure en avance, ce matin-là, Miles jeta un œil à son programme de la journée. Il soupira, il avait presque oublié qu’il était en déplacement toute la journée. En effet, il devait se rendre à une conférence de presse en dehors de la ville. C’est pourquoi, il décida de s’installer à son bureau pour régler les derniers détails et surtout relire ses notes sur le sujet. Il avait tendance à être moins obnubilé par son travail ces derniers temps. Et pour cause, il avait bien des choses à gérer, notamment le fait qu’il venait d’avouer publiquement être en couple avec Heather. Tout le monde ne cessait de lui parler de cela et de lui demander des explications. Choses qu’il ne fournissait bien entendu pas. Sa relation avec la démocrate ne regardait absolument personne. Du moins, pas ces journalistes trop curieux. En parcourant son texte des yeux, Miles se rappela alors qu’il devait se rendre à cette conférence de presse en compagnie de son équipe et de quelques collègues. Et parmi ces personnes qui allaient être du voyage, il percuta rapidement que devait se trouver Sally, son assistante. Il était normal qu’elle soit présente, car finalement, le suivre partout où il allait dans le cadre de son travail faisait parti de ses fonctions. Les choses étaient pour le moins tendues entre eux. Et ce depuis un certain temps déjà. Depuis qu’il l’avait embrassé en fait et qu’il avait couru dans les bras d’Heather ensuite. Il avait fait avec les deux jeunes femmes absolument n’importe quoi. Mais ça avait été plus fort que lui, il ne parvenait à résister à Heather. Il l’avait fait pendant tellement d’années que maintenant, il ne voulait plus perdre une seule seconde. Il voulait être avec elle, que ce soit publiquement ou non. Cependant, il restait Sally. Elle avait été absente ces derniers temps, probablement avait-elle eu l’envie de prendre un peu de vacances et surtout d’éviter toute confrontation avec lui. Ne pas la voir l’avait aidé à faire finalement son choix. Cependant, il savait qu’à l’instant où il recroiserait son regard, il comprendrait peut-être qu’il avait fait une erreur avec Heather. Car s’il aimait cette dernière, il savait très bien que leur relation n’était absolument pas compatible avec bon nombre d’éléments. A commencer par son travail. Il était républicain, elle était démocrate. Ils n’avaient absolument pas la même vision de la vie, de la société et puis avouons-le, au sein des partis, cela faisait très mauvais genre. Il le savait, dans le futur, une relation avec une démocrate lui mettrait bien trop de bâtons dans les roues pour l’évolution de sa carrière. Et tout le monde savait parfaitement que la carrière de Miles était importante, bien trop importante à ses yeux. Mais le problème le plus épineux était son père. Il s’était battu contre lui et ses règles imposées toute sa vie, et voilà qu’il lui donnait raison. Miles secoua la tête, c’est Sally qui avait raison, et ce, sur tout la ligne. Parfois il regrettait son choix. Mais il oubliait tous ses regrets à la seconde où il croisait le regard d’Heather. Il était faible, terriblement faible devant elle. Et il l’était presque tout autant devant Sally. Elle était charmante, drôle, attendrissante, célibataire, républicaine et en plus de tout cela, elle n’avait strictement rien à voir avec son père. Elle était donc la fille rêvée pour lui. Mais évidemment, Miles aimait se compliquer la vie. C’était évident. Son équipe arriva de manière parsemée tout au long de l’heure qui suivit. Miles remarqua immédiatement la présence de Sally, qui, perchée sur ses hauts talons était tout à fait sublime, comme à son habitude. Cela faisait finalement quelques jours qu’il ne l’avait pas vu et il se surprit à se dire qu’elle lui avait terriblement manqué. Cependant, le regard inquisiteur qu’elle lui lança le ramena vite fait à la réalité. Il s’était comporté comme le dernier des goujats avec elle et qui plus est, elle avait surement dû apprendre par le biais de la télévision qu’il venait d’affirmer à l’Amérique entière, être en couple avec Heather. Il savait qu’elle désapprouvait, pas seulement parce que les choses étaient compliquées entre eux, non, en tant qu’assistante, elle désapprouvait avec virulence un tel couple. Parce que tout simplement, les républicains ne vont pas avec les démocrates. Miles lui lança un léger sourire, auquel elle ne répondit bien entendu pas, il aurait dû s’y attendre. Il y avait d’autre part trop de monde avec eux pour qu’il puisse lui parler, lui expliquer… Sur les coups de neuf heures, le groupe fut escorté à la gare, afin de se rendre sur le lieu des festivités par le biais des transports en commun. Une nouvelle lubie du staff visiblement, afin de montrer que les républicains aussi pouvaient être proches du peuple. En réalité, il n’en était rien. Miles n’aimait pas ce genre d’endroit, ça grouillait de monde et personne ne faisait attention. Et bien oui, la crainte que quelqu’un ne renverse malencontreusement son café sur son costume trois pièces hors de prix le rongeait de l’intérieur. Il jetait donc toutes les trente secondes des regards furieux à chacun de ces passants qui avaient le malheur de le frôler. Et alors qu’ils arpentaient les couloirs de la gare, quelque chose de terrible se produisit. D’un coup d’un seul, sans qu’il n’ait réellement le temps d’y songer et d’agir en conséquence, Miles tomba dans les pommes. Mais le premier réflexe qu’il y avant d’être inconscient fut de saisir la main de celle qui se trouvait juste à côté de lui, Sally. (…) Lorsque Miles parvint à ouvrir les yeux non sans difficulté, il sentit une violente douleur derrière la tête. Il était à terre, plongé dans une obscurité incompréhensible. Ses oreilles sifflaient insupportablement et il entendait dans un bruit sourd des sirènes et des cris de douleur et d’effrois. Il referma les yeux quelques secondes, reprenant doucement ses esprits. Puis quand il les rouvrit il réalisa qu’il tenait toujours dans sa main, celle de Sally. Il jeta directement un œil vers la jeune blonde. Elle était inconsciente. Les yeux de Miles s’écarquillèrent alors que tout à coup les battements de son cœur s’accélérèrent. Il se redressa, arborant une grimace des plus naturelles, il avait mal dans à peu prêt tous ses membres. Puis il se rua sur Sally. « Sally est-ce que tu m’entends ? Sally ? » Il attrapa le visage de la blonde dans ses mains, la secouant doucement, espérant plus que tout qu’elle soit toujours vivante. Il ignorait ce qu’il venait de se passer mais à cet instant, il se fichait. Le plus important était Sally.
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MessageSujet: Re: open your eyes (w/sally)   Ven 3 Oct - 21:52



Miles & Sally
J'aimerais tant faire autre chose que penser à toi mais je n'y arrive pas. Si tu connais un truc pour t'oublier, fais le moi savoir.

D’ordinaire, Sally était du genre à arriver toujours en avance au boulot, mieux même, elle essayait d’arriver avant son patron, histoire que tout soit préparé quand celui-ci arrivait. Mais aujourd’hui, elle n’avait pas envie d’arriver en avance, ni même envie de le croiser. Elle n’avait pas travaillé depuis quelques jours et autant dire que ce petit break lui avait fait beaucoup de bien. La blondinette avait pu profiter un peu de ses frères et de sa sœur, elle avait même enfin rencontré le petit ami de sa sœur. Autant dire qu’elle avait complètement déconnecté de son travail pendant ces derniers jours. Elle avait même réussi à se sortir Miles de la tête jusqu’à que son frère allume la télévision hier soir. Là, elle avait compris qu’elle ne s’était pas trompée le jour où elle s’était pris la tête avec son patron. Il avait bel et bien des sentiments pour Heather, et venait de donner raison à son père. Autant elle pouvait plus ou moins comprendre les sentiments, autant elle avait vraiment du mal à accepter qu’il aille contre ses propres idées. Enfin, elle avait rapidement éteint la télé, n’ayant pas envie de penser à ça pour sa dernière soirée de repos. Elle allait suffisamment avoir à faire au boulot le lendemain pour se pourrir sa dernière soirée.  Soirée qui passa très vite. Et la routine reprit aussi vite sa place. Comme tous les matins Sally passait par la case salle de bain où elle passait facilement une heure. Heureusement qu’il y avait deux salles de bain dans la maison, sinon ça aurait été un peu compliqué. Comme toujours, elle se maquilla et pour une fois, elle tressa ses longs cheveux blonds. Lorsqu’elle sortit de la salle de bain, il était pas loin de huit heures. Parfait. Elle était pile à l’heure, le temps d’enfiler ses talons, de prendre son sac à main et direction le métro. Pour une fois, elle ne prit aucun journal. A vrai dire, sur chacun d’entre eux, Miles et Heather étaient en première page. Et ça, de bon matin, ça lui donnait carrément la nausée. Tampis pour les mots croisés et le sudoku. Pour passer le temps, elle consulta son agenda. Aujourd’hui, c’était conférence de presse en dehors de la ville. Elle sourit. Au moins, là, elle allait avoir plus de facilités à éviter Miles, parce que c’était clairement ce qu’elle faisait depuis quelques temps. Et autant dire qu’en travaillant quotidiennement avec lui, c’était pas évident. Arrivée à la sortie du métro, elle passa au starbuck prendre un cappuccino, En temps normal, en arrivant à cette heure ci elle aurait pris quelque chose pour Miles, mais pas ce matin. Elle était décidée à garder de la distance avec lui et ça commençait par là. Elle arriva peut être la dernière au bureau, et comme toujours, elle salua tout le monde avant d’arriver au sien tout en gardant son idée d’éviter son patron tant que possible. Sauf que c’était assez compliqué, et lorsqu’elle sentit le regard de celui-ci se poser sur elle, elle se contenta de lui jeter un regard noir dont elle seule avait le secret. Pas de sourire. Pas de bonjour, ni de comment ça va. Rien. Elle se contenta de rester à son bureau, à passer deux, trois coups de fils pour s’assurer que tout était prêt pour la future conférence tout en sirotant sa boisson. Puis l’heure du départ à la conférence arriva. Sally se contenta de suivre le groupe, sans être collée à Miles. Elle était plutôt contente de prendre les transports en commun pour se rendre à la conférence. Ça aurait presque pu être son idée. Le bon coté de la chose, c’est qu’elle ne se retrouvait pas seule avec Miles. A croire que tout allait dans le bon sens aujourd’hui, le destin avait comme qui dirait choisi de l’aider à éviter Miles. D’ailleurs, la jeune femme s’amusait de la situation, elle savait que Miles avait horreur des transports en commun et ça se voyait sur son visage. Elle avait presque envie de lui dire de se dérider un peu, que les gens n’allaient pas le manger et qu’il devrait sourire un peu plus. Après tout, dans cette gare se trouvait certainement des gens qui votaient pour le parti républicain, ou qui n’étaient pas encore fixés sur leur choix, et on sait tous à quel point l’apparence peut être importante dans le milieu de la politique. Et puis quelque chose la sortit de ses pensées. Un bruit sourd, l’impression que le sol se dérobait sous ses pieds, une main attrapant la sienne et puis plus rien. Elle n’avait pas eu le temps de réagir, pas eu le temps de se mettre à l’abri ni même de penser à ce qu’il pouvait être en train de se passer. Rien.  Le noir complet. Elle était inconsciente. Combien de temps ? Elle n’en savait rien. La blondinette tenta d’ouvrir les yeux, mais c’était encore bien trop difficile. Elle sentait cependant que quelqu’un lui tenait la main. Main qu’elle serra avec le peu de force qu’elle avait. Puis elle entendit vaguement une voix. Même si c’était assez lointain, elle aurait reconnu cette voix entre milles. « Sally est-ce que tu m’entends ? Sally ? » Miles. Au moins, il allait bien ou plutôt à priori mieux qu’elle. La jeune femme essaya de bouger, histoire de montrer à Miles qu’elle allait bien, mais c’était plus compliqué que prévu. Tout son corps était douloureux. Comme si elle était passée sous un rouleau compresseur. Au bout de quelques minutes, elle finit par ouvrir les yeux et se mit à toussoter. La poussière provoquée par ce qu’il s’était passée l’empêchait de respirait normalement. Elle tenta de se relever, pour s’asseoir mais sa jambe se déroba sous son poids. Elle grimaça en sentant la douleur provoquée par son effort et renonça à se relever. « Miles… qu’est ce que… qu’est ce qu’il s’est passé ?! » articula t-elle assez difficilement. Elle ne savait pas si Miles allait l’entendre ou pas, elle espérait que ou. Mais mine de rien, elle était contente qu’il soit là, avec elle, auprès d’elle.
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MessageSujet: Re: open your eyes (w/sally)   Dim 5 Oct - 9:52

Une explosion. Voilà ce qu’il venait de se passer. Miles mit un temps conséquent avant de comprendre mais, l’état de la gare ne pouvait indiquer que cela. Il le savait, ils n’auraient jamais dû se rendre à la gare. Il avait un mauvais pressentiment dès l’instant où on lui avait annoncé la nouvelle. Puis il détestait ce genre d’endroit. Rien de bon ne pouvait s’y passer. Sally et même Heather avaient l’habitude de se moquer de sa phobie pour les lieux publics bondés comme pouvait être la gare, mais au final, si ça n’avait tenu qu’à lui, ils se seraient rendus à cette conférence de presse en véhicule privé et personne n’aurait été coincé sous les décombres. Quelle idée de vouloir se fondre dans la masse, voyager avec le peuple. Oui, Miles pouvait parfois être hautain et s’illustre comme un insupportable petit gosse de riche, mais aujourd’hui, cette attitude aurait pu leur sauver la vie. Enfin, cela étant dit, la sienne semblait être saine et sauve. Quelques égratignures ornaient probablement chacun de ses membres, allant jusqu’à son visage d’ordinaire parfaitement lisse, il devait avoir pris un violent coup derrière la tête et ressentait une douleur lancinante dans le dos, mais rien de réellement grave à l’horizon. Il parvenait à bouger et c’était finalement le principal. Lorsqu’il se redressa il sentit tout de même ses membres tirer mais cela ne lui semblait que futile à cet instant. En effet, il avait besoin de savoir comment elle allait. Si elle n’était pas blessée car après tout, il n’était absolument rien sans son assistante. Que ce soit professionnellement parlant ou même dans la vie de tous les jours. S’ils s’étaient quelque peu éloignés ces derniers temps, probablement à cause des évènements récents, elle n’en restait pas moins importante à ses yeux. Bien au contraire, à chaque fois qu’il posait son regard sur elle, il se sentait irrémédiablement attiré. Elle était sa bonne conscience. Celle vers qui il savait qu’il était bien de se tourner. Son visage de porcelaine entre ses mains, il tentait de la réveiller, en vain. Elle ne pouvait pas mourir, elle ne pouvait pas l’abandonner, malgré tout ce qu’il lui avait fait subir, il ne voulait pas qu’elle le quitte. Pas aujourd’hui, jamais. Il la voulait là, prêt de lui. Il la secoua légèrement, histoire de la réveiller. Toujours en vain. Ce n’est qu’une fraction de seconde avant que la panique ne le gagne qu’elle ouvrit enfin les yeux. Un soupire de soulagement s’extirpa immédiatement d’entre ses lèves. Elle était vivante. Elle toussota. La poussière. Il l’avait presque oublié. Il avait été si pris par le soucis de revoir Sally vivante qu’il n’avait pas fait attention que sa gorge l’irritait méchamment. Mais pour le coup, ça lui importait pour l’heure peu. Il allait bien, Sally, elle, avait l’air bien plus mal en point qu’il ne l’était. Il retira sa veste qu’il posa à sa droite avant d’enlever le gilet de son costume trois pièces et de lui tendre. « Mets ça devant ta bouche, il ne faut pas que tu respires davantage de poussière ! » lui ordonna-t-il sans attendre qu’elle ne lui dise quoi que ce soit. Miles était un politicien, il agissait donc pour son intérêt avant celui des autres, malgré tout ce qu’on pouvait faire croire aux citoyens. Il n’avait donc jamais eu, ô grand jamais une quelconque fibre héroïque ou de sauveteur. Il n’était pas prêt à tout pour sauver une vie et ce genre de métier ne l’avait pour ainsi dire, jamais intéressé, ni même effleuré l’esprit. Il n’était pas altruiste, il ne voulait pas aider les autres, autrement qu’en faisant de la politique. Mais aujourd’hui, alors qu’il se retrouvait coincé sous le parvis effondré de la gare aux côtés de Sally, il semblait différent. Il ne s’était posé la moindre question. Il s’était rué vers elle pour lui porter secours, comme il avait pu vouloir le faire lorsque Heather était tombé dans les pommes lors de leur dernier débat télévisé. Lorsque les gens comptaient pour lui, il agissait différemment. Il pouvait être un autre homme. Comme il l’était, à l’évidence aujourd’hui. « Miles… qu’est-ce que… qu’est-ce qu’il s’est passé ?! » réussit-elle enfin à articuler non sans difficulté. Il soupira à nouveau de soulagement. Il n’avait jamais été aussi heureux d’entendre sa voix. Un infime sourire vint se glisser sur les extrémités de ses lèvres, histoire de la rassurer, alors qu’il haussait simplement les épaules, en guise de première réponse à sa question. Il ignorait ce qu’il s’était réellement passé. « Je … Je ne sais pas, je crois que quelque chose a explosé ! » C’était la seule chose dont il était persuadé. Il l’avait compris à la seconde où il s’était réveillé et où il avait vu l’état des lieux. Et étrangement, il n’avait pas pensé une seule seconde à comment il allait pouvoir gérer publiquement cette affaire, comment ils allaient pouvoir expliquer ce qui allait probablement être un sursaut du terrorisme dans les débats politiques. Non. A ce moment précis, il ne pensait à rien d’autre qu’à Sally et à son désir de la serrer contre lui, soulagé de la voir toujours de ce monde. Il ignorait où se trouvait le reste de son équipe. Il n’y avait honteusement pas pensé une seule seconde. « Est-ce que ça va ? Tu peux bouger ? » L’interrogea-t-il le souffle court. Il avait vu la grimace de la jeune femme lorsque celle-ci avait tenté de se redresser, c’est pourquoi, sans qu’elle ait le temps de lui répondre il l’aida à se mettre en position assise. Elle ne semblait pas être blessée sur le haut du corps, c’était déjà une bonne chose. Le jeune homme attrapa alors sa veste qu’il entoura non sans mal autour des épaules de la blonde. Il avait toujours entendu dire qu’il fallait couvrir les blessés, sans trop savoir non plus ce qu’il devait faire. « Est-ce que ça va, tu as mal quelque part ? » L’inquiétude pouvait se lire à la fois dans le regard du jeune homme mais aussi et surtout dans la multitude de questions qu’il ne cessait de lui poser. Lui qui n’avait d’ordinaire rien de ce genre de personne qui s’inquiète constamment du bien-être d’autrui, semblait être un tout autre homme. Il se glissa à côté d’elle avant de poser le dos sur ce bout de bêton où il avait posé quelques secondes plus tôt Sally. Un énième soupire s’échappa d’entre ses lèvres, alors qu’il tournait son regard vers son assistante. Il la fixa quelques secondes, histoire de s’assurer qu’elle ne vacillait pas, qu’elle allait bien. Puis sans réfléchir, il glissa à nouveau ses doigts dans ceux de la belle. « Ca va aller. » Son ton était rassurant, presque bienveillant. C’était certain, Sally n’allait absolument pas reconnaître l’homme qu’elle côtoyait tous les jours. Puis, son regard fit enfin l’état des lieux. Une bonne partie de la gare s’était effondrée autour d’eux, mais juste au dessus de leur tête, un morceau de cette dernière paraissait intact. Ils avaient finalement eu de la chance dans leur malheur, puisqu’ils devaient probablement être dans la partie la moins détruite du bâtiment. Miles reporta alors son regard vers Sally. Il savait qu’il allait devoir prendre les choses en main, qu’il allait probablement devoir les sortir de là dès que possible mais il ignorait encore le degré des dégâts que l’explosion avait eu sur Sally. Il ignorait si elle allait pouvoir bouger, s’il allait devoir la porter ou encore s’il n’était pas lui-même plus blessé qu’il en avait l’air. C’est pourquoi il profita encore quelques minutes de ce moment pour reprendre ses esprits auprès de Sally …
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MessageSujet: Re: open your eyes (w/sally)   Dim 5 Oct - 15:46



Miles & Sally
J'aimerais tant faire autre chose que penser à toi mais je n'y arrive pas. Si tu connais un truc pour t'oublier, fais le moi savoir.

Sally n’aurait jamais pensé être en danger dans un tel endroit. Elle prenait les transports en commun plusieurs fois par jour et il ne lui était jamais rien arrivé. Jamais. Bien sur, elle savait qu’elle n’était pas totalement en sécurité, notamment, ça lui était déjà arrivé de se faire voler son téléphone portable par un pickpocket. Mais jamais elle aurait imaginé une telle chose. C’était tellement une habitude de prendre les transports en commun qu’elle ne faisait même pas attention à un potentiel danger. Pourtant, depuis les attentats du onze septembre, la peur d’un nouvel attentat était ancrée dans chaque citoyen américain, y compris chez Sally. Et la gare semblait un endroit tout trouvé pour de potentiels terroristes. Surtout aux heures de pointe. Un maximum de dégâts en peu de temps. Aujourd’hui, Sally faisait partie des dégâts, mais sans doute avait-elle eu, comme Miles, beaucoup de chance. Son corps tout entier la faisait souffrir, mais au moins c’était signe d’une chose, elle était en vie, ce qui n’était peut être pas le cas de toutes les personnes présentes dans la gare au moment du drame. La jeune femme sentit pendant un temps que quelqu’un la secouait dans l’espoir qu’elle se réveille. C’était tellement plus facile de rester là inconsciente plutôt que de rassembler ses forces et d’ouvrir les yeux. Mais Sally n’était pas ce genre de femme à se laisser abattre, il fallait qu’elle ouvre les yeux malgré l’effort que ça pouvait être. Et c’est ce qu’elle finit par faire, tout en manquant de s’étouffer. Sa gorge lui piquait du fait de la poussière environnante, si bien qu’elle eut un peu de mal à reprendre une respiration normale. « Mets ça devant ta bouche, il ne faut pas que tu respires davantage de poussière ! » Elle fut surprise par le geste de son patron mais ne riposta pas. De toute façon, elle n’en avait pas la force. Si ce matin, elle était décidée à l’éviter et à lui tenir tête, maintenant, il n’en était plus rien. Elle se contenta simplement de prendre le gilet et de l’utiliser comme un masque à oxygène. Heureusement qu’elle n’était pas asthmatique parce que sinon, ça aurait compliqué la chose. Grâce au gilet qui l’empêchait de respirer trop de poussière, elle réussi a reprendre son souffle et a adresser quelques mots à son patron. Cela lui demanda un sacré effort mais  de voir un léger sourire apparaitre sur le visage de ce dernier ainsi qu’entendre sa voix fut d’un d’immense réconfort. « Je … Je ne sais pas, je crois que quelque chose a explosé ! » Sally ferma les yeux un instant. Une explosion. Ici à la gare. C’était tout simplement incroyable. Si elle était rassurée de ne pas être seule, d’être en vie, aux cotés de son patron, elle ne put s’empêcher de penser à ses frères et à sa sœur, qui tout comme elle, prenaient les transports en commun quotidiennement et passaient tout aussi souvent par cette gare. Elle espérait que ce matin, quelque chose avait fait en sorte qu’ils ne prennent pas les transports, ou qu’ils soient arrivés à la gare après l’explosion. Après tout, chez eux, ne pas être à l’heure était presque une seconde nature alors il y avait peut être une chance qu’ils ne soient pas quelque part sous les décombres. Puis le regard de Sally se reposa sur Miles. Il allait visiblement bien mieux qu’elle et rien que ça, ça la rendait presque heureuse. Oui, Sally était ce genre de personne qui pensait toujours aux autres avant de penser à elle, y compris quand elle se trouvait dans un sale état comme maintenant. Souvent, c’était le fait de voir que son entourage allait bien qui lui donnait la force d’avancer. Elle soupira légèrement avant de finir par répondre non sans un certain pessimisme dans la voix. « une explosion ?! alors j’imagine qu’on a de la chance d’être encore en vie » C’était rare de la voir pessimiste, comme ça. Sauf que quand on lui parlait d’explosion, elle repensait systématiquement à son père qui avait perdu la vie dans un tel évènement. Alors forcément,  elle n’arrivait pas vraiment à être optimiste. « Est-ce que ça va ? Tu peux bouger ? » Elle hocha la tête. Elle espérait bien pouvoir bouger oui. Mais quand elle essaya de se relever, ce fut un échec. Sa jambe était bien plus douloureuse que ce qu’il n’y paraissait, au point visiblement de ne pas pouvoir supporter son poids.  Finalement, avec l’aide de Miles, elle réussi à se mettre assise. Elle fut même surprise qu’il l’aide ainsi, tout comme elle fut surprise lorsqu’il l’entoura avec sa veste. Encore sous le choc de l’explosion, elle se contenta de souffler un simple « merci », se promettant qu’elle le remercierait d’une meilleure façon une fois dehors et en sécurité. « Est-ce que ça va, tu as mal quelque part ? » Un léger sourire s’afficha sur le visage de la jolie blonde. Elle n’était pas vraiment habituée à ce qu’on s’inquiète pour elle, à vrai dire, souvent, c’était plutôt même l’inverse qui se produisait, elle s’inquiétait beaucoup pour les autres. Et là, voir que c’était son patron qui s’inquiétait autant la touchait énormément. Elle en arrivait presque à se demander pourquoi elle l’avait évité ce matin même. « T’inquiètes pas pour moi Miles, je vais bien, je suis juste un peu sonnée »  Machinalement, elle regarda ses jambes et passa sa main sur celle qui était douloureuse. Elle appuya à certains endroits bien précis et grimaça. A priori, ça avait l’air un peu plus grave que ce qu’elle ne pensait, mais au moins ça ne saignait pas ce qui était déjà un bon point. « Je pense qu’elle est cassée » finit-elle par dire en essayant de ne pas craquer face à la douleur. Pour le coup, elle pouvait remercier son père pour les cours de secourisme. La jeune femme avait envie de se montrer forte, mais fallait être réaliste, le choc de l’explosion, la douleur dans la jambe l’en empêchait. « Et toi, comment tu te sens ? » Même si elle connaissait déjà plus ou moins la réponse, elle ne put s’empêcher de lui demander, après tout, elle aussi, elle s’inquiétait pour lui. Comme toujours a vrai dire. Puis, le regard de Sally se perdit sur la main de son patron qui venait de rejoindre la sienne. « Ca va aller. » La jolie blonde laissa échapper un soupir, elle avait l’impression que Miles n’était plus son patron, mais plutôt un grand frère, quelqu’un de rassurant. Ce qui était bien loin du Miles qu'elle cotoyait tout les jours. Elle se laissa ensuite glisser contre lui, venant caler sa tête sur l’épaule de ce dernier. « Tu crois ? » Sally n’avait qu’une peur, rester ici et que les secours n’arrivent jamais, parce que c’était exactement ce qu’il s’était passé quand elle avait perdu son père. Elle balaya d’un regard l’endroit où ils étaient. La gare était dans un tel état qu’elle n’était qu’à peine reconnaissable. Sally ferma les yeux un instant, elle ne voulait pas laisser la panique ou la douleur prendre le dessus sur elle. Elle respira un grand coup, c’était pas évident de lutter comme ça contre elle-même. Mais elle ne pouvait pas lâcher prise et céder à une quelconque panique. « J’crois qu’on devrait pas rester ici. L’explosion a du fragiliser la structure du bâtiment et ça peut s’effondrer à tout moment » Attendre les secours paraissait la solution de facilité mais pas pour autant la meilleure solution. Sally avait tellement entendu et re-entendu de récits de la part de son père ancien pompier, qu’elle avait presque l’impression de savoir ce qu’il fallait faire. Mais dans l’état où elle était, et même dans l’état où ils étaient tous les deux bouger s’annonçait plutôt compliqué.
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MessageSujet: Re: open your eyes (w/sally)   Dim 5 Oct - 19:27



❝  And I won't waste a minute without you … ❞ La journée d'Heather s'annonçait particulièrement chargée aujourd'hui, mais pas comme elle avait l'habitude de l'être. En effet pour la première fois depuis des année la jeune femme avait pris un jour de repos ! C'était totalement nouveau pour elle qui avait même pris l'habitude de travailler le dimanche ... Mais l'occasion était arrivée tout simplement comme ça, Griffith avait proposé a la jeune femme sous prétexte que celle-ci travaillait beaucoup trop. Bien entendu elle c'était empressée de dire non, lui énonçant tout ce qu'elle devait encore faire et supervise mais il avait insister et de manière générale quand Griffith Appleby insiste, on est sans pouvoir en face de lui. Elle savait pourquoi il lui proposait un jour de repos, les journalistes et autres paparazzis qui campaient devant le bureau depuis quelques jours n'étaient pas la sans raison. Elle était en couple, ce qui était déjà un énorme scoop en soit puisque de manière générale elle ne laissait jamais rien filtrer de sa vie privée et encore moins ce genre de détail ! Mais cette fois c'était différent ... Et peut être pire encore parce qu'elle sortait avec un républicain et qui plus est pas n'importe lequel. Ce dernier avait révélé en direct qu'ils sortaient ensembles et cela avait immédiatement soulevé le monde de la presse qui depuis ne cessait de s'acharner sur eux. Il était évident que son patron soit au courant de la nouvelle, son assistante sortait avec son fils comment n'aurait-il pas pu savoir ? Pourtant il avait eu l'intelligence jusqu'à présent ne pas lui en parler, et elle en était soulagée arrive elle n'aurait pas su quoi lui dire. Miles ne parlait plus a son père depuis quelques années et elle était un petit peu mêlée au noyau de la discorde sans le vouloir. Griffith devait se réjouir de la nouvelle et certainement espérer qu' Heather serait la mieux placée pour faire son éloge auprès de son fils mais il n'en était rien. Elle comprenait Miles et n'estimait pas avoir a lui parler de celui qui était aussi son patron. Alors elle imaginait aisément qu'il lui avait proposé ce jour de congé avec une autre idée en tête, et après avoir tente de refuser plusieurs fois sans y parvenir elle c'était finalement fait a l'idée qu'elle allait avoir un jour de repos. Elle avait rapidement appelé sa sœur afin de lui demander si elle libre pour aller faire les magasins, elle avait besoin de nouveaux tailleurs et connaissait assez bien Lily pour savoir que cette dernière ne refuserait pas de passer l'après midi a faire des essayages et boire du champagne. Le programme était donc installé et c'est avec une moue déçue qu'elle avait embrassé Miles le matin même tandis que lui même ce préparait pour une journée des plus remplie. Elle aurait largement préfère passer la journée avec lui, mais c'était malheureusement pas possible comme bien trop souvent. A peine avait-il franchit la porte qu'elle était partie ce doucher et ce préparer enfilant une de ses robes favorite et une paire de talon des plus confortable. Après avoir récupérer un cafe chaud en bas de la rue elle avait eu le plaisir de retrouver le chauffeur de la famille, qui devait venir la récupérer avant d'aller chercher la cadette des Gabe. Ils discutèrent un moment tandis qu'elle consultait ses mails et envoyer des dossiers a certains collègues avec son iPad car il était impossible a ses yeux de complètement laisser tomber le bureau. Il lui donna des nouvelles de sa fille et de sa femme, une personne très charmante qu'elle avait eu l'occasion de rencontrer quelque fois déjà. Et tandis qu'elle se trouvait en conversation avec une collègue de Californie, la voiture s'arrêta un instant et le regard du chauffeur lui indiqua que quelque chose n'allait pas. « Je ne peux pas vous conduire plus loin Heather, ils ont bloqué l'accès a la gare et des camions de presse bloquent le passage » elle jeta automatiquement un regard a l'extérieur remarquant la présence de camions de pompiers et d'ambulances qui étaient en train arriver de toute part, les sirènes retentissantes. Que ce passait-il ? Elle fourra ses affaires dans son sac et pris l'initiative de sortir malgré les retissantes de Teddy qui ne voulait pas qu'elle prenne de risques. Mais son instinct lui disait de se rendre un peu plus près, aussi ce fraya t-elle un chemin parmi la foule qui était en train de se rassembler piquée par la curiosité. Elle entendit plusieurs mots revenir bombe, attentat, morts. Des mots qu'elle n'aimait pas. Quand elle sentit son téléphone vibrer dans son sac elle s'empressa de mettre en marche son oreillette bluetooth avant d'entendre la voix de Julia « Bon sang Heather il faut que tu vienne au bureau ! On a eu des appels et c'est la panique, une bombe aurait explosé a la gare, plusieurs membres du parti républicain étaient censés s'y trouver et -- » mais la suite importait peu, dans sa tête elle revoyait Miles lui dire qu'il était en déplacement toute la journée et que pour cela le partit avait pris l'initiative de prendre le train pour montrer aux gens qu'ils étaient normaux. La confidence l'avait faite rire beaucoup, car elle avait imagine le jeune homme au milieu de toutes ses personnes stressées et pressées, il allait détester ça. Quand elle eu comprit elle senti son cœur battre plus fort dans sa cage thoracique, c'était impossible, il ne pouvait pas .... Prise d’une panique qu’elle ne ce connaissait pas jusqu’alors, elle ce fraye un chemin parmi les curieux se trouvant ici. Avisant un officier de police elle lui tombe presque dessus, peu consciente qu’elle doit ressembler à une folle « Gabe, je suis la pour avoir des nouvelles des membres Républicains qui devaient ce déplacer en train aujourd’hui. Est-ce qu’ils sont … » Elle était incapable de finir sa phrase, elle ne pouvait pas prononcer un mot comme celui-ci. Il était impensable de penser à Miles de cette façon, il était impossible que plus jamais elle ne voit son sourire, que le baiser rapide qu’ils ont échangé ce matin soit leur dernier … Elle fixe l’officier se trouvant en face d’elle, attendant une réponse malgré le fait qu’elle n’avais pas clairement posé la question. « Madame, nous avons du travail ici ! » Bien sûr qu’ils en avaient, bien sûr qu’ils avaient tous autre chose à faire que de calmer ses frayeurs. Mais dans ce cas là, Heather était totalement irrationnelle, c’était peut être idiot mais c’était comme ça. Elle prit un inspiration, consciente que la carte qu’elle allait jouer a l’instant présent était mauvaise, vraiment mauvaise mais qu’au point ou elle en était à ce moment là elle s’en fichait royalement. « Ecoutez le fils de mon patron, le procureur des Etats Unis, est surement la dessous. Je dois avoir un accès. » Conclu t-elle montrant la bande plastique qui les séparaient. Il eu l’air de réfléchir un instant, mais est-ce qu’il était sérieux de perdre son temps a réfléchir ? FRANCHEMENT ? Si elle n’avait pas eu besoin de lui, elle lui aurait déjà arraché les yeux. Ce n’est qu’au bout de quelques secondes qui semblèrent durer des heures, qu’il la laissa passer lui indiquant la tente ou se déroulaient les opérations. Elle avança rapidement, mais d’un pas un peu moins sûr au fur et a mesure qu’elle ce rapprochait. Elle savait qu’en utilisant le nom de Griffith et le reliant à Miles on ne pourrait pas vraiment la pousser hors de cette tente, mais ce qu’elle s’apprêtait a découvrir n’allait pas forcément lui plaire. Elle s’arrête un instant là au milieu de toutes ses personnes qui s’afférent, elle doit trouver la force de rester impassible de rester professionnel mais cela semble impossible, elle s’en sent tout bonnement incapable. « Là c’est Heather Gabe !! Mademoiselle Gabe, un commentaire sur ce qui vient de ce passer ? » Les voix nasillardes des journalistes lui donne du courage, elle ne peux pas rester ici à les entendre dire des sottises, elle doit savoir le vrai du faux. Alors elle entre dans la tente, les conversations fusent, les gens échangent des théories, des noms, une liste est inscrite sur un tableau blanc, séparé par une ligne au milieu. A droite des noms barrés lui et de l’autre côté d’autre avec des points d’interrogation. Il ne lui faut pas bien longtemps pour trouver celui qui lui importe le plus, un vent de panique l’accapare à nouveau tandis qu’elle se tourne brusquement vers quelqu’un « Que veulent dire les noms barrés ? » la panique est maitresse dans sa voix, car à l’instant présent, elle est persuadé d’une chose, d’une mauvaise chose.

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    HELLO FROM THE OTHER SIDE ≈
    You close your eyes to the chaos around you as you crash into the stone cold wall of your own personal hell, and you ask yourself, ‘Why am I not the only one who has to suffer?' ~ i know i'll lose you 
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MessageSujet: Re: open your eyes (w/sally)   Jeu 9 Oct - 10:48

Miles n’était pas quelqu’un d’altruiste, passant son temps à prendre soin de son entourage. Il ne s’inquiétait pas en permanence pour eux, se contentant de penser que tout allait bien et ne s’embarrassant guère de quelconques états d’âmes. Il détestait entendre les gens se plaindre, et encore plus de devoir les consoler. Il n’était pas comme ça. A vrai dire, il ne savait jamais réellement quoi dire ni quoi faire lorsqu’il se retrouvait en face d’une personne triste ou en larmes. Ça le rendait presque mal à l’aise. Cela était surement dû au fait que dans la famille Appleby, exprimer ses sentiments ne faisait pas parti de leurs attributions. Tout le monde arborait un calme olympien et un sourire parfaitement hypocrite, pour sauver les apparences. Ce n’était pas forcément la meilleure des manières de faire, mais il avait grandi dans cette atmosphère et cela faisait aujourd’hui parti de lui. Il ne parvenait à exprimer ce qu’il ressentait et n’y parviendrait peut-être jamais. C’est pourquoi, aujourd’hui, Sally pouvait avoir l’impression de se trouver en face d’un tout autre homme. Un homme qui n’hésitait pas à lui porter secours, à être altruiste, à la faire passer avant sa propre personne et surtout, un homme inquiet, qui ne parvenait à refouler ses émotions. Ce n’était pas Miles, et pourtant c’est ainsi qu’il agissait à l’heure actuelle. Car, malgré tout ce qu’il pouvait être dans la vie de tous les jours, il n’était pas toujours ce parfait crétin imbu de sa personne et hautain ; surtout lorsqu’il s’agissait d’une personne qui lui tenait réellement à cœur. Il tenait à Sally. Il ne lui avait jamais dit. Ni même fait comprendre. Sauf peut-être cette fois où il avait trop bu et qu’il lui avait avoué qu’il pourrait très bien tomber fou amoureux d’elle. Car il le savait, malgré tout ce qu’il se passait actuellement dans sa vie sentimentale, Sally Ashbury était et avait toujours été celle qui lui fallait. Il en était conscient, mais évidemment, le cœur avait ses raisons que la raison elle-même ignorait. La raison ignorait complètement Heather à vrai dire. Enfin, pour l’heure, Miles était concentré sur Sally. Elle venait à peine de rouvrir les yeux et le soulagement qu’il ressentit à ce moment-ci lui arracha presque le ventre. Il avait peur, tellement peur. Si lui semblait aller bien, ce n’était pas le cas de la jolie blonde. Elle était étendue sur le sol et semblait avoir un mal fou à respirer. Miles s’empressa de se dévêtir pour lui donner son gilet. Il savait qu’il allait lui-même très bientôt suffoquer du fait de cette épaisse poussière, mais ça lui importait peu. Il se fichait de sa propre santé, il se fichait de sa propre personne. Sa seule préoccupation était étrangement Sally. « Une explosion ?! Alors j’imagine qu’on a de la chance d’être encore en vie. » Miles hocha immédiatement la tête. Elle avait raison, ils avaient eu beaucoup de chance. Peut-être était-ce dû au fait qu’ils se trouvaient probablement à l’endroit le plus éloigné de la bombe. Car en effet, il y avait bon nombre de dégâts dans les environs, mais ils n’étaient pas coincés sous les décombres, c’était déjà ça. Cependant, quand bien même les paroles de Sally étaient vraies, Miles ne manqua pas de remarquer la pointe de pessimisme dans sa voix. Chose qui ne lui ressemblait guère. Elle n’était pas pessimiste. Elle respirait toujours l’optimisme et la joie de vivre. Il fronça légèrement les sourcils avant de se rappeler de l’histoire passée de la jeune femme. Il la connaissait, et pour cause, elle le lui avait raconté une fois alors qu’ils travaillaient tous les deux tard le soir au QG républicain. Il lui pressa doucement le bras, histoire de lui faire comprendre que tout allait bien se passer, qu’il comprenait sa peine, mais qu’elle ne finirait pas comme son père. Il ignorait si elle avait perçu cela dans son regard, mais c’était en tout cas ce qu’il tentait de lui faire comprendre, avant de s’intéresser à son état. Il l’aida ensuite à se redresser afin qu’elle soit dans une meilleure position et surtout moins dangereuse pour elle. « Merci. » Il se contente d’un mince sourire en guise de réponse. Ce qu’il fait est finalement normal et ne mérite pas de remerciement. C’est pourquoi il ne tarde pas à changer de sujet pour vérifier à nouveau son état, savoir si elle allait bien, savoir si elle n’avait finalement pas subit de dommage collatéral dans cet effondrement. « T’inquiètes pas pour moi Miles, je vais bien, je suis juste un peu sonnée. » dit-elle le regard rivé vers ses jambes alors que Miles venait la rejoindre à sa droite, s’adossant lui aussi contre la paroi. Il suivit la main de la jeune femme des yeux. Elle semblait avoir mal à la jambe. Si Miles avait toujours excellé dans son domaine, il ne connaissait absolument rien à la médecine et ne s’y était jamais réellement intéressé. C’est pourquoi il fronça immédiatement les sourcils, imaginant le pire. « Je pense qu’elle est cassée. » Il grimaça, elle allait devoir voir un médecin aussi vite que possible. Il ne comprenait d’ailleurs pas comment elle pouvait endurer une telle douleur sans l’exprimer plus que cela. « Il faut qu’on te sorte de là. » dit le jeune homme à voix basse. C’était finalement plus pour lui-même qu’il disait ça. Car il le savait, il allait devoir les sortir tous les deux de cet endroit, le plus rapidement possible, s’il ne voulait pas que les choses empirent. « Et toi, comment tu te sens ? » Elle était admirable. C’était elle qui était dans un sale état, et elle continuait à s’inquiéter pour lui. Il afficha un infime sourire, décidément, elle avait plus de courage et de force qu’il ne l’avait pensé. Miles haussa nonchalamment les épaules. Il ne semblait pas avoir de blessure grave. Ce n’était que des égratignures superficielles. « Mon costard est foutu ! » lâcha-t-il après un rapide coup d’œil à sa tenue. Il laissa échapper un petit rire, oui, détendre l’atmosphère était de circonstance à l’heure actuelle. « Ca va. » finit-il tout de même par dire, reprenant son sérieux. Il chercha alors la main de Sally de la sienne et la glissa doucement entre ses doigts, lui assurant que tout allait bien se passer. Ils n’allaient pas croupir ici, il en était hors de question. « Tu crois ? » dit-elle en se laissant glisser contre l’épaule du jeune homme. Ce dernier se contenta de presser doucement sa main et de caresser celle-ci de son pouce, en guise de réponse. Il ne croyait pas, il en était certain. Ils restèrent ainsi pendant quelques secondes, histoire de reprendre leurs esprits, mais aussi et surtout de profiter de cette proximité retrouvée. Cela faisait longtemps qu’ils n’avaient pas agit de la sorte l’un envers l’autre. Il faut dire que leur relation était actuellement bien trop compliquée et conflictuelle pour se laisser aller à un quelconque geste d’affection. Cependant, à ce moment-ci, leurs soucis semblaient bien loin. « J’crois qu’on devrait pas rester ici. L’explosion a dû fragiliser la structure du bâtiment et ça peut s’effondrer à tout moment. » Miles reprit légèrement ses esprits, elle avait raison. Ils n’étaient absolument pas bon, ni pour lui, ni pour elle de rester ici. C’est pourquoi le jeune homme se redressa immédiatement, lâchant à contre-coeur sa main. « Tu as raison. Je vais immobiliser ta jambe. » S’il ne connaissait absolument pas les premiers soins à prodiguer lorsqu’on faisait face à une jambe cassée, il savait qu’immobiliser cette dernière empêcherait probablement de faire encore plus de dégâts. Il retira doucement sa veste qu’il avait déposée sur les épaules de la blonde un peu plus tôt, afin de la nouer autour de sa jambe. « C’est pas grand chose, mais ça limitera les dégâts. » Ce n’était en effet, pas ce qu’il y avait de mieux mais ils devaient faire avec les moyens du bord. C’est à dire avec pratiquement rien. Miles, après un coup d’œil vers Sally allait vérifier les alentours, afin de savoir comment ils allaient pouvoir sortir de là. « Je crois que c’est dégagé par là ! Peut-être que les secours auront plus de facilité à nous apercevoir par là-bas ! » Lui indiqua-t-il en revenant vers elle. Il s’accroupit alors à sa hauteur et passa une main dans son dos et une autre juste derrière ses genoux. Il inspira longuement avant de la soulever, sachant pertinemment que son dos allait le faire souffrir, car c’était finalement le seul endroit où il avait réellement eu mal après l’effondrement. « Accroche toi. » lui ordonna-t-il alors qu’il la réajustait dans ses bras, afin d’être le plus à l’aise possible. Puis, Miles entreprit, avec Sally dans ses bras, une marche vers la sortie. Il manqua de trébucher une bonne vingtaine de fois, mais il tenait bon. Il voyait au loin la fin de leur cauchemar. Ils devaient sortir de là, afin que Sally puisse être prise en charge rapidement. Enjamber les pierres jusqu’à atteindre la terre ferme dura longtemps. Vingt minutes peut-être, de longues minutes pendant lesquelles ils ne parlèrent que très peu, jusqu’à ce qu’il ne vienne rompre le silence. « Tu sais, je suis désolé de toujours agir comme un crétin avec toi … » Miles ne s’excusait pas, il n’était pas de ce genre, mais aujourd’hui, il avait ressenti le besoin de le faire pour Sally. Elle le méritait… Ce n’est qu’un temps conséquent après qu’ils arrivèrent enfin à bon port, où Miles ne s’imaginait guère que se trouvait Heather, morte d’inquiétude…
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